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5 octobre 2022

Kanaky : la voix du colonialisme


 

Sur 185.000 inscrits, seuls 80.000 électeurs environ ont mis un bulletin dans les 307 bureaux de vote.
Le président Macron se réjouit que 96,5 % aient voté oui et 3,5 % non sur les 43,88 % qui se sont déplacés pour voter.

 

Alors que 56,12 % des électeurs inscrits ont respecté l’appel des indépendantistes (FLNKS et autres) à ne pas participer à ce scrutin référendaire.

 

La raison invoquée par les indépendantistes est que la tradition locale exige le respect d’une période de deuil national à la mémoire des plus de 80 % de victimes kanaks du covid.

 

Encore une fois, il y a là une manifestation flagrante du mépris colonial devant l’hécatombe qui frappe le peuple kanak qui forme plus de 80 % des victimes de la pandémie en Nouvelle-Calédonie.

 

Le fait d’avoir maintenu autoritairement ce faux référendum est le signe de la panique du colonialisme français qui a vu s’éroder le vote colonial au profit du vote indépendantiste lors des deux précédents référendums.

 

De plus, ce faux référendum bafoue le texte même de « l’Accord de Nouméa » qui stipule que «  1. L’identité kanak – L’organisation politique et sociale de la Nouvelle-Calédonie doit mieux prendre en compte l’identité kanak » et piétine ainsi ouvertement le droit au deuil de ce peuple qui n’a pas fini de subir les horreurs coloniales.

 

Ensuite, le Comité sur la décolonisation de l’ONU reconnaît le droit à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie et donc continue d’exiger de la France coloniale la fin de l’annexion de ce territoire du pacifique ainsi que d’autres.

 

Cette victoire à la Pyrrhus du colonialisme est annonciatrice d’une option répressive que la Kanaky a déjà connu lors des heures sombres de la « grotte d’Ouvéa », les assassinats de Eloi Machoro, Jean-Marie Tjibaou, etc.

 

L’empressement à imposer ce faux référendum ouvre une nouvelle étape dans le processus vers l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie et la fin des colonies françaises du Pacifique, de l’Océan Indien et de l’Atlantique.

 

Communistes de France, nous dénonçons ce diktat du faux référendum de l’arrogance coloniale vis à vis du peuple kanak et exigeons le droit à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

 

12 décembre 2021

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