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21 octobre 2021

Nous revendiquons le droit de parler autrement de la Chine.


                       Appel

Nous revendiquons le droit de parler autrement de la Chine.

Dans le concert des médias alertant sur le prétendu « génocide » ouïghour, on n’a guère vu de génocide, mais au moins, en France, un véritable passage à tabac. Celui de Maxime Vivas, écrivain français qui s’est rendu par deux fois au Xinjiang, a publié en décembre 2020, un livre (« Ouïghours, pour en finir avec les fake news », éditions « la Route de la soie ») et a depuis codirigé avec Jean-Pierre Page l’ouvrage « La Chine sans œillères » (juillet 2021,

éditions Delga) écrit par 17 intellectuels venus des 5 continents.

On aura vu s’abattre sur Maxime Vivas une avalanche d’injures et de calomnies : « idiot utile, dingo, individu, auteur absurde, extrémiste, complotiste, porte-plume et perroquet des Chinois, acheté par la Chine, relais de la propagande chinoise, fantaisiste, fondateur d’un site qui publie des articles d’extrême droite » et, pour finir, le coup de grâce par le procédé du « reductio ad hitlerum », l’écrivain est « rouge-brun », c’est-à-dire nazi, alors qu’en vérité, il a écrit quatre livres antifascistes et il qu’il est issu d’une famille espagnole antifranquiste.

Ce qui est remarquable, dans cet hallali où piaffent des médias publics et privés (France Inter, Radio France International, Libération, le Monde, l’Obs, Arrêt sur Images, le Canard enchaîné, TMC-TF1, Charlie Hebdo…) c’est que les attaques ad hominem masquent l’inexistence de la critique du contenu des livres.

Ce que nos médias ne supportent pas, c’est tout simplement la publication d’ouvrages non sinophobes, non racistes, non fourriers de guerres impérialistes. Il n’est pas nécessaire que l’auteur soit prochinois pour déchaîner la meute : il suffit qu’il soit soupçonné d’être pro-vérité. Il est coupable d’exister. Qu’importe ce qu’il écrit. Ainsi, le récent rapport de l’IRSEM (Insititut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire), un organisme para-public dépendant du Ministère des armées, dont la violence des propos partisans n’a d’égale que les contrevérités délibérées et les inexactitudes volontaires, cite quarante-cinq fois Maxime Vivas dans ses 600 pages en le désignant comme “un agent chinois”.

Ces attaques infamantes et calomnieuses contreviennent aux prescriptions de la Charte des journalistes. Elles sont des atteintes à la liberté d’expression. Elles nuisent à l’image du métier de journaliste. Elles rappellent des temps anciens, quand certains porte-plumes au service de l’occupant se vautraient avec lâcheté dans la collaboration. Ce journalisme aux ordres, comme le fut “Je suis partout” ne suit que ce qui est dicté par la pensée dominante et les donneurs d’ordre de l’oligarchie et c’est bien là le problème. Cette presse a renoncé à tout esprit critique véritable et donc à son indépendance. Paul Nizan les stigmatisait comme “les chiens de garde”. Ce sont aujourd’hui les petits mercenaires sans talent qui peuplent les salles de rédaction où ils distillent leur fiel au service des puissants.

Avec les signataires ci-dessous dont les auteurs du livre  » La Chine sans œillères » qui sont journaliste, écrivain, professeur d’université, médecin, essayiste, économiste, énarque, chercheur en philosophie, membre du CNRS, ancienne ambassadeur, collaborateur de l’ONU, ex-responsable du département international de la CGT, ancien référent littéraire d’ATTAC, Présidente d’un groupe de travail de l’ONU, directeur adjoint d’un Institut de recherche sur le développement mondial, attaché à un ministère des Affaires étrangères, animateur d’une émission de radio, animateur d’une chaîne de télévision, tous et toutes parlant de la Chine depuis l’Europe, l’Asie, l’Afrique, l’Amérique latine, et l’Océanie, nous exigeons que cesse cette véritable chasse à l’homme et que se taisent les tambours de guerre de l’impérialisme qui entendent nous entraîner, selon la nouvelle doctrine militaire de l’état-major français, vers un « conflit de haute intensité ». Respectons la Chine comme elle nous respecte nous-mêmes!

 

Premiers signataires:

– Badia Benjelloun: médecin, ancienne chercheur en immunologie (France)

– Jean-Claude Delaunay: économiste, professeur honoraire des universités  (France)

– Eduardo Regalado: chercheur au Centre de Recherches Cubain sur les politiques internationales (Cuba)

– Bruno Drweski: historien, enseignant-chercheur à l’INALCO, écrivain (France)

– Tamara Kunanayakam: ancienne ambassadeur et ancienne Présidente du groupe de travail intergouvernemental de l’ONU sur le droit au développement(Sri Lanka)

– Aymeric Monville: philosophe, éditeur.(France)

– Ruolin Zheng:journaliste et écrivain (Chine)

– Ahmed Bensaada: professeur, auteur, essayiste (Algérie)

– Maxime Vivas: journaliste, écrivain (France)

– Jean-Pierre Page: syndicaliste ancien responsable international de la CGT, auteur (France)

– Bruno Guigue: ancien haut fonctionnaire, chercheur en philosophie politique, auteur (France)

– Albert Ettinger: ancien professeur, expert sur le Tibet, auteur(Luxembourg)

– Ding Yifan: directeur adjoint de l’Institut de recherche sur le développement mondial(Chine)

– Jacques Sapir: économiste, Directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales EHESS), écrivain(France)

-Ginette Hess Skandrani rédactrice de la Voix de la Libye.com

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