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23 octobre 2020

Contribution au débat au sein du MEI sur la question juive, le problème palestinien et l’Etat d’Israël. (Jean Brière)


Contribution au débat au sein du MEI sur la question juive, le problème palestinien et l’Etat d’Israël.

(Jean Brière)

D’un point de vue écologique la situation de l’Humanité est dans une situation catastrophique : écosystèmes et de leurs biodiversités irréversiblement ravagés, ressources (eau, terres arables, forêts, halieutiques, énergétiques …….) en régression, misères, injustices et exploitations de toutes sortes, pollutions (des sols, des eaux, des chaînes alimentaires, ….), surpopulation, effet de Serre, désertification, ………… la liste est longue des causes potentielles de conflits qui ne manqueront pas de se déclencher.
Cette situation est le résultat du comportement irresponsable de l’espèce humaine, plus exactement de sa composante occidentale car les peuples premiers n’ont eu qu’un impact faible sur notre planète. C’est la civilisation industrielle, donc l’Occident, qui est responsable de l’état dans lequel se trouve la Terre aujourd’hui alors que les pays émergeants (surtout Chine et Inde) lui emboitent le pas.

Si le MEI veut contribuer à éviter un sort funeste à l’Humanité il se doit, en son sein et avant même de proposer des solutions, être capable d’identifier les causes qui ont amené cette Humanité à la situation qui est la sienne aujourd’hui. Pour cela nous devons nous mettre d’accord sur un certain nombre de concepts puis sur un certain nombre d’analyses.

Je prétends que le problème du Moyen Orient, à savoir le problème Palestine- Etat d’Israël, car il cristallise le rapport de l’Occident au monde, est un des problèmes majeurs qui se posent et le MEI se doit absolument d’avoir une position claire sur le sujet. Il est d’ailleurs étonnant que lorsque l’Etat d’Israël bafoue les lois internationales la position du MEI, quand il en a une, est bien plus mesurée que les condamnations de la communauté internationale ou celle des médias. D’où cette contribution.

1. Introduction : le terrorisme de la pensée.

« Où l’on montre que dans un Etat libre il est loisible à chacun de penser ce qu’il veut et de dire ce qu’il pense »
«.. Il ne peut se faire que l’âme d’un homme appartienne entièrement à un autre, personne ne peut transférer à un autre, ni contraint d’abandonner son droit naturel ou sa faculté de faire de sa raison un libre usage et de juger de toute chose ».
(Citations de Baruch Spinoza dans « Traité théologico-politique » édition Flammarion chapitre XX page 327 – ouvrage est très bon marché qui est un monument de rationalité et dans le contexte de son époque un extraordinaire défi à tous les tartuffes de tous les types de pouvoir. Son courage doit nous inspirer).

2. La question juive et le problème palestinien

La question juive ne date pas d’aujourd’hui. Ceux qui sont curieux pourront lire « Juden Frage » de Karl Marx et voir comment le père du socialisme, fils de rabbin, juge le « juif ». Avec la création de l’Etat d’Israël, la question juive a pris un tournant politique majeur. Peut-on de nos jours aborder cette question sans être immédiatement taxé de raciste ou d’antisémite ?

En effet l’Occident judéo-chrétien vit sous le règne d’un terrorisme de la pensée beaucoup plus insidieux et efficace que le terrorisme idéologique ouvert du Parti Communiste Chinois.
Pour être clair prenons un exemple tiré d’un article du journal Libération du mercredi 20 juillet page 27 et signé B. I. Je résume, en haut de page écrit en petites lettres « Tapage » puis « Après une bourde sur la question juive, le cinéaste de Wall Street tache d’arranger le coup ». En dessous et en gros caractères « OLIVER STONE ANTISEMITE ALLER-RETOUR » suit le début de l’article avec la citation du communiqué où Olivier Stone se confond en excuses.
Autre paragraphe PERLES. Deux jours plutôt dans The Sunday Times du 25 juillet, le réalisateur s’était couvert de ridicule et de honte en estimant « les juifs contrôlent les médias » et en ajoutant « Hitler a fait bien plus de mal au peuple russe qu’au peuple juif entre 25 et 30 millions de morts ????????? » et en concluant « Il y a un lobby majeur. C’est le lobby le plus puissant à Washington. Israël a fichu en l’air la politique étrangère des Etats-Unis depuis des années ».
Réponse du centre Simon Wiesenthal de Los Angeles : « Oliver Stone est un perroquet de plus dans le chœur antisémite ». Américan Jewish Committee : « en invoquant ce grotesque et nuisible stéréotype, Oliver Stone, s’est lui-même dénoncé comme antisémite ».

