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19 novembre 2019

L’Algérie entre l’alternance familiale des Bouteflika et des Gaïd Salah et la loi scélérate des hydrocarbures


Mohsen Abdelmoumen

Bouteflika, Gaïd Salah et Sellal dans une réunion sans doute
«
Novembria Badissia » à l’hôpital militaire français des Invalides. DR.

Dimanche 13 octobre 2019

Alors que le peuple algérien attendait du grand mouvement populaire du 22 février une promesse et l’espoir d’un futur souriant pour l’Algérie, il a eu droit à une alternance entre deux familles qui composent le même système : exit la famille Bouteflika, bonjour la famille Gaïd Salah. Le grand malade invalide est parti, et d’autres malades l’ont remplacé : Bensalah cancéreux, Gaïd Salah aujourd’hui alité. Évidemment, ils ont tous dépassé depuis longtemps l’âge de la retraite, ce qui les place dans une catégorie de personnes susceptibles de passer l‘arme à gauche à plus ou moins brève échéance. Néanmoins, on peut se demander si l’Algérie est condamnée à être dirigée par des vieillards souffreteux. Pourtant, chaque mardi et vendredi, et cela devant toute la planète, dans un sursaut d’une maturité impressionnante, bravant les interdits, subissant les détentions arbitraires, le peuple continue à manifester en masse son désir d’un changement radical et le départ de tous les symboles de la forfaiture et de la trahison du régime Bouteflika et de ceux qui le composent, dans un mouvement pacifique qui restera dans les annales de l’histoire. Le peuple algérien, contrairement à ses dirigeants corrompus et prêts à tout pour rester au pouvoir, fait preuve d’une abnégation et d’un patriotisme authentiques, renouant avec la politique et défendant l’intérêt du pays, permettant à de nombreuses voix de s’exprimer en haussant le niveau politique qui était, jusqu’ici, au ras des pâquerettes. Brandissant le portrait d’Ali La Pointe – dont des vermines sans honneur ont voulu salir la mémoire en inventant une histoire scabreuse -, portant fièrement l’effigie de Ben M’Hidi, le peuple renoue avec le passé glorieux de l’Algérie de Novembre, et c’est à ce moment précis que les traîtres ont jailli de toutes parts pour continuer l’œuvre destructrice commencée par la fratrie Bouteflika. Hélas, le système Bouteflika continue comme si de rien n’était. Il perdure avec son bras armé Gaïd Salah nommé par la fratrie Bouteflika, avec un gouvernement nommé par Bouteflika, et un chef d’État fantoche et fantôme car, du cadre, nous sommes passés à l’Homme invisible. Les résidus du régime Bouteflika honni avec, à leur tête Ahmed Gaïd Salah, tissent une toile d’araignée sur l’Algérie et la transforment en une prison à ciel ouvert où il n’y a rien à espérer, et où une jeunesse vaillante et courageuse n’a plus aucune perspective d’avenir à part fuir le pays au risque de se noyer dans la Méditerranée, offrant un spectacle quotidien macabre et tragique qui donne la chair de poule. Sur fond de désastre économique, nous assistons impuissants à la mise au chômage de centaines de milliers de travailleurs et à la fermeture de milliers d’entreprises : telles sont les conséquences du règne de Bouteflika. Oui, on peut dire que le régime Bouteflika a détruit l’Algérie, comme je n’avais cessé de mettre en garde dans mes articles. Nous avons vu également la naissance d’une terminologie bizarre et de concepts surréalistes tels que « Novembria Badissia », « les zouaves » et toute une diarrhée de boniments et de débats sans queue ni tête. Ces mots, nous ne les avions jamais entendus auparavant et ils ont émergé dans l’après-Bouteflika sous l’ère de l’actuel chef d’état-major Gaïd Salah qui nous fait perdre un temps précieux avec son incontinence verbale et ses discours fastidieux qui reflètent sa fringale démesurée pour le pouvoir tout en affirmant l’inverse. Ces mots sont non seulement des mensonges mais, en plus, ils sonnent creux et ne veulent rien dire. Le système Bouteflika a toujours servi Israël et les sionistes, le règne calamiteux de Gaïd Salah est dans la continuité du même système. Le bradage et le pillage continuent. Nous sommes dans un 5eme mandat sans Bouteflika mais avec les mêmes figures.

