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25 août 2019

Pour le sénateur Malhuret, les programmes de RT France seraient faits directement par le FSB (VIDEO)


RT

Le président français Emmanuel Macron et le sénateur Claude Malhuret,
président du groupe « Les Indépendants – République et territoires » (LIRT)
au palais de l’Elysée le 8 février 2019 à Paris (image d’illustration).

© Ludovic Marin Source : AFP

Jeudi 15 juillet 2019

Source : RT

Le sénateur Claude Malhuret a violemment attaqué RT France et Sputnik et appelé le gouvernement à les interdire pour défendre la France. Selon lui, les programmes de ces médias russes ne sont pas faits par des journalistes mais par des agents du FSB.

C’est une nouvelle attaque à l’encontre de RT France qui vient s’ajouter à la longue liste des violentes charges émanant de personnalités politiques haut placées en France.

A l’occasion de l’audition plénière de Cédric O, secrétaire d’Etat au numérique ce 24 juillet au Sénat par la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication, le sénateur Claude Malhuret, président du groupe Les Indépendants – République et territoires (LIRT), s’en est pris à RT France et à Sputnik, allant jusqu’à affirmer que les services secrets russes (FSB) étaient à l’origine de leurs programmes. «Ces deux médias entre guillemets ne sont pas des médias, ce sont des organes d’influence, ce n’est pas moi qui le dis, c’est le président de la République», a d’abord déclaré le sénateur, se référant à une déclaration d’Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse commune avec le président russe Vladimir Poutine à Versailles le 29 mai 2017.

«Leurs programmes ne sont pas faits par des journalistes, ils le sont directement par le directorat D (sic) du FSB à Moscou comme aux plus belles heures de la guerre froide», n’a pas hésité à affirmer Claude Malhuret, avant de demander un peu plus loin : «Qu’attend-on pour les interdire ?»

Il a ensuite assuré que le CSA, qui dispose de l’autorité de régulation de l’information, n’avait ni les moyens, ni la volonté ni la puissance «de s’attaquer au problème». Pour le sénateur, la réponse visant à gérer ce qu’il qualifie de «problème» est l’argument de la liberté de la presse. C’est, selon lui, «une réponse qui n’est pas valable. Ce n’est pas une question de liberté de la presse, c’est une question de guerre des services de renseignement», n’a-t-il pas hésité à lancer, concluant son intervention en appelant de ses vœux à l’interdiction de ces deux médias : «En arrêtant ces agents d’influence, on ne ferait que contribuer à la défense nationale du pays», a-t-il plaidé.

«Des fantasmes de guerre froide avancés sans preuves»

La présidente de RT France Xenia Fedorova a immédiatement réagi, qualifiant les propos du sénateur de «fantasmes». «Le sénateur Claude Malhuret prétend que nos contenus ne sont pas faits par des journalistes mais par le FSB à Moscou. Des fantasmes de guerre froide avancés sans preuves, des accusations et des appels à la censure, uniquement parce que RT France se distingue des médias mainstream», a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

Le sénateur Claude Malhuret n’en est pas à son coup d’essai. En effet, en juin 2018, il critiquait déjà le CSA pour avoir autorisé RT France à émettre, alors qu’«Emmanuel Macron avait déclaré devant Vladimir Poutine que c’était de la désinformation et de la propagande».

Le 25 juin, à l’occasion d’une interview accordée à l’agence Reuters, le secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O, à qui s’adressait le sénateur ce 24 juillet, s’en était lui-même pris à notre média.

Alors qu’il plaidait pour la création d’un Conseil de l’ordre des journalistes censé permettre aux membres de la profession d’exiger de l’Etat de légiférer à l’encontre de médias soupçonnés de bafouer l’éthique journalistique, l’ancien conseiller de l’Elysée avait accusé RT France et Sputnik d’ingérence. Selon lui, ces deux médias auraient comme but ultime de porter au pouvoir «tel ou tel parti politique».

Lire aussi : «ll y a un risque monstrueux» : un membre du gouvernement accuse RT d’ingérence politique en France

 

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,