Cette réaction des idéologues de la colonisation de peuplement de la Palestine est dans l’ordre des choses mais plus étonnant c’est que Libération ait jugé politiquement important de confier à son plumitif de service un tel article, alors que la mort de 40 Afghans participant à une noce par un drone commandé depuis les Etats Unis ne mérite dans le même journal que trois lignes.

Le problème est que les juifs en général n’ont rien à faire dans cette histoire. Pour comprendre la politique menée par les Etats Unis il faut avoir en mémoire la liste d’américano-israéliens présents dans les sphères dirigeantes du pouvoir. Cette liste est édifiante mais, recenser ces dirigeants est criminel selon la loi alors, et c’est d’autant plus idiot, que les personnalités en question se revendiquent publiquement pour juive pro-israéliennes.
Que les instances pénales françaises jugent que cette donnée de fait doit rester cachée, sous peine de poursuite, pose question. Qu’on le veuille ou non, on alimente ainsi la suspicion de complot inlassablement dénoncé à travers la scie inusable du protocole des Sages de Sion, argument clé de toute la gauche trotskiste et de la Gauche tout court pour clore toute discussion.

On voit bien le processus d’intimidation à partir d’un simple fait divers US, on dénonce et cloue au pilori une déclaration opposée à l’Etat d’Israël même venant d’un non politique. Braves gens tenez vous à carreau, voila ce qui vous attend si vous faites la remarque que les pouvoirs démocrates ou républicains soutiennent inconditionnellement Israël.

D’une manière générale, toute critique de la colonisation de peuplement de la Palestine par les juifs pro-israéliens est assimilée à de l’antisémitisme, selon le syllogisme mettre en cause l’Etat qui se dit juif c’est attaquer tous ceux qui se reconnaissent dans l’Ancien Testament. Illustrons ceci par une déclaration d’Alain Finkielkraut, témoin à charge au procès intenté à Daniel Mermet, Producteur de France Inter, par avocats sans frontières, l’Union des Etudiants juifs de France (UEJF) et la Licra :
« 95 % des juifs de France sont sionistes, dans le sens où ils se sentent solidaires du destin de l’Etat d’Israël. Mettre au ban de l’humanité cet Etat, en tant que fasciste ou nazi, c’est exclure, sous le masque de l’antiracisme, tous ceux qui, en tant que juifs le soutiennent ».
Je ne m’étendrai pas sur la soit disant communauté de destin, mais un tel argument en dehors du fait qu’effectivement la majorité des juifs de France sont embrigadés et sous le contrôle des organisations pro-israélienne censées représenter la communauté juive française, impose de s’interroger sur la question de fond : Israël est –il bien un état colonial de peuplement ? Que ceux qui répondent par la négative veuillent bien avancer des arguments mais si la réponse est oui, je ne vois pas par quel biais je ne pourrais pas condamner cet Etat. Quant à ceux qui en France soutiennent Israël il faut constater qu’en toute impunité ils n’hésitent pas à prendre en otage la politique française grâce au recours à la répression pénale contre tous ceux qui ne sont pas de leur avis.
On peut en outre se poser la question suivante pourquoi un esclavagiste ou un colonialiste ne serait pas condamnable parce qu’il serait juif ?
De plus accepter cette assimilation antisionisme égal antisémitisme amènerait à considérer la majorité des Français qui, de par leur religion ou leur origine arabe en fait nécessairement des antisionistes, devraient théoriquement être traduits devant les tribunaux. Travaillant avec des citoyens français d’origine maghrébine, je peux assurer que l’opinion qui domine dans ce milieu c’est une véritable rage contre Israël. La conclusion est qu’il y a là une véritable fracture qui menace l’unité de la République.

