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23 octobre 2020

L’expansion du sionisme en France, de 1980 à nos jours…


Actualités  antisionistes
La Résistance est en marche et ne s’arrêtera pas avant la fin du sionisme…La Résistance est en marche et ne s’arrêtera pas avant la fin du sionisme…L’expansion du sionisme en France, de 1980 à nos jours… [3/3]Pour réhabiliter le sionisme, la stratégie sioniste va se construire autour six axes dont les premiers sont : développer le sentiment de culpabilité, l’endoctrinement autour de l’antisémitisme, interdire toute critique du sionisme et présenter les Juifs comme « l’avant-garde de la République ».Présenter l’antisionisme comme une nouvelle forme d’antisémitisme est l’étape suivante. Cependant, la nouvelle génération française devient de plus en plus sensible aux exactions de l’entité sioniste (qu’elle distingue des Juifs de France considérés comme des Français, comme les autres) contre la population palestinienne et à sa politique d’Apartheid dans les territoires occupés. Des mouvements de protestation antisionistes et de solidarité au peuple palestinien sont apparus sous des formes variées en provenance de l’extrême gauche française, des pro-Palestiniens soutenant leur cause nationale, des musulmans pour qui Jérusalem (al-Quds) est la troisième ville sainte de l’Islam après Médine et La Mecque, et des immigrés arabes vivant en Europe.La stratégie des mouvements sionistes consiste alors à utiliser ces lois françaises antidiscriminatoires de 1881 interdisant « l’incitation à la discrimination, la haine ou à la violence contre une personne ou un groupe de personnes sur la base de l’origine, de l’appartenance ethnique et de la nationalité ou le fait de savoir si oui ou non on appartient à une race ou une religion », pour faire assimiler (sur le plan juridique) les actes « antisionistes » à une nouvelle forme d’antisémitisme et donc, à les faire pénaliser par la loi au même titre que l’antisémitisme… Le principal acteur de cette stratégie sera le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France), de plus en plus aligné sur les positions extrêmes de l’entité sioniste et de moins en moins critique vis-à-vis de sa politique, aidé par l’ELNET-France (lobby israélo-européen inspiré par l’AIPAC (lobby israélo-américain)) pour amener la classe dirigeante française à prendre de telles mesures.

Cette assimilation est d’autant plus facilitée que le mouvement sioniste fait tout pour être le seul représentant des Juifs du monde entier –d’où sa virulence, d’ailleurs, à l’encontre de tout Juif qui conteste sa politique, pour des raisons religieuses ou politiques, ou s’en démarque– et pour obtenir, à l’heure actuelle, une reconnaissance internationale de la judéité de l’Etat sioniste établi sur la terre usurpée de Palestine. Certes, des intellectuels (dont des Juifs) ont protesté contre cet amalgame effectué entre antisémitisme et antisionisme, considéré comme une « grave erreur de compréhension » ou comme une « tentative de corruption de langage dans l’intérêt de l’Etat d’Israël », en vue de « se protéger contre toute critique de sa brutalité régulière et constante contre les Palestiniens ».

Le 16/12/1991, à l’initiative des Etats-Unis et de l’entité sioniste, il y eut l’annulation de la conclusion de la résolution de l’ONU du 10/11/1975 qui considérait le sionisme comme une forme de racisme et de discrimination raciale, Israël en ayant fait une condition préliminaire à sa participation à la « conférence dite de paix de Madrid » ! Le 10/12/2010, la circulaire de Michèle Alliot-Marie pénalise toute campagne de boycott des produits israéliens (elle n’a pas été annulée Christiane Taubira, qui lui succède). […] Cette circulaire d’Alliot-Taubira ordonne à tous les procureurs de la République « d’engager des procédures pénales contre toute personne qui appelle les consommateurs à ne pas acheter des produits israéliens », considérant cet appel comme « une provocation publique à la discrimination envers une nation, punie d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende » et même comme « une incitation à la discrimination raciale, nationale et religieuse ! »

C’est dans ce cadre que doit être située l’affaire de l’interdiction des spectacles de Dieudonné (2013-2014) alors qu’au nom de la « démocratie » et de la « liberté d’expression », il est permis d’insulter le Prophète Mohammed(s) et la religion de l’Islam ! Or, devoir de mémoire s’il y a, il s’applique aussi au peuple palestinien et à son juste droit de vivre sur sa terre ! On ne répare pas une injustice en en commettant une autre !

L’objectif de toutes ces mesures est clair : pénaliser toute critique ou toute dénonciation de la politique sioniste à l’encontre du peuple palestinien (et des pays arabes limitrophes) jusqu’à ce que la cause palestinienne soit oubliée, jetée aux oubliettes ou que le mot Palestine ne soit plus présent ou qu’associé à l’histoire juive : « Supprimer le mot, la chose disparaitra », a dit George Orwell. « L’oubli et l’altération sont deux dangers qui menacent tout grand évènement historique. L’évacuation forcée des Palestiniens de leur patrie par les occupants sionistes étant l’un des deux grands évènements historiques contemporains », a déclaré l’Imam iranien Seyyed Ali al-Khamenei.

