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18 juillet 2024

Nasrallah : à Gaza, Israël ne fait que retarder sa défaite inéluctable


par Le Cri des Peuples, le 30 avril
Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 5 avril 2024, à l’occasion de la Journée Internationale d’Al-Quds (Jérusalem).

Source : Al-Manar

Traduction : lecridespeuples.fr (Substack)

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[…] La Journée Internationale d’Al-Quds est très particulière cette année en raison du Déluge d’Al-Aqsa. Six mois de guerre se sont écoulés, la moitié d’une année. Six mois de combats incessants à Gaza et sur les fronts de soutien [Liban, Irak, Yémen], six mois de résilience du peuple de Gaza et du peuple palestinien en général. Il ne fait aucun doute que le Déluge d’Al-Aqsa, c’est-à-dire le 7 octobre, est un moment charnière dans l’histoire de notre région, au même titre que 1948, qui a vu la création de l’entité [sioniste], que la défaite [arabe] de 1967, que la guerre de 1973 entre l’Égypte et la Syrie (d’une part) et Israël (d’autre part), que l’entrée de l’Égypte dans les accords de Camp David [en 1978], qui sont des étapes charnières. Le 7 octobre est un moment charnière, de même que la victoire de la Révolution en Iran en 1979 est un moment charnière, que l’invasion du Liban en 1982 est un moment charnière, que la Libération de 2000 et la guerre de 2006 sont des moments charnières. Le 7 octobre est lui aussi un tournant historique, et la période qui a précédé le Déluge d’Al-Aqsa n’est pas la même qu’après le Déluge d’Al-Aqsa, à tous les niveaux, que ce soit pour l’ennemi, pour les alliés, pour la région et même pour le monde entier, et nous le voyons au quotidien.

Le plus important est que les Israéliens eux-mêmes acceptent cet état de fait : nous avons entendu de nombreux responsables israéliens s’exprimer et dire que depuis 1948, ils n’ont rien vu de tel [que le 7 octobre], et qu’il s’agit d’un événement majeur, énorme et historique. Et c’est pourquoi ils ont appelé leur bataille ou guerre actuelle contre Gaza la « Deuxième guerre de survie » ou même la « Guerre existentielle ». C’est-à-dire que nous sommes face à un événement [qui menace l’existence même d’Israël, de leur propre aveu]. On dit habituellement que les Israéliens exagèrent, mentent et trompent (le monde entier), mais sur ce point, ils disent la vérité : le Déluge d’Al-Aqsa a bel et bien mis en danger la survie et l’existence même d’Israël et a révélé sa fragilité, sa faiblesse et son échec sécuritaire, militaire, politique et moral. Israël est dans un état de perte, d’effondrement et de délitement. Tous s’est effondré en quelques heures (le 7 octobre), et Israël a été sauvé (de justesse) par le Grand Satan [les Etats-Unis], accourus avec toute leur puissance : Biden, l’administration américaine, les flottes américaines, les communications américaines, les menaces américaines et la disposition américaine à entrer dans la guerre… Pourquoi (une telle entrée en scène) ? Cette histoire (le 7 octobre) avait-elle besoin d’une telle intervention des Etats-Unis ? C’est bien l’évaluation américano-israélienne conjointe de ce qui s’est passé le 7 octobre qui a établi que cela a presque détruit et fait tomber cette entité.

Cela nous fait également comprendre le niveau de monstruosité de la réaction israélienne, car la guerre qui a commencé contre Gaza n’est pas une guerre conduite par un esprit politique, ni par un esprit militaire ; ce n’est pas une guerre menée par quelqu’un qui se fixe des objectifs et cherche à les atteindre, non. C’est plutôt une guerre menée par des gens qui ont perdu la tête, des fous furieux, des gens qui veulent se venger ; ce sont des sauvages, des criminels, des meurtriers, des bouchers, qui veulent se rattraper de cette façon (de l’humiliation qu’ils ont subie le 7 octobre), en tuant les gens et en détruisant tout. C’est donc aussi l’une des raisons de l’échec de la guerre, car Israël ne mène pas la guerre de manière rationnelle. Bien sûr, il y a d’autres raisons de cet échec, à savoir la résistance, la résilience, la Providence divine en premier et en dernier lieu, mais (le fait que les dirigeants ennemis ont perdu la raison) fait partie des raisons scientifiques et objectives. Après six mois de guerre, Netanyahou, Gallant et bien d’autres ont toujours perdu la raison. On le voit à la télévision, à travers leurs yeux (hagards), leurs visages (désemparés), à travers leurs paroles (insensées). Il sont toujours étourdis et éperdus face au 7 octobre. Par conséquent, la poursuite de la façon dont ils continuent de se battre est le fait de personnes qui ont tout perdu.

