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3 octobre 2022

Appel à faire cesser la marche vers la guerre


 

 

En 2014, alors qu’un coup d’Etat à Kiev tramé par l’OTAN avait allumé les braises d’un conflit amené à durer, de nombreux observateurs, en France et à l’étranger, avaient dénoncé la logique incendiaire de l’OTAN, et avaient appelé à en sortir. Depuis, ces braises ont bel et bien pris feu, et l’embrasement risque à tout moment de se généraliser. Plus que jamais, à l’heure où l’Ukraine apparaît comme une véritable poudrière, il est urgent et vital de se dissocier de cette logique de guerre.

La rhétorique guerrière et hystérique anti-russe atteint aujourd’hui des sommets de propagande. L’UE, totalement alignée sur l’OTAN de par ses traités fondateurs, pilote cette hystérie collective, où tout discernement a disparu. Sans (aucune) consultation des parlements nationaux, en violation de ses compétences, elle achète et envoie des armes à l’un des belligérants, impose des sanctions et des mesures à tous ses membres. Au lieu de soutenir des négociations de paix, ses dirigeants soutiennent la « solution militaire ». Tous les ressorts de la propagande de guerre sont utilisés : diabolisations, caricatures, mensonges, manichéisme, censure… Usurpant l’héritage de la résistance contre le nazisme et le fascisme, réécrivant l’histoire, elle soutient un régime ukrainien manifestement infesté d’extrémistes et de néo-nazis de tous bords, qui se livrent à des actes barbares et à des crimes de guerre.

L’OTAN, qui, avec l’agression de l’ex-Yougoslavie (1991-2001) avait déjà démontré sa capacité à réintroduire la guerre et la barbarie sur le sol européen, nous entraîne désormais vers l’abîme de la « guerre totale », économique mais aussi bientôt peut-être militaire. Les sanctions anti-russes, qui in fine favorisent la logique russe de substitutions des importations et de « dédollarisation », se retournent avant tout contre les populations des pays qui les mettent en place. Le prix de l’énergie, des matières premières et des denrées alimentaires flambent. Une très grave crise alimentaire et énergétique s’approche. Les sanctions anti-russes (licenciement, spoliations, interdictions bancaires, expulsions…), violant toutes nos politiques  anti-discriminatoires mettant un coup d’arrêt à la (une très) longue histoire des relations franco-russes amicales et diversifiées, nous placent désormais objectivement sur la liste des pays hostiles à la Russie. Elles s’opposent aux principes de notre République, aux intérêts de notre (du) peuple et aux traditions et valeurs de notre nation.

En promouvant l’élargissement de l’OTAN à des pays historiquement neutres, Macron continue à souffler sur les braises. La moindre provocation, incident à la frontière, attentat en faux-drapeau entre un pays de l’OTAN et la Russie peut être la cause déclenchante d’une guerre mondiale, potentiellement nucléaire.

La réintroduction de la France en 2007 par Nicolas Sarkozy dans le commandement intégré de l’OTAN, dont De Gaulle avait sorti notre pays en 1966, fait de nous le fer de lance de la politique otanienne, et nous contraindrait à nous engager en première ligne en cas de guerre avec le bloc russo-chinois.

C’est tout un peuple, envoyé au front ou plongé(e) dans la misère, qui ressentira cette guerre dans sa chair, guerre qui sera alors accompagnée de la faim, du froid et de la maladie. A l’heure où l’Organisation de la Coopération de Shanghai réunit plusieurs milliards d’habitants, entamer une guerre du côté du camp « occidental » centré sur l’OCDE, qui suscite l’hostilité d’une majorité grandissante de la population mondiale, nous mettrait au ban de la planète.

C’est pour tous ces motifs que la France doit revenir à une politique d’indépendance et de souveraineté nationale.

Dans ce but elle doit dénoncer le traité de l’OTAN, structure politique et militaire belliciste  au service des Etats-Unis. Elle doit aussi interdire à ses représentants officiels la fréquentation du Forum Economique Mondial et  favoriser de véritables négociations de paix.

 

Comité Valmy,

Collectif pour un Front de Libération Nationale.

 Premières signatures individuelles :

Dominique Delawarde, Claude Gaucherand, Alain Corvez, Jacques Maillard,

Valentin Martin, Subbi Toma, Christian Teyssandier, Alain Le Bihan,

Elisabeth Faure-Viard, Roland Hureaux, Armand Legay, Claude Beaulieu,

François Bunner, Bernard Conte, Guy Richard, Alexandre Moumbaris…Ginette Hess Skandrani

 

 

 

 

 

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