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26 octobre 2020

Les grosses orchades, les amples thalamèges..


Les grosses orchades, les amples thalamèges..

Littératures vagabondes – états d’âme à La Thalamège

 

07/10/2015

SOLIDARITÉ SYRIE SOUVERAINE

 Le croiseur russe Moskva : il change la donne dans la crise syrienne.

 

Avant tout :

 

Bon Anniversaire Monsieur le Président !

 

 

Guerre-éclair de Poutine en Syrie

Axe Russie-Iran-Hezbollah et vassalisation toujours plus humiliante pour la France

Mike Whitney – Sayed Hasan2 octobre 2015

Traduction Salah Lamrani
[Cet article exagère l’impact direct des frappes aériennes sur le développement du conflit : ce n’est pas tant l’aviation russe que les forces au sol conjointes de l’Armée Arabe Syrienne, du Hezbollah et des Gardiens de la Révolution Islamique, redoutables mais certes pas impitoyables, qui feront le gros-oeuvre, et il est peu probable qu’elles soient rejointes par l’infanterie russe, même si Ramzan Kadyrov a exprimé le souhait d’envoyer des forces tchétchènes contre l’Etat Islamique ; la Russie a bel et bien joué un rôle décisif dans la préservation de la Syrie par son soutien militaire et diplomatique, et c’est indubitablement une victoire pour Vladimir Poutine, qui enterre définitivement les rêves de conquête des Etats-Unis et de leurs vassaux et fait la preuve de l’imposture de leur guerre contre le terrorisme.]

 

 

[…] Mardi [29 septembre], Barack Obama a [essayé de] planter un couteau dans le dos de Poutine. Voyez Reuters :

« Dans les prochains jours, la France discutera avec ses partenaires une proposition de la Turquie et de membres de l’opposition syrienne pour une zone d’exclusion aérienne dans le nord de la Syrie, a déclaré le Président français François Hollande lundi [28 septembre]. (…)

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius « examinera dans les prochains jours ce qu’en pourrait être la ligne de démarcation, comment cette zone pourrait être sécurisée et ce qu’en pensent nos partenaires », a déclaré Hollande aux journalistes en marge de l’Assemblée générale annuelle des Nations Unies. (…)

Hollande a soutenu qu’une telle proposition pourrait éventuellement être entérinée par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui ‘donnerait une légitimité internationale à ce qui se passe dans cette zone.’ »

Hollande est un menteur et une marionnette. Il sait bien que le Conseil de sécurité n’approuvera jamais une zone d’exclusion aérienne. La Russie et la Chine l’ont déjà affirmé. Et ils ont également expliqué pourquoi ils y étaient opposés : c’est parce qu’ils ne veulent pas d’un autre État en déliquescence comme la Libye sur les bras, ce qui s’est produit la dernière fois que les États-Unis et l’OTAN ont imposé une zone d’exclusion aérienne.

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Source fr : http://sayed7asan.blogspot.fr/2015/10/guerre-eclair-de-po…

Sources en  :http://www.counterpunch.org/2015/10/01/putins-blitz-leave…,

http://www.counterpunch.org/2015/10/02/putins-lightning-w…

 

 

Solidarité Syrie souveraine

Comité Valmy

 

 

Comment la Russie a pris note du plan américain pour une zone d’exclusion aérienne en Syrie

 Daniel Fielding – Russia Insider 7 octobre 2015

Traduction : Comité Valmy

Davantage d’informations confirme que le déploiement russe visait autant à éviter un plan américain d’imposition d’une zone d’exclusion aérienne sur la Syrie – provoquant un changement de régime – qu’à vaincre l’État islamique.de régime – qu’à vaincre l’État islamique.

La réaction outrancière de l’OTAN à une violation mineure de l’espace aérien turc par un avion russe révèle le point crucial du déploiement militaire russe.

L’Occident a perdu le contrôle du ciel de la Syrie.

