Le 19 mars, le président de la république, Nicolas Sarkozy,
lançait les bombardiers de l’armée française sur le peuple
libyen, prenant de court tous les autres chefs d’États dans le
monde, y compris les chefs occidentaux qu’il avait conviés à
Paris pour discuter de la Libye, mettant ainsi ses
interlocuteur(rices) devant le fait accompli.
Voici le premier texte que Françoise Petitdemange écrivit, sur
Internet, au lendemain de ce premier acte belliqueux de la
France contre la Libye.
C’était le 20 mars 2011, il y a tout juste cinq ans…
1
Le peuple libyen sous les bombes humanitaires occidentales
L’ONU, Organisation des Nations Unies, vient de
cautionner des crimes de guerre contre le peuple libyen et
contre Kadhafi, le guide révolutionnaire. Sous des prétextes
humanitaires à l’égard des populations dont elle se moque
complètement, elle n’agit que pour déstabiliser les régimes
qui n’ont pas l’heur de plaire aux pays occidentaux, en
laissant bombarder les populations civiles sous le prétexte de
les protéger et en laissant occuper les pays pour en piller les
richesses au détriment des populations. À quand la traduction
des chefs de pays occidentaux va-t-en guerre (Clinton, Bush,
et Cie…) devant la Cour Pénale Internationale pour crimes
contre l’humanité ? Les populations d’Irak, des Balkans,
d’Afghanistan, savent ce qu’il en est de l’humanisme des
chefs occidentaux…
Pourquoi les membres du conseil de sécurité des Nations
Unies ne se sont-ils pas déplacés en Libye pour constater les
milliers de morts dus au « sanguinaire » Kadhafi, égrenés jour
après jour, au conditionnel, dans les médias, milliers de morts
dont les médias ne nous ont, soudainement, plus du tout