Aller à…
RSS Feed

26 novembre 2020

Les caricatures de Mahomet


07/01/2015

208 – Les caricatures de Mahomet

Texte écrit le Me 7 Jvr 2015, à 15 heures 15. Publié à 17 heures 39.

Les caricatures de Mahomet

Al Qaïda (La Base), créée par le richissime Oussama Ben Laden, financée par l’Arabie saoudite et par des investisseurs privés en Allemagne et ailleurs, avait connu ses heures de gloire au pays de la CIA avant la destruction des tours, le 11 septembre 2001. Deux ans plus tard, le 20 mars 2003, les Anglo-Saxons avaient de nouveau attaqué l’Irak. En décembre de la même année, Saddam Hussein était arrêté. Le 30 décembre 2006, après un procès des plus bâclés, bricolé par les Etats-Unis quasiment juges et parties dans cette affaire, avait eu lieu l’assassinat, par pendaison, du président de la République d’Irak, Saddam Hussein. En 2006, Al Qaïda avait fusionné avec cinq autres groupes de moudjahidines sous l’œil plus ou moins bienveillant des chefs d’États occidentaux.
En 2006 justement, le groupe de journaleux de Charlie Hebdo, qui n’avaient jamais dépassé le stade de l’adolescence, avait cru bon, par des caricatures censées représenter Mahomet, de choquer les musulman(e)s jusqu’à provoquer la colère de certain(e)s d’entre eux-elles : ce torchon publiait, à la “Une” d’un numéro spécial, le Prophète en pleurs, avec cette inscription : « Mahomet débordé par les intégristes », auquel « la grande équipe de rédaction » faisait dire : « – C’est dur d’être aimé par des cons… » La clique politique ne voyait pas vraiment matière à redire dans cette phrase irrespectueuse à l’égard de toute la communauté musulmane.
En septembre 2012, cet hebdomadaire publiait de nouvelles caricatures avec le but bien visible de faire recette. Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, qui ne passe pas pour un « musulman intégriste », déclarait : « apprendre avec beaucoup d’étonnement, de tristesse et d’inquiétude une publication qui risque d’exacerber l’indignation générale du monde musulman. » « J’appelle à ne pas verser de l’huile sur le feu. » « Mais, je regrette que l’incitation à la haine religieuse ne soit pas réprimée par la loi comme l’est l’incitation à la haine raciale. Nous avions fait appel au Tribunal d’Instance de Paris, après les caricatures qu’avait publiées Charlie Hebdo en 2006, mais notre plainte n’avait pas été retenue. » [Le Soir, article “Charlie Hebdo crée la polémique avec des caricatures de Mahomet”, 18 septembre 2012, 20h 49, May (avec AFP).] En plus des caricatures de ce torchon, une vidéo sur le Prophète et un film « Innocence of Muslims » sortis des cerveaux malfaisants d’autres énergumènes avaient provoqué, de manière compréhensible, l’indignation générale du monde musulman, y compris en Libye.
C’est sur une aire d’autoroute à proximité de Lyon que mon regard s’était heurté à la “Une” du torchon de papier, appelé Charlie Hebdo, bien placé dans la boutique et représentant une caricature de Mahomet à cheval sur une bombe. Bien que n’étant pas croyante, j’avais été particulièrement choquée par une telle violence provocatrice et j’en avais été malheureuse pour les croyant(e)s musulman(e)s, arabes, arabo-africains, qui se trouvent en France et à l’extérieur de la France : j’avais considéré, à l’époque, que cela était une grave atteinte à l’honneur des musulman(e)s et qu’elle aurait des suites.

Écrit par Françoise Petitdemange |

Plus d’histoires deLibye

About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,