Quand j’ai discuté initialement de la composition des avions russes en Syrie j’ai dit que les quatre avions de chasse SU30 devaient fournir la couverture aérienne de la force de frappe.

J’ai aussi pensé que les six SU34s n’étaient pas vraiment nécessaires, et qu’ils étaient là pour être testés dans un environnement de combat.

J’avais raison pour les SU30 ; je me suis trompé sur les SU34.

J’ai négligé le fait que tout en étant un redoutable bombardier de combat et d’attaque au sol, le SU34 est aussi un excellent combattant aérien. En cela, il diffère fondamentalement du SU24, qu’il remplace.

Le total combiné des dix SU30 et SU34 représente pour les Russes un groupe de défense aérienne fantastique. Alors que le SU34 n’est pas un combattant aussi puissant que le SU30 ultra maniable, il est supérieur aux F16 qui composent le gros de l’armée de l’air turque, et est du niveau des F15 et F16 de l’armée de l’air israélienne.

Ceci est important parce que, comme le montre l’incident à la frontière turque, le groupe d’attaque russe mène des frappes aériennes dans les zones proches des frontières turques et israéliennes, là où l’armée de l’air syrienne n’avait pas encore osé aller par peur d’intervention des forces aériennes turques et israéliennes.

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Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6409

 

Aujourdh’hui

Des navires de guerre russes attaquent les positions de Daech en Syrie à partir de la Mer Caspienne

 

 

 

Diplomatie française : improvisations, revirements et amateurisme…

Richarde Labévière – Comité Valmy28 septembre 2015

 

 

Quelques semaines avant l’élection de François Hollande, un groupe de hauts fonctionnaires français signait une tribune dans un quotidien parisien1, appelant à rompre avec les postures médiatiques de Nicolas Sarkozy. Commentant les propositions du candidat socialiste, ce collectif écrivait : « on ne voit pas encore les axes structurants d’une politique réfléchie. Sans tabous ni autocensure, la première des préoccupations reste la non-prolifération nucléaire et le dossier iranien, mais aussi et peut-être davantage le Pakistan, ainsi que le réarmement d’autres puissances. Quelle est la meilleure politique au regard de nos intérêts ? Est-ce pertinent de soutenir Israël quelles que soient les extrémités où l’on risque de nous entraîner ? Quelles leçons tire-t-on de l’expédition libyenne – guerre déclenchée au nom des droits humains – dont on ne connaît toujours pas le bilan des victimes, ni l’ampleur des effets déstabilisateurs dans la sous-région sahélienne, sans parler de l’évolution inquiétante des libertés civiles et politiques ? Et que penser de la politique de gribouille sur la Syrie, pouvant déboucher sur une militarisation accrue de la crise ? L’appel au changement de régime est-il légitime, surtout lorsqu’il est porté par des pays comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite ? Ne reproduit-on pas ici les erreurs commises par les Américains et les Britanniques en Irak ? Cela ne ressemble-t-il pas à un vieux remugle de néo-colonialisme ? Quant à l’Afghanistan, il restera à dresser un bilan de notre engagement militaire. Ces questions rompent avec le politiquement correct dominant. Il faut cesser de se gargariser des grands discours ridicules sur notre « diplomatie universelle » et de nier béatement le déclin de la France dans le monde. Il est temps d’élaborer une doctrine de redressement, fondée sur des analyses géostratégiques tenant compte de la réalité, de nos moyens d’agir, de nos intérêts ainsi que de ceux de nos voisins européens, méditerranéens et africains ».

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Source : http://prochetmoyen-orient.ch/lenvers-des-cartes-du-28-se…

Via : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6377

 

 

Il faut tenir la France à bonne distance de la guerre syrienne

M K Bhadrakumar – Indian Punchline –6 octobre 2015

Comité Valmy

 

Jusqu’où iront-ils dans leur imbécilité criminelle ?

 

Il n’y a pas le moindre signe de malaise à Washington ni dans aucune capitale occidentale sur le fait que, dimanche dernier, la France ait lancé ses premières frappes aériennes en Syrie. Ce fut un moment poignant. N’oubliez que la France a « créé » avec la Grande-Bretagne, la Syrie moderne.

