Aller à…
RSS Feed

22 octobre 2020

OBAMA PARLE COMME JESUS, MAIS TUE COMME … ‏ !!!


a) Usa

OBAMA PARLE COMME JESUS, MAIS TUE  COMME … ‏ !!!

A l’avènement de Barack Obama au pouvoir, des milliards de personnes sur la terre avaient manifesté leur optimisme. Parmi celles-ci, c’est peu dire qu’il y a eu la quasi-totalité des africains. Tous étaient persuadés que la couleur de peau du nouveau président augurait un changement de la politique internationale. Il faut en convenir et insister qu’ils n’étaient pas les seuls. Les quelques rares voix qui avaient émis des réserves furent sévèrement critiquées et taxées d’antiaméricanisme primaire.

Apres son périple ghanéen, son discours fut chaleureusement applaudi. Un discours quasi-unanimement salué particulièrement par les africains qui ne virent là qu’un excellent discours. On voyait en l’homme un ‘sauveur’ qui allait désormais fait la différence dans la politique internationale sur les peuples opprimés.

Retenons quelques de ses idées en terre de Kwame N’Krouma :

 

1 Vous pouvez vaincre la maladie, mettre fin aux conflits, changer fondamentalement les choses. Vous pouvez faire ça. Oui, vous le pouvez. Mais cela n’est possible que si, vous tous, vous assumez la responsabilité de votre avenir. Cela ne sera pas facile. Cela réclamera du temps et des efforts. Il y aura des épreuves et des déconvenues. Mais je peux vous promettre ceci: l’Amérique sera à vos côtés, à chaque étape, en tant que partenaire, en tant qu’amie

 

2 Je ne vois pas dans les pays et les populations d’Afrique un monde à part. Je vois l’Afrique comme une partie fondamentale d’un monde interconnecté, comme des partenaires de l’Amérique agissant au nom de l’avenir que nous voulons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit être fondé sur la prise de responsabilité et le respect mutuels».

 

3 Nous devons nous dresser contre l’inhumanité quand elle se manifeste parmi nous (…) Nous encourageons la vision d’une architecture régionale de sécurité qui soit forte et qui puisse produire une force transnationale efficace quand il le faut. L’Amérique a la responsabilité de favoriser cette vision, pas seulement par les mots, mais par un soutien qui renforce les capacités africaines. Quand on a un génocide en cours au Darfour oû des terroristes en Somalie, il ne s’agit pas seulement de problèmes africains, ce sont des défis lancés à la sécurité internationale et ils réclament une réponse internationale. Et c’est pourquoi nous nous tenons prêts à être des partenaires, à travers l’action diplomatique, l’assistance technique et le soutien logistique et nous soutiendrons les efforts visant à faire juger les criminels de guerre.

 

4 Nous devons reconnaître cette vérité fondamentale, à laquelle vous avez donné vie au Ghana: le développement dépend de la bonne gouvernance. C’est un ingrédient qui a fait défaut pendant beaucoup trop longtemps, dans beaucoup trop d’endroits (…) L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes.

 

5 L’Amérique tendra la main de manière plus responsable (…) L’aide, ce n’est pas une fin en soi. Le but de l’assistance étrangère doit être de créer les conditions pour qu’elle ne soit plus nécessaire.

Aujourd’hui, avec le recul, peut-être qu’en Afrique, tout au moins, les plus enthousiastes d’hier commencent par comprendre deux ou trois choses. Le sourire et l’image du Président Américain n’était qu’une simple affabulation pour assoupir les Opprimés afin de mieux les abattre par des conseils de guerres en cours ou à venir. Cette manœuvre insidieuse se met en place par une conspiration qui fait de lui le prix Nobel de la paix du 9 octobre 2009, pour dit-on «pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples»,

Mais le Président de guerre il est, et il restera. Barack Obama n’a pas eu peur de pousser le paradoxe à l’extrême lors de dans son discours de réception du prix Nobel de la paix, à Oslo. «Nous sommes en guerre», a-t-il reconnu, dès ses premières phrases. Quoi de plus paradoxal?

«La guerre est apparue avec le premier homme», a-t-il souligné. Elle est parfois «non seulement nécessaire mais moralement justifiée», il doit y avoir des conséquences» au fait que les pouvoirs locaux «brutalisent leur propre peuple», a-t-il mis en garde. Et à Malcolm X de leur répondre qu’ils font de l’oppression, de l’exploitation et de la guerre un acte de l’humanitarisme, pour tuer, asservir un peuple et n’ont jamais avoué leurs plans macabres de destruction sans précédent.