L’armée a tout à gagner en étant du côté du peuple et en refusant d’être l’otage d’un clan ou d’un autre. L’armée algérienne n’appartient à personne, elle est l’armée du peuple. L’Algérie non plus n’appartient à personne. Si parmi vous, il y a des gens qui détiennent des actes de propriété, qu’ils nous les exhibent. Se taire devant les forfaitures et les trahisons qui se commettent aujourd’hui en Algérie signifie que l’on cautionne et que l’on encourage ce régime pourri qui mène le pays droit vers le naufrage. Nous ne vous permettrons pas de jouer avec le destin de l’Algérie, qui que vous soyez ! C’est la raison pour laquelle l’espoir ne peut venir que du peuple algérien et de son mouvement qui doit persister et qui, à terme, doit imposer son agenda. Comme je l’ai déjà dit, ces gens qui gouvernent actuellement l’Algérie sont des fous drogués par le pouvoir et corrompus jusqu’à l’os, et ce ne sont pas les scandales archi-connus des familles Bouteflika et Gaïd Salah qui vont nous convaincre du contraire. Pour sortir de zanqat el hbal ou de l’hôpital psychiatrique dans lequel ils veulent nous enfermer, pour sortir des perspectives noires que nous offre ce régime et pour cesser de tourner en rond, sans être prisonnier politique ou naufragé dans la Méditerranée, il faut briser le cercle vicieux. Le peuple doit s’organiser du bas jusqu’en haut et nommer des représentants, comme je l’ai suggéré dans un article précédent. Je ne fais que donner une simple piste pour sortir de l’ornière. Bien sûr, il faut disqualifier l’agenda du régime, et en premier lieu, cette élection présidentielle qui n’est qu’une mascarade organisée par des fous furieux, car comment expliquer les objectifs d’un régime qui s’auto-emprisonne et qui met la presque totalité de ses symboles en prison (Bouhadma) ? Pour ceux qui disent qu’il faut une présidentielle alors que les conditions ne sont pas réunies, ils ont la mémoire courte et ont oublié que l’Algérie n’a pas de président depuis 2013, alors arrêtez vos salades ! Pour avoir une élection, il faut des conditions propices et un climat serein. Nous en sommes bien loin. D’ailleurs, ces élections vont certainement être annulées comme les autres. Et s’ils s’entêtent à nommer un président, un Tebboune ou un autre au service de Gaïd Salah et de sa bande, ce président fantoche sera illégitime car le peuple n’en veut pas ! C’est surréaliste et on n’a jamais vu cela dans le monde. Je le redis : attention, si l’Algérie tombe (à dieu ne plaise), Messieurs les Occidentaux, vous allez le regretter amèrement.

Le chef d’état major qui a manigancé les emprisonnements de ses ex-copains coquins avec lesquels il partageait le gâteau naguère, a voulu se faire passer pour un héros et se donner une virginité. Gaïd Salah est le seul chef d’état major de l’histoire de l’Algérie et dans le monde qui n’a pas fait l’école d’état-major. Gaïd Salah a surfé sur le mouvement populaire (le Hirak) et il a voulu le récupérer politiquement, mais lui et la poignée de généraux qui l’entourent sont un danger pour l’armée algérienne et pour l’Algérie. Ils conduisent le pays vers le désastre. N’oublions pas que Gaïd Salah se prosternait devant le cadre de Bouteflika. C’est grâce au peuple si aujourd’hui il blablate tous les jours, c’est grâce au peuple que cet eunuque, ce valet servile des Bouteflika, gonfle ses muscles. Cette semaine cependant, nous avons eu la paix parce que Gaïd Salah s’est affaissé suite à la chevauchée sauvage de Tliba et surtout suite à la fuite de sa famille. Sa propre famille l’a fui. Il est alité et muet. Cela nous fait des vacances. Cependant, la répression continue et les journalistes, les militants, les manifestants, les étudiants sont tabassés et incarcérés injustement. Je condamne fermement les forces de l’ordre qui obéissent à des gens illégitimes pour un salaire de misère. Honte à vous ! Les forces de l’ordre sont là pour protéger les citoyens et pas pour opprimer. Heureusement que la majorité de notre police, de notre gendarmerie, de notre armée et de nos services de renseignement sont avec le Hirak du peuple. Quant aux quelques brebis galeuses qui obéissent à leurs maîtres, ils doivent arrêter.  Les étudiants que vous avez tabassés, c’est l’élite de demain et l’Algérie leur appartient ! Ils sont l’avenir du pays quand vous en êtes les déchets. Honte aux juges zélés, valets sans honneur d’un système obsolète, qui condamnent et font incarcérer des gens honorables dont ils ne sont pas dignes de cirer les chaussures. Honte aussi à la presse mesquine qui a tourné le dos à l’épopée du peuple algérien pour sa libération et à ces télés poubelles offshore qui ont changé de maître comme des larbins sans aucune dignité et qui sont aujourd’hui à la botte d’un personnage odieux et insignifiant qui partira comme sont partis tous les autres. Après avoir léché les bottes de Saïd Bouteflika, ils lèchent les bottes de leur nouveau seigneur et maître Gaïd Salah. Tout cela pour des miettes : des appartements et des lots de terrain que le régime leur a donnés récemment, à condition qu’ils regardent ailleurs.

