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30 mai 2020

Quoi de neuf sur le front du sionisme en Argentine ?


Maria Poumier répond aux questions de MetaTV


Netflix vient de produire une série documentaire en 6 épisodes sous l’intitulé « Nisman, le procureur, la présidente et l’espion »; les Argentins, qui les visionnent fébrilement depuis le 1er janvier alors  qu’en France la pièce montée n’est pas encore sortie, reconnaissent que la chose comporte des éléments contredisant la version israélienne. Grâce au réalisateur Justin Webster, alors qu’on  commémore le cinquième anniversaire de la disparition brutale du procureur Nisman le 18 janvier, énormément de questions sont à nouveau débattues en Argentine, et au-delà; l’assassinat du commandant Soleimani remet la question des relations entre l’Argentine et l’Iran au premier plan.

Rappelons les dates fondamentales:

– 17 mars 1992, attentat contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires;

– 18 juillet 1994, attentat contre l’AMIA, centre communautaire juif de Buenos Aires, faisant 85 morts et 300 blessés;

– janvier 2013, la présidente Cristina Fernandez signe avec l’Iran un protocole de coopération avec les autorités pour débloquer l’enquête concernant l’attentat de 1994, imputé à des représentants du gouvernement iranien;

– 2015, le 18 janvier, disparition brutale du procureur Nisman, chargé d’enquêter sur ledit attentat depuis dix ans; la présidente est accusée de l’avoir fait assassiner; son parti perd les élections présidentielles, au profit du libéral Mauricio Macri;

– décembre 2019 : elle revient au pouvoir en tant que vice présidente du nouveau président élu, Alberto Fernandez.

– Le 18 janvier 2020, les médias vont commémorer avec tout leur tintamarre la disparition brutale de Nisman, qui était téléguidé dans le sens des intérêts israéliens. Cet individu semble bien avoir été chargé par la CIA d’une mission : faire tomber la présidente. Mais nous verrons que ce n’est pas tout…

La série de Netflix Nisman, le procureur, la présidente et l’espion, peut désormais servir de référence officielle pour bien des choses que nous affirmions auparavant sans pouvoir étaler autant de preuves que les capitaux du producteur de la série ne pouvaient en fournir. Le réalisateur est Britannique, et résident à Barcelone depuis longtemps. Il s’est déjà intéressé à plusieurs crimes politiques ténébreux, et son producteur exécutif, qui l’a poussé à mener son enquête sur l’affaire Nisman, est argentin. Nous pouvons donc nous baser désormais sur de nombreux témoignages fournis par Webster, à commencer par le sien, repris sur Si le titre de la série nous oriente dans le sens de la thèse israélienne, avec la mention d’un espion, dont on peut supposer qu’il travaille pour l’Iran, ce qui est remarquable, c’est que la série donne lieu à des débats qui échappent à tout contrôle, en Argentine.

– Où en sont les menées du lobby pro-israélien contre Cristina Fernandez ?

Après un épisode de démocratie néo-libérale, autour du président Eduardo Macri, l’Argentine l’a rappelée aux commandes, par les mécanismes électoraux les plus légaux. Or, avant même la passation de pouvoirs, les organes communautaires juifs des États-Unis comme  de Buenos Aires lui ont déclaré la guerre. Ils lui reprochent sa politique de rapprochement avec l’Iran en 2013. Ainsi par exemple, John Podesta a prévenu l’ambassadeur US à Buenos Aires: nous ne voulons pas d’elle. Autrement dit, le parti Clintonien, l’État profond, le lobby militaro-industriel, le secteur bancaire, et le lobby israélien, tous ensemble à l’unisson et séparément, vont tout mettre en œuvre pour la couler; il faut leur ajouter les grands médias, qui ont déjà commencé leur campagne de dénigrement.

– L’affaire Nisman, s’agissait au final d’un suicide ou d’un assassinat ?

Le mercredi 7 janvier, avait lieu l’assaut meurtrier contre la rédaction de Charlie Hebdo. A ce moment là, le procureur Nisman se trouvait en vacances avec sa fille en Europe. Depuis Amsterdam, comme obéissant à un signal, il prend en catastrophe un avion pour Madrid (son ex est à Barcelone à ce moment), il lâche sa fille dans l’aéroport, sans explication, et file à Buenos Aires. Or ce billet d’avion, il l’avait acheté d’avance, au mois de décembre 2014,alors qu’il mentait et annonçait à sa famille son retour pour la fin janvier (et il avait acheté également un deuxième billet de retour).

