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28 octobre 2020

Le petit journal de Chris


Vous connaissez la tactique sioniste ?

Jetez un coup d’oeil à la Une du connard enchaîné (même pas besoin de l’acheter)

 » Irak, Syrie, Libye, Gaza, Ukraine, Mali, Centrafrique… ça se bouscule sur le chantier de la guerre !  »

C’est bien ce que le sionisme veut faire gober aux citoyens du monde.
Il veut « fondre dans la masse » des horreurs de la guerre en général,
les massacres de civils à Gaza, bombardés par un ramassis d’assassins d’enfants qui prétend être l’armée (soi-disant morale) d’un état (soi-disant démocratique) soutenu et financé par une communauté (soi-disant internationale).

Dans ce but, le sionisme active tous ses réseaux, infiltrés dans tous ces points chauds du globe, avec plus ou moins d’intensité et de pouvoir de nuisance.
Quand la guerre n’avance pas assez vite, il n’hésite pas à mettre de l’huile sur le feu.

Mais ne nous y trompons pas. Gaza n’est pas à mettre au rang des guerres périfériques que l’empire provoque et intensifie pour détourner l’attention,
ni même au rang des guerres essentielles où l’empire tombe sur un os dans sa folie de conquête totale.
Il ne s’agit sûrement pas de minimiser les souffrances et les dégats causés par ces guerres, toutes plus atroces les unes que les autres.
Mais si nous voulons éliminer la cause de ces guerres, si nous voulons éviter qu’elles se propagent et se multiplient,
il va falloir affronter l’empire et en particulier couper son bras armé sioniste, israélien. Libérer la Palestine.

Gaza ce sont des milliers de bombes américaines largués par les avions israéliens sur des civils sans abris et sans défense pendant des semaines, jour et nuit, tuant plus de 2000 personnes, en blessant et mutilant plus de 10 000, détruisant écoles, hôpitaux et lieux de culte, infrastructures et centrale électrique, etc, etc. Tout cela ordonné par un gouvernement, avec la bénédiction des des pays riches et le silence des vassaux de l’empire.

Gaza, ce n’est pas « la guerre », c’est l’Humanité qu’on assassine ! C’est toute l’horreur du système capitaliste étudiant les techniques de répression et de domination des peuples pour les utiliser bientôt sur tous les continents.

Gaza c’est l’exemple de la résistance impeccable et unitaire.

Gaza c’est l’opportunité de comprendre la nécessité vitale de nous unir, nous les habitants de cette planète, nous les 7 milliards d’êtres humains.

Gaza, c’est la possibilité d’en finir avec le sionisme, l’empire, le pouvoir de l’argent et sa folie mortifère… Et peut-être.. ensuite.. de construire un monde de justice où la paix aura sa chance.

Dans l’immédiat, faisons tout ce que nous pouvons pour permettre la victoire des Gazaouis :

 

Exigeons :  la levée du siège sioniste criminel et illégal,

 

l’ouverture d’un port et d’un aéroport à Gaza,

 

le jugement des criminels de guerre israéliens,

 

le paiement des reconstructions,

 

le désarmement des israéliens,

 

la libération de toute la Palestine où tous les citoyens auront les mêmes droits.

 

 

vive l’Intifada Mondiale

 

Chris

 

 

 

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Tous les 4 ou 5 jours, je téléphone à Gaza et parle avec notre ami A, je vous retranscris ici l’essentiel de notre conversation de vendredi soir  (traduit en français) :

 

–       Allo, A, bonjour mon ami, comment ça va ?

–       Ho, ça va bien, en ce moment c’est calme et vous ?.. comment allez-vous ?

–       Bien, très bien, mais nous nous faisons beaucoup de souci pour vous. Tu es retourné à Gaza-city ?.. depuis la fin du cessez-le-feu..

–       Oui, pour la quatrième fois, nous avons dû abandonner notre maison, nous sommes chez ma sœur. Aujourd’hui nous sommes 70 dans cet appartement. Les gens n’ont plus rien, ils se réfugient dans les écoles, à 50 par classes…

–       Ta famille, tes amis.. personne n’est blessé ?

–       Ça va, tout le monde va bien.. nous survivons.. les israéliens nous bombardent mais nous survivons et nous sommes fiers de notre résistance.

–       Bien sûr ! Nous aussi sommes très fiers de votre résistance et de votre unité qui vous rend invincibles. Vous avez de l’électricité ?

–       Oui, oui, de l’électricité, six heures par jour, de l’eau, on a tout ce qu’il faut.. nous vivons dans des conditions extrêmes mais tout le monde est sur un pied d’égalité, les pauvres, les riches, les jeunes, les vieux… Nous partageons tout, nous faisons face tous ensemble..

–       Oui, c’est ça aussi qui vous donne tant de force.. c’est un exemple pour le monde..

–       Nous avons de la force mais, tu sais, parfois c’est trop dur, quand nous voyons tous ces gens mourir, ces enfants.. mon plus grand a 11 ans et depuis qu’il est né il a vu trois guerres sur Gaza.. il est tout jeune et il semble qu’il n’a connu que la guerre..