Mais comme le dit le peuple dans sa sagesse : quand on a joué le rôle du Sergent Garcia, on ne peut pas se vêtir de la cape de Zorro. Bras armé de la fratrie des Bouteflika, Gaïd Salah aurait dû partir avec eux. Quant aux opérations de blanchiment de sa réputation, elles ont échoué lamentablement puisque le peuple est arrivé à demander son départ. Je l’ai dit avant et je le répète : on ne gouverne pas malgré et contre son peuple. Si l’Algérie s’est soulevée, ce n’est pas pour avoir un dictateur de plus de 80 ans. Gaïd Salah doit partir le plus rapidement possible, ce serait une mesure d’apaisement majeure, un pas de géant dans la résolution de la crise. Et le temps presse ! Par son entêtement, il a fait des dégâts incommensurables au sein de l’armée algérienne et de l’Algérie. Or, l’Algérie est plus grande que Gaïd Salah ou Bouteflika, elle est plus grande que les ambitions personnelles des uns et des autres. Elle est plus grande que les quelques figures corrompues qui entourent Gaïd Salah et qui défraient la chronique en salissant l’Algérie et son armée. Le scandale entre Tliba et Gaïd Salah est très révélateur de la nature de cette mafia qui a pillé l’Algérie. Basta ! Dégagez tous ! Tirez-vous ! Tetnahaw gaa ! (vous allez tous dégager !), Mathchmouch ala aardkoum ! (vous n’avez aucun honneur !). Le peuple algérien scande avec raison « nahina boucharitta wa nahiw boualita ! » (on a enlevé l’homme à la charrette et on va enlever la grosse bedaine), ou yamen ach ya men ach Gaïd Salah fel El-Harrach ! (la place de Gaïd Salah est à El-Harrach). Le peuple algérien a raison de demander la tête de ceux qui l’ont tourmenté. Les peuples ne se trompent jamais. L’Algérie ne mérite pas d’être dirigée par des cloportes liés aux intérêts émiratis, français, saoudiens, et j’en passe. Note pays n’est pas un terrain de jeu. Malheureusement, nous sommes toujours témoins du comportement irresponsable de ces politiciens corrompus, pourris, qui ne pensent qu’à leur intérêt personnel à l’image de Bouteflika qui devrait être jugé pour les crimes qu’il a commis ainsi que son ami et bras droit Gaïd Salah qui fait tout pour fuir la justice pour les affaires scabreuses dans lesquelles il a trempé avec sa famille. Plus que jamais, le slogan « Libérez l’Algérie ! » est d’actualité. Il faut libérer l’Algérie des griffes de ces rapaces. Il nous faut un deuxième 1er Novembre et une nouvelle libération et ce n’est pas par hasard si le peuple scande dans les rues des slogans demandant la libération du pays et d’autres slogans qui visent directement Gaïd Salah qui est responsable autant que Bouteflika du marasme dans lequel est plongée l’Algérie. Il faut impérativement en finir avec l’anarchie dans laquelle se débat l’Algérie. Après la planche à billets, les traîtres ont opté pour l’endettement extérieur, qui est une énième trahison de  la part de cette horde sauvage.