En Argentine, janvier est le mois des grandes vacances, pour l’activité politique aussi. Et il claironna un objectif politique incongru: il voulait annoncer devant le parlement argentin ce que les médias ont aussitôt répercuté: qu’il déposait un volumineux dossier prouvant la complicité de la présidente Cristina Fernandez avec les autorités iraniennes, dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de l’AMIA, Association mutualiste Israël-Argentine pour lequel, à ce jour, personne n’a été condamné, malgré 25 ans de pressions israéliennes.

Or le dimanche 18 janvier, Nisman est retrouvé mort, d’une balle dans la tête, dans sa minuscule salle de bain; son corps bloque la porte, il n’y avait pas de fenêtre par laquelle quelqu’un aurait pu s’introduire; il s’était fait apporter un revolver la veille, après quoi personne n’était entré dans l’appartement avant que sa mère ne donne l’alerte, et que la police découvre le corps sans vie.

On ne retrouvera dans le dossier annoncé pas la moindre révélation incriminant la présidente, ni le moindre élément nouveau pour l’enquête sur l’AMIA. Le dossier était vide. Les expertises psychiatriques cordonnées dans le cadre de l’enquête confirment les observations sur les lieux du crime: il s’agit d’un suicide, probablement induit, parce que Nisman n’était nullement dépressif, c’était un individu fragilisé, corrompu et sensible aux chantages: Nisman avait compris à la dernière minute que ses « supérieurs » (?) l’avaient lâché et n’allaient pas le soutenir.

C’est ce qu’on apprend par le livre Quién mató a Nisman du journaliste Pablo Duggan, paru en janvier 2018, et basé sur les échnages téléphoniques entre toutes les personnes concernées, ainsi que sur la documentation primaire rassemblée par les policiers. le projet de Nisman obéissait à des calculs très personnels, il craignait à juste titre d’être destitué de ses fonctions et traîné en justice, puisque rien n’avantçait, dans son enquête, malgré les sommes exorbitantes englouties par le procureur. Mais la révélation de nouveaux échanges téléphoniques autour de Nisman nous permet d’affirmer qu’un personnage dont nous reparlerons, Jaime Stiuso, avait personnellement tout fait pour pousser Nisman au suicide, en spéculant sur toutes ses faiblesses.

– C’est l’époque de la négociation sur le nucléaire, entre Obama et l’Iran…

Naturellement, dès le lundi 19 janvier, la presse aux ordres du lobby israélien a clamé que c’était un assassinat commandité par la présidente, effrayée par les révélations imminentes du procureur. Et c’est encore la version qui pollue Wikipedia et tous les mdias dominants du monde entier, dès que l’occasion se présente d’y revenir. Le travail honnête et courageux de Pablo Duggan, autoédité, a connu un succès commercial foudroyant, parce qu’il fait apparaître que les tenants de la thèse de l’assassinat par les sbires de la présidente sont des agents sionistes sans l’ombre d’un scrupule: d’abord le quotidien Clarin, puis le New York Times ont tout fait pour couvrir d’opprobre la présidente, en vue des élections qui ont amené au pouvoir Mauricio Macri, le libéral aux ordres de Washington.

On sait maintenant dans le détail que c’est le président Obama qui avait encouragé le rapprochement argentin avec l’Iran, au moment même où il bâtissait l’accord sur le nucléaire iranien avec le groupe des 5 + 1. Cristina Fernández en fait état dans son livre de 2019, Sinceramente où elle avoue aussi avoir été extrêmement naïve de penser qu’elle arriverait à débloquer l’enquête. Et elle confirme que le retentissement international des attentats de Paris a été une occasion unique de potentialiser les attaques dont elle a été l’objet avec l’affaire Nisman. Dès le 3 mars 2015, Netanyahou avait fait irruption au Congrès américain pour y réaffirmer que l’Iran avait commandité l’attentat contre l’AMIA, et dénoncer le rapprochement du président Obama  avec l’Iran.