Par exemple, l’une des manifestations de l’échec israélien est qu’Israël n’a atteint aucun objectif. Maintenant, que peuvent-ils encore faire ? La famine, le siège et les massacres continus. Même lorsque certains pays viennent larguer de l’aide humanitaire depuis les cieux, et que des jeunes Palestiniens vont récupérer cette aide, ou lorsque des camions d’aide humanitaire entrent et que les Palestiniens se rassemblent autour, l’armée de l’air israélienne arrive et les bombarde. La première fois (Israël a prétendu que c’est) par erreur, la deuxième fois (Israël a prétendu que c’est) par erreur, etc., mais ce n’est pas une erreur, cela se produit tous les jours, tous les jours. Chaque jour, aujourd’hui encore, nous l’avons vu à la télévision, et hier nous l’avons vu à la télévision, même de jeunes hommes civils, c’est-à-dire qu’ils prennent simplement une ration et partent avec (pour en nourrir leurs proches), et l’armée israélienne les tue et ne leur permet pas de se relever ou de repartir. Pourquoi ces meurtres (de sang-froid) ? C’est pour imposer la famine, la pression, le terrorisme, parce qu’Israël ne peut plus rien faire d’autre. Sur le terrain, Israël n’a pas d’horizon à Gaza, c’est fini. Maintenant, ils parlent d’attaquer Rafah ou pas, j’en ai parlé la dernière fois. Supposons qu’Israël mène l’opération à Rafah, et alors ? L’armée israélienne est entrée dans la ville de Gaza et est ressortie, elle est entrée à Khan Younes et est ressortie, qu’elle entre à Rafah et en sorte si bon lui semble, ça ne changera rien au résultat (en termes militaires). Cela ne signifiera pas que la Résistance, avec son ardeur et son jihad, et avec toutes ses factions honorables, aura pris fin à Gaza. Aujourd’hui, de hauts généraux israéliens disent à Netanyahou que la Résistance à Gaza ne peut pas être éliminée de la manière dont l’armée israélienne opère. ‏

Sur le terrain, c’est clair : maintenant ce qui se passe à Gaza, ce sont des opérations. Il n’y a plus de guerre au sens de guerre. Oui, il y a des opérations, mais ce sont essentiellement des massacres commis par des bombardements aériens, des massacres de civils, des destructions de bâtiments, la prévention de l’arrivée de l’aide humanitaire et l’imposition de la famine. Sur le terrain, Israël n’est parvenu à aucun résultat, et dans les négociations il n’est parvenu à aucun résultat non plus, et toutes les pressions exercées sur les négociateurs palestiniens, toutes les menaces, toutes les intimidations et tous les massacres n’ont pas affaibli les négociateurs palestiniens et ne leur ont pas imposé de concessions sur les questions fondamentales qui ne peuvent être concédées, notamment le retour des personnes déplacées dans le nord de Gaza sans condition. Cela fait partie des conditions (fondamentales exigées par la Résistance palestinienne), la question n’est pas seulement celle des prisonniers. ‏

Ainsi, Israël n’arrive à rien, ni sur le terrain, ni dans les négociations, ni par la pression. Quelle est l’issue ? En fin de compte, Netanyahou devra arrêter (la guerre) et il ne pourra pas atteindre les objectifs qu’il a annoncés. Eh bien, cela fait six mois. Après six mois, on voit (un échec retentissant sur toute la ligne). Vous vous souvenez des premières semaines ? Aujourd’hui, il y a des articles dans l’entité ennemie demandant [au Premier ministre] Netanyahou, [au ministre de la défense] Gallant et [au conseiller à la sécurité nationale] Halevy : « Ces 360 000 soldats de réserve que vous avez enlevés de leurs maisons, écoles, champs, usines et universités, qu’en avez-vous fait ? Où sont-ils ? Où en sont-ils ? Qu’ont-ils fait ? Qu’ont-ils accompli ? » Ces 360 000 soldats s’ajoutent à l’armée régulière (et malgré tout, Israël ne peut se prévaloir d’aucun accomplissement militaire).

