sur https://vimeo.com/195221644
Luc MICHEL
dans le ‘DEBAT PANAFRICAIN’
sur AFRIQUE MEDIA
Le géopoliticien et patron du Think Tank EODE donne les clés pour comprendre la
déstabilisation du Cameroun par les forces exogènes occidentales et les forces endogènes
compradores …
* Rappelons les données de la déstabilisation du Cameroun :
– 250 groupes ethniques estimés au Cameroun avec plus de 300 langues locales / et l’histoire
de francophonie et d’anglophonie vient de la déconfiture de l’Allemagne après la première
guerre mondiale qui fait que la SDN avait mis sous protectorat français et britannique le
Cameroun.
– Le Cameroun divisé en deux : Cameroun occidental (1922-1961) aux mains des britanniques
et Cameroun Oriental 1916-1960 aux mains des français… Ce n’est plus une réalité… Le
pays a évolué et la décolonisation a été amorcée avec les nationalistes camerounais.
– Le SDF – social democratic front – de Ni John Fru Ndi qui a été depuis 1992 l’homme
politique de second poids et le seul grand leader d’opposition contre Biya s’est de plus en
plus fragilisé avec tout ce qu’on reproche au parti au pouvoir : vieillissement des leaders,
accaparement de toutes les décisions, ethnicisation, corruption etc .
– Les revendications sociales – que ce soit celles des avocats de la zone anglophone ou celles
des enseignants – sont toutes fondées et légitimes. Elles expriment le malaise caractériel et
généralisé de toutes les organisations sociales au Cameroun.
– Les autorités camerounaises n’écoutent pas le peuple ni les populations et toute tentative de
revendication est considérée comme une attaque contre le régime…
– Les autorités camerounaises semblent trop faire valoir selon certaines indiscrétions leur
double nationalité que leur nationalité camerounaise. Résultat, il travaille pour le Cameroun
comme des étrangers, pillent leur pays au même titre que les occidentaux comme Bolloré et
Lafarge…
– Le mal est profond et le président Biya gagnerait à placer aux fonctions de l’état des
nationalistes, des gens pour qui le Cameroun avant tout et il verra que le Cameroun va se
mettre sur les rails.
* Attention il est moins cinq au Cameroun !
La situation actuelle de l’anglophonie, des avocats qui protestent nous rappelle le triste sort
de la Libye de Kadhafi. C’est le même scénario qui se met en place… On espère bien que les
autorités camerounaises, le président Biya réussissent à renverser la situation. Il en a les
capacités, il a les moyens et son peuple sait compter sur lui comme çà a été au nord du
Cameroun avec Boko Haram