Comme de juste, habilement, la présidente avait réagi en déclarant dès le 19 janvier qu’elle déclassifiait toutes les archives concernant l’attentat contre l’AMIA. On annonçait qu’elle passerait en jugement et serait condamnée à de la prison ferme. Mais tout cela a échoué. Et la voici donc libre de reprendre l’initiative, comme vice-présidente, parce que la constitution ne lui permettait pas de revenir immédiatement à la présidence. L’acharnement médiatique contre elle ressemble tout à fait à l’acharnement contre Lula et Dilma Roussef au Brésil, Maduro au Venezuela, Evo Morales en Bolivie, le président de l’Équateur Rafael Correa qui avait offert l’asile à Julian Assange, les présidents successifs de Cuba, le général Noriega qui prétendait recouvrer en 1999 la souveraineté sur le canal de Panama conformément au traité signé avec les États-Unis, et tant d’autres, parmi lesquels le président Trump se découvre victime à son tour d’une puissante cabale.

– Mais quel rapport entre les évènements de Paris et de Buenos Aires, en janvier 2015 ?

Tout de suite, on a vu qui tirait parti des deux évènements, à trois jours d’intervalle : en France, l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, commis par les frères Kouachi, permettait de crier au terrorisme islamique, puisque Charlie Hebdo était à la pointe des insultes systématiques contre les musulmans, multipliant contre eux obscénités et provocations à la haine; au cas où les Français ahuris n’auraient pas saisi à ce moment que ce sont les Israéliens qui mènent des campagnes systématiques contre les musulmans dans le monde entier, la fusillade de l’Hypercasher, deux jours plus tard,  permettait à Netanyahou de rassembler 44 chefs d’État à Paris, pour une parade spectaculaire sur le thème du rejet de l’antisémitisme. Le gouvernement argentin ne s’était pas fait représenter. Le président Hollande en profitait pour donner le coup d’envoi aux nouvelles lois de censure sur internet, sous prétexte d’efficacité dans la lutte contre le terrorisme islamique, mais aussi pour contribuer à étouffer toute expression d’une pensée indocile aux schémas sionistes; et le samedi 10 janvier, défilaient à Paris quelque 1. 500 000 personnes brandissant des pancartes sorties de nulle part déclarant à l’unisson: « Je suis Charlie ». On découvre deux mois plus tard qui est le grand gagnant de l’opération Charlie-Hypercasher: le parti de Netanyahou, le Likoud, gagne les élections législatives en Israël le 15 mars: son cheval de bataille dans les médias, c’était, comme d’habitude, qu’il fallait déclarer la guerre à l’Iran.

A Buenos Aires, deux semaines plus tard, on a une grosse mobilisation sur le thème « Je suis Nisman ». Tout s’est passé comme si l’entourage de Netanyahou avait envisagé de faire de deux pierres un coup: terroriser et/ou provoquer les musulmans et les dissidents en France, consolider l’emprise juive sioniste en Argentine. Même si la disparition de Nisman n’était pas programmée, on a assisté à une utilisation immédiate de la chose. Le plan consistait à implanter l’idée que Nisman était victime d’un complot d’antisémites argentins, dont la présidente aurait fait le jeu, et, au moins à l’étranger, cela a fonctionné. En Argentine même, la judéité de Nisman n’avait jamais marqué les esprits, et ne s’est jamais implantée dans la conscience collective comme un motif éventuel pour le faire abattre. Même la DAIA, le CRIF local, ne le soutenait plus, avant sa mort.

Depuis 2013, quand la présidente argentine avait signé avec l’Iran un accord pour mener conjointement l’enquête sur l’attentat de 1994, les médias accusaient un petit groupe de gens d’extrême gauche, entourant la présidente, d’être des agents iraniens. Mais comme c’était Obama qui avait poussé à l’accord, les vociférations médiatiques ne suffisaient plus à faire reculer la présidente ni le parlement, et de plus en plus de journalistes juifs argentins dénonçaient la malhonnêteté des manœuvres israéliennes. Quelques « attentats antisémites » d’envergure étaient les bienvenus, pour combler les trous du puzzle. Les victimes des 6 à 10 janvier en France, plus le cadavre de Nisman, ont fait l’affaire, pour remobiliser les médias occidentaux sur le thème Iran = musulmans = assassins antisémites locaux.

– Les Argentins sont-ils aussi sensibles aux accusations d’antisémitisme que les Français ?

