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3 octobre 2022

GAZ RUSSE CONTRE GAZ AMÉRICAIN ET INDUSTRIE DE L’ARMEMENT


GAZ RUSSE CONTRE GAZ AMÉRICAIN ET INDUSTRIE DE L’ARMEMENT

Oeil de faucon

Juin 4

LE CYCLE INFERNAL ET MORTEL DU MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE DÉCADENT

EN MARGE DE LA GUERRE EN UKRAINE

GAZ RUSSE CONTRE GAZ AMÉRICAIN,

ET L’AFFRONTEMENT MONDIAL DES PUISSANCES MILITAIRES

Source: EN MARGE DE LA GUERRE EN UKRAINE (mai 2022) – SPARTACUS (canalblog.com)

 

ON NE PEUT qu’insister sur l ‘avantage que présente pour l’Europe le gaz naturel russe sur toutes les autres sources possibles d’énergie (voir« Quelques données techniques de base>>,p.4( 1), car il peut être distribué partout par pipelines. L’avantage en Europe pour le gaz russe est qu’il peut être directement connecté avec chaque réseau national européen, l’Espagne et l ‘Italie étant connectées au gaz algérien ou du Moyen-Orient, dont la capacité gazière est bien moindre. De même, les productions gazières offshore de la Mer du Nord s’épuisant, la Grande-Bretagne et la Norvège, antérieurement pays exportateurs , sont devenus importateurs. L’exploitation d ‘une source considérable de gaz naturel dans la province néerlandaise de Groningen a dû être abandonnée, car elle engendrait des mouvements tectoniques menaçant la solidité des digues de protection pour les régions situées sous le niveau de la mer (voirf igure 8 sur/’encart en couleur).

Tout ce qui concerne le rôle du gaz naturel sur le plan mondial peut tenir en quelques lignes : les deux principaux pays producteurs sont de loin les États-Unis (24 % de la production mondiale) et la Russie (17 %), une poussière d’autres producteurs ne comptant chacun qu’ entre 4 % et 5% à peine suffisants souvent pour satisfaire les besoins nationaux, les rendant dépendants des deux plus grands producteurs. D’où cette guerre du gaz naturel entre ces deux puissances gazières. En ce qui concerne l’Union européenne, mises à part en Espagne et en Italie connectées directement avec le gaz algérien ou du Moyen-Orient, le gaz russe se trouve dans une position privilégiée face à l’offre américaine tributaire de transport de gaz naturel liquéfié (GNL) par méthanier et de centres spécifiques de déchargement.

 

Le gaz naturel ne sert pas seulement comme carburant dans ses différentes utilisa­tions (voir flg . 2 dans l’encart en couleur paginé l à IV au centre de numéro) :

-production chimique : dans ce domaine, l’un des principaux matériaux de départ pour de nombreuses réactions importantes produisant des composés est gaz naturel, la formule qui démontre la synthèse dans laquelle il peut être impliqué :

– comme base dans la production de matières plastiques, qui sont les matériaux modernes les plus courants pour pratiquement ous les domaines de l’industrie :

-synthèse de l’éthényle, du cyanure d’hy­drogène et de l ‘ammoniac. Si ces produits dans l’avenir vont à la production de nombreuses fibres et tissus synthétiques, d’explosifs, d’engrais et d’isolation dans la construction ;

-caoutchouc, méthanol, des acides organiques sont formés à partir de méthane et d’autres substances. Sont utilisés dans pratiquement tous les domaines de la vie humaine; polyéthylène et de nombreux autres composés nature synthétique reçus en remerciant méthane.

– comme combustible pour tout type d’activité humaine, allant de remplir de pétrole ou d’essence le type approprié de lampes de table, jusqu’aux centrales thermiques. Ce type de carburant est considéré comme écologiquement correct et approprié, à l’arrière-plan de toutes les méthodes alternatives. Cependant, la combustion du méthane peut former du dioxyde de carbone, comme tout autre matériau d’origine naturelle. Et ce gaz est connu pour être la cause de l’effet de serre de la Terre.

LES COMPLEXES MILITARO INDUSTRIELS DANS LE MONDE

Un article paru le 15 mars 2022 dans le Financial Times constate que, chaque jour, les pays de l ‘Union européenne (U E) paient un milliard de dollars à la Russie, et les prétendues sanctions financières et autres n’ont guère modifié ces paiements. Les fournitures de gaz et de pétrole ont continué de couler dans les pipelines venant de Russie, traversant même l’Ukraine en guerre et alimentant en énergie les pays de l’UE et le Royaume Uni par un réseau extrêmement dense de pipelines dans des proportions variant de 20 % à 100 % ; à l’exception de l ‘Espagne et de l ‘Italie (2). Personne ne pense à couper le robinet des livraisons constantes de gaz et de pétrole russes ou à en bloquer le paiement (encore tout récemment , l’UE a accepté l ‘obligation de payer le gaz russe en roubles (3).