Utiliser la violence contre sa progéniture n’est pas inhabituel pour la France – elle n’arrête pas de le faire en Afrique – néanmoins elle a manifesté, dans ce cas précis, une insensibilité particulièrement répugnante, compte tenu de la honte qui entoure encore le pacte Sykes-Picot. (Le centenaire de ce chapitre honteux de l’histoire coloniale de l’Europe tombe en mai prochain.)

Ce que la France vient de faire est répréhensible pour une autre raison. Elle est un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies qui a le droit de veto, et elle a violé l’intégrité territoriale d’un pays membre de l’ONU sans même prendre la peine de le consulter. Les interventions françaises à l’étranger sont dénuées de principes et de moralité. La Libye est le dernier exemple d’un pays qu’elle a envahi et détruit, ainsi que son gouvernement établi, et elle s’est ensuite tout simplement lavée les mains du chaos qu’elle a laissé derrière elle.

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Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6398

 

Reste du monde

Les médias occidentaux meurent, voici pourquoi.

Tony Cartalucci – NEO -ICH – 29 septembre 2015

Traduction : Diane, Le Saker francophone

 

Seymour Hersh

 

Seymour Hersh a pris beaucoup de risques au cours de ses décennies de journalisme. C’est un vrai journaliste, qui a été attaqué, calomnié et boudé par tous les camps simplement parce qu’il semble résister à prendre parti. 

Quand il a enquêté sur les atrocités états-uniennes au Vietnam, il a d’abord été attaqué et dénoncé comme un traître, ou pire. A ce moment-là, la vérité et Hersh étaient justifiés et l’importance de ce qu’il réalisait en tant que journaliste, informer le public tout en servant à contrôler et à maintenir un équilibre contre les intérêts spéciaux du pouvoir en place, a été reconnue par un prix Pulitzer.

 

En 2007, quand il a décrit les projets de l’administration d’alors, celle de Bush, visant à utiliser les Frères musulmans et des groupes militants liés à al-Qaïda pour renverser le gouvernement syrien – dont le résultat se joue aujourd’hui – le New Yorker a volontiers accepté son travail comme un message dont il pensait qu’il aurait un écho auprès du public progressiste.

Mais ensuite, en 2013, lorsque Hersh a fourni une information contredisant le récit occidental officiel à propos d’une attaque chimique dans la banlieue de Damas, le New Yorker a décidé de ne pas la publier. Au lieu de cela, son article, Whose Sarin? [Le sarin de qui ?] a été publié par la London Review of Books.

L’histoire de Hersh fournissant cette information au public et comment les médias occidentaux ont tenté d’abord de la détourner puis de l’enterrer, avant de tenter de discréditer à la fois l’article et Hersh lui-même, est une expérience en laboratoire sur les médias occidentaux en train de mourir.

Le dernier clou du cercueil

L’article de Hersh abordait en détail les méthodes avec lesquelles les dirigeants occidentaux manipulaient intentionnellement ou même fabriquaient carrément des renseignements pour justifier une intervention armée en Syrie – étrangement semblable aux mensonges racontés pour justifier l’invasion et l’occupation de l’Irak et l’escalade de la guerre au Vietnam après l’incident du golfe du Tonkin.

L’article n’a pas fait que démolir le récit officiel, il a aussi contribué à entraver le peu d’élan restant en faveur d’une agression militaire occidentale contre la Syrie, basée sur les mensonges propagés par les États-Unis et leurs alliés à propos de l’attaque chimique.

