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29 octobre 2020

QUAND LES ANGLO-AMÉRICAINS REGRETTENT SADDAM HUSSEIN


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QUAND LES ANGLO-AMÉRICAINS REGRETTENT SADDAM HUSSEIN

Ils admettent qu’ils n’ont rien compris

Jean Bonnevey
le 26/10/2015
modifié le 26/10/2015 à 14:03h

On juge un arbre à ses fruits. Il faut bien constater que ceux de la politique anglo-saxonne dans le monde arabe sont pourris. On le reconnait de plus en plus mais bien trop tard. Témoins les regrets d’un Tony Blair qui ne va pas jusqu’au bout de sa nouvelle lucidité. Aux Usa, Donald Trump qui se moque du politiquement correct comme de son premier dollar va plus loin et il a bien raison.

Dans un entretien accordé à la chaîne américaine CNN, l’ex Premier-ministre britannique a réïtéré des excuses partielles pour l’invasion de l’Irak il y a douze ans, reconnaissant une responsabilité dans la montée de l’organisation djihadiste État islamique (EI). « Je peux dire que je présente des excuses pour le fait que les informations données par les services secrets étaient fausses », a notamment déclaré l’ancien Premier ministre travailliste, selon le site internet de la chaîne de télévision. «Je m’excuse aussi pour certaines erreurs dans la planification et nos erreurs dans notre compréhension de ce qui se passerait une fois le régime tombé », a-t-il ajouté, reconnaissant des « éléments de vérité » dans l’idée que l’invasion de l’Irak en 2003 est la principale cause de la montée de l’organisation EI. « Bien sûr, il n’est pas possible de dire que ceux qui ont déposé Saddam en 2003 ne portent aucune responsabilité dans la situation en 2015 », a-t-il reconnu, tout en soulignant également l’impact du Printemps arabe et le fait que le groupe EI s’est lancé depuis la Syrie, et non l’Irak.

Mais « je trouve difficile de s’excuser d’avoir démis Saddam. Encore aujourd’hui en 2015, je trouve que c’est mieux qu’il ne soit plus là », a soutenu Tony Blair. Ce n’est absolument pas l’avis d’une partie des républicains américains dont Donald Trump. « Le monde se porterait nettement mieux si les anciens dictateurs irakiens Saddam Hussein et libyen Mouammar Kadhafi étaient toujours au pouvoir », a estimé Donald Trump, en tête des sondages du primaire républicain pour 2016 aux États-Unis, dans une interview diffusée dimanche. « Sans nul doute!», a répondu le milliardaire américain à la question posée par le journaliste de CNN.

Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi ont été renversés en 2003 et 2011 respectivement, lors d’interventions militaires menée ou soutenue par les Etats-Unis. « Regardez la Libye. Regardez l’Irak. Avant il n’y avait pas de terroristes en Irak. Il (Saddam Hussein) les tuait immédiatement. (L’Irak) est maintenant devenu l’université d’excellence du terrorisme », a justifié M. Trump. « Franchement, désormais il n’y a plus d’Irak ni de Libye. Ils ont volé en éclats. Il n’y a plus aucun contrôle. Personne ne sait ce qui se passe », a-t-il poursuivi.

Le candidat républicain à la prochaine présidentielle a jugé que l’Amérique était confrontée à un retour à « l’époque médiévale », avec des violences au Moyen-Orient d’une brutalité inédite « depuis des milliers d’années ». « Les gens sont décapités, les gens sont noyés dans des cages», a-t-il insisté. « C’est pourquoi je veux renforcer notre armée. Nous en avons besoin aujourd’hui bien plus que par le passé». Selon lui, «la doctrine Trump est simple: c’est la force».

« La Libye est une catastrophe. L’Irak est une catastrophe. La Syrie est une catastrophe. Tout le Moyen-Orient. Cela a complètement explosé sous Hillary Clinton et sous Obama», a-t-il énuméré, dans une critique directe de la politique étrangère de l’administration Obama et de la candidate démocrate, qui fut secrétaire d’Etat de 2009 à 2013.

Les Bush républicains y sont, tout de même Donald, pour quelque chose avec le cher Tony!

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,