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27 octobre 2020

Intervention coloniale,article du » Canard enchaîné »


Je ne suis pas sûre que la Jamarhiya soit battue. La résistance continue. le Guide est toujours là, sa famille, sa tribu, ses fidèles et tous ceux qui le soutiennent résistent toujours
Le combat continue
Ils tiennent bon et nous aussi
Je ne sais pas si ce « Canard enchaîné » est prêt à se déchaîner, pour ma part je ne le crois pas. J’ai arrêté de l’acheter, il y plus de dix ans quand j’avais compris qu’il défendait le sionisme.
Ginette Hess skandrani
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Intervention coloniale, article du « canard enchaîné »

Avec les réserves d’usage concernant le « Canard Enchaîné », article bien documenté dans un journal qui s’embarque souvent dans les campagnes menées par la presse mainstream et voit des libérateurs partout.

A cette heure, le nombre de victimes dépasse les 20.000, morts et blessés. A entendre les journaux occidentaux, il n’y avait, jusqu’ici, de victimes que parmi les insurgés.

La flotte militaire de l’OTAN qui assure le blocus des côtes libyennes est aussi responsable des victimes de naufrages. Après cinq mois de combat, l’OIM (Organisation mondiale de migration) évacue, par mer, un millier de migtants, alors qu’il y avait près d’un million et demi de travailleurs étrangers. On comprend le refus de reconnaître le CNT de la part du Mali, du Niger et de la Mauritanie qui comptaient beaucoup d’expatriés en Libye et dont certains parmi ceux-là ont été victimes de pogroms racistes.

La propagande néo-coloniale s’attaque aussi à l’Afrique du Sud qui « ne comprend pas que le monde change »…

LES CHEFS REBELLES LE RECONNAISSENT : LES CONSEILLERS MILITAIRES OCCIDENTAUX, LES LIVRAISONS D’ARMES ET LES BOMBARDEMENTS INCESSANTS LEUR ONT OUVERT LA ROUTE DE TRIPOLI

Le dimanche 21 août, alors que des insurgés pénétraient dans Tripoli, l’état-major de l’OTAN, à Bruxelles, publiait un communiqué d’un comique parfait. A en croire les stratèges de l’Alliance, leur mission en Libye se déroulait « dans le seul cadre des résolutions des Nations-Unies ».

Quelques heures plus tôt, les chefs du CNT, bien moins hypocrites eux, venaient de se réjouir que leur marche sur Tripoli se soit effectuée « en coordination avec l’OTAN ». Ce qui est déjà peu dire.

Pourquoi ne pas avouer que l’OTAN participe à une guerre civile ? Et qu’il fallait, à cette occasion chasser un dictateur détestable, voire le tuer, comme cela a été tenté à plusieurs reprises en bombardant ses repaires ? Réponse d’un diplomate français : « Ce serait reconnaître qu’on de fiche pas mal de l’ONU et des limites – la seule protection des populations civiles – qui nous avaient été fixées ».

Depuis quelques mois, sans tenir compte de ces « limites », Paris, Londres et Washington ont dépêché à Benghazi, puis dans les zones que les insurgés voulaient investir, conseillers militaires, instructeurs (parfois d’anciens militaires devenus contractuels privés) et commandos de leurs Forces spéciales chargés de guider les raids de l’OTAN. Et le général canadien Charles Bouchard, patron des opérations de l’OTAN, à Naples, avait installé à Benghazi une petite mission d’officiers « pour raccourcir le circuit décisionnel » avec les insurgés.

Cette présence sur le terrain ne pouvant suffire, l’émirat du Qatar a accueilli, avec la bénédiction des Français, plusieurs centaines d’insurgés afin de les former au combat, avant de les renvoyer au feu et y retrouver les armes, l’artillerie ainsi que les pick-up que leur livraient les Français via l’Egypte. Et, comme souvent, des militaires et des officiers des services français se montrent bien plus francs du collier que les états-majors bruxellois de

l’Alliance.

COUP DE POUCE U.S.