Israël n’a jusqu’à présent atteint aucun des objectifs qu’il avait annoncés. Après six mois, il n’a pas réussi à éliminer la Résistance, en particulier le Hamas, dont le nom ne cesse d’être répété. Après six mois, il n’a pas pu récupérer les prisonniers. Ils ont récupéré certains d’entre eux grâce à des négociations. Et après six mois, ni Netanyahou ni le gouvernement qui mène la guerre n’ont de vision ou de plan pour le lendemain (l’après-guerre). Ils ne savent pas à quoi ressemblera Gaza demain. Comment Gaza sera-t-elle gérée (après la guerre) ? Ils sont perdus ! Tantôt ils disent que les armées (des pays) arabes s’occuperont de Gaza, tantôt ils affirment que ce sera l’Autorité palestinienne, puis ils disent qu’il est hors de question que ce soit l’Autorité palestinienne, tantôt ils parlent de gestion par les clans, tantôt par certaines familles (palestiniennes), tantôt ils parlent d’occuper Gaza à nouveau et d’y restaurer les colonies, tantôt ils parlent simplement d’établir une domination sécuritaire… Jusqu’à présent, les Israéliens sont complètement perdus. On attend toujours que quelqu’un annonce officiellement le plan pour le Gaza d’après-guerre (mais ils en sont absolument incapables). C’est un signe clair ô mes frères et sœurs ! C’est une preuve d’échec, une preuve de confusion, une preuve qu’Israël est dépassé par la situation, et une preuve qu’ils sont complètement perdus, car Israël n’a pas la moindre idée de ce qu’il veut faire. Et face à qui ? Face à Gaza (alors imaginez un peu si c’était face à tout l’Axe de la Résistance) ! Ils ne savent pas quoi faire face à Gaza (seule) ? Quel est le lendemain ? Quelle est l’image de Gaza après la fin de la guerre ? ‏

Netanyahou et le gouvernement ennemi n’ont pas le choix (ils doivent mettre fin à la guerre). Comme je l’ai dit dans mon dernier discours, ce n’est qu’une question de temps, de patience, mais soyons réalistes et donnons quelques chiffres rapides, quelques points saillants éloquents sur la situation. Je vais les évoquer rapidement, même si chaque point mériterait d’être détaillé. Bien sûr, Netanyahou, au lieu de commencer à descendre de son piédestal, a fait dans la surenchère et a parlé de « victoire totale », de « victoire absolue ». Je n’ai pas le temps de vous la lire, mais les frères m’ont compilé une longue liste de déclarations de hauts responsables, de généraux de réserve, de journalistes, de chercheurs et d’analystes qui se moquent de Netanyahou, en lui demandant d’expliquer ce que signifie la « victoire absolue » ? Il parle de victoire absolue après six mois de guerre, qu’entend-il donc par « victoire absolue » ? Que signifie la victoire absolue ? L’armée qui doit remporter la victoire absolue ou la victoire totale, peut-on lui expliquer en quoi elle consiste précisément ? ‏

Considérons donc les données suivantes :

– l’état de l’armée, fatiguée qui a besoin de nouveaux officiers et de nouveaux soldats ;

– le problème du recrutement et de la loi sur la conscription, et le problème des Haredim [religieux orthodoxes, qui étaient jusque-là exemptés du service militaire pour se consacrer aux études talmudiques, mais qui ont perdu ce privilège, et menacent de quitter le pays en masse] ;