Sur le plan religieux force est de constater que l’Etat israélien est devenu la nouvelle idole terrestre que tout juif est sommé d’adorer sous peine d’être antisémite, j’en veux pour preuve les poursuites judiciaires dirigées contre Edgar Morin par les instances pro-israéliennes juives françaises. Pour les colonialistes juifs, désormais tous les pratiquants juifs, depuis la création d’Israël sont des exilés où qu’ils soient nés.

3. Le racisme.

Mais qu’elle loi utilise-t-on en France pour réaliser ce tour de passe-passe : critique d’un Etat égal racisme ? C’est la loi du premier juillet 2007 qui dit :
« Tout être humain, sans distinction de race ou de religion, possède des droits inaliénables. La tolérance et l’acceptation de l’autre sont des valeurs qui font la grandeur de l’homme, et le racisme se combat par l’application de la loi pénale ».
L’amusant dans le texte est qu’il est fait explicitement référence aux races humaines, et la notion de racisme qui est visée est celle qui a abouti à l’hitlérisme. Ce que les législateurs devraient se poser comme question, sous peine d’être racistes eux-mêmes car croyant à la validité du concept de race humaine, est qu’entendent-ils par race humaine actuellement ?

En fait, ce concept de race s’est forgé avec la découverte des Amériques, la traite des noirs et l’ère des colonisations Occidentales et a eu jusqu’à Hitler une caution pseudo scientifique.

Pour illustrer ce qu’est ce racisme historique je vous livre quelques citations extraites du chapitre : Anthologie du pays France, du livre de Michel Tarrier : « NOUS PEUPLE DERNIER »

Voltaire.
« Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leurs tête, la mesure même de leur intelligence mettent entre eux et les autres espèces d’hommes des différences prodigieuses. Et à ce qui a démontré qu’ils ne doivent point cette différence à leur climat, c’est que des nègres et des négresses transportés dans des pays froids y produisent toujours des animaux de leur espèce ». (Essai sur les mœurs)
Pour ce qui est des juifs la tonalité est tout autre : «Si Dieu avait exaucé toutes les prières de son peuple, il ne serait resté que des juifs sur terre, car ils détestaient toutes les nations, ils en étaient détestés et, en demandant sans cesse que dieu exterminât tous ceux qu’ils haïssaient, ils semblaient demander la ruine de toute la terre » ce qui est visé c’est la religion juive. (Traité de métaphysique page 197).

Emmanuel Kant.
« La nature n’a doté le nègre d’Afrique d’aucun sentiment qui ne s’élève au dessus de la niaiserie (.) Les noirs (..) sont si bavards qu’il faut les séparer et les disperser à coup de bâton ». (Essai sur les maladies de la tête, observation sur le sentiment du beau et du sublime)

Bellon de Saint Quentin (théologien-1765).
« ..A cette dernière question, je réponds que l’on peut licitement&avoir des esclaves et s’en servir : cette possession et ce service ne sont contraires à la loi naturelle, ni à la loi divine écrite, ni même à la loi de l’évangile ». (Dissertation sur la traite des noirs)

Cuvier (1769-1832).
« La race nègre est confinée au midi de l’Atlas, son teint est noir, ses cheveux crépus, son crâne comprimé et son nez écrasé : son museau saillant et ses grosses lèvres le rapprochent manifestement des singes.. » (Recherche sur les ossements fossiles)

Ernest Renan (1823-1892).
«La nature a fait une race d’ouvrier, c’est la race chinoise (.) Une race travailleur de la terre, c’est le nègre (..) une race de maîtres et de soldats c’est la race européenne ». (Discours sur la nation)

Victor Hugo.
« Au dix- neuvième siècle le blanc a fait du noir un homme, au vingtième siècle l’Europe fera de l’Afrique un monde ». (Discours sur l’Afrique)

Jules Ferry.
« …, Messieurs il faut parler plus fort et plus vrai ! Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures ». (Débats parlementaires du 28 juillet 1885)

Grand dictionnaire universel du XIX siècle, chapitre nègre :
« Lorsque les nègres sont échauffés, il se dégage de leur peau une exsudation huileuse et noirâtre qui tache le linge et répand une odeur désagréable ».

