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25 février 2021

le petit journal de Chris


Chris

18 janv.
À Chris

chers tous,

 

une collection de textes et d’articles d’info,

en essayant déviter le trou noir charliesque, pas toujours mais presque

parce qu’il n’y a pas que ça dans le monde…

bonne lecture et bon courage pour cette année qui s’annonce tendue

 

vive l’Intifada Mondiale !

 

Chris

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http://lmsi.net/Soutien-aux-deux-Said

Accueil du site > Des mots importants > Race et racisme > Soutien aux deux Saïd

soutien aux deux saïd

Retour, une fois de plus, sur le prétendu racisme antifrançais

par Pierre Tevanian
7 janvier 2015

Mis en examen, suite à la plainte d’un groupe d’extrême droite nostalgique de l’Algérie française (l’AGRIF), le sociologue Saïd Bouamama et le rappeur Saïd, dit Saïdou, de la ZEP (Zone d’expression populaire), comparaîtront le mardi 20 janvier 2015 au Tribunal de Grande Instance de Paris (4 boulevard du Palais, Métro Cité), pour « injure publique » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » – à l’encontre, oui : de la France et des Français ! L’objet du litige : un livre-disque tout à fait recommandable intitulé Nique la France ! Devoir d’insolence. En guise de soutien, et d’appel à un soutien collectif, notamment ce mardi 20 à 13H30, les quelques lignes ci-dessous rappellent brièvement l’enjeu de ce procès éminemment politique.

J’ai rencontré Saïd Bouamama, après l’avoir lu, en 2003, puis quelques années plus tard, après l’avoir écouté, Saïd dit « Saïdou » du Ministère des affaires populaires puis de la Zone d’expression populaire, et depuis nous nous sommes souvent retrouvés côte à côte dans les mêmes combats, notamment antiracistes. J’ai pu apprécier en eux d’infatigables et généreux combattants de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, tout simplement. Bref, dans des termes qui ne sont pas leurs mots habituels ni les miens : d’authentiques défenseurs de « notre devise nationale » !

Ce que moi, aussi bien qu’eux je crois, refusons dans une formule comme « notre devise nationale », ce ne sont pas les trois termes de ladite devise mais bien l’épithète « nationale » et plus encore ce petit mot redoutable : « notre », qui généralise, amalgame, nationalise, et parfois racialise, le souci de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Car aucun peuple, aucune nation, aucun groupe humain n’en a le monopole, et par ailleurs chaque peuple, chaque nation, chaque groupe humain est traversé de disparités et de contradictions, notamment entre ces principes éthiques, avec toutes les actions humaines admirables qu’ils inspirent, et leur contraire, avec toutes les oppressions qui les accompagnent.

« La France » ne fait pas exception, et j’ai moi même participé aux photos du livre Nique la France. Devoir d’insolence, aujourd’hui incriminé, qui ne souffrait pour ma part d’aucune ambiguité : ce n’était pas « les Français », en tant que peuple supposé homogène et inférieur, qui étaient visés par l’insolente formule, mais bien un fétiche, une idole, « la France », dont les méfaits (ceux du nationalisme, du francocentrisme et de la« préférence nationale », du service de l’Etat placé au dessus de toute autre considération…) sont innombrables – de la colonisation, avec sa « mission civilisatrice », à la collaboration avec le régime nazi, en passant par la plus ordinaire indifférence au sort des étrangers, en dehors ou à l’intérieur de nos frontières.

Cela, quiconque connait les écrits et les engagements de Said Bouamama, et sur un autre registre (musical) de Saïdou, le comprend aisément. Et quand bien même on ne connaîtrait pas leurs oeuvres, il suffit de se concentrer sur les paroles de la chanson intitulée Nique la France, et de lire les textes du livre homonyme, pour le saisir. C’est pourquoi je dois confesser une grande lassitude, une grande fatigue, un grand découragement parfois, une grande colère souvent, de voir traînés devant les tribunaux par l’AGRIF, sous un chef d’inculpation ayant trait au racisme, un sociologue et un artiste qui comptent parmi les combattants les plus admirables et les plus conséquents de leurs professions, de la lutte contre tous les racismes. Des gens qui n’ont jamais compté leur temps pour soutenir cette cause. Je trouverais cela comique, une telle inversion du réel, si ce n’était pour eux usant, coûteux, offensant.