Comme l’Algérie vit en ce moment une période que j’ai nommée arwah ngoulak (viens que je te dise) où les rumeurs font rage et où tout le monde balance sur tout le monde, moi aussi je me permets modestement de poser quelques questions innocentes, juste quelques-unes parce que ce qui est caché est plus impressionnant que ce que l’on voit. Le sommet de l’iceberg n’est qu’un petit point blanc dans un océan de traîtrise. Par exemple, pourquoi Gaïd Salah reporte-t-il  le procès de Kamel el Bouchi  qui implique ses fils ? Nous avons connu le scandale de la cocaïne appelé le « cocaïnegate » : où est donc passée la cocaïne saisie ? Pourquoi le général Mokdad est-il intouchable, l’homme de Saïd Bouteflika  qui a introduit Kamel el Bouchi  au ministère de la Défense ? La place du général Mokdad est en prison, pourquoi n’a-t-il pas été inculpé ? Pourquoi personne n’en parle ? Pourquoi le drabki Amar Saadani, parachuté conseiller politique de Gaïd Salah, n’est-il pas inquiété alors qu’il devrait être jugé pour le pillage qu’il a commis et sa trahison auprès des services secrets français ? Qui a laissé Chakib Khalil et Ould Kadour quitter le territoire alors qu’ils devraient rendre des comptes à la justice ? Pourquoi les avez-vous couverts, Gaïd Salah ? Où est ce pseudo menjel taa el khorti (la faucille), pourquoi ces félons ont-ils été épargnés par el menjel ? Pourquoi les innocents du Hirak sont-ils en prison alors que ces pourritures sont libres et jouissent à Paris, Londres, Dubaï, New York des biens qu’ils ont volés au peuple algérien ?

À ceux qui ont piraté mon ordinateur récemment alors que je ne m’occupais même pas de votre gargote algérienne ni de la baraka mrannika (la bicoque déglinguée) de votre sergent Garcia (Gaïd Salah), votre maître du moment, votre pharaon, votre dieu, votre roi soleil, votre général d’opérette,  je sais qui vous êtes et je vous assure que vous et vos maîtres allez tomber. Sachez que je n’ai jamais perdu un combat que j’ai engagé. J’ai combattu Saïd Bouteflika et Ali Haddad el kharay pendant des années, regardez où ils sont aujourd’hui. J’ai gagné toutes les batailles. Lorsque vous fuirez en Europe ou en Amérique pour suivre les milliards que vous et vos maîtres avez volés à la vache des orphelins et au peuple algérien, nous vous traquerons sans relâche. Le monde sera trop petit pour vous cacher, ya merkhess ! Enfin une précision pour certains bâtards qui se reconnaitront : je vous maudis pour l’inquiétude que vous avez donnée à ma mère. Vous le payerez au centuple, et n’oubliez jamais que c’est grâce au sang de son père martyr que vous avez un drapeau et un État, c’est grâce à mon grand-père et à ses compagnons  que vous avez un pays indépendant et non pas grâce à vos chefs pourris et traîtres, ya wlad França (fils de la France), ya el harka ! Les collectifs d’algériens à l’étranger qui vous traqueront pour reprendre l’argent que vous avez volé ont tout mon soutien. Nous vous poursuivrons à l’étranger, en Europe et ailleurs, pour restituer l’argent détourné au peuple algérien. Nous ferons toutes les démarches auprès des tribunaux. Certaines procédures ont déjà commencé et tous les Algériens de l’étranger doivent rejoindre ce mouvement. Bande de mafieux, vous ne jouirez pas des biens et du fric que vous avez volés, vous ne dormirez pas tranquilles !

La loi sur les hydrocarbures ou comment le régime pourri offre les bijoux de famille aux multinationales

Le chef d’État fantôme Abdelkader Bensalah, alias l’Homme Invisible, qui a remplacé le cadre de Bouteflika, est illégitime, autant que Gaïd Salah et le gouvernement Bedoui, selon leur propre Constitution bafouée, piétinée, souillée par Bouteflika lui-même à maintes reprises. Voilà qu’ils osent faire une loi sur les hydrocarbures qui hypothèque l’avenir de générations entières, comme par hasard à la veille de leur farce qu’ils appellent « la présidentielle », élections qui rassemblent des lièvres, des lapins, bref toute une bassecour clientéliste habituée à  offrir ses services à ce régime moribond. Ils veulent organiser une élection à deux tours, une valse à deux temps qui sortira un président illégitime dont nous connaissons le nom et le parcours ! Et donc Mohamed Arkab, le « ministre » illégitime au service d’un pouvoir illégitime a osé déclarer à la presse que le projet de loi sur les hydrocarbures « avait été élaboré après une concertation avec les cinq plus grandes compagnies pétrolières internationales » ! On n’a pas besoin de chercher des preuves de trahison ni de faire du journalisme d’investigation pour démontrer la félonie de ce régime,  ces renégats déclarent eux-mêmes qu’ils sont des vendus aux multinationales étrangères. Où est la souveraineté de l’Algérie ? Et vous osez parler d’ingérence ? Bande de traîtres ! Quand je pense qu’il fut une époque où l’Algérie était fière d’avoir nationalisé les hydrocarbures…