–       Je sais, c’est terrible, c’est inhumain mais ne perdez pas espoir, cette fois ils sont allés trop loin, ils ne peuvent pas vous vaincre et ils ont perdu toute la sympathie qui pouvait encore leur rester dans le monde.

–       Oui, je sais.. et c’est grâce à vous et tout ce mouvement de solidarité, partout, c’est très important.

–       Nous essayons de vous suivre, de faire connaître la réalité, de manifester, de faire pression sur nos gouvernements, samedi, il y avait 100 000 personnes à manifester pour Gaza dans les rues de Londres..

–       Merci pour tout ce que vous faites pour nous, nous savons, des manifestations partout.. merci aussi pour l’argent que vous envoyez, et même chaque fois que tu téléphones, ça me donne de la force et j’en parle à tous nos amis et ils vous remercient aussi..

–       Non, c’est nous qui vous remercions, car ce que vous faites est au-delà de l’imaginable

–       Mais nous le faisons parce que nous sommes obligés de le faire.. nous n’avons pas le choix, nous ne pouvons pas nous enfuir.. nous sommes nés ici et nous sommes obligés de résister.. tandis que vous, qui n’êtes même pas d’ici et qui vous engagez pour notre cause.. vous qui n’êtes pas obligés..

–       Mais c’est la cause de l’humanité, A ! Nous sommes nés sur cette planète et nous sommes obligés aussi. Si nous ne comprenons pas que nous devons tous nous unir pour abattre le capitalisme, ce sera bientôt partout sur Terre comme en Palestine.. et de toute façon.. même si cela n’était que localisé, nous ne pouvons pas accepter ce génocide, tout être humain doit empêcher ça.

–       Oui, bien sûr.. mais tout de même, nous ne vous remercierons jamais assez.

–       C’est nous qui ne vous remercierons jamais assez.. de toute façon, rien ne pourra jamais compenser les souffrances inimaginables que vous endurez.. mais si au moins cela permet à la population mondiale de comprendre la vraie nature du système.. tu sais que le monde entier est avec vous..

–       Oui, le monde entier mais pas les gouvernements.. eux sont tous ou presque du côté israélien. Les peuples, oui !.. mais les gouvernements..

–       C’est ça justement qui permet aux gens de se rendre compte que la menace est universelle.. le sionisme n’est que la manifestation en Palestine de la dictature capitaliste. Il ne nous reste plus qu’à nous unir. C’est difficile, ça paraît impossible.. mais c’est ce que vous parvenez à faire à Gaza et l’humanité doit suivre votre exemple.

–       Merci mon frère, merci à vous tous qui dans vos pays développez la solidarité.. ça nous aide beaucoup et j’espère que nous pourrons nous rencontrer bientôt.. je rêve de vous accueillir de nouveau chez nous, entre l’olivier et le citronnier, pour boire du thé et fêter la libération de Gaza.

–       Oui, nous viendrons bientôt et nous fêterons la libération de la Palestine et du monde

–       Incha Allah !

–       Au revoir, mon frère, nous t’embrassons très fort ainsi que ta famille et tous nos amis là-bas. Dis-leur qu’on ne vous oublie pas.. qu’on pense à vous tous les jours.

–       Au revoir, massalama, bye bye.

(conversation du 22 aout 2014)

 

 

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Massacre à Gaza : les leçons de l’histoire

Par Salman Abu-Sitta

http://www.ism-france.org/analyses/Massacre-a-Gaza-les-lecons-de-l-histoire-article-19141

Publié sur Al-Akhbar en anglais le 20 août 2014. Le docteur Salman Abu Sitta est le fondateur et le président de la Palestine Land Society, membre du Conseil national palestinien, auteur de plus de 300 documents et articles sur les réfugiés et de plusieurs ouvrages, dont The Palestinian Nakba 1948 -(1998, réimprimé en 2000) ; The Return Journey (2007) et l’Atlas de Palestine 1917-1966 (2010).

Les armes utilisées pour attaquer Gaza peuvent se taire pendant un moment et reprendre les tirs plus tard, cela ne modifiera pas un modèle qui dure depuis 66 ans. Le bain de sang ne se terminera que si l’on sait comment et pourquoi il a commencé et comment le traiter.
Ces six dernières semaines, les réseaux sociaux, le nouveau média non censuré, ont montré au monde entier des photos d’enfants et de femmes déchiquetés. Les écrans de télévision ont diffusé des flashs décomptant le nombre des victimes, comme un baromètre quotidien de la mort et de la destruction. Des voix timides se sont lentement élevées, qualifiant le carnage de massacre ou même de génocide.

Cette explosion des réseaux sociaux, qui réduit l’influence des médias traditionnels, a un effet énorme sur la compréhension de la lutte palestinienne contre Israël. Les gens posent maintenant des questions : qui sont ces gens ? Pourquoi ce conflit chronique dure-t-il depuis si longtemps ?

Dans la géographie de la Palestine, la « Bande de Gaza » n’existe pas. Cette « bande » a été créée par Israël.

Au printemps et à l’été 1948, Israël a complètement déraciné les habitants de 247 villages palestiniens au sud de la Palestine et les a parqués dans une étroite bande de terre le long de la côte, désormais connue sous le nom de Bande de Gaza. C’est ainsi qu’a été créé le plus grand et le plus durable camp de concentration au monde, et ces réfugiés sont depuis devenus la cible d’attaques israéliennes régulières.