J’ai par ailleurs, comme Saïd Bouamama, et bien d’autres comme João Gabriell, produit des argumentaires qui soulignentle caractère spécieux, et extrêmement pernicieux, du concept de racisme antifrançais ou antiblanc. Il n’y a enfin pas de délit de blasphème en France, et l’idolâtrie nationale ne doit pas faire exception. Mais ce n’est pas l’essentiel de mon propos ici : il s’agit de témoigner de mon respect, mon admiration, pour deux personnes qui contribuent, contrairement aux intégristes de la francophilie, à rendre ce pays où je suis né, et où je vis, « la France » justement, un peu plus juste, un peu plus humain, un peu plus vivable.

p.-s.

Pour soutenir les deux Saïd : 20 janvier à 13 h 30 au Tribunal de Grande Instance, 4 Boulevard du Palais, 75001 Paris

 

 

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Le procès de Saïdou Zep et de Saïd Bouamama aura lieu le 20 janvier, à 13h30 au TGI de Paris. (4 Boulevard du Palais, 75001 Paris – Métro Cité Ligne 4) Soyons nombreux à nous mobiliser, c’est la liberté d’expression qui y est directement attaquée.

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Le « Nique la France » perdurera tant que durera l’inégalité :

 

/www.michelcollon.info/Le-Nique-la-France-perdurera-tant.html?lang=fr

 

 

 

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17 janvier 2015

Le Procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, ouvre un examen préliminaire de la situation en Palestine

Par Gilles Devers/CPI

Pas obligé d’être d’accord avec tout ce qu’écrit me Fatou Bensouda, la procureur de la Cour pénale internationale. L’essentiel est l’ouverture du dossier, une grande victoire pour le peuple palestinien, qui s’est adressé il y a six ans à la justice, et qui, aujourd’hui, voit sa demande accueillie. Le droit international est la langage commun de l’humanité, et « la loi doit être la même pour tous ». Qui redoute la justice ?

 

 

 

 

 

 

LIRE l’article :

http://www.ism-france.org/analyses/Le-Procureur-de-la-Cour-penale-internationale-Fatou-Bensouda-ouvre-un-examen-preliminaire-de-la-situation-en-Palestine-article-19383

 

 

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RAFAH :

http://www.capjpo-europalestine.com/spip.php?article219

 

 

CAPJPO – Europalestine

L’armée égyptienne rase Rafah pour isoler Gaza

mardi 13 janvier 2015

Maisons évacuées et dynamitées : le sanguinaire Sissi, reçu avec les honneurs par Hollande récemment, et dont le ministre des affaires étrangères a été invité à défiler bras dessus bras dessous avec le gratin dimanche dernier, a annoncé qu’il allait continuer à raser la ville de Rafah du côté égyptien pour « créer une zone tampon avec Gaza »

 

Lire l’article du Monde ci dessous :

« Dans des camionnettes, des habitants de la ville égyptienne de Rafah ont chargé les quelques biens qu’ils pouvaient emmener, sous l’œil des soldats, avant de quitter leur maison promise à la destruction. Les autorités égyptiennes ont lancé, jeudi 8 janvier, la seconde phase de l’établissement d’une zone tampon à la frontière avec la bande de Gaza. Cent maisons ont été évacuées et douze dynamitées, vendredi.

L’armée a prévu de détruire, en quelques jours, 1 220 habitations accueillant 2 044 familles dans l’une des zones les plus peuplées du nord de la péninsule du Sinaï.

Dans plusieurs mois, Rafah et certains villages alentours devraient être rayés de la carte. Le gouverneur de la province du Nord-Sinaï, le général Abdelfattah Harhour, l’a admis, mercredi, devant la presse et a annoncé qu’« une nouvelle ville de Rafah existera » hors de la zone tampon.

Les autorités égyptiennes avaient déjà détruit, début novembre 2014, 800 maisons pour établir une zone tampon de 500 mètres. Elle devrait, selon le plan du gouvernement, s’étendre jusqu’à 6,4 kilomètres de largeur et 13,5 kilomètres de longueur pour inclure 75 000 Egyptiens.