Il commence son héroïsme en Afghanistan où un curieux calendrier l’oblige à se justifier sur le paradoxe: faire la guerre pour la paix… Ainsi donc il  l’annonce l’envoi de 30.000 hommes supplémentaires en Afghanistan pour avoir l’autre prix Nobel qu’est la Guerre.

Chose curieuse, alors même qu’il était sur deux fronts de guerre ouverte : Irak, avec un retrait qui n’en est pas un et Afghanistan, un prix Nobel lui a été décerné. Son pays n’avait de cesse de provoquer en toute finesse des pays comme l’Iran, la Corée du Nord, le Cuba et le Venezuela. Sommé d’abandonner son antisémitisme  puisque toute critique à l’égard de cet Etat est identifiée à ce mal terrifiant  il a été vite et sévèrement redressé et ainsi a-t-il laissé la main libre à la colonisation et à la répression. A chaque fois qu’un téméraire avance au sein de la boîte à outils occidentale qu’est l’ONU et surtout son Conseil de sécurité un texte visant à contraindre Israël à faire un geste si minime soit-il dans ce qui est ironiquement appelé ‘les territoires’, Susan Rice dégaine son véto. Et pourtant cette Rice là, c’est elle qui a failli lever les deux mains en faveur du texte de Sarkozy présenté par l’ex-délinquant qui avait  ‘trahi la confiance du peuple français’ Alain Juppé pour agresser la Libye et la Cote d’Ivoire. Tellement la Rice était comblée.

Sans en donner l’air, le prix de Nobel de la paix fait des guerres. Mais, ces guerres-là elles sont ‘justes et humanitaires’. Elles sont nécessaires et utiles pour l’humanité. Exactement comme celles menées par Bush et ses « freedomfighters » au motif de libérer la planète de ‘l’Axe du mal’. Redoutable communicateur, Obama agit autrement que son prédécesseur. Il agresse la Libye et tue des milliers de civiles. Dans cette agression, il a su s’effacer pour mener la bataille via des sous-lieutenants qui n’ont rien à envier à Tony Blair. Ces sous-lieutenants à savoir les zélés Sarkozy et Cameron sont aux avant-postes. Ils sont pour la cause, accompagnés de leurs frères d’armes du Canada, d’Italie, de Pologne, du Danemark, d’Espagne, du Portugal et bien d’autres, pour la plupart rompus depuis des millénaires à une culture guerrière et de rapines à travers le monde. Ces pays, en meute si possible, en loup solitaire si besoin, agressent les pays qui ont le malheur d’être pourvus par dame nature de matières premières convoitées, enflamment la terre, tuent des populations civiles, soumettent des peuples affaiblis, saignent aux quatre veines des territoires à l’issue des opérations de braquage à mains armées cyniquement qualifiées d’opérations  ‘humanitaires’. Quasiment tous les pays arabes, africains et latino-américains ont goûté ou goûte régulièrement à ce plat « humanitaire ». Lequel a déjà fait empoisonné et englouti des civilisations entières.

Obama ne fait pas la guerre, dit-on. Ah oui ?? ‘Il a rencontré des guerres qui étaient créées avant son avènement’. ‘Il ne peut pas les éteindre’. ‘Il est obligé de les gérer’. ‘Il fait des guerres justes’. ‘Ce sont des guerres qui s’imposent à lui, il n’y peut rien’. La vérité face à toutes à ces argumentations sophistiquées, est que le prix Nobel de la paix fait des guerres. Il les fait en souriant, renvoyant ainsi à une opinion tétanisée la belle image qui est la sienne. Or, la guerre dans le concret, est ignoble et horrible. Obama les lui mène les mots d’une douceur à faire dormir debout, à la bouche.

Aujourd’hui, c’est la Syrie qui est prise. Elle est étranglée par la meute. Elle est bombardée sous le fallacieux prétexte que son dirigeant, Hassan Bahar ‘massacre des populations civiles’ qui manifestent pacifiquement. Curieuse présentation des faits qui pourtant montrent des rebelles lourdement armés qui s’emparent des villes et confisquent des ressources. Face à ces faits, le prix Nobel de la paix des ‘guerres humanitaires’ et ses amis demandent au pouvoir syrien comme hier au libyen et Ivoirien de ne pas réagir, de laisser les rebelles avancer jusqu’à prendre la capitale du pays et mettre à la place du khalife, un nouveau khalife plus docile. On demande au pouvoir de ne pas riposter et d’assister les bras croisés au déchirement de son territoire. On lui intime l’ordre de cessez-le-feu et de laisser le passage aux rebelles. On voit des scènes de guerre et on demande à une seule partie de désarmer.