Cette loi scélérate sur les hydrocarbures doit être combattue par tous les patriotes comme a été combattue la loi de 2005 avec l’appui de notre camarade le Président Hugo Chavez, et toutes les entreprises qui ont signé des accords avec ce gouvernement, marquant ainsi leur complicité avec des putschistes, porteront la responsabilité de leur forfaiture. Ces entreprises, européennes comme Total qui est en train de ravager notre désert avec le forage du gaz de schiste, américaines, émiraties, doivent savoir que les accords qu’elles ont signés avec un gouvernement illégitime sont caducs. Je défie les traîtres de ce gouvernement bidon de rendre publics les accords qu’ils ont signés avec les multinationales étrangères ! Tout cela pour que l’étranger cautionne leur farce électorale ! Ils sont arrivés à vendre le pays pour rester au pouvoir alors que le peuple les rejette tous. Je l’ai dit à maintes reprises depuis des années, les tyrans ramèneront les envahisseurs. Et ils ont fini par livrer le sous-sol algérien aux multinationales dans un troc immoral : « cautionne mon règne contre le peuple, ferme les yeux sur mes exactions et ma dictature, et je te donne tout ». Ce n’est pas un hasard si aucun pays n’a condamné les agissements des traîtres qui dirigent l’Algérie en ce moment et qui se donnent des airs de colombes. On connaît votre passé à tous ! Vous n’êtes ni révolutionnaires, ni patriotes. Votre chef Gaïd Salah, le prétendu « novembriste », le grand « moudjahid », a été capturé en 1958 par des éléments de l’ALN alors qu’il était planqué dans une meule de foin du côté de Skikda pour ne pas se battre ! Tout est faux chez ce misérable. Même son acte de naissance qu’il a falsifié ! Alors épargnez-nous vos dissertations sur Novembre dont vous avez souillé la mémoire. Tous ceux qui connaissent l’histoire de l’Algérie, savent que l’origine de Novembre, c’est le PPA et le MTLD devenu le FLN historique qui n’a rien à voir avec le FLN d’aujourd’hui qui doit être dissous comme le RND. Point barre. Cette loi sur les hydrocarbures ne doit pas passer. Nous devons tous nous mobiliser et s’il le faut, nous formerons un front mondial, et surtout ne nous parlez plus d’ingérence ! La bonne blague ! Voilà des gens qui roulent pour les Emiratis, les Français, les Américains et tous les colonialistes, et qui nous donnent des leçons de patriotisme. Bande de bâtards, khemaj matahchmouch ! Quand la putain donne des leçons de vertu, où va le monde ?

Il faut continuer le combat. Les prisonniers du Hirak qui m’ont contacté personnellement à partir de leur prison via leur famille et certains amis peuvent compter sur ma solidarité. Je suis attristé par l’emprisonnement des tous ces frères et sœurs. Que puis-je dire ? Mes mots sont insignifiants devant la situation très dure des mes frères et sœurs de combat qui sont en prison. Je comprends leur calvaire et surtout celui de ceux qui font une grève de la faim, je ressens leur détresse parce que moi aussi j’ai fait des grèves de la faim. Quant à la prison, je l’ai connue, et avec ces fous qui dirigent le pays, nous sommes tous candidats, rien que parce que nous exprimons nos opinions. Ils sont allés jusqu’à nous interdire l’accès à notre propre pays sous peine de prison. Ces gens ne connaissent pas l’engagement ni le militantisme. Mes pensées vont au commandant Lakhdar Bouregaa qui, lui, est un vrai moudjahid et un grand combattant, un commandant de la glorieuse ALN, contrairement à ces cancres qui n’ont pas tiré un seul coup contre le colonialisme et qui ne se sont engagés dans aucune cause ! Je renouvelle ce que j’ai dit à ces familles de prisonniers d’opinion, que s’ils ont besoin de quoi que ce soit, je suis à leur disposition.