Le jour de Noël 1948, les forces israéliennes ont tenté de scinder en deux la bande bondée et de la vider de ses réfugiés, mais à cette occasion elles ont été repoussées et le général russe qui commandait l’attaque a été tué. Au cours de l’année suivante, Israël a attaqué la bande par plusieurs raids transfrontaliers et la faite passer de 550 km², comme prévus par la Convention d’Armistice du 24 février 1949, à sa superficie actuelle de 360 km². Avant les récents combats, ce ruban a encore été réduit, 44% de cette superficie est une zone interdite.

En janvier 1948, Israël a bombardé des centres de distribution alimentaire pour les réfugiés à Khan Younis et Deir al-Balah à l’heure de pointe, tuant plus de 200 réfugiés. La Croix Rouge, témoin de l’événement, l’a décrit comme « une scène d’horreur« . Mon oncle, Mohammed Abu Mughaisib, fut l’une des victimes.

Le 28 août 1953, Ariel Sharon, commandant de l’Unité 101 de sinistre mémoire, qui fut responsable de plusieurs raids meurtriers sur des camps de réfugiés le long de la Ligne d’Armistice, a attaqué le camp de Bureij et a tué 43 hommes, femmes et enfants dans leurs lits.

Le 2 novembre 1956, Israël a fauché plus de 250 civils à Khan Younis, deux d’entre eux étaient des frères de ma belle-sœur. Leurs corps jonchaient les rues, comme ceux de Shujayeh aujourd’hui.

En 1974, Ariel Sharon a rasé des rues entières de camps de réfugiés àGaza et les a réduits à des décombres.

La même politique consistant à faire subir aux réfugiés d’énormes pertes humaines a été évidente au cours des deux dernières attaques sur Gaza, en 2008-2009 et 2012. Et aujourd’hui à nouveau, à travers la dernière guerre d’Israël contre Gaza.

Cette politique n’est pas seulement appliquée à Gaza. Le camp de Jenin, enCisjordanie , et les camps de Sabra et Shatila au Liban l’ont subie également, pour n’en citer que quelques-uns.

Aujourd’hui, on publie en Israël des appels à « concentrer » les Palestiniens dans des camps nouvellement créés et à les « exterminer » « quand le génocide sera admissible. »

Pourquoi cette détermination israélienne à éliminer les Palestiniens ? La raison est claire : les réfugiés palestiniens sont le corps du crime de guerre du nettoyage ethnique de la Palestine. Il faut que les réfugiés disparaissent et que la Palestine devienne ce qu’en a dit le slogan sioniste, « une terre sans peuple« .

La doctrine d’élimination et d’assujettissement des Palestiniens comme seule façon de construire Israël sur la terre de Palestine a été élaborée dès le début, d’abord par Vladimir Jabotinsky, l’un des principaux idéologues du mouvement sioniste. Dans son ouvrage de 1923, Le Mur de Fer, il écrivait :

« Cette colonisation [sioniste] ne peut par conséquent continuer et se développer que sous la protection d’une force indépendante de la population locale – un mur de fer que la population autochtone ne peut pas franchir. C’est toute notre politique envers les Arabes. »

Une politique suivie par Moshe Dayan 33 ans plus tard. Lors des funérailles d’un colon qui avait tué près de Gaza en avril 1956 sur la terre des réfugiés, Dayan a fait un discours direct qui est devenu le phare des opérations militaires israéliennes ultérieures contre les réfugiés palestiniens. Il a dit :

« Depuis huit ans maintenant, ils [les Palestiniens] sont dans les camps de réfugiés de Gaza et regardent comment, sous leurs yeux, nous avons fait nôtres les terres et les villages où ils vivaient, eux et leurs ancêtres (…). Nous sommes une génération de colons et sans le casque d’acier et le canon du fusil, nous n’arriverons pas à planter un arbre ou à construire une maison (…). C’est le destin de notre génération. C’est notre choix – d’être prêts et armés, tenaces et durs, ou bien l’épée nous tombera des mains et nos vies seront fauchées. »

Soixante-six ans après la Nakba (la Catastrophe), les Palestiniens dépossédés sont toujours dans des camps de réfugiés, aspirant à rentrer chez eux de l’autre côté des fils de fer barbelés. Non loin du lieu de l’éloge funèbre de Dayan se trouve la colonie de Sederot, construite sur les terres des villages de Najd et Huj. Les 10.000 réfugiés de ces villages vivent dans des camps de réfugiés, à 3 km de là. Quand ils visent Sederot avec leurs roquettes artisanales, ils les lancent sur les occupants de leur terre, pour leur rappeler qu’ils veulent toujours rentrer chez eux.

Pourquoi ne reviendraient-ils pas ? Les Nations Unies ont affirmé leur droit au retour 135 fois depuis 1948. Les réfugiés sont maintenant entassés dans la minuscule Bande de Gaza, 1,3 pour cent de la superficie de la Palestine, avec une densité de 7.000 personnes au km², alors que les colons sur leurs terres ont une densité de seulement 7 personnes au km². Pendant ce temps, les terres des réfugiés, dans les zones rurales occupées par des Israéliens, sont toujours vides.