Non, justement, surtout dans le cas de Nisman, qui n’était pas du tout un personnage populaire, ni même sympathique: un vulgaire flambeur corrompu aux ordres d’éminences grises made in USA, en particulier Jaime Stiuso, déjà mentionné. Cristina Fernández avait destitué ce dernier en décembre 2014. Il y avait eu une authentique compassion populaire poour les victimes de l’attentat de 1994, dont les victimes, d’ailleurs n’étaient pas juives en majorité. Mais la classe politique argentine, ainsi qu’une partie des juges, garde bien ses distances avec un certain nombre de personnages méprisables, qu’en fait peu de gens écoutent; il reste une verve salutaire même dans le discours public, où la judéité est tout simplement ignorée.

En revanche, un autre personnage qui agissait dans l’ombre dans le même sens que Stiuso et Nisman, le rabbin Sergio Bergman, fut en 2016 nommé ministre de l’écologie par le président Macri; sous son influence, le gouvernement de Mauricio Macri a encouragé la colonisation de la Patagonie en abolissant les lois qui limitaient l’acquisition d’immenses territoires par des étrangers. Ce faisant, il a consolidé une implantation israélo-britannique et ethniquement européenne assez puissante pour revendiquer l’indépendance, au nom de la préservation de la nature. Le rabbin Sergio Bergman a publiquement œuvré au démembrement de son pays. Il a déclaré à la télévision : « l’Argentine, en tant que terre promise, doit être divisée et partagée ».

Les Argentins sont globalement insensibles aux pressions médiatiques pro-israéliennes, à partir du moment où il les identifient comme telles, à l’instar de n’importe quel peuple sain d’esprit. C’est seulement depuis une date très récente que des avocats juifs essayent d’importer les méthodes qui marchent en France, pour traîner les dissidents en justice et les faire condamner. Mais il n’y a pas une tradition procédurière qui se soit développée comme chez nous dans le sillage de l’affaire Dreyfus. Comme en France, il y a une pression des organisations juives pour imposer le culte de l’Holocauste, la censure et la répression, mais cela n’a qu’une portée très superficielle.

– Peut-on dire que, comme pour les rédacteurs de Charlie Hebdo, le procureur Nisman était devenu plus utile mort que vif, du point de vue du Mossad ?

Pendant dix ans, le procureur Nisman avait été grassement payé pour enquêter sur une seule affaire, celle de l’AMIA, et n’avait rien trouvé du tout, car il ne cherchait même pas. On peut admirer une fois de plus les capacités de propagande du Mossad, qui venait de faire étalage de talent dans l’exploitation de l’opération Charlie-Hypercasher: les incohérences du récit officiel, le suicide du commissaire Fredou, les bizarreries et incohérences des vidéos, les faits étouffés, les documents disparus concernant l’attentat contre Charlie Hebdo puis autour de l’Hypercasher (Voir le dossier du journaliste Jean-Michel Vernochet dans Les fiancés de la mort) montrent que les assassins présumés étaient des pauvres types  obéissant à des ordres qui leur faisaient probablement se méprendre sur le rôle qu’ils avaient à tenir.

Les frères Kouachi et Amedi Coulibaly, réputés les tueurs et concepteurs autonomes de leur projet, mais abattus avant de pouvoir donner leur version des faits, avaient été cernés, provoqués, guidés et trompés en vue de leur mise à mort. Mais avant cela, ils avaient servi de silhouettes écran pour en cacher d’autres; la rédaction de Charlie Hebdo, avec ses outrances anti-musulmanes, avait fait son temps, comme le procureur Nisman; les journalistes de Charlie Hebdo et  l’Argentin Nisman avaient un véritable point commun, du point de vue de ceux qui les avaient encouragés dans leurs agissements pendant des années: ils étaient certainement bien plus utiles morts que vifs.

Cependant, le succès de la double opération était mitigé, car malgré les grosses manifs de braves gens terrifiés sur le thème « Je suis tout sauf antisémite », ni la population française ni la population argentine ne s’identifient à Israël, ni ne voient dans les juifs qui appartiennent aux élites dirigeantes dans nombre de pays des martyrs. Et si les gouvernements français semblent obéir aux injonctions du CRIF chaque fois qu’ils poussent un peu plus loin les lois de censure, c’est avant tout dans l’espoir de se protéger eux et leur camp politique, à la fois des dissidents et des menaces du CRIF.

