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27 octobre 2020

“Les insurgés libyens contraints de se replier sur Bin Djaouad”29/03/2015


Encore un texte de Françoise écrit fin mars 2011 qui démontre bien qu’ils avaient programmé la destruction de la Libye. Ils peuvent le regretter maintenant, vu les dégâts qu’ils ont causé dans tout le Sahel, les dizaines de milliers de réfugiés qui viennent chercher leur asile chez nous, les Djihadistes salafistes qui ont proliféré dans toute l’Afrique et aussi en Europe.  Ceux qui ont programmé l’assassinat du Guide libyen  et la destruction de la Libyen sont des véritables criminels qu’il faudra bien juger un jour. Surtout Sarkozy, Bernard Henry Levy qui sont à l’origine de ce drame avec l’aide du Qatar et des USmanif-Tripoli-1.jpg

ginette

 

publié dans LePoint.fr 29/03/2011

 

Une dizaine de jours après l’entrée en guerre des pays occidentaux – France, Grande-Bretagne, États-Unis – il est enfin question, non pas seulement des troupes loyales à M. Kadhafi, mais aussi d’habitants libyens luttant contre les rebelles. La guerre impérialiste ne s’est-elle pas greffée sur une guerre civile ?

Aujourd’hui même, les pays occidentaux et pro-occidentaux se réunissent à Londres pour régler le sort de M. Kadhafi et de la Libye : les très démocratiques France et Grande-Bretagne, la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton (femme de Bill Clinton dont les peuples des Balkans conservent un triste souvenir) pour les États-Unis, la très démocratique Italie, le président de l’Union africaine, l’émir du très démocratique Qatar, les ministres des Affaires étrangères des très démocratiques Maroc, Émirats arabes unis, Jordanie et l’Irak, le très démocratique pays sous tutelle états-unienne. Cette réunion a lieu en présence de la très partiale ONU. Il est intéressant de remarquer que ces pays : la Chine, l’Inde, la Russie… n’ont pas été invités à cette réunion. Autrement dit, c’est bien une réunion entre belligérants c’est-à-dire entre prédateurs du peuple libyen qui se déroulera cet après-midi à Londres. De quoi se mêlent ces Occidentaux qui, dans une réunion où de nombreux pays sont absents, doivent débattre de l’après Kadhafi et de ce qui conviendrait au peuple libyen ?

N’est-ce pas au peuple libyen à prendre son destin en mains ? De quel droit certains pays dans le monde décideraient de l’homme qu’il faut mettre à la tête de l’État libyen ? De quel droit ces pays réunis appellent-ils le peuple libyen, partisan de M. Kadhafi, et les troupes loyales à « le quitter avant qu’il ne soit trop tard ». (Le Point.fr, article “Les insurgés libyens contraints de se replier vers Bin Djaouad”.)

Est-ce une menace ? Si le peuple libyen était majoritaire derrière les rebelles, ceux-ci auraient gagné la partie depuis longtemps. Ce n’est pas avec des bombes, des morts dont les médias asservis taisent le nombre, des destructions du territoire que l’on permet à un peuple, libyen ou irakien ou autre, de choisir son propre destin. Cet après-midi, à Londres, tout va se décider sans le peuple libyen, avec une poignée de rebelles qui ne savent même pas où ils vont…

http://www.francoisepetitdemange.sitew.fr/#LA_LIBYE_REVOLUTIONNAIRE_.A

Françoise Petitdemange

 

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,