Son objectif affiché : lutter contre l’insurrection djihadiste dans le Sinaï et empêcher la contrebande par les tunnels reliant la bande de Gaza. « L’opération est présentée aux Egyptiens comme une répression contre les terroristes, les contrebandiers et les espions. Mais elle permet aussi de maintenir l’alliance avec Israël en les aidant à se débarrasser des tunnels du Hamas, de mettre la pression sur Washington pour qu’il ferme les yeux sur les violations des droits de l’homme en Egypte et de renforcer le régime militaire égyptien », estime Omar Achour, spécialiste du Sinaï à l’université d’Exeter, au Royaume-Uni.

Vécu comme une « punition collective »

La décision avait été prise après l’attaque du 24 octobre 2014, la plus meurtrière perpétrée contre les forces de sécurité depuis la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par l’armée, en juillet 2013. L’attentat a été revendiqué par le groupe djihadiste Ansar Beit Al-Makdis, qui a depuis rallié à l’Etat islamique (EI). Les autorités égyptiennes ont accusé le Hamas, le mouvement palestinien proche des Frères musulmans, tous deux déclarés organisation terroriste, d’apporter armements et soutien opérationnel à ces attaques, qui ont fait des centaines de morts. Pour les experts, l’implication du groupe palestinien n’est pas avérée. « Le Hamas ne veut pas de la déstabilisation du Sinaï, qui ne peut que renforcer le siège sur la bande de Gaza et la coopération sécuritaire entre l’Egypte et Israël », estime M. Achour.

Rafah a été au cœur de l’opération de sécurisation de la péninsule lancée par l’armée en 2013 contre l’insurrection djihadiste. La ville est habitée par de tribus dont les ramifications vont au-delà de la frontière, jusqu’à Rafah la Palestinienne, et dans toute la bande de Gaza. Israël a donné à l’Egypte son feu vert pour déployer troupes, blindés et hélicoptères Apache dans la zone démilitarisée prévue dans l’accord israélo-égyptien de mars 1979. La destruction de plus de 1 600 tunnels a provoqué l’étranglement de la bande de Gaza et de son 1,9 million d’habitants, soumis à un blocus par Israël et l’Egypte depuis la prise de pouvoir du Hamas en 2006. Elle a été un coup dur pour les habitants de Rafah, pour qui les tunnels étaient la principale source de revenus.

Malgré les excuses du président Sissi et les compensations aux familles – 900 livres égyptiennes (environ 107 euros) soit l’équivalent de trois mois de loyer –, l’évacuation est vécue comme une « punition collective » et une « humiliation ». Amnesty International a dénoncé l’illégalité de ces « évacuations forcées » et des « démolitions arbitraires ». Quarante-huit heures seulement avaient été données aux familles lors des premières évacuations. Les compensations ont tardé à venir. De nombreux habitants ont eu des difficultés à trouver un logement à Al-Arich, le chef-lieu de la province, où ils sont vus comme des « traîtres ». Des familles ont préféré se reloger dans la zone désormais en cours d’évacuation.

« Sur le long terme, cela va affaiblir la sécurité en alimentant la colère de la population du Sinaï. Des gens sont devenus des sans-abri en une nuit et ont subi des traitements inhumains. Cela fait trois décennies que le nord du Sinaï est en ébullition et que les choses s’aggravent. Tout est réuni pour un nouveau soulèvement armé », estime Omar Achour. L’histoire du Sinaï est marquée par les rapports conflictuels entre la population, majoritairement bédouine, et le pouvoir central. Depuis sa rétrocession par Israël en 1982, ses résidents ont été négligés par l’Etat, qui tend à les considérer comme des informateurs potentiels, des terroristes ou des contrebandiers. La répression féroce et l’emprisonnement de milliers de Bédouins après les attentats de Taba et Nuweiba en octobre 2004, et ceux de Charm El-Cheikh en juillet 2005, ont alimenté un désir de vengeance contre les forces de sécurité. »

Source : Le Monde du 10 janvier | Par Hélène Sallon.