Il s’agit de comprendre pourquoi et comment ces hydrocarbures d ‘origine russe contribuent aux dépenses de matériel militaire engagé dans les opérations en Ukaine et qui sert à combattre le matériel militaire adverse financé par cette manne financière reversée à la Russie. On se trouve devant un circuit fermé du mode de production capitaliste que l’on ne peut que mettre en regard des pertes humaines et matérielles causées par le conflit alimenté par ce processus .

Car en fait, cette manne financière alimente en Ukraine (mais aussi encore en Syrie dont on ne parle plus guère alors que la guerre y est toujours présente), des pertes en vies humaines (pas seulement les victimes directes militaires et civiles, mais aussi ceux qui dans les exodes et dans les villes assiégées meurent de froid, de faim et du manque de soins et/ou de médicaments) et la destruction de l’ensemble des infrastructures matérielles.

D’un point de vue économique, elle alimente aussi une industrie mondiale d’armement plus puissante que jamais, toute guerre offrant non seulement la possibilité de vendre toutes sortes d’armes mais aussi d’en expérimenter de nouvelles et d’améliorer l’efficacité des anciennes. D’un point de vue politico-économique cela renforce dans tous les États principaux producteurs d’armes.

l ‘importance des complexes militaro- industriels et leur poids politique.

Les principaux pays exportateurs d’armements divers sont les États-Unis, la Russie, la Chine et l ‘Union européenne dans lesquels le poids politique des lobbies militaro- industriels est considérable.

 

 LES NON-DITS DE LA POLITIQUE AMÉRICAINE

En 2010, avec quelque 500 millions d’habitants (les États-Unis n’en ont que 350 mil lions), l’UE est la première puissance économique mondiale, à parité avec les États-Unis (4). Elle répartit son approvisionnement en gaz naturel (qui a supplanté d’autres sources d’énergie pour les raisons que nous avons exposées ci-dessus) comme suit : un pipeline, South Stream, traversant la Turquie, déverse le gaz des pays d’Arabie dans les Balkans. L’Espagne, le Portugal et l’ltalie sont connectés via des pipelines sous mari ns avec le gaz algérien et libyen. Les plateformes offshores de la Mer du Nord ont cessé d’alimenter, après la Norvège et la Grande-Bretagne le marché européen. Le reste vient de Russie (voirfig ure 4 dans l’encart) via les connexions traversant l’Ukraine et la Pologne et le Nord Stream-1, au fond de la Baltique, dont la construction n’a sou levé aucune objection, notamment de la part des États-Unis.

Situation qui rend l’Europe largement dépendante, sur ce point du gaz, de la Russie. On ne peut faire qu’une seule constatation : les États-Unis sont totalement absents de ces fournitures de gaz à l ‘Union européenne et n’y interviennent en aucune façon (voir fig ures 11 et 6 dans l’encart).

En 2019, 74 % du gaz importé dans l ‘UE étaient acheminés par gazoduc, pour l’essentiel en provenance de Russie (31 %), Norvège (28 %) et Algérie ( 5%). Cette même année, le GNL représentait un peu plus de 25 % du gaz importé dans l’UE, en provenance notamment du Qatar (28 %), de Russie (20 %), des États-Unis (16 %) et du Nigeria (12 %). Toujours en 2019, 14 des 28 pays de l ‘UE ont importé du GN L pour un volume total équivalent à 108 bcm (billion cubic meters, pour milliard de mètres cubes) de gaz, soit 75 % de p lus qu’en 2018. Les principaux importa teurs étaient, par ordre décroissant :Espagne (22,4 bcm) ; France (22,1 bcm) ; Royaume Uni (18 bcm) ; Italie ( 13,5 bcm) ; Belgique et Pays-Bas avec respectivement 8,8 et 8,6 bcm (voir figures 1,2 et 6 dans l ‘encart).

