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27 octobre 2020

La vraie quenelle : voici pourquoi la carpe farcie française n’est pas cachère


Objet : La vraie quenelle : voici pourquoi la carpe farcie française n’est pas cachère,par Roger Tucker (One Democratic State].

La vraie quenelle : voici pourquoi la carpe farcie française n’est pas cachère

par Roger Tucker,

26 janvier 2014
traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

« Tout d’abord, introduire la quenelle dans la cavité… »

Le tumulte actuel autour du geste appelé « quenelle » est révélateur à plus d’un titre. Tout d’abord, un coup d’œil à un quelques entrées de Wikipedia est instructif. « Le mot quenelle provient de l’allemand Knödel (nouille ou beignet) » (ce mot, nous le savons tous, provient du yiddish knadel, et aussi de la cuisine yiddishe). « L’activiste politique et artiste Dieudonné M’Bala M’Bala est réputé avoir créé et popularisé le geste (portant ce nom), qui a été utilisé pour la première fois en 2005 dans un sketch intitulé 1905 [année de la loi sur la laïcité, ndt] consacré à la laïcité française et il a été utilisé depuis lors dans un grand nombre de contextes différents. La première fois où Dieudonné a utilisé ce geste dans un contexte politique fut sa candidature aux élections européennes de 2009, sur des affiches électorale du « Parti Antisioniste ». Il avait alors déclaré que son intention était de « mettre une quenelle dans le cul du sionisme ». « Le mot quenelle désigne initialement un plat de boulettes au poisson de forme allongée, que l’on a pu comparer à des suppositoires. De là l’expression « mettre une quenelle » à quelqu’un, accompagnée d’un geste simulant des pratiques de fisting, un équivalent de l’anglais « Up yours! ». Le bras tendu fait référence à la longueur de bras disparaissant dans l’arrière-train de quelqu’un ». C’est un mot aux connotations tellement riches, et tellement associé à un nombre incroyable de référents juifs.

« Quand le footballeur français Nicolas Anelka de la West Bromwich Albion F. C. a effectué une quenelle afin de fêter un but (qu’il avait marqué), le 28 décembre 2013, ce geste, qui était déjà considéré comme ayant une « tendance virale » en France, devint une information journalistique internationale et l’un des termes faisant l’objet des plus grands nombres de requêtes sur le moteur de recherche Google. Anelka a décrit ce geste comme anti-establishment, plus que de nature religieuse, et il a déclaré avoir fait une quenelle afin d’adresser un « message spécial » à son ami Dieudonné. Toutefois, la ministre française des Sports Valérie Fourneyron a qualifié son acte de « choquant » et de « dégoûtant », ajoutant : « Il n’y a pas de place pour l’antisémitisme sur les terrains de football ». En réponse à l’incident, un des sponsors du club, Zoopla, a annoncé qu’il mettrait un terme à son marché de sponsoring avec West Bromwich après la saison 2013-2014. (L’entrée Wikipedia afférente omet d’indiquer que Zoopla est détenu pour partie par l’homme d’affaire juif Alex Chesterman). « Chaque année, la Quenelle d’Or est remise, dans une parodie de la cérémonie des Oscars du cinéma, à des personnes ayant exprimé les opinions les plus anti-establishment ». Phénomène stupéfiant !

Mais c’est en assez de Wikipedia, passons à autre chose. La quenelle est-elle antisémite, antisioniste, ou anti-establishment ? C’est bien là la question qui semble enfler et s’imposer à chaque fois ; elle contient le thème de cet essai. Comme dans le cas de la quenelle, un geste, à l’instar d’un mot, peut avoir différentes significations selon qui le fait, et dans quel conteste il le fait. Plus l’enjeu est important, et plus les arguments avancés dans l’interprétation du geste sont frauduleux. Dans le cas qui nous intéresse, nous avons affaire à une patate particulièrement chaude. A mon avis, la purée (mashed potatoes, « pommes de terre écrasées », en anglais) va particulièrement bien avec une quenelle bien faite.

Posons-nous une autre question. Pourquoi ce brouhaha est-il important, si tant est qu’il le soit vraiment ? Du point de vue tribal juif, ils (les juifs) se sentent, de toute évidence, particulièrement menacés. Nous pourrions très bien l’ignorer, étant donné que les juifs ont de tout temps crié au loup. Mais d’une certaine manière, cette fois-ci, c’est différent. Qui est en train d’être attaqué ? Les juifs ? Les sionistes ? L’Establishment ? Ha-ah : c’est les trois à la fois ! C’est cette confluence, c’est cette fusion des significations qui les dérange par-dessus tout, parce qu’elle cimente le lien qui existe entre elles. C’est en cela que réside le génie de Dieudonné. Les victimes professionnelles sont dénoncées par les victimes réelles, qui sont leurs victimes. Les experts manipulateurs talmudiques sont en train d’être coiffés au poteau. La juiverie tribale est tombée dans son propre piège. Espérons que cela lui plaira…

Quand je fais référence à « eux », c’est-à-dire à la juiverie tribale, cette référence n’a rien d’ethnique, ni de religieux ; il s’agit d’une identité culturelle mimétique. Je suis juif de naissance et de par mon éducation, mais l’identification tribale n’a pas pris chez moi. Je n’ai pas ingéré les memes ; au contraire, je les ai recrachés. Leur goût ne m’a pas plu. J’ai choisi de me considérer simplement en tant qu’être humain. Mieux, je suis plus qu’heureux d’agir et de militer au nom de ce groupe identitaire (l’humanité). L’on qualifie généralement ce point de vue d’humaniste ou d’universaliste. Un(e) universaliste choisit la race humaine pour tribu. Les conflits naissent généralement parce que certaines personnes décident de s’identifier avec une catégorie secondaire, plus restreinte (que l’humanité tout entière).