Dans l’article de Hersh qui a suivi, The Red Line and the Rat Line [La ligne rouge et la ligne occulte], également publié par la London Review of Books, il a révélé des informations dénonçant non seulement d’autres mensonges des États-Unis et de leurs alliés, mais il a suggéré que la Turquie, membre de l’Otan, et le proche allié des États-Unis, l’Arabie saoudite, pourraient avoir joué un rôle en approvisionnant les responsables de l’attaque aux

Si les articles de Hersh atteignaient une plus large audience et répandaient l’idée d’un Occident capable de concevoir, de réaliser puis de tenter d’exploiter un crime contre l’humanité pour justifier une guerre élargie, injuste, alors la politique étrangère occidentale serait irrévocablement mise à mal et commencerait peut-être à se défaire.

Faire confiance à d’autres sources

Les méthodes pour diffuser des médias occidentaux de plus en plus discrédités et suscitant la méfiance sont devenues très créatives. Avec l’arrivée d’internet et des réseaux sociaux, des tentatives de produire des contenus viraux et des sources apparemment externes pour faire revenir le public qui se détourne en masse des médias dominants ont effectivement fait l’objet d’un document politique complet rédigé par l’ancien administrateur du Service de l’information et des réglementations de la Maison Blanche, Cass Sunstein. Le document a été présenté dans un article du magazine Salon intitulé Obama confidant’s spine-chilling proposal [La proposition terrifiante de l’homme de confiance d’Obama], qui précisait (les passages en gras ont été soulignés par moi) :/

Sunstein recommande que l’infiltration furtive du gouvernement soit assurée par l’envoi d’agents spécialisés en la matière « dans les forums de discussion, les réseaux sociaux en ligne ou même dans des groupes réels ». Il propose aussi que le gouvernement effectue des versements secrets à ce qu’on appelle des voix indépendantes crédibles pour renforcer les messages du gouvernement (partant du principe que ceux qui ne croient pas les sources gouvernementales seront plus enclins à écouter ceux qui apparaissent comme des indépendants tout en agissant secrètement pour le compte du gouvernement).

Ce seraient eux – qui sont principalement des menteurs financés par le gouvernement – vers lesquels l’Occident se tournerait dans une tentative d’enterrer Hersh et les vestiges du véritable journalisme occidental avec lui.

Les voix indépendantes crédibles

L’employé du gouvernement au chômage, domicilié au Royaume-Uni, Eliot Higgins a ouvert et tenu un blog populaire sur internet rassemblant des photos et des vidéos du conflit syrien. Des journalistes et des analystes de tous les horizons utilisaient cette ressource comme une sorte d’« encyclopédie pour temps de guerre ». Alors que Higgins ne possédait aucune qualification ou antécédent spécifiques en matière de guerre, de géopolitique ou d’armement, il disposait de beaucoup de temps. Dans ce temps, il était en mesure de rechercher et de répertorier soigneusement les médias sur son blog.

Il n’a cependant pas fallu beaucoup de temps avant que les médias occidentaux s’adressent à lui pour lui proposer le rôle de « voix indépendante crédible ». Qu’Eliot Higgins ait reçu des « paiements secrets » à cette époque ou non, il est évident aujourd’hui qu’il a été à la fois approché et recherché par ceux qui étaient prêts à le payer pour ses services et qu’à partir de là, son travail a été résolument biaisé et malhonnête.

Higgins était alimenté par son propre « expert en armement », Dan Kaszeta, propriétaire ou associé de nombreuses sociétés de « consulting » douteuses. Depuis le début, Higgins et Kaszeta ont tous deux soutenu le narratif occidental selon lequel le gouvernement syrien était responsable de l’usage de munitions remplies d’agents neurotoxiques, exactement sous le nez des inspecteurs de l’ONU à Damas.

En utilisant ce qu’ils appelaient tous deux des renseignements provenant de « sources librement accessibles » – visionner des vidéos sur YouTube et regarder Google Earth – ils ont affirmé que le type d’obus et d’agent neurotoxique utilisé ne pouvait avoir été déployé que par le gouvernement syrien.

Hersh a contesté cette affirmation dans deux de ses articles et dans de nouvelles interviews, soulignant que les missiles étaient sommaires et auraient tout aussi bien pu être de fabrication artisanale, tandis que la production d’agents neurotoxiques – certainement l’œuvre d’un agent étatique – aurait pu avoir été réalisée soit en Turquie soit en Arabie saoudite ou avec l’aide de l’un ou l’autre de ces pays, puis qu’ils auraient été utilisés par des militants en Syrie.