Certes le choix des citations est nécessairement arbitraire et concerne essentiellement les noirs. Cette focalisation sur le « nègre » s’explique aisément car elle a été la justification nécessaire à la traite des noirs et à la colonisation.

4. L’antisémitisme

Pour ce quoi est de la communauté juive qui jusqu’à l’apparition des Falachas, était nécessairement classée comme race blanche, l’antisémitisme n’avait en fait jusqu’au début des théories racistes de Gobineau et autres, qu’une nature religieuse, c’était le juif déicide :
Voltaire toujours dans le traité de métaphysique écrit : « Si nous lisions l’histoire des juifs écrite par un auteur d’une autre nation, nous aurions peine à croire qu’il y ait eu un peuple fugitif d’Egypte qui soit venu par ordre exprès de Dieu immoler sept ou huit petites nations, qu’il ne connaissait pas : égorger sans miséricorde les femmes , les vieillards et les enfants à la mamelle, et ne préserver que les petites filles : que ce peuple saint ait été puni de Dieu quand il avait été assez criminel pour égorger un seul homme dévoué à l’anathème . Nous ne croirions pas qu’un peuple si abominable (les juifs) eût pu exister sur terre »
Les théories à prétention scientifique de type biologique ont été un fondement de l’hitlérisme. L’Antisémitisme paranoïaque d’Hitler, s’accompagnait d’un racisme anti-noir encore plus meurtrier car il classait l’homme noir tout au bas de l’échelle humaine voire même au-delà. Il est important de noter que ce racisme biologique a pour corollaire un eugénisme négatif non seulement par sélection des spécimens les plus proches de la perfection aryenne théorique mais s’accompagne de l’élimination de ceux jugés par le pouvoir comme des dits tarés, anormaux, fous etc.
Citation de Charles Richet, prix Nobel de physiologie qui considérait que la civilisation avait perverti la sélection naturelle. Par exemple avant l’insuline les diabètes de type un mourraient avant de se reproduire, actuellement ils vivent et peuvent se reproduire et transmettre (transmission multifactorielle) une potentialité diabétique. Il écrit « Après l’élimination des races inférieures, le premier pas dans la voie de la sélection, c’est l’élimination des anormaux. On va me traiter de monstre parce que je préfère les enfants sains aux enfants tarés ».

On franchit un pas de plus puisque c’est au sein de la race des seigneurs qu’on élimine comme à Sparte les plus faibles. Reste à constater que ce que l’on pourrait considérer comme un eugénisme parental avec l’élimination des fœtus filles en Chine ou en Inde. Aux USA, il existe des cliniques qui vous promettent de sélectionner fille ou garçon et mieux encore un enfant aux yeux bleus par exemple.

Pour clore ce chapitre du racisme historique citons encore Silzberger (Dans « Le dernier des Géants ») :
Charles de Gaulle : « Qu’est-ce que les Arabes ? Les Arabes sont un peuple qui depuis les jours de Mahomet, n’ont jamais réussi à constituer un état. Avez-vous vu une digue construite par les Arabes ? Nulle part cela n’existe pas. Les arabes disent qu’ils ont inventé l’algèbre et construit d’énormes mosquées. Mais ce fut entièrement l’œuvre des esclaves chrétiens qu’ils avaient capturés. Ce ne furent pas les Arabes eux-mêmes, ils ne peuvent rien faire seuls ».