– Que peut-on attendre du cinquième anniversaire du faux attentat contre le procureur Nisman ?

Il y a du nouveau, cinq ans plus tard; d’abord, le plan pour se débarrasser de Cristina Fernandez a échoué de façon retentissante, puisque la voici revenue aux commandes. Et en France, les Gilets jaunes et autres syndicalistes montrent au monde entier que plus notre liberté d’expression se réduit, plus ce sont « les pierres qui crient pour nous », autrement dit c’est la rue qui exprime notre résistance aux injonctions du CRIF; rappelons que pour le CRIF, critiquer Israël c’est antisémite, critiquer le lobby LGBT c’est antisémite,  critiquer l’industrie pornographique aussi, et critiquer les banquiers aussi. Et si un mafieux trafiquant d’organes et/ou de jeunes filles est juif, c’est antisémite aussi de le dire. Il y a un véritable effet de vases communicants… Manuel Valls s’était vanté de pouvoir en finir avec Dieudonné, et c’est lui qui a été  éliminé de la vie politique, en France et en Catalogne. Et voilà que même le président Macron, qui n’a pas encore fait le voyage rituel en Israël pour exprimer sa soumission, tente de basculer dans le camp de ceux qui n’obéissent plus aux ordres, en renforçant ses liens avec l’Iran et avec Poutine! Tout cela a des répercussions dans la mouvance sioniste en Argentine aussi.

– La série documentaire de Netflix fait-elle avancer la vérité ?

Pour ce qui est du procureur Nisman, il était « procureur argentin de jour » et agent du Mossad la nuit, obéissant aux ordres du chef des services secrets argentins SIDE  Jaime Stiuso, lequel exigeait que tout soit fait pour condamner l’Iran ( » based on his close ties with the US and Israeli intelligence service he provided evidence that alleged Iran was the intellectual author of the attack and the Islamic group Hezbollah the executor » dit Justin Webster. Il insiste lourdement sur le rôle de Stiusso: ce dernier a toujours été réputé obéir aux ordres de la CIA; et du côté israélien, c’est la mère de Nisman, Sara Garfunkel, qui aurait  établi les liens avec le Mossad.

Il convient d’ajouter que le financier US Paul Singer, qui avec la pratique des « fonds vautour » a toujours été très actif pour couler l’économie argentine et la souveraineté argentine, et qui est aussi un promoteur très actif du culte de l’Holocauste, est très actif aussi dans ce dossier-là. Et sur place, Nisman a été poussé à bluffer pour tenter de faire tomber la présidente Cristina Fernandez par trois femmes influentes archisionistes: Laura Alonso, Patricia Bullrich, Elisa Carrió.

Netflix investit beaucoup dans la production et la diffusion de documentaires relativement critiques de la politique officielle des USA et/ou d’Israël: films sur l’assassinat de Kennedy, sur le 11 septembre, sur le Mossad, sur Snowden: l’industrie de la propagande a besoin aussi de l’industrie du divertissement pour offrir un peu d’air frais au public qui a déjà découvert sur internet les principaux mensonges officiels, et qui applaudit aux montages bien faits, avec des personnages héroïques et des martyrs de la liberté, mais ne remettant jamais en question la domination de fond.

Netflix n’est pas le seul média à jouer le jeu; exemple récent d’un montage aussi « vrai » que sentimental, qui n’a même pas encore été « édité », comme disent les Américains: la mise en avant de la petite Greta Thunberg. Les gouvernements applaudissent à ses imprécations dirigées contre eux parce qu’elle sert à cacher la réalité écrasante: ce sont les guerres modernes voulues par Israël et livrées par ses proxies occidentaux qui polluent irrémédiablement notre humanité et notre planète, avec des effets à long terme sur la nature, sur la santé, et sur la reproduction humaine.