À ce jour, la conclusion officielle de l’ONU est qu’il y a une «preuve claire et convaincante» que des missiles contenant des agents neurotoxiques ont été lancés dans la banlieue de Damas – ne portant aucune accusation ni indication sur la provenance des missiles ou des agents neurotoxiques.

Higgins et Kaszeta, mis en vedettes dans le London Guardian et Foreign Policy Magazine, ont attaqué directement les affirmations de Hersh en citant des vidéos de YouTube et des rapports de l’ONU comme preuves que le gouvernement syrien possédait le type de missiles utilisé dans l’attaque et le type d’agent neurotoxique contenu dans les fusées – omettant une question très importante : et si l’attaque avait été conçue pour avoir l’air d’être l’œuvre du gouvernement syrien?

En réalité, tout ce que Higgins et Kaszeta ont prouvé, c’est que celui qui a commis l’attentat – conçu uniquement pour fournir aux États-Unis et à leurs alliés une justification pour une intervention armée directe – a consacré beaucoup de temps et d’efforts pour faire apparaître l’attentat comme si c’était le gouvernement syrien qui l’avait perpétré. Ils fondent toute leur argumentation sur l’affirmation que l’Occident ne fabriquerait pas – pour une raison quelconque – une attaque dans le but de justifier une guerre qu’ils cherchaient à mener mais pour laquelle ils manquaient de toute justification.

Parallèlement, la réfutation de Higgins et Kaszeta était un réquisitoire cinglant non seulement contre Hersh mais contre le journalisme traditionnel en général. Brian Whitaker, du London Guardian, a écrit un article intitulé « Investigating chemical weapons in Syria – Seymour Hersh and Brown Moses go head to head » [Enquête sur les armes chimiques en Syrie – Seymour Hersh et Brown Moses face à face], affirmant (c’est moi qui souligne en gras) :

Tout en cherchant à relancer le débat à suspense sur les armes chimiques, l’article de Hersh a révélé involontairement beaucoup de choses sur le journalisme d’investigation, actuellement en mutation. Hersh est de la vieille école. Il opère dans un monde de contacts restreints – souvent des sources anonymes bien placées fuitant des bribes d’information autour desquelles il construit un article qui conteste les idées reçues.

Le style de journalisme de Hersh a certainement sa place, mais à l’âge d’internet il se réduit – comme le montre constamment le travail basé sur le web de Higgins et d’autres.

C’est un thème que Higgins lui-même a ensuite développé à nouveau dans l’espace qui lui était offert par le magazine Foreign Policy – que le journalisme traditionnel fondé sur de véritables sources est out, et que l’armée des voix indépendantes crédibles stipendiées est in.

Justification à postériori

 

 

Un accord conclu par les Russes qui a entraîné le retrait du pays de la totalité des stocks d’armes chimiques de la Syrie sous le contrôle des Nations unies signifie qu’il n’y a plus ni armes chimiques à utiliser par le gouvernement syrien (ou à en être accusé), ni armes chimiques abandonnées à voler et à utiliser par les terroristes qui combattent le gouvernement syrien.

Pourtant maintenant, le long de la frontière turque – le pays dont Hersh a suggéré qu’il était derrière l’attaque au gaz de 2013 –, on dit que des terroristes de ce que l’on appelle « État islamique » (ISIS) emploient des armes chimiques.

Les premiers rapports signalent l’usage de gaz moutarde – un agent qui provoque des cloques sur la peau. Comme les agents neurotoxiques, la production et l’usage de ces armes nécessitent des ressources étatiques.