Afin de caractériser clairement ce que les termes « juif », « sioniste » et « establishment » donnent, additionnés ensemble, nous disposons d’un mot potentiellement utile, celui de fascisme. La définition généralement acceptée de ce terme est malheureusement inadéquate et trompeuse. C’est la raison pour laquelle beaucoup de gens considèrent qu’il s’agit essentiellement d’un mot vide de sens. C’est un mot qui doit être redéfini, parce qu’une fois redéfini de manière idoine, il sera extrêmement utile. Heureusement, il y eu une tentative honnête de le faire. Je sais qu’il s’agit d’une bonne tentative, car c’est moi qui l’ai écrite… Aucune fausse modestie, en cela. Voir : ‘Us vs. Them: On the meaning of Fascism ‘ [Eux contre nous : de la signification du fascime]. Nous pourrons ensuite accélérer et poursuivre…

Pause, suivie d’un autre éclaircissement…

L’abus de pouvoir combiné à un certain sens de la suprématie ou du bien-fondé est au cœur du fascisme – c’est ce qui le distingue de la fierté tribale et du respect de soi. C’est la raison pour laquelle, lorsqu’ils sont confrontés à la police, des manifestants crient invariablement « cochons de fascistes ! ». A travers l’histoire, il y a eu en permanence une bataille entre de nombreuses flambées de fascisme et ce que seul décrit au mieux le vieux mot suranné de civilisation, qui ne fait que désigner la société humaine ordinaire sous une forme quelque peu stable et non agressive. Ah, avant que je n’oublie : à propos du bobard selon lequel la quenelle serait un salut nazi à l’envers, voir : Zionism and Nazism: Is there a difference that makes a difference? [Sionisme et nazisme : y a-t-il entre eux une différence qui fasse la différence ?]

Les trois principales formes du fascisme sont le fascisme ethnique, le fascisme religieux et le fascisme nationaliste. Dans le conflit actuel entre la juiverie tribale et le reste du monde, les trois sont impliqués : l’ethnocentrisme juif laïc, le judaïsme sous ses diverses formes (il est difficile d’imaginer un judaïsme non-fasciste : il faudrait que les juifs rejettent l’Ancien Testament…) et le nationalisme belliqueux israélien. C’est donc La Tempête dans toute sa splendeur.

La culture juive ne date certes pas d’hier. Certains juifs, à l’instar des Gentils, ont reconnu qu’elle était à l’origine du « problème juif ». Ainsi, par exemple, de ce texte : « Si cette hostilité, pour ne pas dire cette aversion, s’était manifestée à l’encontre des juifs uniquement à une époque donnée et dans un pays donné, il serait facile d’identifier les causes limitée de cette haine ; mais cette race a été, au contraire, un objet de haine pour tous les peuples parmi lesquels elle s’est établie. Par conséquent, il y a nécessairement, dès lors que les ennemis des juifs appartenaient aux races les plus diverses, dès lors que les juifs vivaient dans des pays très éloignés les uns des autres, dès lors qu’ils étaient dirigés par des lois très différentes, gouvernés par des principes opposés, dès lors qu’ils n’avaient pas les mêmes morales ni les mêmes coutumes, dès lorsqu’ils étaient animés par des dispositions disparates qui ne leur permettait de ne juger de rien de manière identique, c’est donc que la cause générale de l’antisémitisme a toujours résidé au sein d’Israël lui-même et non chez ceux qui ont combattu celui-ci ». Statement regarding the expulsions of Jews [Déclaration sur les expulsions des juifs], par le célèbre auteur juif Bernard Lazare, dans son ouvrage L’Antisémitisme, son histoire et ses causes, publié en 1894].

Au cours des millénaires, la nature du problème n’a pratiquement jamais changé d’un iota, mis à part cette innovation que représente l’existence d’un Etat juif, lequel, ironie de l’histoire, a été créé spécifiquement afin de résoudre le problème. Et que s’est-il passé ? Bien au contraire, « le Problème » s’est métastasé, passant de source persistante de douleur et de souffrance à une maladie menaçante pour l’ensemble de l’humanité. Cela ne pourra qu’aller en empirant, jusqu’à ce que la trinité maudite formée par l’identité tribale juive, le sionisme et l’Establishment se désintégrera et jusqu’à ce que les dirigeants du « Monde Libre » cesseront de se prosterner devant l’autel où ils honorent le Veau d’Or. En attendant ce jour, nous, les gens du peuple, nous avons le geste grandiose de Dieudonné pour conserver le moral.

Vive Dieudonné et la Quenelle! [en français dans le texte, ndt].

on One Democratic State
https://sites.google.com/site/onedemocraticstatesite/archives/writings-of-the-editor/the-real-quenelle-why-french-gefillte-fish-isn-t-kosher

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,