CAPJPO-EuroPalestine

 

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RUSSIE :  Pendant les sanctions …

http://www.scoop.it/t/koter-info-lln-wsl

 

En quelques jours la Russie a racheté presque tous ses actifs gaziers et pétroliers pour trois fois rien

on: janvier 07, 2015

Comment Poutine a roulé dans la farine les investisseurs occidentaux.

En quelques jours la Russie a racheté pour trois fois rien presque tous ses actifs gaziers et pétroliers détenus par des financiers.

La chute du rouble ainsi les bruits qui ont couru que la Banque Centrale de la Russie n’avait pas de moyens pour le consolider ce qui allait provoquer aussi la dévalorisation des actions, y ont grandement contribué. C’est ce qu’a annoncé début janvier la chaîne RT en citant comme source le portail d’information “InSerbia”.

“La Russie a fait un coup de “mat à l’étouffé”, – écrit la source. Grâce à la chute du rouble, Moscou a réussi à récupérer la plurt de ses actifs en possession chez des détenteurs étrangers, et en plus gagner 20 milliards de dollars seulement en quelques jours”.

Il est connu qu’auparavant, quasi la moitié des revenus de la vente du gaz et du pétrole allait non pas au Trésor public russe, mais chez des requins de la finance occidentaux. Avec la crise ukrainienne, le rouble s’est mis à baisser, suite à ça, les indices des actions des compagnies énergétiques russes se sont mis à chuter, eux aussi. Les gros bonnets financier occidentaux on paniqué et se sont mis à les écouler, tant qu’elles avaient encore de la valeur.

” Poutine a laissé les choses venir pendant une semaine ne faisant que sourire lors de la conférence de presse, et lorsque les indices se sont retrouvés au plus bas, il a donné l’ordre de racheter immédiatement les actifs détenus par les Européens et les Américains. Lorsque les gros bonnets financiers se sont rendu compte d’avoir été berné, il était déjà beaucoup trop tard. A présent tous les revenus de la vente du gaz et du pétrole resteront en Russie, le rouble va se consolider de lui-même sans qu’on ait à dépenser les réserves de change”.

“Les requins financiers européens sont restés le bec dans l’eau : en quelques minutes la Russie a racheté pour trois fois rien les actifs gaziers et pétroliers qui valent des milliards. On n’a jamais vu une opération aussi époustouflante depuis la création la bourse de valeurs”, – a conclu “InSerbia”.

Source : Novorossia Today

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GAZA :

Les Gazaouis grelottent dans les ruines de leurs maisons et sous les tentes

Par Al-Akhbar le 10 janvier 2015

Les Gazaouis qui ont survécu à la sauvagerie de la guerre de l’été dernier luttent maintenant contre la pire tempête de l’hiver […]

Lire la suite

 

 

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reçu de Gaza :

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Une situation économique catastrophique

dans la bande de Gaza en 2014

Ziad Medoukh

 

L’année 2014, dans la bande de Gaza, a été marquée par le maintien du blocus israélien inhumain imposé de façon illégale par les forces de l’occupation depuis plus de sept ans, mais aussi, notamment par une nouvelle offensive militaire, en été 2014, sur cette région isolée, , la troisième offensive en cinq ans, et la plus meurtrière, ce qui aggrave une situation  déjà difficile pour toute la population civile, dans tous les domaines.

Sur le plan économique, la situation ne cesse de s’aggraver avec les conséquences dramatiques du blocus et de la dernière agression qui ont causé l’augmentation du chômage, et du niveau de pauvreté, sans oublier l’incapacité de bâtir une véritable économie dans la bande de Gaza.

Pour beaucoup d’économistes, l’année 2014 est considérée comme  la plus catastrophique pour l’économie palestinienne depuis 20 ans

L’économie de la bande de Gaza souffre d’une crise très grave due aux agressions israéliennes et au blocus.Cette situation empêche tout développement d’une économie en faillite qui ne trouve pas les ressources nécessaires pour sortir d’une crise qui touche tous les secteurs.

On peut d’abord qualifier la dernière attaque israélienne sur Gaza, attaque qui s’ajoute au blocus, de punition collective contre plus de 1.8 millions d’habitants qui vivent dans le chômage, la pauvreté et la précarité, et qui se battent quotidiennement pour survivre et rester dignes sur leur terre.

