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20 octobre 2020

Le wahhabisme cheval de Troie des W.A.S.P. dans leur conquête du monde arabe


Le wahhabisme cheval de Troie des W.A.S.P. dans leur conquête du monde arabe

Le drame que vivent actuellement les peuples tunisien, syrien, libyen, yéménite, égyptien, n’est pas inhérent à ces peuples, il concerne les peuples du monde entier.

Benammar Salem
Dimanche 14 Octobre 2012

 

Le wahhabisme cheval de Troie des W.A.S.P. dans leur conquête du monde arabe
Ils sont victimes d’enjeux géostratégiques, géo-impérialistes et géo-économiques qui les dépassent et dont ils ne sont qu’une quantité négligeable. Aucun peuple au monde n’est à l’abri de ce type de drame et n’est en droit par conséquent de dire que cela n’arrive qu’aux autres. Quels autres justement alors que l’autre c’est aussi soi. Quand la terreur islamiste a déferlé sur l’Algérie avec la complicité active de la Maison Blanche, personne ne s’est soucié du sort du peuple algérien. Plus de 300.000 et des centaines de milliers de blessés ainsi que le traumatisme de tout un peuple dans l’indifférence criminelle de la communauté internationale. F. Mitterrand s’indignait face à la rupture brutale du soi-disant processus démocratique en Algérie qui n’était rien d’autre que son processus de wahhabisation que les patriotes algériens avaient su enrayer au prix de nouvelles années de braise et d’éviter à leurs voisins de subir l’onde de choc wahhabites .

Curieusement, malgré les appels de mises en garde réitérés des algériens meurtris par la terreur wahhabite, on a fait comme si la tragédie algérienne n’avait jamais existé et qu’elle relève d’un pur fantasme effaçant d’un seul trait de plume une des plus grandes tragédies de notre temps. Si l’Algérie n’avait pas résisté farouchement au wahhabisme, il y a tout lieu de penser qu’il y a longtemps qu’un pays comme la Tunisie serait tombé sous son joug colonial. L’Algérie à défaut d’avoir éradiqué la bête immonde wahhabite fécondée par les anglo-saxons a su retarder l’échéance de son implantation programmée en Tunisie comme ailleurs. Il n’en reste pas moins que ni les tunisiens ni aucun autre peuple n’a daigné de tendre la moindre oreille attentive aux suppliques de leurs amis algériens sur le péril wahhabite. Ainsi, l’indifférence et la politique de l’autruche restent les meilleurs alliés de la wahhabisation du monde arabophone.

Il est plus que temps de tirer enfin la leçon des 20 ans d’une guerre qui ne dit pas son nom mais qui n’est pas une guerre civile, elle est une guerre anti-coloniale. Celle-là même qui menace dangereusement les pays du Printemps arabe comme les qualifient les stratèges de la Maison Blanche, passés maîtres dans l’art de flatter l’ego des musulmans, leur laissant croire qu’ils sont enfin passés de peuples dominions au statut des peuples majeurs. Forts de leur connaissance des structures mentales et culturelles de ces peuples, ils savent mieux que quiconque que le meilleur moyen d’endormir leur vigilance et de gagner leur sympathie est de les habiller d’habits de lumière. Au lieu d’une attaque frontale et un passage en force comme ils ont voulu le faire en Algérie, ils ont retenu les leçons de leurs échecs passés. Autrement dit, au lieu de réveiller l’hostilité de ces peuples vis-à-vis de leur pion wahhabite, ils se sont placés en meilleurs amis et alliés de ces peuples afin de pouvoir fixer leurs jalons islamistes sans que l’on y prenne garde. N’hésitant pas à jouer à la mère-poule de ceux qui sont supposés être ses pires ennemis, comme si les anglo-saxons étaient étrangers à l’émergence du wahhabisme depuis 1744. Les mouvements djihadistes ne sont en réalité que les ennemis de façade des grandes puissances qui savent que le wahhabisme et son corollaire l’obscurantisme est le meilleur atout politique pour maintenir les peuples arabophones en marge du concert des nations.

Seul l’abrutissement religieux de ces peuples est garant de leur propre pérennité énergétique et prospérité économique et financière. Le drame de ces peuples n’est pas seulement la résultante de leur propre histoire arabo-musulmane négatrice des libertés et qui n’est en aucun cas une fatalité contrairement aux idées reçues, il est également mais surtout l’expression d’une nouvelle politique impérialiste dont la finalité première est de dépouiller ces peuples de leurs richesses minérales, gazières et pétrolières.

Avec les anglo-saxons, les W.A.S.P., il ne peut et ne doit y avoir un partenariat gagnant-gagnant. Interdire par tout moyen, tel qu’on le voit en Syrie actuellement, l’accès de ces peuples à l’âge adulte, celui qui fait d’eux des peuples maîtres de leur destin politique et humain avec des dirigeants responsables et patriotes, soucieux des intérêts de leur nation que de ceux de leurs commanditaires. La stratégie des W.A.S.P. n’est pas diviser pour mieux coloniser, stériliser la pensée de ces peuples comme les nazis stérilisaient les handicapés en tirant profit de la religion dans son interprétation la plus obscurantiste et violente. Wahhabiser pour mieux surexploiter ces peuples, tel est le sens caché de la Realpolitik américaine pour les pays du Croissant arabophone.

