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20 octobre 2020

La peur de l’invasion sioniste hante les habitants palestiniens de Naplouse


 


Palestine Solidarité
Rapport

La peur de l’invasion sioniste
hante les habitants palestiniens de Naplouse

CPI


Photo: CPI

Vendredi 16 mai 2014

Naplouse – CPI

La ville de Naplouse en particulier et ses alentours en général vivent les invasions sionistes à répétition, pendant lesquelles les infrastructures sont détruites et les gens interrogés et arrêtés.

Récemment, des centaines de soldats et d’officiers de l’armée de l’occupation sioniste l’ont envahie. Beaucoup de vieilles maisons en ont subi les conséquences. Dans les cafés et sur les réseaux sociaux, on ne parle que de cela.

Une ville visée

La ville de Naplouse, ses trois camps de réfugiés et ses villages sont souvent le sujet de ces invasions interminables. C’est une ville visée par les occupants sionistes, du fait que beaucoup de groupes palestiniens de la résistance viennent de cette région.

L’ex-détenu Alaa Abou Al-Hadi, 23 ans, dit au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que les occupants sionistes ne déclarent pas préalablement leur invasion. Ils la font quotidiennement. Et cette affaire dure depuis de longues années. C’est une vengeance perpétuelle.

Abdou Al-Hadi souligne que pendant les quelques mois de sa détention par les occupants sionistes dans la prison de Madjo, il a remarqué que les deux tiers des détenus venaient de la ville de Naplouse et ses camps. Certains d’entre eux sont enfermés depuis l’invasion de la ville en 2002.

Il appelle les jeunes à ne pas répandre des informations erronées sur ces invasions et leurs temps, cela perturbe la vie des gens.

Une guerre psychologique

Dans le même contexte, le jeune militant Omar Afana critique les rumeurs. La rumeur fait partie intégrante de la guerre psychologique. En outre, les rumeurs prédisant des invasions futures poussent les gens à conserver de la nourriture, ce qui monte son prix.

Les occupants sionistes viennent de retirer l’exemption totale de soixante-cinq recherchés. Cette nouvelle augmente la crainte que les campagnes sionistes contre la ville et ses camps soient plus violentes encore. C’est un nouveau moyen de pression sur l’autorité de Ramallah, après que les négociations se sont retrouvées au point mort.

Une campagne de provocation

Ces derniers jours, les médias sionistes mènent une campagne de provocation contre la ville de Naplouse et le camp de Balatta. Ils prétendent que des tunnels pleins de produits de combats ont été découverts. Ils parlent aussi sans arrêt de la patrouille militaire sioniste qui a été le sujet de tirs et de la blessure d’un officier, aux alentours de la ville, et d’un soldat, dans l’ancien bourg de la ville.

Par ailleurs, les forces sionistes d’occupation ont investi la maison du député Cheikh Daoud Abou Sir. Les officiers l’ont interrogé pour plus de deux heures, surtout sur la réconciliation et les situations actuelles.

Arrestations préventives

Le député Abou Sir remarque que les occupants sionistes ne savent pas où vont les affaires. Ils mènent donc des opérations et des arrestations préventives, lancent des avertissements préventifs et dessinent un climat de peur.

Mme Amina Aslan, habitante du quartier de Ras Al-Aïn, qualifie ce qui s’est passé, un vendredi, il y a peu, comme une scène de guerre. Les enfants n’ont pu dormir. Le bruit semait la terreur. Le gaz lacrymogène aveuglait tout le monde. Et tout le monde s’est souvenu de ce qui s’était passé il y a onze ans.

Selon Raïd Amer, directeur du club palestinien d’Al-Assir, un millier de Palestiniens du département de Naplouse sont détenus dans les prisons de l’occupation sioniste dont six femmes, un millier sur un total de cinq mille.

Remarquons enfin qu’en dépit de toutes ces menaces, les Palestiniens se montrent prêts à résister contre les occupants sionistes. Les événements du vendredi en sont de bons témoins. Les gens sont sortis en bon nombre dans les rues et ont aidé les jeunes résistants.

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Source : CPI
http://www.palestine-info.cc/…

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,