La fermeture totale des passages commerciaux qui relient la bande de Gaza au monde extérieur depuis 2007, et son ouverture aléatoire, sporadique  arbitraire et partielle, ont rendu l’économie gazaouite chaotique, sans aucun espoir de redressement, tous les secteurs économiques sont paralysés en raison de l’arrêt complet de tous les projets en cours.

Nous  allons essayer, dans cet article, de parler des conséquences économiques de la dernière offensive israélienne et du blocus, sur la vie des habitants de cette région, en 2014, la plus peuplée du monde, une région oubliée, voire abandonnée, une région en souffrance permanente.

Les chiffres et statistiques de cet article sont datés de  novembre- décembre 2014 .Ils proviennent d’organisations internationales telles que le bureau des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens-UNRWA-, le Programme des Nations-Unies pour le Développement, la Banque Mondiale, l’Organisation Mondiale du Travail, le comité national de la reconstruction de Gaza, le ministère palestinien de l’Economie et du Commerce, et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Gaza.

Les pertes et les dégâts économiques directs de la nouvelle agression israélienne en juillet-août 2014  sont :

– La destruction de 20.000 logements avec plus de 100.000 personnes sans-abris

– 120 usines détruites

– 3 banques visées

– 2 hôtels bombardés

– 60 bateaux de pêche détruits

– 600 petites et moyennes entreprises détruites totalement

-30 fermes agricoles détruites

– 40 puits d’eau détruits

-Des terres agricoles dévastées

-300 sites industriels détruits

Ces pertes ont aggravé la situation économique pour toute une population civile, et ont même rendu les projets de reconstruction très difficiles, avec des conséquences économiques dramatiques qui ont paralysé l’économie locale.

Les conséquences économiques de cette nouvelle offensive israélienne se manifestent par :

– Un recul des indicateurs de l’économie palestinienne, car l’économie de la bande de Gaza contribue pour 43% au PIB palestinien. Cette situation a rendu l’économie palestinienne dépendante de l’économie israélienne et de l’aide internationale. Le pouvoir d’achat est devenu très faible pour les Gazaouis.

-L’infrastructure civile : 30% de l’infrastructure civile de la bande de Gaza a été détruite sans aucun espoir de reconstruction immédiate.

– Les pertes financières directes ou indirectes dues à cette agression dépassent 5 milliards d’euros.

– Le secteur privé a été le secteur le plus touché, ce secteur qui employait environ 90.000 personnes avant 2014, et qui représentait 45% du marché de travail dans la bande de Gaza, est actuellement paralysé. A cause de la destruction  de 90% des usines, des entreprises privées et des ateliers, avec l’interdiction d’entrée de matières premières pour tous les projets et plus de 700 installations industrielles fermées sans réouverture, avec la fermeture définitive en juillet 2014 de la seule zone industrielle  du nord de la bande de Gaza , après la destruction de toutes ses usines, à cause de tout cela, le secteur privé emploie actuellement  moins  de 10.000 personnes

– Le secteur de l’agriculture qui employait 30.000 travailleurs a été aussi touché. Actuellement, 4500 personnes, seulement  travaillent- avec une baisse permanente de revenu- Ce secteur  souffre, en dehors de la destruction des terres agricoles et des fermes, de l’interdiction israélienne permanente de faire exporter les produits agricoles de Gaza connus pour leur qualité, notamment les fraises, les tomates et les oranges, vers les marchés externes. Sans oublier la diminution des terrains cultivables, des espaces ayant été détruits par les différentes incursions israéliennes sur les différentes régions de la bande de Gaza. La surface cultivée a diminué de 30% en 2014.Les pertes agricoles quotidiennes à cause de la non exportation des produits agricoles vers l’étranger est de 70.000 euros par jour.  Conséquence grave: beaucoup de personnes sont en train d’abandonner leur terre agricole à cause de ces pertes, cette terre est remplacée par des constructions et des bâtiments. Une autre raison, la décision israélienne de porter les zones tampons, au nord  et au sud de la bande de Gaza, à 500 mètres,  a conduit à la détérioration dans le secteur agricole. De plus, la mort de beaucoup d’animaux a rendu l’élevage très difficile, et les prix ne cessent d’augmenter. Les pertes du secteur agricole ont dépassé 500 millions euros

Avant 2014, la zone cultivée dans la bande de Gaza s’élevait à 150 000  mètres carrés. Actuellement, il est estimé que 40 % de la zone cultivée, dont des vergers et des serres, ont été gravement affectés.  Selon le rapport de la Chambre du Commerce de Gaza, le coût de l’impact sur les moyens de subsistance des agriculteurs, combiné à celui des mesures de nettoyage nécessaires, s’élève à environ 10 millions d’euros.

