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27 septembre 2021

Qui sont les rebelles de Bengazi ?


  Les rebelles de Bengazi que Nicolas Sarkozy, sous l’injonction de Bernard Henri Lévy a baptisé de démocrates et désignés comme Conseil National de Transition, les faisant adopter par une dizaine de pays pour représenter la Libye.

Qui sont-ils ? D’où sortent-ils ?

Lors de la conférence de presse  du 12 juin 2011 des  « Avocats Juristes de la Méditerrané »*, invités par la « Commission d’enquête  non gouvernementale pour la vérité sur le Libye »*, j’ai été très intéressée par l’intervention d’un chef de tribu de Bengazi qui s’est déplacé jusqu’à Tripoli afin de nous informer sur  l’état des lieux dans le fief des rebelles dont nos télés mensonges ne nous parlent jamais.

M. Mohamed Jebri nous a raconté que la majorité de la population civile était retenue contre son gré et ne pouvait se déplacer et encore moins manifester son désaccord avec ceux qui occupent leur espace vital. « Les gens ont peur des champs de tir des bandes armées. Il y a énormément de problèmes de sécurité pour sortir, se ravitailler. Les enfants et les femmes ont très peur. Les vieux sont traumatisés par les tirs. Les maisons ne sont pas sûres. La société civile bengazie est prise en otage par les rebelles. »

Ceux qui se font appelés « rebelles » sont très divers : Il y en a qui savent ce qu’ils font et sont organisés en bandes, alors que d’autres se laissent entraîner dans le combat sans savoir.

Certains participent à une vengeance, car la révolution de 1977 a supprimé les partis politiques bourgeois, mais ils cherchent surtout à prendre le pouvoir.
Pour Al Qaïda, comme nous l’avons déjà dit,  il y a plusieurs combattants de cette mouvance. Le combat a commencé dès les années 80, la Libye a été le premier pays à demander l’arrêt de Ben Laden. Malheureusement, personne ne nous a écouté et ils sont toujours là.
Il y a également ceux qui ont volé la richesse du peuple et ont peur d’être interrogés et tous ceux qui se sont enrichis avec l’affaire « Lockerby ».
Ils sont tous armés.

Nous avons essayé de les conseiller afin qu’ils remettent les armes, s’ils acceptent, ils seront acceptés par les congrès de base. Ceux qui refusent seront combattus.

Il y a plusieurs raisons qui font que les occidentaux soutiennent ces rebelles :

 – afin de freiner la menace de Kadhafi et de la Jamarhiya sur le système mondial impérialiste depuis que Kadhafi a nationalisé le pétrole puis incité l’Afrique à reprendre sa dignité.
– le punir pour son  soutien aux mouvements révolutionnaires.
– faire oublier les excuses du gouvernement italien pour la colonisation de la Libye et les réparations obtenues, ce qui aurait pu pousser  d’autres peuples à demander des excuses et des réparations.
– afin de laver l’affront de l’intervention de Kadhafi à l’ONU amenant son soutien aux peuples opprimés tout en  dénonçant la mondialisation sioniste.
– Se débarrasser de Kadhafi qui dénonce le pillage des ressources de l’Afrique et veut créer les Etats Unis d’Afrique avec une économie indépendante des puissances occidentales.
– Avorter le projet de développement de la Libye qui pourrait faire concurrence aux pays du Golfe

Pays européens qui participez aux bombardements de l’OTAN, attendez vous à un tsunami de l’immigration et d’Al Qaïda, car les Libyens ne peuvent plus retenir personne.
Vous ne pourrez occuper la Libye, c’est impossible, l’histoire l’a prouvé maintes fois.
Vous ne pourrez empêcher que le peuple défende son guide qui est leur leader et leur seule référence, c’est une charte signée le 30 avril 2004 par tous les Libyens.
Nous devons reprendre le dialogue entre tous les Libyens car nous n’avons qu’une patrie. Nous devons vivre ensemble et avec le pouvoir du peuple lutter contre l’impérialisme et le sionisme. »

*L’Association des Avocats Juristes de la Méditerranée crée en 1977 a porté une requête  devant la Cour  Internationale de la Haye pour crimes contre l’humanité pour les bombardements de l’OTAN sur la Libye et était venue présenter cette requête lors d’une conférence en Libye *La commission d’enquête non gouvernementale pour connaître la vérité en Libye, crée le 30 mars à Tripoli par des personnes de la société civile avec la participation de plusieurs ONG internationales enquête sur les bombardements de L’OTAN et la transmission erronée par les médias.

Paris, 18 juin 2011
Ginette Hess Skandrani

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