Pour un soi-disant pro arabe il est difficile de faire meilleur étalage d’un racisme préhistorique et populaire. On peut également gloser sur la notion de peuple, notamment arabe.
Ce qui a changé aujourd’hui, depuis le choc de la découverte des camps de concentrations nazis qui a fait prendre conscience que les théories racistes pouvaient aboutir à de telles abominations, ce sont les données scientifiques actuelles qui démontrent l’inanité du concept de race humaine. L’existence de camps de concentration soviétique, qui n’avaient rien à envier aux camps hitlériens, sinon qu’ils les ont précédés, montre que les théories dites socialistes peuvent conduire à des conséquences semblables.
Par facilité je me retrancherai une fois de plus derrière des citations qui sont extraites d’un article du Monde Magazine (numéro 43 supplément du 10 juillet), dont le titre est « J’ai fait décrypter mon génome »
« Nous sommes tous cousins, deux mille générations seulement nous séparent des hommes sortis d’Afrique, une seule espèce humaine, tous interféconds. Dès qu’on commence à définir une race, en cherchant des critères de classification, on n’en finit plus. Certains sont allés jusqu’à 450 ! S’il fallait pousser la classification à son terme il faudrait définir une race par individu car nous sommes tous différents. Pourtant certains sites de généalogie vous proposent déjà des tests de paternité, ou d’identification de vos origines juives en parlant d’un « haploïde Cohen ». C’est dangereux, les gènes n’ont pas de race » (Spencer Wells généticien).
Luigi Luca Cavalli-Sforza autre, généticien : « La notion de race ne sert à rien. Le racisme est la conséquence du désir de se donner beaucoup d’importance, de se définir comme supérieur aux autres. Il est surprenant que beaucoup de personnes intelligentes soient tombées dans ce piège. C’est un aveu de faiblesse, le besoin de se rassurer sur sa valeur personnelle en croyant appartenir à un groupe d’élus »

Poursuivre des gens comme Edgar Morin qui se considère comme juif en se référant à une notion de race complètement remise en cause par les données scientifiques est une double aberration.

5. Mon cas personnel

Ayant été poursuivi devant les tribunaux par la vindicte politique par des associations franco- israéliennes, je peux dire que le procès auquel j’ai eu droit a violé et bafoué la notion même de justice. On peut dire qu’il s’est agi d’un simple règlement de compte politique dans le cadre d’un tribunal nullement dédié à cet usage.
J’étais hôspitalisé, le certificat médical n’a pas été apporté par mon avocate qui avait été dissuadée de venir me défendre par son ami Jacubowicz, c’est donc en mon absence et sans avocat que le procès a eu lieu. Mes amis présents au procès ont été stupéfaits par la prestation des parties civiles : Lévy, bâtonnier de Paris, Jacubowitz , président du B’nai B’rith de France (voir note plus bas). Maître Lévy a ressorti tous les poncifs du juif Suss, nez crochu, odeur etc. Jacubowitz et Richard Zelmati ont invoqué sans rire la constitution de 1791 qui a instauré la liberté de culte dans notre pays, à croire que mon texte « Le rôle belligène du lobby sioniste », texte interne aux Verts qui ne remettait pas en cause cette liberté ou je n’exprimai d’ailleurs pas le moindre racisme anti-juif.
Ce qui est étonnant c’est que des juges puissent avaler sans broncher ce type de dénonciation raciste stéréotype complètement déconnecté du texte poursuivi. Tout cela est particulièrement ridicule, triste et révoltant. Le problème est que des citoyens français de confession juive, qui défendent à n’importe quel prix la colonisation de peuplement la Palestine et n’ayant pas la double nationalité franco israélienne utilisent une loi de 1972 réprimant un racisme biologique sans fondement scientifique pour un règlement de compte politique. Il y a là une remise en cause du fondement moral de tout fonctionnement démocratique que ce soit dans la vie civile ou au sein d’organisations politiques. Il est vrai que ma position d’alors au sein des Verts et mes prises de positions anticolonialistes, communes avec celle de Ginette Skandrani, interdisaient aux Cochet et autres de pouvoir faire carrière au sein d’une gauche que déjà ils voulaient plurielle. Cependant l’insupportable c’est la façon même dont la magistrature applique la loi quand ce n’est pas la loi elle-même qui est insupportable comme celle du stalinien Gayssot. Il s’agit là d’une violation absolue de la liberté d’expression et d’opinion en France.