Alors que Netanyahu, suivant les pas de Jabotinsky et Dayan, continue d’attaquer les réfugiés palestiniens lors d’épisodes de mort et de destruction, il est clair que les Palestiniens ne se rendront jamais et ne disparaîtront pas du jour au lendemain. On ne pourra sortir de cette impasse que par une action déterminée de la communauté internationale – dont certains pays portent une lourde responsabilité historique pour avoir créé la souffrance des Palestiniens en premier lieu – consistant à prendre la seule voie possible : appliquer les principes de justice, du droit international et des résolutions de l’ONU. Comme mesure d’urgence, Israël doit lâcher son emprise sur la jugulaire des Palestiniens qui vivent à Gaza et lever son blocus aérien, terrestre et maritime. Gaza doit respirer.

Source : Al Akhbar

Traduction : MR pour ISM

 

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Palestine – 22 août 2014

Faire déguerpir les colons et vider les colonies

Par Fadwa Nassar

lire tout l’article :  http://www.ism-france.org/analyses/Faire-deguerpir-les-colons-et-vider-les-colonies-article-19142

Avant 1948, les villages et villes situés à proximité de la bande de Gaza s’appelaient Beer Saba’, Najd, Semsem, ‘Asqalan, Majdal, Joulos, Asdud, Falouja, Joura, Barbara, Herbiya… En 1948, les envahisseurs sionistes et leurs bandes armées commettent des massacres et expulsent les survivants palestiniens vers la bande de Gaza ou la région d’al-Khalil.

 

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en France :

Le gouvernement tente de protéger les Français qui servent dans l’armée d’occupation israélienne


Europalestine     

 

Au lieu de les rechercher et de les sanctionner comme il le fait pour les jeunes qui partent en Syrie et qui font couler beaucoup d’encre, avec alertes médiatiques et avertissements aux familles, Hollande, Valls, Cazeneuve et Taubira cherchent à protéger les Français qui commettent des crimes de guerre aux sein de l’armée d’occupation israélienne.

 

C’est ainsi que nous avons appris qu’un jeune Lyonnais, Hassan, vient de subir une descente de la police chez lui, une perquisition, la confiscation de 5000 euros de matériel informatique, ainsi qu’une garde à vue de plus de 24 H… pour avoir partagé des données disponibles sur internet concernant plusieurs de ces criminels de guerre français ayant participé à l’attaque « Bordure Protectrice » à l’encontre de la population civile dans la bande de Gaza.

Lire la suite : http://humeursdemarisse.blogspot.fr/2014/08/le-gouvernement-tente-de-proteger-les.html

 

 

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Cinq jours de cessez-le-feu ? 

L’état sioniste n’en a jamais respecté aucun…

 

Il est question d’un « cessez-le-feu » prolongé de 5 jours. Sans vouloir jouer les cyniques, regardons la liste qui suit…

 

http://www.info-palestine.eu/spip.php?article14864
Des corps d’adultes comme d’enfants gisent sur le sol de la morgue de l’hôpital al-Shifa, dans la ville de Gaza le 20 juillet 2014… Tout cessez-le-feu promulgué aujourd’hui sera de peu de poids, puisque l’État israélien n’a jamais eu de parole – Photo : AFP/Mohammed Abed

2012 – Le 14 novembre, deux jours après que les organisations palestiniennes à Gaza aient donné leur accord pour une trêve après plusieurs jours de violence, Israël assassine le chef de l’aile militaire du Hamas, Ahmed Jabarimenaçant d’intensifier la violence une fois de plus après une semaine au cours de laquelle au moins six civils palestiniens ont été tués et des dizaines d’autres blessées dans les attaques israéliennes. [Cet assassinat a été le point de départ de la campagne israélienne de bombardements de novembre 2012 – NdT]

2012 – Le 9 mars, Israël viole le cessez-le-feu convenu sous médiation égyptienne et assassine le chef des Comités de résistance populaire [PRC] basés à Gaza, provoquant un autre cycle de violence dans lequel au moins vingt Palestiniens sont tués, dont au moins quatre civils, et des dizaines d’autres blessés. Comme d’habitude, Israël prétend avoir agi en état de légitime défense contre une attaque imminente planifiée par les PRC, tout en ne fournissant aucune preuve pour étayer cette accusation. Après l’assassinat, le journaliste israélien Zvi Bar’el écrit dans le journal Haaretz :

« Il est difficile de comprendre sur quoi se base l’affirmation selon laquelle Israël s’efforce de diminuer la tension… On peut supposer que la réaction armée des Comités de résistance populaire ou du Djihad islamique à l’assassinat ciblé d’Israël a été prise en compte. Mais tout le monde a-t-il pesé la possibilité que la réaction violente pourrait conduire à un plus grand nombre de victimes israéliennes que toute attaque terroriste que Zuhair al-Qaisi, le secrétaire général des Comités de résistance populaire, aurait pu lancer ? En l’absence d’une réponse claire à cette question, on peut supposer que ceux qui ont décidé d’assassiner al-Qaisi se sont encore une fois appuyés sur la stratégie de ’réponse mesurée’, dans laquelle une frappe israélienne entraîne une réaction, qui attire une contre-réaction israélienne. »

