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31 octobre 2020

CÔTE D’IVOIRE. Laurent Gbagbo vs CPI: que fait-il encore à La Haye sans preuve contre lui ?


CÔTE D’IVOIRE. Laurent Gbagbo vs CPI: que fait-il encore à La Haye sans preuve contre lui ?

Publié le 4 juin 2013

Allain Jules

 

Le 30 novembre 2011, furieux et choqué par le transfèrement du président Laurent Gbagbo à La Haye, nous avions publié l’article en dessous intitulé « Côte d’Ivoire – Alassane Ouatarra, chantre de la paix ou destructeur ? », pour fustiger ce comportement irrégulier de l’actuel président ivoirien Alassane Dramane Ouatarra. Les faits nous donnent aujourd’hui raison car, la CPI n’a pas le début du commencement d’une preuve contre l’ex président ivoirien. Alors, comment, alors qu’il y a un principe de droit universel « pas de preuve dont l’accusé est innocent », est-il encore embastillé ? La CPI est-elle une institution qui dit le droit et le viole ? Si le principal suspect est ainsi disculpé, qu’en est-il alors de tous les « lampistes » emprisonnés à tort en Côte d’Ivoire ? 

Laurent Gbagbo

Laurent Gbagbo

KORHOGO, Côte d’Ivoire – Même dans mes rêves les plus fous, je ne pensais pas un seul instant que le président ivoirien allait atteindre ce genre d’extrémité. C’est avec consternation que j’ai appris que l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, 66 ans, a quitté hier soir, mardi, sa Côte d’Ivoire natale pour être livré aux chiens de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Ceci dénote de l’inconsistance du président ivoirien Alassane Dramane Ouatarra qui n’a de démocrate que le nom et dont le discours ambivalent sur la paix est patent.

Comment finalement croire en la paix qu’il ne cesse de prôner…verbalement ? Comment accepter qu’il livre un homme, son compatriote, à la CPI si ce n’est qu’il a peur de lui ?  Huit mois après les évènements qui avaient plongé la Côte d’Ivoire dans une crise meurtrière -cette dernière qu’il faut amputer aux deux camps-, un seul homme peut-il payer à lui tout seul cette dépression ?

M. Laurent Koudou Gbagbo, est donc poursuivi pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre…sans aucune preuve. Je suis consterné. Mais que fait-on alors des évènements de Doukoué ? Où sont les coupables ? Contrairement à toutes les critiques que j’avais formulé à l’encontre de cet homme, lui attribuer tous ces méfaits, c’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité. Comment alors espérer qu’une paix durable s’installe dans ce pays lorsqu’on sait ce dont la CPI, ce tribunal institué contre les Africains, est capable de faire ?

Peut-on amputer à ce seul homme, les 3.000 morts de la crise post-électorale ? Pire, cette pantalonnade intervient comme par hasard à une dizaine de jours des élections législatives du 11 décembre en Côte d’Ivoire. Mais, de quelle réconciliation parle-t-on ? Entre les « qui » ? Par cet acte, Alassane Ouatarra se disqualifie. Ce n’est ni un homme de paix ni un grand homme. On ne peut embastiller son principal adversaire et l’une des seules voix qui peut imposer la paix.

L’Afrique est encore une fois humiliée par l’un de ses fils. Ce dernier, Alassane Dramane Ouatarra, entrera dans l’histoire par les égouts. Pitoyable !

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,