UKRAINE. Que cachent les menaces de Kiev alors que son armée est mal en point ?

Posted on août 6, 2014 @ 11:02

Allain Jules

alexPar Alexandre Sivov

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Alors que les nouvelles autorités de Kiev clament haut et fort que les civils doivent quitter les zones de combats, les choses se passent différemment sur place. Un premier bombardement sur la ville de Donetsk a eu lieu. Que visait Kiev, personne ne le sait. Dans la nuit de dimanche à lundi, une partie de la 72e brigade mécanisée ukrainienne, encerclé depuis un mois au sud-est du Donbass, s’est rendue. 438 personnes.  En respectant à la lettre l’ultimatum des insurgés :

–  Rendre toutes les armes lourdes (chars, blindés, etc.) – en somme il y avait sur place 60 unités;

–  Sortir par couloir humanitaire en Russie (les commandants voulaient les faire sortir directement en Ukraine), où chacun devait

–  Choisir, soit de revenir en Ukraine, soit de rester en Russie.  Des 438 personnes,  seulement 180 ont exprimé le désir de revenir pour le moment. Ces derniers se trouvent pour le moment encore sur le territoire russe. Ils ont enfin bien mangé, pris un bain et on ne sait pas combien d’entre eux vont au bout du compte retraverser la frontière;

–   Donner le mot d’honneur de ne plus faire la guerre.

Parmi ceux qui ne se sont pas encore rendus, il y a des mercenaires polonais et des membres du Secteur droit, ce qui explique la persistance de la résistance. Il y aura un possible scandale international grave. Les autres restent encore cloîtrées dans un «котёл» – «kotiol» (fr. – chaudière ou marmite). Si les conditions des insurgés ne sont pas respectées, les roquettes et l’artillerie vont sans aucune doute les faire succomber. Dans le «kotiol» il n’y a guère de munitions, d’essence, de nourriture ou d’eau.

Cette histoire a fait beaucoup de bruit et engendré des discussions acharnées dans l’Internet russe. La Russie a déjà  fait sortir d’Ukraine, et  à plusieurs reprises, les combattants et les blessés ukrainiens, information confirmée par les nazis eux-mêmes. Et pourquoi ne va-t-elle pas,  en contrepartie, sauver des geôles ukrainiennes, les prisonniers de guerre appartenant aux insurgés et voire ses propres citoyens ?

A titre d’exemple, le 24 juillet dernier, une ambulance portant les secouristes Lili Radionova, Alexei Vasiliev, Simon Verdiyan, Lada Shaftner et le chauffeur Viktor Nikitin, fournissait une assistance médicale aux civils résidents dans la zone de bombardement, comme le montre cette vidéo:

 

Simon Verdiyan

Selon les médias ukrainiens, ces ambulanciers sont maintenant internés par le SBU à Kiev, accusés de… terrorisme. Simon Verdiyan, un Russe membre du parti l’Autre Russie, s’insurge contre l’attitude de Moscou:

« Pourquoi la Russie ne veut pas échanger son propre citoyen ? Elle a plus de respect pour les nazis ukrainiens que pour ses propres citoyens ?

Commentaire Fyodor Berezin, adjoint d’Igor Strelkov.

Les pertes de l’ennemi en véhicules blindés lors de notre offensive sur Shakhtyorsk sont de 125 voitures en un jour or, personne ne nous croit. Ce n’est pas étonnant. Enfin, je suis moi-même étonné. On a pour habitude de voir des pertes de façon  proportionnelle. Mais là,  ce n’est pas le cas avec cette guerre au Donbass. En moyenne, et c’est une habitude, la junte de Kiev perd entre 30 à 40 véhicules blindés, et c’est 700 à 1000 de ses soldats et mercenaires tués chaque jour. Rassurez-vous, ce n’est pas un conte de fées.

Nous avons capturé certains de leurs mercenaires: des Polonais, d’autres nationalités, des hommes venus des points très éloignés du globe, avec  la nationalité d’un pays dont je ne veux pas divulguer pour le moment.

Fyodor Berezin parle-t-il des Américains ? On a appris aujourd’hui qu’un bon nombre étaient arrivés en Ukraine juste pour sécuriser le lieu du crash de l’avion de la Malaysia Airlines. Est-ce leur réelle mission ?