Un peu plus de deux mois auparavant, à l’occasion du troisième anniversaire de l’Opération Plomb Durci, le lieutenant général Benny Gantz, chef d’état-major de l’armée israélienne, dit à la radio militaire israélienne qu’Israël devra attaquer Gaza bientôt pour restaurer son pouvoir de « dissuasion », et que l’agression doit être « rapide et douloureuse ». Et de conclure : « Nous allons agir lorsque les conditions seront bonnes. »

2011 – Le 29 octobre, Israël rompt une trêve qui a maintenu le calme pendant deux mois, tuant cinq membres du Djihad islamique à Gaza, y compris un commandant en chef. Le même jour, les intermédiaires égyptiens négocient une autre trêve qu’Israël viole immédiatement en assassinant quatre autres membres du Jihad islamique. Au total, neuf Palestiniens et un Israélien sont tués.

2008 – En novembre, Israël viole un cessez-le feu mis en place depuis juin avec le Hamas et d’autres groupes militants basés à Gaza, lançant une opération qui tue six membres du Hamas. Les groupes militants répondent par des tirs de roquettes sur le sud d’Israël, que l’État sioniste exploite peu de temps après pour justifier l’opération Plomb durci, l’assaut militaire dévastateur sur la bande de Gaza qui débute le 27 décembre et va trois semaines. L’armée israélienne assassine environ 1400 Palestiniens, la plupart des civils, dont plus de 300 enfants. Une mission d’enquête dirigée par le juriste sud-africain Richard Goldstone et pour le compte du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, conclut par la suite que Israël et le Hamas (?) ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité pendant les combats, un jugement partagé par les organisations des droits de l’homme comme Amnesty International et Human Rights Watch.

2002 – Le 23 juillet, quelques heures avant qu’un cessez-le accepté par le Hamas et d’autres groupes palestiniens doit entrer en vigueur, Israël bombarde un immeuble d’habitation dans le milieu de la nuit dans la bande de Gaza, assassinant un responsable du Hamas, Salah shahada. Quatorze civils, dont neuf enfants, sont tués dans l’attaque et 50 autres blessés, conduisant à un sabordage de la trêve et à la poursuite de la violence.

2002 – Le 14 janvier, Israël assassine Raed Karmi, un responsable dans le parti du Fatah dans la foulée d’un cessez-le feu accepté par tous les groupes militants palestiniens le mois précédent, ce qui conduit à son annulation. Plus tard en janvier, a lieu le premier attentat-suicide lié aux Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, l’aile militaire du Fatah.

2001 – Le 23 novembre, Israël assassine, Mahmoud Abu Hanoud, un des responsables du Hamas. À l’époque, le Hamas avait trouvé un accord avec le chef de l’OLP, Yasser Arafat, pour ne pas lancer d’attaques contre des cibles à l’intérieur d’Israël. Après le meurtre, Alex Fishman, correspondant pour les affaires militaires du journal israélien Yediot Aharonot, écrit dans un article en première page : « Nous nous retrouvons à nouveau à tout faire pour qu’ait lieu une nouvelle attaque terroriste massive au sein de la Ligne verte [les frontières de 1949] … Celui qui a donné le feu vert à cet acte de liquidation savait très bien qu’il détruisait de ce fait d’un seul coup l’accord entre le Hamas et l’Autorité palestinienne. En vertu de cet accord, le Hamas devait stopper les attentats-suicide à l’intérieur de la Ligne verte … » Une semaine plus tard, le Hamas répliquait par des attentats à Jérusalem et à Haïfa.

2001 – Le 25 juillet, alors que les responsables de la sécurité de l’Autorité palestinienne et de l’État israélien se réunissent pour consolider un cessez-le feu datant déjà de six semaines, Israël assassine un membre du Hamas à Naplouse. Neuf jours plus tard, le Hamas répond par un attentat suicide dans une pizzeria de Jérusalem.

1988 – En avril, Israël assassine en Tunisie le dirigeant de l’OLP Khalil al-Wazir, alors même que l’administration Reagan tente d’organiser une conférence internationale pour négocier la paix entre Israéliens et Palestiniens. Le Département d’État américain condamne l’assassinat comme un « acte d’assassinat politique. » Au cours des manifestations qui s’ensuivent dans les territoires occupés, sept autres Palestiniens sont abattus par les forces israéliennes.

1982 – À la suite de l’invasion du Liban par Israël en juin, et après que les combattants de l’OLP aient quitté Beyrouth en appliquant un cessez-le-feu arrangé par les États-Unis, Israël viole les termes de l’accord et déplace ses forces armées dans la partie ouest de la ville où sont situés les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila. Peu de temps après, des soldats israéliens encerclent les camps et envoient leurs alliés chrétiens phalangistes – malgré le fait que la longue et sanglante histoire entre Palestiniens et Phalangistes au Liban soit bien connue des Israéliens, et malgré le fait que le chef des Phalangistes, Béchir Gemayel, vient d’être assassiné et que les Palestiniens en sont à tort tenus responsables. Au cours des trois jours qui suivent, entre 800 et 3500 réfugiés palestiniens, en majorité des femmes et des enfants laissés sur place par les combattants de l’OLP, sont massacrés par les phalangistes tandis que les soldats israéliens regardent. Dans le sillage du massacre, une commission d’enquête israélienne, la Commission Kahan, juge que le ministre israélien de la Défense (et futur Premier ministre) Ariel Sharon porte « une responsabilité personnelle » dans les massacres.

