Aller à…
RSS Feed

24 octobre 2020

Ils la voulaient en Iran, mais elle a éclaté en Tunisie


Catégorie | Les révolutions du magrebNew

Ils la voulaient en Iran, mais elle a éclaté en Tunisie

Posté dans 06 octobre 2013 par Ali Dani

dans le journal du Fokrane

L’occident n’a cessé, depuis l’élection du président Ahmadinejad, en Iran, de fomenter des troubles, d’envoyer des espions, d’inventer des faits et de commettre des attentats terroristes, pour entraîner la chute du régime islamique et populaire en Iran. Ils ont parlé de menace terroriste lorsque le peuple de Palestine avait voté en masse pour obtenir un gouvernement du Hamas. Au Liban ils ont tout fait pour briser la résistance du Hezbollah, jusqu’à vouloir l’accuser du meurtre de Rafic Hariri (père de l’actuel 1er ministre Saad Hariri), afin  de faire s’affronter les communautés chiites et sunnites du pays dans une guerre civile et religieuse.

A chaque fois ils ont mobilisé leurs médias, leurs intellectuels, leurs écrivains et les voix de leurs maîtres, pour faire croire que le peuple iranien, mécontent, serait en révolte et prêt à s’emparer du pouvoir. Mais ce fut la révolte, dans un des pays arabo-musulmans du Maghreb, protégé et soutenu par les Etats occidentaux. Tellement soutenu et protégé qu’il est devenu un des pays les plus corrompus et les plus liberticides dans le monde. La Tunisie, le rêve méditerranéen des intellectuels et hommes politiques occidentaux, est un enfer pour le peuple tunisien. Un enfer où croupissent dans ses prisons jeunes et moins jeunes.

La Tunisie n’était plus le pays de ses fils, mais celui des touristes occidentaux (un million de touristes français annuellement). Un régime qui a interdit jusqu’à la communication et la recherche sur internet mais qui a ouvert ses portes à la voix sioniste, en faisant des conférences sur « l’holocauste juif » avec l’aide de l’UNESCO. C’est ce régime pro-occidental est en train de crouler, aux portes sud de la Méditerranée.

Ils la voulaient en Iran, mais elle a éclaté en Tunisie, le premier ministre tunisien prend le pouvoir, geste anticonstitutionnel, selon les juristes tunisiens et même internationaux. Les Etats occidentaux préfèrent la violation de la constitution plutôt que la poursuite de la révolte populaire qui va à l’encontre de leurs intérêts. Cela est à peine étonnant, quand on voit comment ils ont négativement jugé le geste soit disant anticonstitutionnel de la démission des ministres libanais de l’opposition, qui voulait protester contre la soumission du premier ministre Saad Hariri aux intérêts Américains et Européens. Contre la constitution ici, pour la violation de la constitution là-bas. On n’est pas à une contradiction près.

En attendant Al-Mahdi, soyons sûr que la fin de ces régimes collabos est proche

PS: cet article est un rappel pour tous, de la révolution Tunisienne, qui a éclaté le 17 Décembre 2010 ,avec Mohamed Bouazizi qui s’immole par le feu à Sidi Bouzid.

Plus d’histoires deLibye

About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,