Visiblement, ces  insurgés  ont d’importantes missions à accomplir. C’est pour cela que leur protection est si prompte. Ils font des gouvernants plus dociles qui offrent et offriront du pétrole, gaz et du cacao quasi-gratuitement.

Et comme c’est toujours le cas, le modus operandi n’a guère varié. On couvre les crimes des amis, on révèle voire fabrique ceux de l’ennemi à abattre. On passe par les instruments de l’éternelle boîte à outils occidentale : l’ONU et le fameux Conseil de sécurité dominé par les cousins occidentaux, si ce n’est pas elle, on sollicite l’OTAN, on parle de coalitions par-ci et d’alliance par là. Si ces instruments de légitimation de l’agression ne suffisent pas, on fait appel à des ensembles régionaux tels l’Union Européenne, l’Union Africaine, la Ligue Arabe et quoi encore ? Les médias, eux, n’ont jamais accompli leur meilleur rôle qu’en ces moments de guerre. Pendant que les « frappes chirurgicales » terrorisent les populations sur le terrain des opérations, ils font de la césarienne à l’information dans les salles de rédaction, propagent les pires mensonges, suppriment des images et convoquent sans discontinuité des experts autoproclamés, nourris à la mamelle du complexe militaro-industriel et de milieu du business de la guerre pour asséner leur évangile à tous ceux qui veulent les écouter.

Le prix Nobel de la paix est donc un seigneur de guerre au même titre que son prédécesseur. La seule divergence entre eux est que le premier joue plus finement. Il avait eu la même attitude sur la Côte d’Ivoire jusqu’au jour où Sarkozy, toujours plus zélé et souvent plus royaliste plus que le roi a gaffé avec l’ultimatum lancé contre Gbagbo depuis Bruxelles. Ce qui a eu le  malheureux  mérite de réveiller beaucoup d’africains qui dormaient encore. Sarkozy aurait eu l’intelligence d’inverser les rôles et laisser aux avant-postes l’Oncle Barry qu’une  ‘opération humanitaire’ serait déjà réalisée dans ce pays qui au demeurant, sera le prochain sur la liste après la Libye. Il suffit d’écouter l’ex-délinquant français Alain Juppé qui utilise la même rhétorique que sur la Libye en appelant l’ONU, toujours elle, à « jouer son rôle plus efficacement», rappelant que son mandat «permet d’utiliser la force» contre les crimes contre l’humanité commis par Laurent Gbagbo. Là encore, on ferme les yeux sur les exactions des rebelles et du ‘commando invisible’ et tous les bouviers du frci, des dozo du couple Ouattara-Soro.

Alors, une prochaine résolution issue de la case du sorcier nommée Conseil de sécurité de l’ONU contre la Côte d’Ivoire avec la même meute, et Obama en cool attitude, sourire aux lèvres fera cette nouvelle guerre humanitaire à laquelle le destin l’a obligé.

L’interpellation est grande. La disparition de la bipolarisation entrainant ainsi une forte mono-polarisation est un mal nécessaire pour les opprimés. Comment comprendre l’administration Obama d’accorder 25 millions de dollars d’aide à la rébellion syrienne. Une assistance «non létale» qui devrait permettre à l’insurrection de se doter d’équipements de communication. Une telle aide intervient par manque de consensus au conseil de Sécurité ou faire recours à l’Otan pour installer les rebelles au pouvoir. Tout cet échec est dû à la diplomatie Sino-russe qui voit en la propagande du bloc Otan une nouvelle domination du monde. C’est pour cette raison que le Russie et la Chine ont exprimé une fin de non coopération vu ce qu’ils ont apporté à la Cote d’Ivoire et la Libye qui sont devenues des tyrannies entretenues par Obama et qui tuent, emprisonnent, font des génocides sous les regards silencieux des protecteurs des civiles. Le contre poids Sino-russe, devrait et doit demeurer comme tel, on assistera désormais à la  reformation des blocs de l’Est et de l’Ouest pour réduire l’hégémonie du Prix Nobel de la Guerre.

Alain BENIE BI et Al.

Begal.politicienne.com



Plus d’histoires deLibye

About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,