1981-2 – Sous le ministère de la Défense d’Ariel Sharon, Israël viole à plusieurs reprises en neuf mois, le cessez-le-feu négocié entre les Nations Unies et l’OLP au Liban, dans le but de provoquer une réaction qui justifiera une invasion à grande échelle du pays que Sharon souhaite depuis longtemps. Comme la retenue de l’OLP ne fournit à Sharon aucun prétexte suffisant, il utilise la tentative d’assassinat de l’ambassadeur d’Israël à l’Angleterre pour justifier une invasion massive visant à détruire l’OLP – en dépit du fait que les responsables israéliens du renseignement estiment que l’OLP n’a rien à voir avec la tentative d’exécution. Dans l’invasion qui a suivi, plus de 17 000 Libanais sont assassinés.

1973 – Juste après l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu parrainé par les États-Unis et l’Union soviétique à la fin de la guerre du Kippour, Israël viole l’accord avec un « feu vert » du secrétaire d’État américain Henry Kissinger. Selon des documents déclassifiés des États-Unis, Henry Kissinger explique aux Israéliens qu’ils peuvent prendre « un peu plus » de temps pour adhérer à la trêve. En conséquence de quoi, Israël lance une attaque et encercle la troisième armée égyptienne, provoquant une crise diplomatique majeure entre les États-Unis et l’Union soviétique qui pousse les deux superpuissances au bord de la guerre nucléaire, les Soviétiques menaçant d’intervenir pour sauver leur allié égyptien et les États-Unis déclenchant une alerte nucléaire Defcon III .

1967 – Israël viole l’Accord d’armistice de 1949, en lançant une attaque surprise contre l’Égypte et la Syrie. Malgré les affirmations d’Israël qui prétend agir en état de légitime défense contre une attaque imminente de l’Égypte, les dirigeants israéliens sont bien conscients que l’Égypte ne pose pas de menace sérieuse. Yitzhak Rabin, chef d’état-major de l’armée israélienne pendant la guerre, dit dans une interview en 1968 : « Je ne crois pas que Nasser voulait la guerre. Les deux divisions qu’il envoya dans le Sinaï le 14 mai n’aurait pas suffi à déclencher une offensive contre Israël. Il le savait et nous le savions. » Et l’ancien Premier ministre Menahem Begin admet plus tard que « les concentrations de l’armée égyptienne aux limites du Sinaï ne prouvaient pas que Nasser allait vraiment nous attaquer. Nous devons être honnêtes avec nous-mêmes. Nous avons décidé de l’attaquer. »

1956 – En collusion avec la Grande-Bretagne et la France, Israël viole l’Accord d’armistice de 1949 en envahissant et en occupant la péninsule du Sinaï en Égypte. Israël ne s’engage à retirer ses troupes que suite aux pressions du président américain Dwight Eisenhower.

1949 – Immédiatement après que soit entré en vigueur l’accord d’armistice négocié sous l’égide des Nations Unies entre Israël et ses voisins, les forces armées de l’État sioniste nouvellement créé, violent la trêve avec de multiples empiétements dans les zones désignées comme démilitarisées et lancent des attaques armées qui font de nombreuses victimes civiles.

 

1’ août 2014 – InGaza – Vous pouvez consulter cet article à :
http://ingaza.wordpress.com/2014/08…
Traduction : Info-Palestine.eu

 

 

 

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Feu vert de la Cour Pénale Internationale et de Mahmoud Abbas

pour continuer les crimes de guerre à Gaza

http://arretsurinfo.ch/feu-vert-de-la-cour-penale-internationale-et-de-mahmoud-abbas-pour-continuer-les-crimes-de-guerre-a-gaza/

le 16 août 2014 dans Crises/guerresDroit internationalPalestineTribune

Par Christophe Oberlin

Le 14 aout 2014, Mme la procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) a rendu sa réponse à Mr Saleem Al Saqqa ministre de la justice palestinien qui avait déposé le 25 juillet 2014 une plainte pour les crimes de guerre commis à Gaza (assortie, comme c’est la règle, d’une déclaration de compétence, c’est-à-dire d’un engagement du plaignant à coopérer pleinement à l’instruction).

Mme la procureure a décidé que la Palestine ayant accédé en 2012 au titre d’Etat non membre de l’ONU, elle ne transmettra pas la plainte pour instruction à la Chambre préliminaire (pre-trial chamber) au motif que la plainte initiée en 2009 ne serait plus valable. Les deux procédures sont donc bloquées. Comme si la Palestine avait changé de nature depuis ce vote de l’ONU.

