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28 novembre 2020

Egypte : Sissi l’empereur donne des leçons de démocratie directe


 

La Voix de l’Egypte: Sissi l’Empereur donne au monde des leçons de démocratie directe

 

Par Les Pacifistes de Tunis

Depuis le 30 juin dernier et jusqu’aux prochaines élections, l’Egypte fait l’expérience de la démocratie directe. 33 millions de gens étaient alors descendus dans la rue pour exiger la démission du parti istislamiste (*) qui avait gagné les élections précédentes avec 51% des voix.

En faisant cela, le peuple égyptien a prouvé que seule la démocratie directe fonctionne d’autant plus qu’il ne faisait plus qu’un avec l’armée, exactement comme dans les systèmes de gouvernement audacieux qui ont expérimenté ce type de démocratie, la Jamihiria libyenne voisine pour commencer.

Demain vendredi 25 juillet, le peuple devrait rejouer la même scène, cette fois-ci à la demande expresse et télévisée du chef de l’armée, Sissi l’Empereur, qui lui a demandé par la même occasion de lui donner procuration pour en finir avec le terrorisme. Les dirigeants des Etats impérialistes sont abasourdis par l’audace des Egyptiens et bien sûr le « mauvais exemple » qu’ils donnent aux autres peuples opprimés et anesthésiés par leurs médias et leurs courroies de transmissions locales, à commencer par la Tunisie.

Comme nous l’avons souvent signalé, le côté positif «««printemps arabe»»» est qu’il a permis d’être le Grand Révélateur (de toutes les trahisons : des élites intellectuelles aux pacifistes, écologistes et autres gauchistes). Par exemple, on peut même remarquer que l’intelligent journaliste Robert Fisk (The Independent) est en train de perdre la tête avec les derniers mouvements de masses jamahiriens en Egypte. Dans un article récent, alors que son public s’attendait à ce qu’il soutienne clairement le plus faible contre le plus fort (le peuple égyptien et le peuple syrien contre l’impérialisme hystérique), il reprochait simplement au criminel « noir » de la Maison Noire de ne pas avoir condamné clairement ce qu’il a qualifié de « coup d’Etat » en Egypte.

En Tunisie, un mouvement comme Tamarrod (Rebellion) semble très inspiré par le scénario inattendu égyptien. Les autorités craignent le pire.

Dans l’audace, non seulement politique, les militaires égyptiens sont allés très loin récemment, allant jusqu’à envoyer leurs avions de chasse de type russe survoler la flotte étatsunienne menaçante dans la région.

Sur la chaîne Masr Al-Yawm avant-hier, l’homme politique Tawfiq Ukash a même averti les Libyens que s’ils ne s’alignaient pas sur des positions nationales-arabes, l’armée égyptienne pourrait bien intervenir dans l’est de leur pays.

(*) en arabe : capitulationniste, liquidationniste prétendant défendre les valeurs de l’islam

 

 

Rappelons que ce n’est ni la suite, ni la fin mais un « éternel recommencement ».

Comme la révolte initiale des Tunisiens, ce qui s’est passé en Egypte, avec 33 millions de gens dans la rue (*) pour exiger la démocratie en dépit de la « démocratie » (des dernières urnes), est un fait unique dans l’histoire de l’humanité. Dans ce sens, on peut saluer les Egyptiens et leur souhaiter de faire accoucher enfin leur révolution qui n’a pas encore vu le jour.

Dans les médias arabes, on entend beaucoup, depuis quelque temps, le mot « jamahir » (foules, masses populaires), voire « jamahiriya » (dans le sens des attributs propres aux  masses en mouvement), sans même que les individus qui les emploient aient conscience de ses implications.

C’est dire combien la Jamahiriya, le système de gouvernement qu’avait imaginé Mouammar Gaddafi, avait un sens profond et, à l’ère du plus grand totalitarisme, pourquoi ne pas dire un gros mot : « eschatologique ». Le Guide de la Révolution (1969) avait eu non seulement l’audace de concevoir un tel système original (Le Livre Vert), le mettre en place pratiquement et à grande échelle, dans l’espace (celui du grand territoire immédiatement voisin aux deux pays cités avant) et dans le temps (depuis 1977).

A la lumière des jamahir égyptiennes et tunisiennes capables, par leur spontanéité révolutionnaire, d’ébranler le Système impérialiste, les plus éclairés comprendront pourquoi ce dernier s’est acharné sur la personne et l’œuvre de Gaddafi. Une coalition de plus de 40 Etats prédateurs  n’a pu en venir à bout que grâce aux bombardements, durant plus de 7 mois, de milliers de chaînes de télévision de l’Empire couplés à ceux de l’OTAN. Cela suffit à qualifier l’ancrage et la conviction de la résistance populaire dans la Grande Jamahiriya Libyenne.

(*) chiffres de la chaîne étatsunienne CNN que l’on ne peut soupçonner d’être très révolutionnaire…

Les Pacifistes de Tunis

Méga site interactif et convivial en couleurs : http://bit.ly/yd15JY

خبر عاجل:  تونسيون محبو السلام و الاسلام  يذهبون الى سوريا للجهاد  الى جانب الجيش العربى السوري…

Des Tunisiens se rendent en Syrie pour accomplir le Jihad en soutien à l’armée arabe syrienne

 « Enfin, en d’autres continents et d’autres civilisations, non-occidentales, d’autres révolutions, en Asie et en Afrique, … peuvent aider l’Occident à prendre conscience de ce qu’est une véritable révolution changeant à la fois les institutions et les hommes. Une révolution est d’abord, pour une société, ce qu’une conversion est pour l’individu: changer le but et le sens de la vie. »

Roger Garaudy, Comment l’homme devint humain, Ed J.A, p. 327-332

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,