Les médias occidentaux, dans le but d’expliquer comment ISIS a acquis ces armes, ont commencé à échafauder des théories selon lesquelles les armes de la Syrie qui étaient sorties du pays avaient fini d’une manière ou d’une autre dans les mains d’ISIS. La présence d’armes chimiques dans le nord de la Syrie et en Irak indique, exactement comme Hersh l’a suggéré, que de telles armes sont passées aux terroristes opérant en Syrie à partir de la Turquie ou de l’Arabie saoudite, ou des deux.

Avec ce développement récent, littéralement, les mensonges répandus pendant des années par Higgins et Kaszeta ont été mis en évidence, donnat raison au vétéranprimé du journalisme Seymour Hersh et justifiant les méthodes traditionnelles du métier qu’il a utilisées pour tirer ses conclusions. Cela démasque aussi l’armée de voix indépendantes crédibles de Sunstein comme une nouvelle facette dans la chambre d’écho des mensonges des médias occidentaux discrédités et suscitant aujourd’hui une profonde méfiance.

Lorsqu’on a demandé leur avis à Higgins et Kaszeta sur l’identité du pourvoyeur d’ISIS en armes chimiques, Kaszeta a répondu : « Des hommes-lézards ». Higgins a refusé de commenter. Lorsqu’on lui a demandé s’il s avaient l’intention de présenter des excuses à Hersh, Kaszeta aurait répondu, sans explication : « Hersh me doit des excuses, maintenant, tirez-vous, minable sac à merde.»

On pourrait s’attendre à un degré plus élevé de professionnalisme et de débat civilisé de la part d’ « experts » régulièrement consultés par les médias occidentaux non seulement à propos du conflit en Syrie mais aussi en Ukraine, où Eliot Higgins apporte maintenant sa « voix crédible indépendante » au désastre du MH17. Cependant, quoiqu’employé par les think tanks occidentaux et les agences de consultants, Higgins ne possède plus de voix « indépendante » et, du fait de ses mensonges intentionnels et persistants à propos de la Syrie, il ne possède plus non plus de voix « crédible ».

L’expérience ratée de Sunstein

L’usage d’armes chimiques n’a jamais été un moyen efficace de faire la guerre. Au-delà de leurs effets psychologiques, les armes conventionnelles ont prouvé qu’elles étaient des moyens largement supérieurs pour mener et gagner une guerre.

Durant les huit années meurtrières de la guerre entre l’Irak et l’Iran, les armes chimiques étaient utilisées, y compris des agents neurotoxiques. Pourtant, un document produit par le Corps des Marines états-uniennes, intitulé « Lessons Learned : The Iran-Iraq War », sous « Appendix B : Chemical Weapons », a révélé que moins de 2% à 3% de la totalité des victimes étaient dus aux armes chimiques. Le rapport concluait que même l’usage d’armes chimiques à large échelle offrait peu d’avantages à chaque camp et suggérait que les attaques menées avec de telles armes nécessitaient une météorologie presque parfaite et des conditions géographiques spécifiques pour apporter un bénéfice même limité. À plus petite échelle, l’usage d’armes chimiques serait tactiquement et stratégiquement inutile – à moins bien sûr qu’elles soient utilisées comme moyen de compromettre votre ennemi et de justifier une guerre plus vaste.

De même, abattre un avion civil au dessus de l’Ukraine n’apporte aucun bénéfice aux parties en conflit, à moins évidemment que cela n’intervienne pour compromettre ses ennemis et justifier une guerre plus vaste. Discerner cela est un produit de la pensée critique – celle qui a amené, en tout premier lieu, les gens à s’éloigner des médias occidentaux. La croyance erronée de Sunstein que, d’une manière ou d’une autre, ceux qui s’éloignaient des médias occidentaux étaient aussi faciles à berner que ceux qui les regardent encore est la raison pour laquelle les gens comme Higgins se sont retrouvés chassés des médias indépendants et avec lui, plus profondément, les gens du système qui l’ont choisi et utilisé.

