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23 novembre 2020

Édito-MondAfrique : Esclavage, l’indignation sélective


 

Aujourd’hui à 3h14 PM

Édito-MondAfrique : Esclavage, l’indignation sélective


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Lorsque le groupe Boko-Haram prend en otage deux cent filles au cœur du Nigeria, le monde s’indigne. Et pourtant, l’esclavage existe encore en Mauritanie et personne ne s’en scandalise. Diko Hanoune, militant abolitionniste mauritanien, s’interroge sur cette indignation sélective
Plus de deux cent jeunes filles ont été razziées par le groupe « BOKO HARAM » pour servir d’esclaves sexuelles aux adaptes de la secte. Cette horreur  semble toucher les dirigeants occidentaux au plus haut niveau, le président  Américain Obama et le président  François Hollande. L’enlèvement s’est passé  au cœur du pays le plus peuplé d‘Afrique, une humiliation pour tout notre continent.
Nos chefaillons au pouvoir seraient-il plus aptes à tirer sur des populations désarmées qu’à assurer la sécurité de leurs enfants? Comment peut-on comprendre que plus de cinquante pays et leurs forces armées n’arrivent pas à maîtriser ni à localiser un groupuscule de voyous? Par quelle magie un groupe de plus 200 jeunes filles entourées par des hommes armés, passe inaperçu dans un Etat allié des occidentaux comme le Nigeria?
De Boko-Haram aux maures mauritaniens
Le mot « BOKO » signifie l’enseignement et « HARAM » l’interdit en arabe. Le mouvement terroriste revendique « l’enseignement interdit », y compris sur l’islam. Ce mouvement n’a évidemment rien d’islamique puisque le prophète Mohamed prone l’enseignement et la recherche scientifique. Ses disciples étaient encouragés à chercher la connaissance même en Chine, pourtant hostile aux religions.
Et pourtant la méthode de cette secte « BOKO HARAM » ressemble étrangement aux méthodes de razzias des maures mauritaniens qui volaient, pillaient et prenaient en otage des villages africains pour transformer les hommes en esclaves et les femmes (aujourd’hui encore) en objets sexuels. Certains hommes sont castrés pour les rendre plus robustes, les empêchant toute possibilité d’avoir des rapports sexuels avec les femmes des maitres esclavagistes.
Larmes de crocodile
Les larmes d’Obama et de Hollande sur les jeunes filles enlevées par Boko Haram nous intriguent, eux qui ferment les yeux sur le cas de la Mauritanie depuis tant d’années. A l’instar de ces pauvres malheureuses lycéennes au Nigéria, les esclaves mauritaniens ont été enlevés, razziés, violés, déracinés, acculturés, au vu et au su des colons. Les Américians et les Français complices? Et oui… Dans l’actuelle Mauritanie, les esclaves n’ont aucun droit, l’école leur est interdite. Pourquoi le silence complice du monde occidental?
Oui, nous devrions tous dénoncer, traquer et éliminer BOKO-HARAM comme nous devrions aussi le faire aussi dans le cas des esclavagistes  Mauritaniens qui sont soutenus par l’Etat depuis la nuit du temps.
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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,