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27 novembre 2022

LES VICTIMES SONT EN PRISON À LA HAYE ET LES BOURREAUX SONT EN LIBERTÉ À ABIDJAN ET À PARIS


 19/03/2017
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Excellence Zadi a ajouté 4 photos — avec Presstv French

 

En novembre 2004, après le soit disant bombardement de Bouake, Jean Pierre Raffarin alors Premier ministre de Jacques Chirac déclara: »on ne tue pas un Français impunément… ». Dans les heures qui ont suivi cette déclaration de guerre, nous apprenions que l’aviation française avait détruit tous les appareils de l’armée de l’air ivoirienne stationnés à l’aéroport de Yamoussoukro quand les MI 24 qui étaient au GATL subissaient la barbarie des militaires français du BIMA. Dans la logique d’une guerre et comme en territoire conquis, 35 chars français encerclent le domicile du Président Gbagbo dans la nuit du 6 novembre. C’est en ce moment que Charles Ble Goude appela les Ivoiriens de descendre dans la rue pour protéger le Président Gbagbo…Les manifestations des civils aux mains nues contre l’armée française du 6 au 9 novembre ont fait plus de 60 morts et plusieurs blessés… L’Etat a porté plainte contre la France devant les organisations internationales et jusqu’à ce jour aucune suite n’a été donnée à ces plaintes…Pourquoi? Pour nous dire « qu’on peut tuer un Ivoirien impunément mais pas un Français ».

Après cette crise des chars français, Thabo Mbeki, l’ex-président Sud Africain, a été désigné médiateur dans la crise ivoirienne. Pour ramener la réconciliation et la paix entre les Ivoiriens, il demanda et obtint l’application de l’article 48 de la Constitution qui fait de Ouattra , un candidat exceptionnel à l’élection présidentielle à venir. On pensa que les rebelles allaient désarmer parce qu’ils avaient fait de ce point, leur revendication principale. Surtout qu’a Pretoria en 2005, ils demandèrent et obtinrent la présidence et le contrôle de la CEI…Malgré tout ça, sur le terrain, du coté de l’ouest ils continuaient de tuer les IVOIRIENS. En effet, en Juin 2005, Guitrozon, petit Duekoue, dans la commune de Duekoue furent attaqués…plusieurs villageois furent tués. C’est dans cette atmosphère de « ni paix ni guerre » mais où les rebelles continuaient de tuer, que le Président Gbagbo demanda et obtint les pourparlers de Ouagadougou en 2007.

À l’issue de ces pourparlers un accord politique connu sous l’appellation d’Accord Politique de Ouagadougou(APO) fut signé. Cet APO donna le poste de premier ministre au Chef rebelle Soro, poste qu’il doit occuper jusqu’aux élections. En contrepartie ses rebelles doivent désarmer pour que les armes fassent place aux meetings…Pour demander aux Ivoiriens et surtout aux jeunes d’accepter cet APO, Ble Goude organisa des tournées, dites « tournées de la paix » dans plusieurs localités du pays. En juillet 2007, nous arrivons à la cérémonie officielle de la paix, avec l’organisation de la « flamme de la paix » à Bouake, capitale de la rébellion. À l’image de la flamme de la paix organisée en 1991 au Mali, des fusils furent incinérés symboliquement dans un stade de Bouake, plein à craquer ce jour là…C’est au retour de cette cérémonie que l’ex Secrétaire Général de La FESCI, KUYO SERGES trouva la mort dans un accident de voiture à Lolobo, près de Yamoussoukro, comme pour sacrifier à un rituel, conjurer définitivement un mauvais sort…

Avec l’APO, mais surtout après la cérémonie de Bouake, on nous demanda, pour donner réellement une chance à la paix de ne plus désigner Soro et ses tueurs par le terme « rebelles » mais de les appeler ex-rebelles. Ils devraient désarmer intégralement sous la supervision de l’ONUCI en vue de la préparation de l’élection présidentielle…

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