– les centaines de milliers de personnes qui sont parties, même si je n’ai pas de nombre certain à vous donner : on parle parfois de 500 000 Israéliens qui ont quitté l’entité (sioniste), on parle parfois de 800 000 ou même de 900 000 personnes. Il y a quelques jours, j’ai lu un sondage d’opinion effectué auprès des Israéliens qui ont quitté la Palestine (occupée), selon lequel 80 % d’entre eux ne comptent pas rentrer (en Israël). Quant aux centaines de milliers de déplacés à l’intérieur de la Palestine occupée, qui ont fui le sud (colonies autour de la bande de Gaza) ou le nord (frontière libanaise), les sondages d’opinion des colonies du nord indiquent qu’en fonction de la proximité avec la frontière, de 40% à 80% ne comptent pas revenir, et nombre d’entre eux ont déjà réorganisé leur vie, et loué une maison, ont acheté des maisons, ont vendu leurs maisons et ont transféré leurs enfants dans des écoles et des universités (des villes de l’intérieur où ils se sont installés définitivement). Cela portera un coup dur à l’idée de colonisation dans les colonies du nord, car la question de la colonisation est un projet et une stratégie sécuritaires, ce n’est pas une simple question de peuplement. Cela mériterait un développement à part entière ;

– les effets de la situation économique et financière résultant des actions des frères au Yémen dans la mer Rouge et la mer d’Oman, ainsi que de la bataille dans la bande de Gaza et de la bataille dans le sud du Liban et le nord de la Palestine ;

– la situation au sein du gouvernement, qui est conflictuelle et très virulente :

– la fin de la période de grâce. Le premier, le second et le troisième mois, tout le monde s’est dit qu’il s’agit d’une bataille pour l’existence et la survie, et qu’il faut être patient face à Netanyahou, face au gouvernement, et faire preuve de solidarité nationale pour surmonter cette étape, mais cette période de grâce est terminée. Désormais, Lapid veut des élections anticipées, Gantz aussi, et les Américains aussi. Cela constitue une grande pression sur Netanyahou et sa coalition.

– un déclin très significatif du soutien israélien à la poursuite de la guerre. Pourquoi ? Parce qu’après un mois, deux mois, trois mois, six mois (de guerre), il n’y a aucun résultat ni aucun horizon, alors où nous emmènes-tu ? L’opinion publique commence à décliner au point que de plus en plus de voix s’élèvent pour dire « Arrêtez la guerre ! La priorité est de libérer les prisonniers, et plus tard nous verrons pour la question du Hamas, de Gaza et de ce que nous voulons faire. »

– la perte de statut international : c’est la première fois dans l’histoire de l’entité depuis 1948 que l’entité ennemie ressent cette perte au niveau international. Il est possible à chacun de dire si cela a de la valeur ou non, mais c’est l’un des résultats (indéniables). Aujourd’hui, les organisations de défense des droits de l’homme affiliées aux Nations Unies et les Nations Unies (se dressent contre Israël), le Conseil de sécurité de l’ONU a voté récemment une résolution de cessez-le-feu et les Israéliens n’y répondent pas, et ce n’est pas la première fois. Plusieurs pays ont rompu leurs relations avec l’entité israélienne, et de nombreux pays ont entamé la discussion pour arrêter la vente d’armes. L’image d’Israël dans le monde (est plus dégradée que jamais), et c’est pourquoi hier, Trump, qui est l’ami sincère et loyal d’Israël et de Netanyahou personnellement, vous connaissez l’amitié qui les lie, même si Netanyahu l’a trahi, et ensuite Trump l’a insulté lorsqu’il a perdu les élections, il a insulté Netanyahu et a dit qu’il n’avait aucune loyauté, comme vous vous en souvenez. Maintenant, Trump est revenu et s’est souvenu de son amitié et a dit à Netnayahou hier : « Je t’appelle à arrêter immédiatement la guerre et à parvenir à une situation pacifique parce tu es en train de perdre la guerre des relations publiques dans le monde. » Une partie des relations publiques, ce sont les médias, les relations internationales, la position internationale. Hier, d’après ce qui a été rendu public au sujet de l’appel téléphonique entre Biden et Netanyahou, Biden a dit : « Vous avez perdu le monde ! », ajoutant que même les alliés et amis d’Israël ont commencé à les informer qu’ils allaient reconsidérer leur politique envers l’entité. Israël peut-il supporter cela ? Peut-être que Netanyahou peut le supporter, mais jusqu’à quel point Israël le supportera-t-il ?