A la direction du renseignement militaire, par exemple : « On a aménagé des pistes, dans le djebel Nefoussa, pour que des avions puissent y déposer des cargaisons d’armes », confie un analyste, sans préciser qui est ce « on ». Auparavant, ces livraisons s’effectuaient par parachutage, au risque de les voir tomber aux mains de groupes incontrôlés ou terroristes.

Et le même de constater : « sans un ultime coup de pouce fourni par l’aviation américaine, les insurgés ne seraient pas aujourd’hui dans les rues de Tripoli. « .

Petite précision : avions et drones US ont bénéficié, lors de ces raids, d’une aide de militaires américains chargés de leur désigner des cibles depuis le sol libyen.

Un général, lui, évoque la fourniture aux rebelles de moyens « pour les communications radio et d’appui au domaine cartographique » nécessaires lors des combats. Et l’un de ses collègues signale que des hélicos Apache (britanniques) et Tigre (français) n’ont pas hésité à démolir des postes de police et pas seulement des bâtiments du ministère de l’Intérieur ou des casernes. Quant aux frégates françaises, le « Chevalier Paul » et le « Jean de Vienne », elles, ont participé, avec leurs canons de marine, à l’arrosage des objectifs qu’on leur désignait depuis la terre.

DELUGE SUR LA VILLE

Le samedi 20 août, l’OTAN a détruit ou endommagé 22 cibles à Tripoli, au moment où la ville était déjà encerclée. Le lendemain, l’OTAN a passé la surmultipliée : 50 bombardements dans la journée, s’ajoutant aux 228 missiles de croisière et aux milliers de bombes balancées depuis mars. Et, s’il fallait encore prouver à quel point cette guerre est celle de l’OTAN (…) voici d’autres chiffres.

Sur les bases de l’OTAN, sur leurs navires ou dans les « bureaux » d’où ils guident avions et drones, 8.500 Américains sont toujours mobilisés pour ce conflit.

Quant aux effectifs français (800, depuis le retour du « Charles De Gaule » à Toulon) et britanniques (1.300) , ils sont nettement plus modestes. Tout comme leurs dépenses de guerre : 260 millions de livres pour Londres, et 200 millions d’euros pour Paris, alors qu’à Washington on évalue à 1 milliard de dollars cette chasse au Kadhafi.

« Mais attention à la suite », avertit un diplomate français féru de géopolitique. Selon lui, et son opinion est partagée par nombre de militaires, la Libye n’a jamais été une véritable nation mais une cohabitation de tribus et d’ethnies différentes sur un immense territoire. Le risque serait donc qu’une guerre tribale succède à celle qui a mis fin à une dictature de quatre décennies.

Et comme ce pays regorge d’or noir, ce qui suscite déjà l’intérêt des Egyptiens et des Chinois, le pire est toujours possible.

Jérôme Canard, Le Canard Enchaîné, 24 août
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on n’a jamais vu dans l’histoire un gouvernement installé par l’étranger, même avec les meilleurs intentions du monde, avoir sur le long terme la moindre légitimité auprès de son peuple pour mener sa politique, sans parler de son ridicule sur la scène internationale. Ce type de gouvernement ne connait jamais la paix durable. Car il a un vice de forme. Voilà les leçons de l’histoire pour ceux qui réfléchissent …Frapper l’un par l’autre n’a cours qu’entre Etats étrangers les uns par rapport aux autres, jamais comme ingérence externe dans les affaires d’un peuple. La liste des exemples récents est longue de ce temps perdu et de ces victimes inutiles : Afghanistan, sud-Vietnam, régimes militaires d’Amérique latine, rebelles franquistes ou même pays de l’Est, Indonésie de Suharto, etc, etc, etc ….
Quel respect peuvent soulever un CNT libyen, ses anciens suppots de Kadhafi ou ses anciens « jihadistes » sans éducation, auprès des Libyens qui se verra répondre par chaque Libyen chaque fois qu’il fera quelque chose : « mais qui es tu toi ? qui t’a fait roi ? Pourquoi devrais-je t’écouter ? »
BD

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,