Or la finalité de la Cour est de permettre que les victimes de crimes de guerre puissent faire juger leurs bourreaux. Le statut de la Cour Pénale Internationale ne stipule aucunement que les Etats seuls ayant signé la procédure d’adhésion à la Cour Pénale Internationale peuvent y recourir. Plusieurs autres procédures sont ainsi prévues. Un simple procureur peut saisir la Cour, et c’est ce qui a été fait par Mr Ismaeel Jaber procureur de Gaza. La demande conjointe de Mrs Jaber et Al Saqqa était parfaitement recevable comme l’ont déclaré plus de 130 professeurs de droits. En arguant de la situation d’Etat non membre de l’ONU, Mme Bensouda sort de son domaine de compétence juridique pour une affirmation d’ordre politique, alors que la Cisjordanie est occupée, la bande de Gaza est soumise à un siège atroce, le président est illégal, le parlement est fermé, les forces de l’ordre ne sont pas unifiées. Au nom de quoi bloquer une action en Justice de la Palestine quand elle veut faire condamner ceux qui, par les armes, empêchent son plein exercice du pouvoir ?

Le statut de la Cour Pénale Internationale, en ouvrant d’autres procédures que celle de la ratification par les Etats, offre la possibilité de saisine en situation de guerre, et pallie justement à la situation actuelle de la Palestine qui est celle d’un Etat sous occupation militaire depuis des décennies. Mme Bensouda a pris le parti d’un clan occidental militairement surpuissant mais en faillite morale, alors que la finalité de la Cour est de protéger les victimes.

En bloquant une procédure légale qui pouvait déboucher sur l’inculpation de dirigeants israéliens pour crimes de guerre, Mme Bensouda prend clairement une position politique qui profite à Israël et expose durablement les populations civiles de Gaza aux canons israéliens. En dépêchant son ministre des Affaires Etrangères à la Haye pour bloquer la plainte du 25 juillet 2014, Mr Abbas donne un feu vert à Mr Netanyahu pour poursuivre son activité meurtrière. Mme Bensouda et Mr Abbas vont porter conjointement une part de la responsabilité pour chaque crime de guerre qui se produira à Gaza à partir de ce jour.

Le blocage de la saisine du 25 juillet 2014 pose la question de la partialité de la Procureure de la Cour Pénale Internationale, et celle de poursuites contre certains responsables palestiniens le jour où s’installera un état de droit en Palestine.

Par Christophe Oberlin, le 15 août 2014

Christophe Oberlin est professeur en médecine et chirurgien à l’hôpital Bichat à Paris. Il effectue depuis dix ans des missions humanitaires dans la bande de Gaza, pour former et soigner.

Voir également sur le même thème:

– Dernier crime à Gaza: le crime de haute trahison
http://arretsurinfo.ch/dernier-crime-a-gaza-le-crime-de-haute-trahison-christophe-oberlin/
– Palestine: Communiqué d’un des principaux porte-parole du Hamas à Gaza
http://arretsurinfo.ch/palestine-message-dun-des-principaux-porte-paroles-du-hamas-a-gaza

Arrêt sur Info le 16 août 2014

 

 

 

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Pas en mon nom : des survivants de la Shoah condamnent le massacre des Palestiniens à Gaza


Suzanne Weiss  

 

Je suis fière de me joindre à plus de 250 survivants et descendants de survivants de la Shoah pour condamner « le massacre des Palestiniens à Gaza » et « le génocide en cours contre le peuplepalestinien ». Notre déclaration de solidarité appelle à « une cessation immédiate du siège et du blocus contre Gaza » et à un « boycott économique, culturel et académique total à l’encontre d’Israël ». 

 

Nous pensons que « plus jamais », la leçon maintes fois répétée issue de l’Holocauste d’Hitler, « doit signifier plus jamais pour qui que ce soit ! » – surtout les Palestiniens.
Lire la suite : http://humeursdemarisse.blogspot.fr/2014/08/pas-en-mon-nom-des-survivants-de-la.html

 

 

 

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« Les références au génocide, à l’extermination et à d’autres termes terriblement violents ne sont plus des « allégations » perçues par ceux qui critiquent Israël, mais une affirmation forte et quotidienne venant des Israéliens eux-mêmes.

Les Israéliens sont en train de perdre le contrôle de leur hasbara longue de plusieurs décennies , un système de propagande si bien tricoté et ficelé que beaucoup dans le monde ont pu s’y laisser prendre. Les Palestiniens, ceux de Gaza en particulier, n’ont jamais été dupes quant aux intentions génocidaires d’Israël. Ils se se sont solidarisés avec leur résistance, avec la pleine connaissance qu’un combat pour leur survie allait avoir lieu. »

écrit par Ramzy Baroud le 11 aout  dans l’article :

Ghaza Holocaust, comment Gaza fait-elle pour résister ?

 

lire l’article entier :  http://www.info-palestine.eu/spip.php?article14850

 

 

 

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TELE

 

Si vous voulez regarder des télés avec un autre son de cloche  –  sur internet, c’est plus sûr, car la transmission est souvent sabotée (surtout si elles parlent de Gaza)

 

voici les adresses des trois que je trouve le plus intéressantes :

 

 

http://www.presstv.com/live.html  ( Press TV  en anglais)

 

http://rt.com/on-air/    (RT en anglais)

 

http://www.telesurtv.net/#  (TELESUR en espagnol)

 

 

 

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Le sacrifice de James Foley, un crime à deux lames

le 20 août 2014 dans DésinformationSyrie

Par Slobodan Despot.

lire l’article : http://arretsurinfo.ch/le-sacrifice-de-james-foley-un-crime-a-deux-lames/

