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22 juillet 2019

Algérie – Le recours à l’article 102 est une ruse…


France-Irak Actualité : actualités sur l’Irak, le Proche-Orient, du Golfe à l’Atlantique

Analyses, informations et revue de presse sur la situation en Irak, au Proche-Orient, du Golfe à l’Atlantique. Traduction d’articles parus dans la presse arabe ou anglo-saxonne, enquêtes et informations exclusives.

Publié par Gilles Munier sur 30 Mars 2019,

Catégories : #Algérie, #bouteflika, #rachad

Communiqué du mouvement Rachad (27/3/19)

Le mouvement Rachad salue le peuple algérien et se tient à ses côtés dans sa lutte non-violente et civilisée en vue d’opérer un changement radical mettant fin au régime des gangs et ouvrant la voie à l’édification d’un Etat démocratique doté d’institutions efficaces.

Le régime en place, qui a piétiné à plusieurs reprises la Constitution, et qui n’a cessé de modifier cette dernière à sa guise, a fait que le peuple ne soit plus tenu à suivre ses dispositions. De toutes façons, le peuple est la source de tout pouvoir. Par conséquent, la tentative visant à contourner la volonté populaire en activant l’article 102 de la Constitution ne peut, dans la situation actuelle, être acceptée pour les raisons suivantes:

L’annonce a été faite par le chef d’état-major de l’Armée populaire nationale, ce qui ne fait pas partie de ses prérogatives et qui est incompatible avec le principe de neutralité de l’armée et sa non-ingérence dans les affaires politiques ;
Le maintien des affaires du pays entre les mains d’hommes et d’instances dont le peuple revendique le départ, qu’il s’agisse du Conseil constitutionnel, du gouvernement actuel, de l’Assemblée populaire nationale ou du Conseil de la nation ;
ll est inconcevable que l’étape de l’édification de la nouvelle république, exigée par le peuple algérien, soit confiée à l’actuel président du Conseil de la nation et au gouvernement en place.

Le mouvement Rachad, qui insiste depuis ses débuts sur la nécessité de soumettre les forces armées et les services de sécurité au contrôle démocratique, ne peut accepter une solution imposée au peuple algérien par les chefs de l’armée, mais appelle l’armée nationale populaire à rester fidèle au peuple algérien et à s’aligner sur ses choix exprimés clairement depuis le lancement du soulèvement populaire le 20 février 2019.

Rachad estime que la solution à la crise politique actuelle réside dans la mise en œuvre de la  » Plateforme pour le changement en Algérie », qui a fait l’objet de discussions entre de larges couches de la société civile, qui a été annoncée le 15 mars 2019 et dont les points principaux sont:

Le retrait du Chef de l’Etat à l’issue de son mandat actuel le 27 avril 2019;
La destitution du gouvernement et la dissolution de l’Assemblée populaire nationale et du Conseil de la nation;
L’entrée dans une phase de transition qui permettra au Peuple de concrétiser son projet national;
La mise en place d’une « Présidence collégiale » composée de personnalités nationales dignes de confiance et s’engageant à ne pas rester au pouvoir à la fin de la transition;
La mise en place d’un « Gouvernement de salut national » nommé par la présidence collégiale, chargé de gérer les affaires courantes de l’Etat;
Un débat national inclusif qui définira les modalités pratiques d’une révision constitutionnelle ainsi que l’organisation d’élections à l’issue de la phase de transition;
L’engagement de l’Armée Nationale Populaire et des services de sécurité à assurer leurs missions constitutionnelles sans interférer dans les choix politiques du Peuple.

Le mouvement Rachad appelle le peuple algérien à poursuivre son soulèvement en usant de tous les moyens légitimes et pacifiques, jusqu’à ce que ses revendications soient réalisées et qu’il puisse mettre fin au régime des gangs et mettre en place un Etat de justice et de droit.

Secrétariat du mouvement Rachad (26 mars 2019)

*Source : Rachad

Concernant les activités de Rachad, lire aussi :

Communiqué du 24 février 2019

Les précisions de Mourad Dhina

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,