Quant à Hersh, il prouve que se consacrer à la vérité lorsque c’est impopulaire est un petit prix à payer pour conserver sa dignité. Le ridicule et les accusations de ceux qui sont dénués de dignité disparaissent, mais la vérité est éternelle. Lorsque la vérité que Hersh a dévoilée sous les mensonges a finalement éclaté aux yeux de tous, la révélation a montré ce que valent les gens comme Higgins et Kaszeta.

Une fois les masques de leur légitimité et de leur professionnalisme arrachés, ils ont été réduits à des versions vulgaires, miniatures, du système en décomposition qui les a créés. Sans réaliser que leur intronisation comme « consultants » réside dans le déclin de ceux qui les ont embauchés, non en raison de leur talent, mais à cause de leur disposition à faire ce que refusent les gens dignes, et ils continueront probablement leur sale boulot. Mais de même que les organes de presse qui avaient, à l’origine, désespérément besoin de leurs « voix indépendantes crédibles » seront de moins en moins nombreux, il y aura de moins en moins de gens pour les écouter et les lire.

Tony Cartalucci vit à Bangkok, il est chercheur en sciences politiques et rédacteur, en particulier pour le magazine New Eastern Outlook.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

Source : http://lesakerfrancophone.net/les-medias-occidentaux-meur…

Source en : http://journal-neo.org/2015/09/28/the-western-media-is-dy…

 

 

Et la Palestine dans tout ça ?

 

Roger Waters à Bon Jovi : « Vous êtes solidaires avec le colon qui a brûlé le bébé »

 

Roger Waters marchant le long du mur de séparation en Cisjordanie en 2009

 

Roger Waters, guitariste des Pink Floyd, est notamment connu pour son engagement antisioniste. Dans une lettre ouverte publiée sur le site Salon.com, il s’adresse au groupe de pop Bon Jovi, qui a choisi de se produire à Tel Aviv le 3 octobre. RI

 

Chers Jon Bon Jovi, David Bryan, et Tico Torres,

 

J’ai, par le passé, souvent écrit des lettres détaillées, et même convaincantes, à des collègues de l’industrie musicale, afin de les encourager à ne pas soutenir les politiques d’apartheid du gouvernement israélien en venant se produire en Israël. Ayant lu les commentaires de la semaine dernière de Jon dans le Yedioth Ahronoth, je ne perdrais pas mon temps à faire des parallèles avec l’Apartheid d’Afrique du Sud et le positionnement moral que de nombreux artistes avaient alors tenu, et que des milliers tiennent aujourd’hui face aux décennies d’oppression israélienne des Palestiniens.

Les dés sont donc jetés, vous êtes déterminés à faire votre concert à Tel Aviv le 3 octobre. Vous prenez position

Vous êtes solidaires

Avec le colon qui a brûlé le bébé

Avec le conducteur du bulldozer qui a écrasé Rachel Corrie

Avec le soldat qui a réduit le pied du joueur de foot en morceaux

Avec le marin qui a bombardé les enfants sur la plage

Avec le sniper qui a tué l’enfant au tee-shirt vert

Et celui qui a vidé son chargeur sur la fille de 13 ans

Et le Ministre de la Justice qui a appelé au génocide

Vous aviez une chance de vous tenir

Du côté de la justice

Avec le pilote qui a refusé de bombarder des camps de réfugiés

Avec l’adolescent qui a préféré faire 8 ans de prison plutôt que son service militaire

Avec le prisonnier qui a jeûné 266 jours jusqu’à sa libération

Avec le médecin interdit d’entrée pour avoir sauvé des vies

Avec le fermier abattu en manifestant près du mur de séparation

Avec l’enfant sans jambes grandissant dans les décombres

Et les 550 autres qui ne grandiront pas du tout

A cause des missiles et des obus de chars et des balles que nous avons envoyés

Les morts ne peuvent vous rappeler les crimes que vous avez ignorés. Mais, de peur que nous oubliions, «Rester silencieux et indifférent est le plus grand crime de tous».

Roger Waters

 

Source : http://francais.rt.com/international/7757-roger-waters-bo…

 

 

 

Mis en ligne le 7 octobre 1015

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,