– l’embarras de la position américaine. Les Américains vous ont donné du temps : un mois, deux mois, trois mois, quatre mois… Ils venaient au Liban et nous disaient que la guerre s’arrêterait fin janvier, puis quand janvier s’est terminé ils ont dit février, puis le mois (islamique) de Ch’aban, affirmant qu’avant le Ramadan, la guerre s’arrêterait. Les Etats-Unis ont accordé tout le temps à Israël, six mois complets et davantage : si, pendant toute cette période, Israël est en échec, qu’il est incapable (de réaliser ses objectifs), qu’il est stupide et imbécile, ne comprend pas ce qu’il fait, n’as pas de clarté sur l’après-guerre, etc., et continue à commettre crime sur crime, massacre sur massacre, alors cet allié (américain) qui te couvre et te parraine a des élections présidentielles (fin 2024) et est embarrassé. Au final, il y a des gens qui ont une voix et une opinion, et le rapport sur l’appel d’hier entre Biden et Netanyahu exprime cette situation, même s’il ne faut pas nous laisser duper. L’hypocrisie américaine est bien connue : ils se paient de mots avec les Arabes, avec les Palestiniens, avec le monde entier, ils menacent, vocifèrent et écument (de colère affectée), mais en attendant, leurs convois d’avions, de missiles, de bombes, d’armements et d’argent pour Israël battent leur plein. Mais en fin de compte, cela reste un facteur présent et influent.

– l’incapacité de l’ennemi, qui n’a pas de plan pour le lendemain, comme je l’ai dit, et cela entraine également de la confusion. Au final, que faire ? Il sera obligé d’arrêter la guerre.

– l’incapacité de fermer les autres fronts. Ils ont déployé beaucoup d’efforts pour arrêter le front du Liban. Les États-Unis ont menacé et continuent à le faire, les pays européens ont transmis des messages de menace, en vain. Même la menace d’une guerre totale contre le Liban n’a pas arrêté le front. Les voix internes qui, intentionnellement ou non, consciemment ou non, (font le jeu de l’ennemi), et ce bouillonnement qui s’est produit dans le pays pour faire pression sur la Résistance et arrêter le front, mais cela ne l’a pas arrêté et ne l’arrêtera pas. Par conséquent, le front du Liban ne sera jamais arrêté, et cette question est définitivement réglée : les opérations (quotidiennes du Hezbollah contre Israël) ne cesseront qu’avec l’arrêt de la guerre à Gaza. En ce qui concerne le Yémen, les Etats-Unis ont dit aux Israéliens « Laissez-nous nous charger du Yémen », et les flottes américaine, britannique et de l’OTAN sont arrivées mais elles n’ont rien pu faire. Les généraux américains racontent des bobards aux Israéliens en prétendant qu’ils ont diminué l’intensité des attaques yéménites. Qu’avez-vous diminué, cher ami ? Les plus grandes compagnies maritimes mondiales ont cessé d’envoyer leurs navires dans la zone, les bateaux israéliens évitent de passer par la mer Rouge, et avec cette baisse drastique du trafic maritime, il est normal que le nombre d’opérations diminue, car les frères du Yémen ont effectivement réussi à empêcher le plus grand nombre de navires de traverser la mer Rouge et la mer d’Oman. C’est un franc succès ! S’il n’y a plus de navires allant vers la Palestine occupée, les membres d’Ansar Allah ne vont pas continuer à tirer leurs missiles et leurs drones (pour le plaisir). C’est une réussite certaine, et toutes les intimidations et menaces des Américains, des Britanniques, et, malheureusement, de la communauté internationale, n’ont pas pu arrêter ce front. De même pour le front irakien, puissant et efficace, contre la Palestine occupée, qui est en réalité le premier. Ils n’ont pas pu arrêter ces fronts, qui constituent un facteur de pression : Israël a un problème au nord, un problème à Eilat (extrême sud), un problème d’économie, un problème de transport de marchandises, un problème de sécurité publique au sein de l’entité. Et quand la guerre cessera, ô mes frères et sœurs, l’entité sera confrontée à des défis majeurs : on verra des démissions, des enquêtes, des commissions d’enquête, des procès… Dieu seul sait à quoi ressemblera l’entité au lendemain de la guerre, et c’est précisément cela que Netanyahou fuit pour gagner du temps et prolonger la guerre (dans une fuite en avant éperdue).

