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21 juin 2021

UNE NOUVELLE BIOGRAPHIE DE KADHAFI AU TITRE EPONYME (PAR LE JOURNALISTE VINCENT HUGUEUX)


# ELAC & ALAC COMMITTEES/

UNE NOUVELLE BIOGRAPHIE DE KADHAFI AU TITRE EPONYME (PAR LE JOURNALISTE VINCENT HUGUEUX)
LM pour ELAC & ALAC COMMITTEES/
Avec Le Point/ 2017 10 16/
« Kadhafi coche toutes les cases du héros ou de l’anti-héros rêvé pour biographe »
– Vincent Hugeux.
« Dans « Kadhafi », Vincent Hugeux nous fait entrer dans l’univers peu commun du « Guide » (…) Qui était vraiment Kadhafi ? Dans la biographie qu’il lui consacre, Vincent Hugeux, journaliste à L’Express, lève bien des voiles sur le parcours tumultueux d’un homme qui aura marqué l’histoire africaine et internationale pendant les 42 années où il a régné sur la Libye, de 1969, année du coup d’État par lequel il a renversé la monarchie, à 2011, année de sa mort dans les environs de Syrte ».
Uu livre bien documenté, mais évidemment dans une optique occidentale, à laquelle la dimension révolutionnaire mondiale du guide libyen échappe. Comme il le disait dans un livre des années 90, Kadhafi était un « opposant à l’ordre mondial » …
# IL S’EST CONFIE AU « POINT AFRIQUE ».
EXTRAITS (LES MOINS CONTROVERSES) :
« ma fréquentation assidue de l’Afrique subsaharienne m’a souvent conduit à mesurer l’emprise du Colonel sur une frange significative de la classe politique et de l’intelligentsia du continent. De quoi intriguer tout esprit un rien curieux. »
« la question à un million de dinars : un dément aurait-il pu régenter d’une main de fer, 42 années durant, un pays aussi fragmenté et hétérogène que la Libye ? Aurait-il maîtrisé à ce point l’alchimie tribale ? Par ailleurs, les décennies Kadhafi racontent aussi, en creux, un peu de l’histoire du monde arabo-africain, mais aussi un peu de la nôtre. Que l’on songe à la fascination qu’exerce d’emblée l’austère putschiste sur la France pompidolienne, et au tango heurté qu’il dansera avec Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac puis, bien entendu, Nicolas Sarkozy… »
« Il est d’usage de décrire le panafricanisme du Colonel comme un pis-aller, un succédané à son ambition panarabe déçue. En clair, un Kadhafi dépité par les réticences -au demeurant indéniables- des « frères » de la Oumma (communauté des croyants) moyen-orientale aurait endossé le boubou de Kwame Nkrumah. Un peu simpliste. Car son tropisme africain vient de loin. Lycéen, il orchestre les obsèques symboliques du Congolais Patrice Lumumba afin de fustiger l’emprise de l’impérialisme colonial sur le futur Zaïre. Cela posé, nul doute que l’amertume que lui inspire la tiédeur de ses pairs arabes l’incite à s’investir -et à investir- sans retenue sur le continent noir. Sa monomanie, dès lors : l’émergence à marche forcée des « États-Unis d’Afrique », fruits d’une intégration volontariste, dont il serait bien entendu le Prophète. »
« Si l’on mesure la pertinence du matraquage franco-britannico-américain à l’aune du chaos dans lequel la Libye a sombré depuis lors, si l’on juge du bien-fondé de cette ingérence coordonnée à celle de la fragilisation induite de l’aire saharo-sahélienne, il est tentant de répondre par l’affirmative : oui, les Occidentaux et leurs alliés auraient dû s’abstenir de mettre à bas la maison Kadhafi. »
# L’AFRIQUE AVAIT-ELLE ? A-T-ELLE TOUJOURS BESOIN DE KADHAFI ? COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS QUE L’UNION AFRICAINE AIT D’ABORD ETE CONTRE L’INTERVENTION ETRANGERE ET ENSUITE CONTRE L’ELIMINATION DE KADHAFI ? (LE POINT) :
« Elle a eu, sans l’ombre d’un doute, besoin de ses « pétrodinars ». Directement ou via ses fonds d’investissement richement dotés, Tripoli a quadrillé l’espace subsaharien, bâtissant hôtels, mosquées, écoles coraniques, hôpitaux, stades, logements… En 2016, alors en campagne électorale, le Premier ministre béninois Lionel Zinsou recevait à la « villa Kadhafi ». La veille de la mise à mort du Guide, le président malien Amadou Toumani Touré, alias ATT, me confiait ceci en son palais de Bamako : « La Libye a consenti chez nous des investissements substantiels dans les domaines de l’hôtellerie, du tourisme, de l’agriculture et de la banque, contribuant à notre développement. Je ne vais pas aujourd’hui, comme d’autres, cracher sur la Jamahiriya et son Guide. » (…)si l’Union africaine a dénoncé l’intervention étrangère puis condamné la liquidation du Guide, c’est que maints chefs d’État du continent avaient, bon gré mal gré, contracté une dette auprès du Libyen. Chez d’autres, tétanisés par la capacité de nuisance de cet encombrant mentor, l’affliction était feinte. Mais ils ne pouvaient pas prendre le risque de heurter des opinions publiques enclines à voir en Muammar Kadhafi l’incarnation du défi à l’impérialisme occidental ni de passer par pertes et profits le dogme de la non-ingérence. »
# COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS L’ATTACHEMENT NON DISSIMULE D’UN GRAND NOMBRE D’AFRICAINS A SON ENDROIT ? (LE POINT) :
« Par la nostalgie qu’inspire un rêve évanoui. Par une forme de fascination pour la puissance prêtée au Guide et à son royaume. Et par un besoin de héros inassouvi. Où sont, sur le continent, les Nelson Mandela d’aujourd’hui ? Cet attachement, souvent sincère et parfois filial, a quelque chose de profondément paradoxal. »
* Lire (avec un esprit très critique) sur :
LM / ELAC WEBSITE
________________________
* Website :
For Direct Democracy and Libyan Jamahiriya ! /
Le Réseau de Résistance pour la Démocratie Directe et la Jamahiriya libyenne ! /
СЕТЬ СОПРОТИВЛЕНИЙ ДЖАМАХИРИИ – За Прямую Демократию и Ливийскую Джамахирию!
  • ELAC – Bio kadhafi (2017 10 16) FR.JPG
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