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31 octobre 2020

il est temps d’évoquer l’envers du décor et la finalité des politiques étrangères africaines de la France et des USA.


 

  • Jacques de Fort

    août 5, 2014 @ 15:50

    Au moment où Obama fait la tournée des popotes en Afrique pour promouvoir les intérêts des multinationales états-uniennes, il est temps d’évoquer l’envers du décor et la finalité des politiques étrangères africaines de la France et des USA. Leur stratégie géopolitique consiste à assurer la prédation des richesses des pays africains afin d’assurer leur indépendance énergétique pour le XXIème siècle. Les moyens utilisés sont d’ordre guerriers et colonialistes. En effet la France est dépendante énergétiquement de nombreux pays africains notamment pour le pétrole (Gabon, Congo-Brazzaville, Libye…) et surtout pour son énergie électrique qui provient à 75 % du nucléaire dont la majeure partie du combustible – l’uranium – provient de mines africaines (Niger et Centrafrique).
    La France a donc multiplié ses invasions barbares en plaçant des dirigeants qui lui sont favorables à la tête de ses nouvelles colonies : Côte d’Ivoire, Mali et Libye. Cette action dans certains pays se fait en synergie avec les forces US de l’Africom. Et l’on assiste à une multiplication des bases militaires dans de nombreux pays du pré-carré français renforçant ainsi les positions pour contrer militairement l’expansion économique chinoise en Afrique mais aussi conforter sa chasse-gardée face à l’appétit grandissant de l’oncle Sam. Ainsi le Livre blanc sur la défense et la sécurité (PDF), rendu public à Paris le 29 avril dernier, porte la marque de l’opération guerrière française au Mali où le chef de guerre Hollande a érigé la zone sahélo-saharienne, le golfe de Guinée et la Corne de l’Afrique en « zones proches d’intérêt prioritaire ». (Le Monde Diplomatique Bases françaises en Afrique : on rouvre ! ).
    Voici une liste non exhaustive des bases militaires françaises sur le continent africain :
    – Mali
    – Côte d’Ivoire
    – Centrafrique
    – Gabon
    – Djibouti
    – Tchad
    – Sénégal
    – Burkina Faso
    Les Etats-Unis quant à eux essayent de s’implanter au travers de la constitution d’une force armée nommée Africom qui est constituée de militaires états-uniens et de tirailleurs africains issus d’Ethiopie, Ouganda, Rwanda,… Pour bien illustrer les influences militaires US il faut noter que la nouvelle mission de l’ONU au Mali qui se met en place à compter du mois de juillet comportera douze mille hommes et que les deux plus gros contingents seront fournis par le Rwanda et le Nigeria deux armées sous étroite influence US. Les bases militaires US en Afrique sont plus limitées que leurs homologues françaises mais un certain nombre se lovent dans les zones d’influence francophones. Ainsi la plus grosse base militaire US se situe à Djibouti et est encore sous influence française, d’autres plus limitées profitent des liens étroits franco-états-uniens pour s’installer notamment au Niger, au Mali, en RCA. Bien sûr, il en existe aussi en zone anglophone « Au Kenya à Garissa, Manda Baya et Mombasa Louma point de départ de ses interventions dans la Somalie voisine où elle apporte un soutien logistique permanent aux forces de l’Amisom de l’Union Africaine, au Sud Soudan pour bien montrer que la toute nouvelle l’indépendance de ce pays est un nouvel asservissement, en Ethiopie à l’aéroport d’Arba Minch, en Ouganda à Entebbe« . (Le Grand Soir Le festin de l’araignée : Africom tisse sa toile).
    Contrairement à ce que les communiquants des nouveaux barbares font gober aux opinions publiques sous couvert de message paternalo-racialiste, il ne s’agit pas d’apporter la civilisation (ou « la démocratie » dans son nouveau remake) ou bien de lutter contre le terrorisme – quand on sait que les USA, la France et la GB ont soutenu Al-Qaïda en Syrie pour se frayer un passage vers l’Iran ou les djihadistes islamistes en Libye qui se retrouvent actuellement au Mali – non il s’agit tout simplement d’assurer la main mise sur les richesses de ces pays en y installant des dirigeants favorables à leurs intérêts soit par des coups d’Etat organisés en haut lieu soit par des guerres d’invasion ou/et par l’organisation du chaos et de guerres civiles (Mali, Libye, Côte d’Ivoire, Libéria, Congo-Brazzaville en 1997…).

    http://tchadonline.com/index.php/le-pillage-de-lafrique-par-les-usa-et-la-france/

 

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,