Benammar Salem

http://algerienetwork.com/algerie/le-wahhabisme-cheval-de-troie-des-w-a-s-p-dans-leur-conquete-du-monde-arabe/#comment-114

 

Le wahhabisme cheval de Troie des W.A.S.P. dans leur conquête du monde arabe

Ne pas confondre école juridique (comme malékisme) et doctrine idéologique (comme salafisme ou wahabisme)

Ils ne font pas de différence entre une secte , et une confrérie. le chafiisme, le malékisme ,le hanafisme, le hanbalisme, sont des madahib (quatre écoles juridiques) tandis que le wahabisme et le salafisme sont des mouvements ou doctrines idéologiques (à ne pas confondre avec les écoles).

Les écoles juridiques : (Madahib)

Le sunisme est constitué en écoles (madhahib), dont les plus importantes sont au nombre de quatre.

Ces écoles avaient certes les mêmes sources jurisprudentielles mais leur raisonnement se différenciait considérablement.

Elles s’imposèrent sous l’ère des premiers Abbassides et ont des influences sur le comportement des musulmans jusqu’à nos jours.

Le hanafisme :

L’école hanafite, considérée comme la plus libérale a été créée par Abou Hanifa, un juriste iranien de Koufa, en Irak qui est mort en 767 faisant de l’estimation personnelle (ra’y) une des sources du droit musulman.

Aux côtés du Coran et de la Sunna, cette école, ayant la préférence des musulmans non arabes, a privilégié l’opinion personnelle (Istihsan). Le raisonnement (al-ra’y), l’opinion rationnelle personnelle et le critère de la préférence (istihsân) permettent de trouver des solutions juridiques applicables aux musulmans. Le hanafisme est considéré comme l’école progressiste par excellence. L’école hanéfite est aujourd’hui appliquée en Turquie, en Syrie, en Jordanie, en Asie centrale, en Afghanistan, en Inde et en partie en Egypte et dans les pays musulmans d’Asie issus de l’ex-URSS (Azerbaïdjan, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan, et par une minorité dans quelques pays d’Afrique du Nord (Algérie et en Tunisie), introduite par les Ottomans).

Le malékisme :

Cette école a été créée par Malik Ibn Anas, mort à Médine en 795, imam dans la ville sainte du Prophète. (Arabe mort en Arabie en195). Il admet comme source de droit, outre le Coran et la Sunna, la coutume, le ‘Urf de Médine. Cette école s’appuie sur les traditions orales (la Sunna). Son originalité est de faire intervenir la notion d’intérêt public, (maslaha) tout en réduisant la notion de raisonnement, qu’elle considère comme laissant une trop grande marge pour l’interprétation personnelle. Elle introduit le principe de l’utilité générale (maslaha), qui favorise, de son point de vue, la notion de recherche du bien commun. Malik Ibn Anas a laissé un ouvrage, le Chemin aplani, dans lequel il cite des traditions prophétiques. (Hadiths)

Elle est dominante en Afrique du Nord et Afrique noire. Cette école est suivie aujourd’hui notamment en Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Mauritanie, Gambie, Mali, Niger, Soudan, Sénégal.

Le châféisme :

Ecole créée par l’imam Mohamed Ib Idris Al-Châfi’i, juriste, né en Palestine et mort en 820 en Egypte, élève de Malik Ibn Anas. Il est l’auteur d’un ouvrage intitulé « Minhadj at-talibin » (Le guide des zélés croyants ». L’école chaféite, dite modérée tente de concilier les préceptes des deux écoles précédentes, accorde une large place au raisonnement juridique. Elle pose les sources du droit (ouçoul) dans l’œuvre principale (la Risâla) et tente de les hiérarchiser. Le raisonnement par analogie est alors admis, lorsque les trois premières sources, Coran, Sunna et ijmâ’ (consensus) sont inopérantes. Alors, interviennent l’effort de réflexion personnelle (ijtihad) et l’opinion personnelle (ra’y). Après avoir été l’école officielle des Abbassides (750-1258), elle est suivie aujourd’hui en Indonésie, Malaisie, Maldives, Somalie, Comores, Liban, Palestine et en partie en Syrie et Égypte.

Le hanbalisme :

Ecole créée par Ibn Hanbal, un arabe de Bassorah d’Irak, disciple de l’imam Mohamed Ibn Idris, mort en 855. C’est l’école traditionnelle dite « rigoriste » qui rejette violemment toute forme d’innovation (bid’a). Il considère que seuls les textes du Coran, de la Sunna et l’ijmâ des seuls compagnons du Prophète sont les seuls et uniques critères de la loi musulmane. Cette école juridique fut connue grâce à Ibn Taymiya (1263-1328) qui est l’autorité religieuse de référence des islamistes radicaux.

Le wahhabisme, né au XVIII° siècle et fondé par Muhammad ibn Abd al-Wah-hâb, dérive directement de cette école en beaucoup plus radical. il refuse : le chiisme, le mysticisme, la théologie dogmatique, la philosophie, le culte des saints, la musique, le théâtre, la poésie. Le wahhabisme est aujourd’hui le rite officiel de l’Arabie saoudite et est également observé au Qatar.

http://iflisen2008.over-blog.com/article-ne-pas-confondre-ecole-juridique-comme-malekisme-et-doctrine-ideologique-comme-salafisme-ou-wahabisme-56571579.html

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,