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9 mars 2021

LIBERTE D’EXPRESSION : LE PRIVILEGE DES UNS. LA CENSURE POUR LES AUTRES.


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Ce massacre ne doit pas servir à nous interdire de nous exprimer. De dire les choses vraies. Je n’ai jamais été d’accord avec Charlie Hebdo, et ce massacre ne change rien. Répugnant comme tous les crimes.

Voilà ce que m’inspire le massacre commis dans les locaux de Charlie Hebdo, et son traitement par la Presse, ainsi que les réactions des cyniques qui nous gouvernent….
Nadia Genji.

LIBERTE D’EXPRESSION : LE PRIVILEGE DES UNS. LA CENSURE POUR LES AUTRES.

Je ne suis pas Charlie. Je suis « rien ».

Charlie Hebdo en reprenant les caricatures d’un média danois néo-conservateur et raciste, s’était expliqué en invoquant la fameuse « liberté d’expression » qui a ce jour, selon moi, à en voir ce qui se passe dans l’Hexagone, est devenu le « privilège » d’une partie de la Presse et d’une « Elite » protégée par le Pouvoir et certains groupes de pression.

Si tous les journalistes sont montés au créneau pour défendre Charlie Hebdo en proie à des procès pour « Islamophobie » ou « racisme », il ne s’est pas trouvé grand monde pour agir de la même façon quand Siné, caricaturiste chez ce même Charlie Hebdo a été viré par l’ex Directeur de l’Hebdomadaire pour avoir caricaturé le mariage de Jean Sarkosy avec l’héritière de Darty ? On peut même rire même, quand on entend Sarkosy parler de Liberté d’expression puisque c’est la famille Sarkosy qui a fait pression sur l’hebdomadaire en le menaçant de procès ?

Liberté d’expression ? Le privilège des uns, la censure pour les autres.

Quand Dieudonné campe un juif extrémiste israélien qui appelle à rejoindre « l ‘axe américano-sioniste », il est en proie à des procès pour « antisémitisme », « appel à la haine », il est l’objet d’insultes, de menaces de mort. Mais il ne s’est trouvé personne pour lui offrir la sécurité nécessaire et lui permettre de faire son spectacle à l’Olympia ? Au contraire ! Des voix se sont élevées pour le faire censurer en prétextant « des menaces de mort », mais là, on n’a pas dépêché les services de Police à la recherche des internautes appelant à brûler l’Olympia, et à tuer Dieudonné ? On a purement interdit ce spectacle.

Liberté d’expression ? Le privilège des uns, la censure pour les autres.

Quand Marc Cohen interpelle sans honte, avec une assurance effrayante, glaçante, Taddei, en lui reprochant de donner la parole à des « cerveaux malades », tout en citant: Dieudonné, T. Ramadan et Alain Soral, entre autres, il ne se trouve personne pour appeler à la Liberté d’expression et le remettre à sa place, sinon des auditeurs qui ne se sont pas gênés pour l’interpeller lors de son émission, en direct à la Radio.

Liberté d’expression ? Le privilège des uns, la censure pour les autres.

Quand E. Plenel s’exprime et dit ce qu’il pense du dernier roman de Houellebecq, le même Marc Cohen ne supporte pas ce qu’il entend, et menace de quitter le plateau ! Et il ne se trouve personne, pour parler de Liberté d’expression ?

Liberté d’expression ? Le privilège des uns, la censure pour les autres.

A la lumière de toutes ces interdictions, il apparaît tristement et tragiquement, que la Liberté d’expression n’est réservée qu’à une élite de privilégiés, à qui il suffit de claquer des doigts pour être invitée sur les plateaux TV et dans les colonnes des média, à titre d’exemple, je citerai BHL ; Sans oublier ces « ultra privilégiés » à qui on confie des émissions à la Télévision et à la Radio, on se demande d’ailleurs de quoi se plaint Marc Cohen, qui fait partie de cette élite de privilégiés, tout comme Eric Zemmour qui sans doute « n’est pas un cerveau malade », selon les critères établis par le « psychiatre censeur Marc Cohen » ? Nous autres citoyens, n’avons qu’à payer la redevance et la fermer : ne sommes nous pas « la populace » ? « la France d’en bas ? », « les prolos » ? « la racaille » ? , les « deschiens » ? les « blaireaux » qui comme au temps des Seigneurs passons notre vie à travailler, à payer des taxes et à supporter les conneries des « bouffons » des « nouveaux rois de la République », bouffons qui ne font rire qu’eux même et la Classe politique ? Ou encore ce « gratin du show-biz » ?

En conclusion, je dirais que « je ne suis pas Charlie », mais sans doute « un cerveau malade », ou mieux, une de ces âmes perdues de la République, qui refuse de s’assimiler à un magma compact d’hypocrites et d’imposteurs, qui ont décidé qu’ils étaient « les bons » , et les autres « les méchants ». Ce groupe de méchants, au point que cet Eté, il leur fut interdit de manifester dans les rues de Paris pour « risque de troubles à l’ordre public ». La France de la 5ème République n’est jamais que la fille de cette 4ème République que la Guerre d’Algérie et l’Indépendance algérienne ont fait vaciller, la renvoyant à sa place, au Musée du Quai Branly, Musée ou plutôt « vestige » du Colonialisme et de ses pillages. Et cette 5ème République n’est toujours pas apte à passer le cap du Colonialisme, aussi quand des « négros et des bicots » s’apprêtent à manifester contre le Colonialisme israélien et défendre la cause palestinienne, il se trouve bien un héritier du Franquisme pour interdire ces manifestations. Mais certains ont bravé cet interdit, répondant à l’appel de la Liberté totale et de la Liberté tant d’Expression que de Manifester, en écho à ce brillant journaliste écrivain algérien, du nom de Tahar Djaout, assassiné à Alger par des islamistes, devant les locaux d’El Watan :

« Le silence c’est la mort, et toi, si tu dis tu meurs. Si tu ne dis pas, tu meurs. Alors, dis et meurs ». (Extrait de son écrit « Les vigiles »)

Combien sont morts sans avoir eu le droit de dire ? C’est la question que je pose à toutes les rédactions de France ce matin. Je doute qu’elles répondent à cette question « d’un cerveau malade ».

Je pose aussi la question à Nicolas Sarkosy, à travers le nom duquel je concrétise les termes de « magma d’hypocrites et d’imposteurs » : combien de libyens, Monsieur Sarkosy, ont pu « dire avant de mourir », une fois que vous avez installé les Islamistes en Libye ? Comment peut-on avoir installé des islamistes en Libye et ne pas se sentir mal aujourd’hui, quand la piste « jihadiste » est privilégiée dans ce que tout le monde appelle « un attentat » et qui n’est avant tout qu’un massacre barbare de la part de personne qui ont la vision étriquée du monde que vous et vos amis « bushistes » ou « sharonistes », à savoir d’un côté « le Bien et ses bons », et de l’autre côté « le Mal et ses méchants » ? Comment peut-on installer les islamistes dans l’Hémisphère Sud pour les combattre dans l’Hémisphère Nord ? Décidément, oui « dur, dur d’être gouvernés par des cons ! »

Voilà comment ce matin, de dis stop ! Ras le bol, d’être pris en le marteau et l’enclume !

Décidément « je ne suis vraiment par Charlie » ! Et remarquez bien qu’avec ma conclusion, je soulève une autre réalité, une vérité terrible :

Liberté d’expression, le privilège des uns. La censure pour les autres.
Liberté de manifester, le privilège des uns. La censure pour les autres.

Je ne suis pas Charlie… Je suis « rien ».

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,