Celui qui remplacera Gaïd Salah à l’état-major devra respecter la volonté populaire. Rien ne se fera sans le peuple. Le peuple algérien est mature et il doit choisir ceux qui le représenteront. Tout le monde sera gagnant, le peuple, l’armée et l’Algérie. C’est ainsi que l’on met notre armée à l’abri, et certainement pas avec des aventuriers comme Gaïd Salah et les quelques cloportes affairistes galonnés qui l’entourent. Notre armée est notre fierté, elle est l’une des plus grandes au monde, et personne ne nous donnera des leçons de patriotisme en se considérant plus algériens que nous qui vivons à l’étranger. Le patriotisme, ce n’est pas habiter un pays, c’est quand le pays vous habite, que la patrie coule dans vos veines. Sachant que la méthode Gaïd Salah pour régénérer le système Bouteflika et prolonger sa durée de vie a échoué malgré tous les moyens utilisés, telles que les tentatives de division du peuple, l’oppression, les diversions, la répression, grappiller du temps en espérant l’essoufflement du Hirak, etc., il faut passer à une étape qualitative, qui est de trouver des solutions. Il est clair qu’avec Gaïd Salah, nous stagnons dans le problème. Les solutions, à mon humble avis, seraient d’aller vers une direction collégiale composée de personnalités respectées et aimées du peuple, et ce ne sont pas les noms qui manquent. Ce collège composé de civils populaires au sein du Hirak et de représentants de l’armée dirigerait le pays au cours d’une transition de six mois à un an où il serait impératif d’abolir la monarchie présidentielle en changeant la Constitution, de dissoudre les assemblées actuelles, et, s’il le faut, d’organiser des élections de la base au sommet, c’est-à-dire une présidentielle avec des législatives et des communales. Il faut parvenir à donner plus de pouvoir aux Parlements qui seront élus lors des futures échéances. Le collège ainsi constitué dirigera une période de courte durée tandis que le peuple ou le Hirak de son côté doit s’organiser en créant de nouvelles structures, car il s’agit d’un nouveau départ qui sera le résultat du grand mouvement du 22 février. C’est tout à fait l’inverse de ce qu’a voulu faire Gaïd Salah qui a placé la charrue avant les bœufs. Il s’agira du consensus idéal entre l’armée et le peuple et c’est de ce consensus que doivent sortir les futures instances qui gouverneront l’Algérie de demain, non pas un petit cabinet noir qui nomme dans l’ombre celui qu’il veut. Dans cette équation, tout le monde sera gagnant et l’Algérie sortira grandie. Nous sommes devant un processus constituant, un processus nouveau, et il ne s’agit pas de replâtrer l’ancien régime qui est bel et bien mort, définitivement. Dans le futur, il faut instituer un régime parlementaire en abolissant le régime présidentiel, le but ultime étant d’atteindre un État de droit une fois pour toutes et qu’on en finisse avec les despotes et les présidents monarques. Dans ce processus, il faut libérer les détenus d’opinion, quant aux corrompus et autres oligarques, ils seront jugés  par un pouvoir légitime pour les crimes économiques et politiques qu’ils ont commis. Il faut abolir à tout jamais la justice aux ordres ou celle « du téléphone » comme ce que nous voyons aujourd’hui de la part des juges soumis à leurs maîtres despotes. L’Algérie de demain doit être celle des citoyens et de la citoyenneté et non pas l’Algérie des clans mafieux.

Nous en sommes au 34e vendredi, il faut trouver des solutions sérieuses. Le régime n’a  pas de solution car c’est lui le problème, et il va tenter la répression car c’est une bête blessée, il a commencé ce mardi en réprimant les étudiants. On vous avertit que si une goutte de sang d’Algérien coule, vous en serez les  responsables et vous répondrez de vos actes. Le mouvement populaire est pacifique, alors arrêtez vos provocations ! Les dirigeants irresponsables et corrompus d’aujourd’hui veulent stopper la roue de l’histoire, au moment où le peuple algérien écrit les plus belles pages de l’histoire de l’Algérie post-indépendante. Mais le peuple algérien vaincra !

Mohsen Abdelmoumen

Reçu de Mohsen Abdelmoumen pour publication

 

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Source : Mohsen Abdelmoumen
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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,