Par conséquent, à l’aune des données rationnelles, politiques, militaires, sécuritaires, économiques et morales – nous ne parlons pas de choses mystiques, nous ne disons pas qu’untel a eu une vision, qu’untel a eu un rêve ou qu’untel est optimiste, nous ne parlons pas seulement sur la base de notre foi religieuse, même si elle reste présente en permanence –, nous parlons sur la base des données politiques, de terrain, militaires, économiques, sécuritaires, diplomatiques, locales, régionales et internationales : nous voyons avec la plus grande clarté ce que Son Éminence le Guide (Suprême Ali Khamenei) disait dès les premiers jours, à savoir que cet Israël sera vaincu, et que Gaza sera victorieuse, et que la Résistance sera victorieuse.

Netanyahou et la coalition Netanyahou n’auront d’autre choix que d’arrêter la guerre à un moment ou à un autre, et lorsque la guerre s’arrêtera, cela constituera en soi une défaite pour Israël et une victoire pour la Résistance, indépendamment de tous les autres aspects qu’on pourrait évoquer plus tard, qu’il s’agisse des répercussions sur l’entité (sioniste), des pertes stratégiques et de l’ébranlement des fondations de l’entité dont nous avons parlé par le passé : je ne vais pas m’étendre dessus mais il y aura plus tard des opportunités pour en parler davantage, et c’est ce que nous voyons (de manière limpide). Et lorsque nous combattons sur le front du Liban, ou sur le front de l’Irak, ou sur le front du Yémen, en soutien à la bataille principale, au terrain premier sur lequel combattent nos frères palestiniens (à Gaza), nous combattons avec une vision claire, lumineuse et flamboyante d’une grande victoire à venir. Ce n’est qu’une question de temps.

Oui, dans cette bataille, il y a des sacrifices, il y a des martyrs, il y a de la souffrance, il y a de la douleur. En tout cas, je crois et nous croyons que les Américains parviendront à ce point. Le monde entier est déjà arrivé à ce stade (de reconnaissance qu’il n’y a aucune issue militaire à cette guerre). Lorsque le Conseil de sécurité dit qu’il faut immédiatement un cessez-le-feu et qu’Israël ne répond pas, cela signifie que la communauté internationale est arrivée à cette conclusion, et qu’il ne reste que les Américains. Si ce qui a été rapporté est vrai, à savoir que Biden a dit à Netanyahou qu’il faut un cessez-le-feu, s’il est vrai que Trump lui a dit d’arrêter cette guerre, cela signifie donc que toute l’Amérique, les Républicains et les Démocrates, sont arrivés à la même conclusion. Et au sein de l’entité, il y a ces cris et ces manifestations qui ont commencé à se former et à grandir face à Netanyahou. Donc, toutes les données nous amènent à ce résultat, mais ce qui est important, c’est que nous continuions, que nous restions fermes et que nous persévérions, que ce soit à Gaza, en Cisjordanie, au sud du Liban, au Yémen, en Irak, dans la position politique, en Iran, en Syrie, au Liban, avec un espoir clair et grand que non, c’est une bataille dans laquelle nous sommes destinés à la victoire. Ceux qui estiment que dans cette bataille, ils se dirigent vers la défaite, je les appelle à reconsidérer leurs calculs, que ce soit au Liban ou dans la région. Que nos adversaires reconsidèrent leurs calculs, et que nos amis reconsidèrent leurs calculs : l’Axe de la Résistance, dans cette bataille, va vers une grande victoire historique, avec la grâce de Dieu. […]

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