– L’industrie: 90% des usines existantes sont fermées sans réouverture à cause de la destruction de plus de 300 sites industriels, et du manque de matières premières, d’exportation, d’importation. La bande de Gaza est connue pour ses industries de qualité, notamment les vêtements, le tissu et le bois, les pertes dans ce secteur depuis juillet 2014 sont de 10 millions d’euros par mois.

– Le secteur de la pêche souffre énormément des attaques permanentes de la marine israélienne. Les pécheurs Gazaouis sont interdits de dépasser 400 mètres dans l’eau de Gaza, ces restrictions et ces limites ont influencé ce secteur et plus de 1000 pêcheurs, soit, ont changé d’activités, soit, travaillent avec un revenu minimum.

– Le chômage a augmenté, le taux de chômage a dépassé les 70%  en novembre 2014, mais le phénomène le plus dangereux est la hausse du chômage chez les jeunes de moins de 30 ans, qui atteint  83%. Suite à la dernière attaque israélienne, plus de 20.000 personnes s’ajoutent aux chômeurs

– La pauvreté. 65% de la population de Gaza vit en dessous de seuil de pauvreté depuis Juillet 2014

-L’augmentation du nombre de personnes qui dépendent des organisations humanitaires.  Selon les sources du bureau des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens –UNRWA- dans la bande de Gaza, plus de 900.000 personnes ont bénéficié du programme de l’aide alimentaire géré par le bureau, ce programme a élargi ses services pour cibler les citoyens et non seulement les réfugiés.

-Les passages commerciaux : Actuellement, par jour, 150 à 200 camions entrent à Gaza via le seul passage commercial ouvert  cinq jours par semaine, ce passage se situe au sud de la bande de Gaza, mais la moitié de ces camions sont pour les organisations internationales et leurs projets de reconstruction d’écoles et de stations d’eau. Parmi ces camions, 5 ou 6 seulement contiennent des matériaux de construction notamment le ciment. Ce passage se ferme sous n’importe quel prétexte, par décision israélienne, sans prendre en considération les besoins énormes de la population civile.

Gaza n’a droit qu’à 90 produits au lieu de 750 avant le blocus, quelques produits et médicaments n’entrent pas, ce qui a aggravé la situation. Selon les estimations des organisations internationales, la bande de Gaza a besoin de 700 camions par jour pour répondre aux besoins énormes d’une population en augmentation permanente. Sans oublier la liste de 120 produits toujours interdits d’entrer par ordre militaire israélien.

Cette fermeture a empêché la libre circulation des importations et des exportations des biens et produits de Gaza, en particulier les matières premières et les produits semi-finis.

L’électricité :   La seule centrale électrique  qui a été bombardée lors de la dernière agression, fonctionne avec seulement 20% de sa capacité, beaucoup d’usines sont fermées à cause du manque du courant électrique et du carburant.

L’eau : Les dommages causés aux canalisations d’eau et d’assainissement ont été immenses En octobre 2014, plus de la moitié des Gazaouis n’avait plus aucun accès à l’eau.

Les tunnels : La destruction de 1600 tunnels à la frontière  avec l’Egypte a aggravé la situation économique des Gazaouis qui comptaient beaucoup sur les produits égyptiens les moins chers et les plus disponibles, sans oublier la diminution de l’arrivée des délégations internationales et des convois de solidarité via le passage de Rafah, qui a causé  la baisse du soutien direct à la population. Actuellement, les Palestiniens de Gaza comptent seulement sur les produits israéliens connus pour leurs prix très élevés.

Les conséquences de la dernière offensive  et cette situation marquée par des difficultés économique

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3 pièces jointes

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,