6. Le sionisme et l’Etat d’Israël dans le contexte international.

On ne peut déconnecter sionisme et la création d’Israël de la volonté d’hégémonie des puissances occidentales, surtout américaine, sur le Monde et sur ses ressources. Si certains parlent d’israélisation de la politique américaine il y a en réalité, instrumentalisation de la question juive par l’impérialisme US. L’arme idéologique qui lui permet de justifier n’importe quelle action agressive au Moyen Orient est que l’occident doit assurer la sécurité d’Israël. Le droit à l’existence d’une colonisation de peuplement, qui n’existe que du fait du soutien occidental, est devenu un dogme qui relève du sacré.

On peut d’ailleurs noter dans les prémisses des affrontements futurs, notamment avec la Chine et éventuellement l’Inde, c’est que ces dernières ne sont ni musulmanes ni judéo chrétiennes et que la question juive pour ces pays n’a pas de signification. En principe la rhétorique utilisée pour justifier la présence de l’Occident au Moyen Orient n’a pas non plus de signification. L’importance du problème Palestinien est qu’il peut servir de détonateur à une troisième guerre mondiale ; comme le disait Churchill on sait comment une guerre commence, mais on ne sait pas comment elle finit.
Le rôle d’Israël dans la justification d’une agression contre l’Iran par exemple est évidemment important.

7. En conclusion.

Il n’est pas possible que le MEI ait une politique écologiste si au sein même du MEI des membres interdisent d’accéder à des sources d’informations sous prétexte qu’ils les déclarent antisémites. Il est bien évident que si on veut établir une analyse politique satisfaisante on doit analyser, bien entendu d’une manière critique, toutes les sources d’informations ; ce n’est pas parce qu’on prend connaissance d’une analyse de Meyssan que l’on va être d’accord avec Meyssan.
Force est de constater que l’accusation d’antisémitisme est devenue une arme idéologique majeure dans la justification de la politique prédatrice et agressive d’un Occident dont le mode de vie plombe la vie de la planète. La presse et les médias occidentaux ont obtenu une véritable pavlovisation des foules, l’opinion réflexe automatique à savoir anticolonialiste égal antisémitisme est pratiquement obtenue.
L’objectif principal de l’Antidefamation League américaine à savoir l’élimination des politiques non favorables à Israël a été parfaitement atteint au PS où tous les éléments critiquant Israël ont été éliminés. Le pro-occidentalisme socialiste s’incarne brillamment dans le trio Delanoë, Collomb, Fréche, tous des inconditionnels de la colonisation de peuplement. Par ailleurs le PS a toujours été un parti colonialiste.
Bien entendu ce qui s’est passé au PS semble également se produire au MEI. Les initiatives de messieurs Garbell et Niedzoga , de madame et monsieur Werckmann en sont l’illustration.

Pour ce qui est du B’nai B’rith et l’Antidefamation League voici ce que l’on peut trouver dans Wikipédia :

« L’ordre indépendant du B’nai B’rith ( de l’hébreu – les fils de l’alliance ) est la plus vieille organisation juive toujours en activité dans le monde. Calquée sur les organisations maçonniques, elle a été fondée à New York le 13 octobre 1843 par douze personnes dont Henry Jones et ses deux frères. Ceux-ci, juifs émigrés d’Allemagne qui avaient appartenu à la société des frères du Bund (Bruder Bund) qui joua un certain rôle dans l’élaboration de la première internationale. L’organisation est exclusivement réservée aux israélites et comprend plus de 500 000 frères et sœurs dans une cinquantaine de pays. »
« L’Antidefamation League (ligue anti-diffamation) est une ONG fondée par l’organisation du B’nai B’rith aux USA qui a son siège à New York. A partir des guerres israélo-arabes de 1967 et 1973, l’ADL dénonce les propos antisionistes et s’engage dans un support à Israël».

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,