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23 octobre 2020

OBAMAGATE. Cybersurveillance : les géants du Net contre-attaquent


OBAMAGATE. Cybersurveillance : les géants du Net contre-attaquent

 

Publié le 12 juin 2013

Allain Jules

 

InternetLes géants de l’Internet montent au créneau. Les grands noms de la high-tech impliqués dans le scandale Prism ,des programmes secrets américains de surveillance électronique regimbent, et demandent aux autorités américaines de leur donner les moyens d’être plus transparents auprès de leurs clients et utilisateurs. Google a été le premier à entamer une action officielle, rendant publique une lettre dans laquelle il demande au ministère de la Justice le droit de révéler, dans son rapport semestriel sur la confidentialité des données, le nombre et le champ des requêtes qu’il reçoit de toutes les agences gouvernementales.

 

Depuis 2010, Google se livre à cet exercice, mais sans inclure les demandes liées au FISA, le Foreign Intelligence Surveillance Act, base juridique du programme PRISM via lequel la National Security Agency (NSA) demande à neuf sociétés, parmi les plus utilisées du Net, des données comme les photos, les vidéos ou encore les e-mails des utilisateurs. Google estime qu’un relevé exact des informations fournies à la NSA permettrait de rétablir la confiance : « Les chiffres établiraient clairement que notre réponse à ces requêtes est bien loin d’avoir les proportions qui ont été décrites » dans les médias, souligne la lettre de la firme.

 

Tous au créneau

 

Facebook lui a emboîté le pas, suggérant de publier un rapport sur le modèle de celui de Google, une initiative à laquelle il était jusqu’ici réticent. Yahoo! s’est pour l’instant contenté d’indiquer qu’il reconnaît « l’importance de la vie privée et de la sécurité ». « Nous croyons aussi que la transparence aidera à conforter la confiance du grand public », a ajouté le groupe. Quant à Microsoft, il s’est de son côté limité à déclarer que plus de transparence « aiderait la communauté à comprendre et débattre de ces sujets importants ». Dans le monde de la high-tech, ce sont clairement Google, Facebook et Yahoo! qui ont le plus à perdre si leurs utilisateurs se détournent d’eux par crainte de la surveillance. Ils ont fondé leur modèle de croissance sur une connaissance toujours plus fine de leurs habitudes et de leurs profils, ce qui leur permet d’augmenter les tarifs facturés aux annonceurs. C’est pourquoi ils s’inquiètent aussi des répercussions du dossier hors des Etats-Unis etn en particulier, en Europe. La commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, a écrit à Washington pour obtenir des éclaircissements – elle rencontrera le ministre américain de la Justice Eric Holder à Dublin demain. Apple et Microsoft, impliqués également, ont sans doute moins à perdre. En termes d’image, le scandale profite pour l’instant à Twitter, qui ne figure pas dans la liste des sociétés visées par la NSA. L’Electronic Frontier Foundation classe la société comme celle qui protège le mieux les données de ses clients.

Source: Les Echos

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,