Le dernier axe de cette stratégie sioniste est son offensive auprès des futurs leaders politiques financiers, médiatiques et culturels pour les impliquer dans la défense des intérêts sionistes. Pour cette tâche, le CRIF se fait épauler par le lobby sioniste américain en France, la branche française de l’ELNET, en utilisant des réseaux de relations tissés entre Paris, Londres, les Etats-Unis et Tel-Aviv depuis plus d’un demi-siècle pour faire tomber les hommes politiques dans leurs filets ! Plus d’un milliard et demi de dollars sont dépensés annuellement par des donateurs sionistes pour les candidats en France. Leur offensive passera par l’organisation des fameux « dîners » du CRIF, nationaux et régionaux, à l’instar de l’AIPAC aux Etats-Unis, qui séduisent curieusement l’élite politique, économique, culturelle et médiatique française, y allant, « tout sourire pour recevoir qui des félicitations, qui des admonestations, mais des injonctions et des instructions pour tous ».

Il y a aussi les « voyages accompagnés » en Palestine occupée pour donner une image positive de l’Etat sioniste et faire nouer des contacts avec des personnalités du monde entier, des « potentiels décideurs influents dans l’avenir ». C’est lors de l’une de ces « visites accompagnées » par le directeur exécutif d’ELNET-France, Arié Bensemhoun, dentiste toulousain et président de la communauté juive de Toulouse, que le président de la République française, François Hollande, alors en visite officielle, déclara qu’il était « prêt à entamer un chant d’amour pour Israël et pour ses dirigeants… »

Lors du « Congrès des amis d’Israël », le premier ayant eu lieu le 03 avril 2012 à l’initiative principalement de l’ELNET et du CRIF (en pleine période électorale), les personnalités politiques françaises de tous bords défilèrent pour apposer leurs signatures au bas d’un « pacte » ou d’une « charte des amis d’Israël », un document ultra-sioniste…

Il y a aussi les rencontres (plus ou moins secrètes) avec de hautes personnalités influentes sionistes américaines ou autres, comme avec le président de l’AJC (l’American Jewish Committee) David Harris, un faucon du lobby sioniste américain, le 20 février 2014. On est bien loin des velléités d’indépendance du Générale de Gaulle !

Peut-on parler d’un lobbyisraélo-sioniste en France ? C’est ce qu’affirmait déjà le Général de Gaulle en son temps : « Il existe en France un puissant lobby pro-israélien exerçant notamment son influence dans les milieux d’information. » On se rappelle l’embargo qu’il décréta sur les armes à destination de l’entité sioniste au lendemain de la guerre des six jours de 1967, après sa découverte de ses ambitions expansionnistes au détriment des intérêts français, et sa décision d’arrêter de soutenir la construction de la centrale nucléaire de Dimona en Palestine occupée. Il dénonçait alors « l’impertinence des Israéliens qui se croient tout permis. » La France jouissait alors d’un grand prestige politique dans le monde. Depuis, les choses ont bien changé…

[…] A l’heure actuelle, les positions du gouvernement français sont plus proches des intérêts de l’entité sioniste que de ceux du peuple français, que ce soit sur les questions internes ou internationales (comme sur la Libye, la Syrie, l’Iran ou même sur l’Ukraine). « Aujourd’hui, les hommes de ce même Etat [la France, ndlr] ont non seulement cédé aux Etats-Unis mais ils se sont également mis à genoux et se sont humiliés devant les sionistes.. »Amer constat ! Il est dit que le lobby sioniste, à la différence des autres en France, inspire la peur par ses campagnes de dénigrement et d’intimidations (pouvant aller jusqu’aux actes) et par ses pressions sur les plans financier et oligarchique, « faisant et défaisant les rois ». Est-ce à dire qu’il faille se taire, se plier ou se laisser séduire ? La réponse des combattants sur le terrain est claire « Si vous secourez Dieu, Il vous secourra et raffermira vos pas » (Coran 47/7).

Comment en est-on arrivé à cette équation « antisionisme = antisémitisme », quarante ans après la condamnation du sionisme par l’ONU pour être une forme de racisme ? Comment la classe dirigeante française est-elle devenue sensible à de telles sollicitations ? Est-ce le résultat d’un travail assidu et planifié d’organisations sionistes ou le signe d’un manque de vigilance, de lucidité, de fermeté de la part des défenseurs des valeurs démocratiques, antiracistes, antidiscriminatoires ? En faisant un retour dans le passé, peut-être trouverons-nous les indices qui nous aideront à comprendre cette évolution.

LSO/LSE

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,