Aller à…
RSS Feed

3 décembre 2020

Il était une fois une petite histoire de l’extrême-droite comme on ne vous la raconte jamais


Il était une fois une petite histoire de l’extrême-droite comme on ne vous la raconte jamais

par Orianeborja – mercredi 28 octobre 2015

Les fondateurs et principaux bailleurs de fonds du Planning Familial aux Etats-Unis, sont des membres de la famille Mellon Scaife des pétrole, aluminium et banques du même nom, et dont les richesses proviennent de la captation de matières premières par le père Mellon Scaife, ancien dirigeant de l’OSS, ancêtre de la CIA.

Proches du Ku Klux Klan, l’idée était de contrôler les naissances des populations noires.

La famille Mellon Scaife est aussi à l’origine de la fondation du think tank libertarien Heritage Foundation (Fondation du patrimoine).

L’Heritage Foundation, située à Washington, est un des lieux où les cadres de Radio Courtoisie forment les leurs au lobbying via la Bourse Tocqueville et l’Institut de Formation Politique, dans l’objectif de propagation du libéralisme total et de pénétrer les milieux économiques, médiatiques, culturels, politiques, etc..

La branche famille de ce think tank, a reçu notamment Christine Boutin, Béatrice Bourges et Frank Margain à Washington dans le cadre de La Manif Pour Tous qui est une ramification de cette organisation.

Egalement lié à l’Opus Déi, l’oligarque maffieux russe qui fait le lien -et dont les avoirs à la City ont été gelés-, est Konstantin Malofeev, qui reçoit fréquemment Aymeric Chauprade, parfois affublé de Marion Maréchal Le Pen.

John Laughland, chef advisor du Ron Paul Institute For Prosperity, lié à Exxon Mobile (dont les cadres viennent former la « dissidence  » directement en France et notamment avec l’aimable contribution d’un Alain Soral par exemple), est le pion libertarien en France, Europe et Russie via son Institut pour la Démocratie et la Coopération (IDC).

Malofeev est aussi un financier et contact des forces rebelles qui ont annexé l’Ukraine au Donbass.

L’extrême-droite en France est étroitement liée à ces réseaux.

Extraits :

– Cordelia Scaife was introduced to Margaret Sanger by her grandmother.

(Vondas, Jerry, « Philanthropist Cordelia Scaife May dies at 76 »], Pittsburgh Tribune-Review, January 27, 2005).

Dans la Revue pour le contrôle des naissances (1), Sanger écrivit en mai 1919 : « Plus de naissances chez les personnes aptes et moins chez les inaptes ‘ voilà le but principal du contrôle des naissances ». Le numéro de novembre 1921 portait en manchette : « Le contrôle des naissances, pour créer une race de pur-sangs ! ».

Les liens entre le mouvement eugéniste et le mouvement de « birth control » sont nombreux, et visibles jusqu’en 1942. Margaret Sanger l’explique :

« Le contrôle des naissances, qui a été critiqué comme étant négatif et destructif, est vraiment la plus grande et authentique méthode eugénique et son intégration au programme de l’Eugénique donne immédiatement un pouvoir concret et réaliste à cette science. En fait, le contrôle des naissances a déjà été accepté par les plus lucides et les plus clairvoyants des eugénistes eux-mêmes, comme la plus constructive et la plus nécessaire des mesures de la santé raciale »(2).

« Avant que les eugénistes et tout ceux qui travaillent à l’amélioration de la race puissent réussir, ils doivent d’abord faciliter le contrôle des naissances. Tout comme les promoteurs du contrôle des naissances, les eugénistes, par exemple, cherchent à porter assistance à la race par l’élimination des inaptes. Tous deux poursuivent le même but mais insistent sur des méthodes différentes »(3).

1. Birth Control Review, Margaret Sanger en fut la directrice de la publication de 1917 à 1928.

2. The Pivot of Civilization, 1922.

3. « Contrôle des naissances et amélioration de la race », in Birth Control Review, février 1919.

– « Quand Scaife a recentré à nouveau son soutien aux personnalités politiques ayant un refus du communisme ainsi qu’aux groupes de recherche anti-communiste, parmi les fonds de défense légaux et les publications, le premier à être soutenu fut la « Hoover Institution sur la Guerre, la Révolution et la Paix » à l’université Stanford.

Par ses contacts obtenus via la « Hoover Institution » et par son entregent dans divers milieux, Scaife est devenu le partisan majeur, l’un des premiers supporters de l’Heritage Foundation, qui est depuis l’un des instituts de recherches publics de politique les plus influents de Washington. Richard Mellon Scaife est actuellement vice-président du conseil d’administration de l’Heritage Foundation.

Plus tard, il a soutenu des organisations conservatrices et libérales diverses comme :
American Enterprise Institute … » (Richard Scaife, biographie, Wikipedia)

– « Après le séminaire de niveau I, les auditeurs peuvent participer à toutes les activités de l’IFP, comme les dîners mensuels autour d’une personnalité – l’économiste et entrepreneur Charles Gave, le journaliste Éric Le Boucher, le haut fonctionnaire et théoricien de la démocratie directe Yvan Blot, etc. »

« A.P. : Grâce à Contribuables Associés, la Bourse Tocqueville permet à six jeunes de découvrir, chaque année pendant trois semaines, le fonctionnement des « think tanks » et des groupes de pression américains à Washington DC. Ils se rendent à l’Heritage Foundation, au CATO Institute, à l’Hudson Institute, etc. et rencontrent des personnalités politiques (comme le représentant du Texas Ron Paul) ou du journalisme. »

(Contrepoints Entretien avec Alexandre Pesey de l’Institut de Formation Politique)

Plus d’histoires deLibye

About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,