 

 

 

 

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Les sanctions américaines – une guerre économique contre les «partenaires» européens ?

par Rita Müller-Hill, historienne

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4354

 

Sous le titre, «Les producteurs automobiles allemands ressentent la crise russe», la «Frank­furter Allgemeine Zeitung», dans sa rubrique économique, rapporte le 2 août «La chute des ventes s’accélère. L’Institut Ifo (institut pour la recherche en économie) met en doutes l’efficacité des sanctions». L’article met en évidence que les sanctions n’affectent ni la Russie ni les banques russes. Qui affectent-elles alors?
Revenons en arrière: Les sanctions économiques contre l’Iran.
Traditionellement, la France entretenait de bonnes relations commerciales avec l’Iran. C’étaient encore des «résidus» de la politique extérieure indépendante du général de Gaulle, méprisée par les USA et Bruxelles. «Les amis transatlantiques» ont cependant fait pression sur la France et les nouvelles élites françaises, en supplétifs dociles, ont abandonné les bonnes relations commerciales avec l’Iran sous prétexte de lutter contre le programme nucléaire de l’Iran. Cela a nui de façon considérable à l’économie française et certains médias français y voient la préparation d’un marché futur pour les marchandises américaines.
En avril 2012, sous la pression de son nouveau partenaire General Motors et du lobby «United against nuclear Iran», Peugeot s’est retiré du marché iranien. «La France, quatrième partenaire commercial de l’Iran […] est désormais en quinzième position.»1
Depuis 1978, Peugeot possédait en Iran 30% du marché et commercialisait en 2011, via un partenariat avec le groupe local Iran Khodro, 458?000 voitures en kit, ensuite assemblées dans le pays contre 440?000 en France. A la suite de son partenariat avec General Motors, Peugeot a été contraint de stopper la livraison de pièces détachées en Iran. «Le Monde»2 a interviewé l’ambassadeur iranien en France. M. Ali Ahani a confirmé que General Motors, proche du lobby «United Against Nuclear Iran» aurait exercé des pressions sur son partenaire français.
Le 26 juillet 2013, Carlos Tavares, directeur de Renault, annonça que le «président Obama avait donné l’ordre de cesser les activités en Iran.»3
Les ventes de Renault progressaient en Iran, (près de 10% du marché local) et on avait affirmé vouloir y rester, après le départ de Peugeot, ce qui contrebalançait les difficultés sur les marchés européen (24% en France) et américain. Moins d’un an après, le départ de Peugeot de l’Iran, Renault, contraire à l’affirmation de rester, annonça sa décision de quitter le pays. Le 23 juillet 2013 seulement, Iran Khodro avait annoncé la signature d’un accord pour la construction de la Clio.4 La décision de l’Union européenne, d’interdire au secteur bancaire iranien l’accès au réseau SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication) aggravait encore la situation.
Ces décisions mettent en lumière la stratégie américaine, de fermer les marchés iraniens aux entreprises étrangères, surtout aux entreprises françaises. Le 3 juin 2013, les USA, quelques jours avant l’élection d’Hassan Rohani, se sont dotés d’une nouvelle législation: le président Obama a signé l’«Executive Order Act 13645», visant surtout le secteur automobile.5
Michel Makinsky de la France Business School (Poitiers) est de l’avis qu’on a directement visé les intérêts de l’industrie automobile française et «que l’objectif réel d’Obama est de purger le marché iranien de toute concurrence étrangère au cas où un rapprochement s’ébaucherait entre Washington et Téhéran.»6
Un sous-traitant français a confirmé au «Figaro» que, l’«Executive Order Act» d’Obama est «un véritable nettoyage du marché automobile iranien qui se prépare pour faire place nette aux industriels américains, avant un deal politique entre Téhéran et Washington».7
Nous comprenons la stratégie américaine à travers la composition et les méthodes du lobby puissant «United Against Nuclear Iran» (UANI).8 L’organisme est composé, en partie, «d’anciens dirigeants politiques de premier plan et de militaires néoconservateurs (entre autres Richard Holbrooke, Jim Wolsey CIA), entretenant d’étroites connexions avec les services secrets américains, mais aussi britanniques et israéliens». Ainsi Alexandre Mandil dans son article pour la Fondation Prometheus.9
Les conséquences pour Renault n’ont pas tardé à arriver: les bénéfices de 746 millions au premier trimestre 2012 ont passé à 39 millions pour la même période en 2013 parce qu’on était obligé de payer 512 millions d’Euros de provision pour l’arrêt des activités en Iran.
Le secteur automobile n’est pas le seul concerné. Le 29 mai 2013 Total devait payer 400 millions de dollars aux autorités américaines pour faire stopper les accusations de corruptions dans le cadre des contrats en Iran.10
Parallèlement, les USA préservent leurs propres intérêts. Les exportations américaines vers l’Iran ont augmenté de 50%, ces dernières années tandis que les exportations européennes ont chuté de moitié depuis la mise en œuvre de l’embargo sur le pétrole. «Les Américains y vendent via des intermédiaires, notamment turcs, des ordinateurs, des téléphones, du Coca Cola et d’autres biens de consommation.»11    •

1    Le Monde:

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,