Su r le plan géopolitique, on se trou ve à cet égard, dans la situation que Zbigniew Brzezinski , ancien conseiller de Jimmy Carter, définissait de la manière suivante (5) :

« Le conflit russo-ukrainien est aussi une puissante guerre économique. Il révèle au grand jour le rêve américain de ne jamais voir l’Union européenne dépendante du gaz et pétrole russes. Notons que  »l’UE consomme plus de 14 % de l’énergie mondiale et n’en produit que 6,5 % ; elle importe 85 % du pétrole et 67 % du gaz qu’elle consomme, et plus de la moitié dépend des approvisionnements de la Russie », IL faudrait pour les États-Unis créer des tensions variables en Europe et en Asie afin d’empêcher la constitution du bloc économique de la Grande Eurasie comportant, principalement : la Chine, la Russie, I ‘Al­lemagne, la France et l’Union européenne en général. La constitution d’un tel bloc économique menacerait la suprématie mon­diale des États-Unis. D’où le maintien du globalisme économique à l’échelle du monde en faveur des États-Unis.

 

 UNE OFFENSIVE AMÉRICAINE SANS PRÉCÉDENT

Dans les années suivantes, les choses sur ce point des approvisionnements en gaz pour l ‘Europe vont totalement changer à cause d’une offensive américaine sur tous les plans pour tenter de, sinon supplanter cette domination du gaz russe, tout au moins la limiter, tout en faisant des États-Unis une puissance gazière mondiale.

Mais il s’agit avant tout d’une opération politique dans la ligne de ce que nous venons d’exposer, les États-Unis voyant dans la situation présente une menace pour leur domination mondiale, même si cela va prendre plus tard des aspects plus économiques. D’une certaine façon, cela va prendre tout un ensemble de mesures tous azimuts tant sur le plan international que national.

Stringer/Anadolu Agency/Getty Images)

Alors que les États-Unis n ‘avaient formulé aucune opposition lors de la construction et de la mise en service du gazoduc sous­ marin Nord Stream 1, ils vont tout faire pour tenter de faire capoter la construction du second Nord Stream 2 doublant le premier. Cela prit la forme des mesures de rétorsion contre les entreprises travaillant à la construction de Nord Stream 2. Mais avec de nombreuses péripéties, ces mesures furent pratiquement inefficaces et ce pipeline est finalement devenu opérationnel , son entrée en service n’étant actuellement reportée que pour des problèmes juridiques de droit alle­mand

Face à l’état d’avancement du projet, quasiment terminé, et pour éviter de se fâcher durablement avec Berlin, le président américain Joe Biden, beau prince, a renoncé en 2022  à sanctionner ses opérateurs principaux. Immédiatement après l ‘invasion russe de l’Ukraine, le 24 février, l’Allemagne a toutefois annoncé la suspension de Nord Stream 2, qui n’était pas encore entré en fonction,en coordination avec les États-Unis (6)

 

 QUE DEVIENT NORD STREAM 2 ?

En pleine crise ukrainienne, le chancelier Olaf Scholz a déclaré le 22 février que l’Al­lemagne suspendait la procédure de certifi­cation du gazoduc. Après plus de trois ans de travaux, Nord Stream 2 avait été mis en pré-service en octobre 2022 . Entre sanctions américaines et divisions européennes, pourquoi ce projet est-il si controversé ?

Nord Stream 2 représente 1 230 kilomètres de tuyaux sous la mer Baltique. Ceux­ ci relient le village de Bolchoï Kouziomkino, dans la région de Saint-Pétersbourg en Russie, à Lumbin, une ville côtière au nord de l ‘Allemagne. L’objectif du projet est de compléter les services de son grand frère, le gazoduc Nord Stream 1, déjà en service depuis 2012 et qui suit plus ou moins le même tracé. Le nouveau pipeline double ainsi les capacités de transport de gaz depuis la Russie

via la Baltique, ce qui permettrait d’atteindre pour ce réseau un approvisionnement de 110 milliards de mètres cube par an vers l’Allemagne. À titre de comparaison, I ‘UE a importé plus de 440 bcm (milliards de mètres cube) de gaz naturel en 2019 (contre 385 mil­liards en 2010), dont 166 milliards provenaient de l ‘ensemble des gazoducs russes.

Exploité par le mastodonte énergétique russe Gazprom , Nord Stream 2 est le fruit d ‘un partenariat avec cinq entreprises européennes dont une française : OMV, Engie, Wintershall Dea, Uniper et Shell. Basée en Suisse et détenue par Gazprom, la société Nord Stream 2 AG a été créée pour mener à bien le projet, de sa planification à son exploitation en passant par la construction . Plus de 9 milliards d’euros auront été nécessaires pour mettre au point Nord Stream 2.

En théorie, le gazoduc est prêt à fonctionner. La compagnie Gazprom avait annoncé

le 10 septembre 2021 que Nord Stream 2 était achevé. Début octobre, la première ligne a commencé à être remplie de gaz.