Ceci étant, le documentaire de Netflix essaie d’offrir des réponses aux questions que se posent tous ceux qui ont accès à internet; d’une part Israël a besoin de relancer constamment ses campagnes contre l’Iran, et d’un autre côté, seules les enquêtes sur des vrais crimes bien réels passionnent le public désormais. Le Times of Buenos Aires manifeste l’agacement sioniste face à la série de Justin Webster: elle n’éclaircit pas grand chose, au contraire, elle est floue sur l’essentiel:  » The links between Iran and the AMIA bombing come across as frustratingly insubstantial », regrette cet organe américain. Et The Daily [zionist] Beast ajoute même:  » The same goes for Argentinian intelligence agencies’ own potential role in the crime. » Or l’implication de l’extrême droite antisémite argentine, mouvance très présente dans certains secteurs de l’armée, les services secrets et la police fédérale argentine, c’est un mantra qui a donné lieu à maints procès de policiers, tous innocentés au final, mais qui a été jusqu’ici indispensable pour cacher l’ingérence israélienne prouvée, depuis le lendemain de l’attentat contre l’AMIA. Nos analyses des années précédentes ne cessent de se confirmer.

Il y a donc là, malgré tout, une relative reconnaissance de notre travail, à nous qui rappelons sans relâche les mensonges organisés comme autant de crimes au profit d’Israël, mais il manquera toujours sur Netflix le septième épisode établissant les responsabilités du Mossad dans la préparation matérielle et le timing des deux attentats, celui de 1992 et celui de 1994, dans la falsification de la scène du crime, dans la fourniture de fausses preuves, dans le blocage de l’enquête, dans les manœuvres pour corrompre et/ou intimider témoins, magistrats, politiciens et journalistes.

– Concrètement, où la version officielle, c’est-à-dire sioniste, pèche-elle irrémédiablement ?

Comme dans tous les montages de propagande israélienne, il y a un mensonge à la racine de tous les autres, et dès lors qu’on le met en évidence, tout le château de cartes devrait s’écrouler. Voici quelques éléments basiques, dans les affaires AMIA et NISMAN qui balaieraient, si les Argentins parvenaient à les imposer dans les tribunaux et les médias, les superbes écrans de fumée dont ils sont enveloppés. Malheureusement, sur ce sujet comme sur d’autres, nous vivons avec notre dissonance cognitive, comme avec une bactérie parasite relativement inoffensive, ou apparemment désactivée, nous refusons de nous en tenir à notre bon sens et à la logique universelle, comme le cocu qui a toutes les preuves de la trahison, mais qui a besoin de s’accrocher à son syndrome de Stockholm pour ne pas sombrer dans une révolte et une riposte qui dépasseraient ses forces.

Retour sur l’arme du crime

Charles Hunter, spécialiste en explosifs de l’agence fédérale US IRT, présenta au congrès US un dossier en 1995, après s’être rendu sur place juste après l’attentat de 1994.  Il concluait à l’impossibilité qu’une camionnette conduite par un kamikaze ait provoqué l’explosion du bâtiment de l’AMIA le 28 juillet 1994. Ses arguments ont été repris et publiés, à destination des lecteurs argentins, par plusieurs journalistes, dans des enquêtes dont le sérieux est unanimement reconnu (Jorge Lanata et Joe Goldman, Gabriel Levinas, Horacio Verbitzky, Juan José Salinas, et l’avocat Juan Gabriel Labaké). Outre ces derniers, le cinéaste Carlos de Napoli a multiplié les témoignages invalidant également la thèse de la voiture piégée. Carlos de Nápoli, est mort d’un infarctus foudroyant en 2011, mais son film le plus important, AMIA La causa, de 2009 est sur Vimeo.

Cependant Wikipedia, imperturbable, continue à décliner la rengaine de la voiture piégée en toutes les langues à la première ligne de ses notices relatives à AMIA. C’est exactement comme pour d’autres crimes politiques majeurs, on nous assène une affirmation totalement fausse, comme un présupposé, comme le portillon d’entrée pour pénétrer dans la moindre compréhension des faits; dans le cas particulier, on nous assène « la voiture piégée » dès la première allusion aux attentats de 1992 et de 1994.

Mais ne perdons jamais de vue que la « voiture piégée » ou d’autres bobards peuvent s’évanouir comme un mauvais rêve du jour au lendemain, telles les « armes de destructions massives » de Saddam Hussein, matérialisées dans la petite fiole brandie par Colin Powell devant les caméras; encore plus près de nous, les armes chimiques du président syrien démenties par la Russie, etc. Et le 15 janvier 2020, les pompiers de New-York viennent d’admettre que l’effondrement des tours jumelles était le résultat d’une explosion interne. Ce modus operandi, l’explosion interne cachée par une supposée  percussion par un véhicule kamikaze, certains estiment que c’est la même personne qui l’a conçu, et mis en service à plusieurs reprises, dans différents pays, l’Argentine ayant été l’occasion d’un test à répétition.