En pratique, les tensions géopolitiques sur le Vieux Continent retardent sa mise en service. La suspension du processus de certification par Olaf Scholz avait suivi la reconnaissance par Moscou de l’indépendance de deux provinces ukrainiennes. La société Nord Stream 2 AG doit en effet être certifiée comme « opérateur indépendant » par le régulateur allemand afin de livrer du gaz à !’ouest, un processus qui ne devait pas pleinement aboutir avant le printemps 2022.

L’autorité allemande chargée de cette certification , I ‘Agence fédérale des réseaux, avait déjà mis un coup d’arrêt à la procédure de certification le 16 novembre 2021, officiellement pour des raisons juridiques. Selon l’administration allemande, Nord Stream 2 AG, qui a son siège à Zug (Suisse), a décidé de ne pas transformer sa forme juridique existante, mais de créer une filiale de droit allemand uniquement pour gérer la partie allemande du gazoduc ». « La procédure de certification restera suspendue jusqu’à ce que les principaux actifs et ressources humaines aient été transférés à la filiale », ajoutait alors l’agence.

En réponse à cette exigence, et pour se conformer aux règles européennes (voir plus bas), Nord Stream 2 AG a établi en Allemagne l’entreprise G4E (« Gas for Europe ») fin décembre. En attendant l’éventuelle reprise de la procédure par l’agence fédérale, Gazprom avait assuré continuer de remplir les tuyaux du gazoduc, malgré la crise diplomatique entre la Russie et les Européens.

Un autre aspect de l’offensive américaine a été son intervention dans la politique intérieure de l’Ukraine, pays important dans le transit par pipeline du gaz russe. C’est bien connu que l a révolte de Maidan en 2014 (7) fut largement fomentée et soutenu par les États-Unis. Le nouveau gouvernement, à la solde des États-Unis prenait ainsi le contrôle du transit du gaz russe tout en profitant des royalties payant ce transit. Il est significatif qu’à cette époque, cette prise de contrôle de l’Ukraine par les États-Unis n’ait provoqué aucune réaction de la part de la Russie.

Un troisième aspect de cette offensive américaine pour contrer l’alliance énergétique de fait entre l ‘Union européenne et la Russie concerne la politique intérieure des États-Unis et les mesures internes prises pour en faire une puissance gazière capable de concurrencer sur le terrain européen l’apport dominant du gaz russe. Alors que le gaz russe provient entièrement de l ‘exploitation des champs pétrolifère uniquement par des forages pour atteindre la nappe gazière et pétrolière, le gaz américain va venir de la mise en œuvre d’une technique nouvelle et complexe dénommée fracturation hydraulique pour en tirer ce qu’on dénomme gaz de schiste (8)

L’expansion rapide de ce procédé va placer les États-Unis en concurrence avec la Russie pour l’offre mondiale de gaz naturel (9) (voir.figure 7 dans / ‘encart)

Mais il y aurait anguille sous roche, ce que souligne ce commentaire ( 10) :

Joe Biden et Vladimir Poutine se sont vus longuement à Genève le 16 juin 2021. Peut-être qu’ils se sont mis d’accord ? Les deux hommes ont besoin d’un maximum de battage, d’une crise artificielle pour imposer cet accord autour d ‘eux. Le chantage au chaos, le tout ou rien. D’où les manœuvres côté russe, l’envoi de troupes fraîches et le tocsin côté américain. Des experts prennent au sérieux ce scénario d’un double jeu russo-américain. Ils relèvent que !’équipe Biden a répondu en deux jours seulement à la proposition d’accord du Kremlin. Alors que normalement, cela aurait dû prendre des semaines pour l ‘étudier en détail.

(https://www.eu ropel .fr/international/crise-ukrainienne-y-a-t-i 1-un-accord-secret entre-la-russie-et-1es-etats-unis-4092364)

 

 UNE PORTE DE SORTIE POUR LE GAZ RUSSE

On pourrait dire que l’offensive américaine en Europe, écartant la crainte de pe1te de puis sance américaine de Brezinski précipite tout dans la seconde crainte émise par cet ancien conseiller de Jimmy Carter, celle d’une alliance de la Russie et de la Chine ( 11). Celle-ci est une porte de sortie pour le gaz russe interdit d’Europe (voir.figure 5 dans l’encart) :

« Avec son nouveau projet de pipeline géant, Gazprom se tourne déjà vers la Chine : Le Power of Siberia 2,50 milliards de mètres cubes et une rupture consommée avec l’Europe: en 2019,nous rapportions les avancées du méga-projet Power of Siberia, un pipeline reliant les gisements sibériens à l’énergivore économie chinoise, doté d’une capacité de 38 millions de mètres cubes par an et lié à un contrat courant sur trente ans.

Logiquement nommé Power of Siberia 2 également connu sous le nom de Soyuz Vos tok, le nouveau jouet de Gazprom devrait pas ser par la Mongolie. Le patron de Gazprom, Alexey Miller, a déjà traité de nombreux détails. Power of Siberia 2 devrait être un monstre du genre: il est question d’un parcours total de près de 900 kilomètres, de cinq stations de compression le long du chemin, d’un diamètre de 1 ,40 m pour ses canalisations et de 50 milliards de mètres cubes de gaz trans portés chaque année.

Pour comparaison, Nord Stream 2 aurait été capable de transporter 55 milliards de mètres cubes annuels : le remplacement est presque parfait. En outre, une interconnexion entre les pipelines russes tournés vers l’ouest et ceux tournés vers l’est, déjà construits ou encore en projet, est également au programme pour permettre le détournement des flux d’un continent vers un autre, et transformer définitivement la géopolitique de l’énergie.

 

UN DERNIER ÉPISODE QUI NE SERA BIENTÔT PLUS QUE L’AVANT-DERNIER:LE PAIEMENT EN ROUBLES

Les sanctions contre la Russie pour son invasion militaire de !’Ukraine ont eu pour conséquence la chute contre le dollar de la monnaie nationale, le rouble, ce qui influence dangereusement l’ensemble des échanges économiques et financiers russe. Pour éluder cette situation, la Russie a imposé le rouble pour l’ensemble des paiements des échanges avec le monde, notamment pour le gaz et le pétrole. Et tous les pays concernés n’ont eu d’autre choix que d’accepter ce mode de paiement pour éviter particulièrement la fermeture du robinet du gaz. Récemment, la Bulgarie et la Pologne ont refusé ce mode de paiement et la réponse immédiate a été l’arrêt des fourniture de gaz les concernant. Ceux-ci ont pu y pallier par la solidarité avec les autres pays européens, une situation paradoxale puisque c’est le gaz russe, fourni aux pays européens majoritairement, qui permet de contrer des mesures de rétorsion de la Russie (12).

 


NOTES

 

( 1)Voir la brochure d ‘Echanges Progrès et Barbarie,qui analyse les incidences économiques et sociales des différentes sources de production d’électricité.

(2 ) « L’Espagne pourrait devenir la nouvelle plaque tour nante du gaz en Europe », Euronews, 15 mars 2022.

(3)« Paiement du gaz russe en roubles :quelles consé quences pour la Russie, pour l’Occidcn t ? », boursorama.com, 24 mars 2022.

(4) L »Union européenne est-elle une grande puissance ? La vie publique, 2022

(5 ) Ncïba, Je-sais-tout 9.juin.2014 . Le Grand Échiquier,de Zbigniew Brezinski,éd. Pluriel.(

6) « Nordstrcam 2 », Wikipédia ; « Joe Biden lève les sanctions liées à Nord Stream avec Berlin »,( Euractiv Italie, 30 avril 2022.

(7) Stratcgika Expertise et Analyses géostratégiques :« Du Maïdan à la guerre :huit ans de coup d’État i llégal en Ukraine – résultats et conséquences. »

  1. « Gaz de schiste, Wikipcdia , La technique d’extraction la plus couran te s’appuie sur le forage dirigé avec de longues portions horizontales associé à la fracturation hydraulique ; les conséquences de cette forme d’explo ration sont catastrophiques tant sur le plan tectonique que sur le plan environnemental ce qui la fait interd ire en Europe et mêmeaujourd’hui dans l’État d’Oklahoma.
  2. « Face à la Russie, le gaz américain, grand gagnant de la crise ukrainienne ? », Challenges.fr, 9 février 2022.

(10) « Pour sortir de la crise ukrainienne, Biden pourra it proposer un accord secret à Poutine », slate.fr/story/ 223548/accord-secret-kennedy-seu1-moyen-sortir-crise ukraine-poutine-biden

(11) « La Chine, eldorado en devenir pour legaz russe », arabnews.fr/node/215206/ – 12 mars 2022

korii .slate.fr/biz/cncrgie

( 12)« Guerre en Ukraine; Gazprom cesse les livraisons de gaz à la Pologne et la Bulgarie » :Ces annonces d’arrêt surviennent alors que le président russe Vladimir Poutine, a demandé aux pays jugés « inamicaux » de payer les livrai sons de gaz en roub les par un nouveau système. LeMonde,26 avril 2022.

 

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