Pour l’attentat de 1992, il y a eu quelque chose d’ahurissant: la police a reçu le témoignage d’un homme qui a vu un étranger au type moyen-oriental déclencher l’explosion avec une  télécommande; et la justice n’a pas tenu compte de ce témoignage! Autour de cet attentat, qui apparaît comme une répétition générale de celui de 1994, avec mise en scène comparable, accusations infondées etc, il y a un mystère supplémentaire: les Israéliens n’ont pas réclamé d’enquête, il l’ont passé par pertes et profits.

Tu as d’ailleurs repris les travaux de plusieurs chercheurs pionniers, et dont la voix a été systématiquement étouffée, dans le documentaire AMIA REPETITA.

Voici ce qu’on peut préciser de plus maintenant: l’hypothèse d’une voiture piégée a été imposée au juge d’instruction Eduardo Galeano par l’équipe de « sauveteurs » envoyée par Israël qui débarque sur les lieux de l’attentat le 19 juillet au soir. Jusqu’à ce moment, tous les experts consultés affirmaient que l’explosion avait eu lieu à l’intérieur du bâtiment. Par exemple le quotidien Clarin avait publié l’avis des experts de la gendarmerie, selon lesquels les explosifs avaient été placés dans le hall près de la porte d’entré du bâtiment, et il y avait eu deux explosions successives; les explosifs avaient pu être introduits pendant le week-end à partir des bâtiments mitoyens, l’explosion ayant eu lieu le lundi matin à 9h53. Le même journal, le 21 juillet, introduit une nouvelle hypothèse, celle de la voiture piégée, puis, à partir du 22 janvier, seule figure la version israélienne; et le lundi 25, avant de repartir, l’équipe israélienne « découvre » entre les gravats un petit morceau du moteur de la supposée voiture piégée, petite pièce comportant un numéro de moteur intact.

Or il n’y a pas de témoin de cette découverte, ni de trace d’enregistrement par la police de la pièce en question; de tout petits morceaux de carrosserie atterrissent également au commissariat. Mais Renault a fait savoir que toutes ces pièces provenaient de véhicules différents (alors que la rue était déserte, et que nul propriétaire n’a porté plainte pour destruction de son véhicule). Le 10 juillet 2016, le tribunal TOF3 reconnaît l’expertise de Renault: il est donc clair que les différents débris de voiture ont été apportés après coup. A noter que ni le moteur ni 98% de la carrosserie du véhicule fantôme n’ont jamais été retrouvés, et pour cause.

Mais dès le mois de juillet 2015, on avait harcelé un revendeur de voitures  éventuellement volées, individu « retrouvé » grâce au numéro de moteur « découvert »: il aurait vendu à des terroristes iraniens une Renault Trafic… qui n’avait jamais été sur les lieux du crime.

Et vingt-cinq ans plus tard, grâce à la production de Netflix, tout cela revient sur le tapis dans la presse argentine. C’est bien tard, mais pour les Argentins, c’est encore très proche, et les tribunaux ont établi à plusieurs reprises que le simulacre d’enquête initiale était inadmissible, qu’il y avait eu des complicités pour en cacher les irrégularités, etc. Bref, ce qui devient clair et  qui est suggéré dans la presse écrite mais néanmoins  alternative, c’est que le numéro de moteur retrouvé miraculeusement dans les débris de l’AMIA joue le même rôle que le passeport du supposé pirate de l’air arabe retrouvé dans les décombres du World Trade Center, ou que la carte d’identité de Saïd Kouachi oubliée dans sa voiture: ce sont des appeaux calculés pour détourner l’attention d’indices et de pistes ne devant pas faire l’objet d’enquêtes, ni même être mentionnés.

– Le revendeur de voitures Carlos Telleldín, qui apparaît dans le film AMIA REPETITA, a fait onze ans de prison, avant d’être totalement blanchi… C’était donc lui, le supposé agent iranien choisi pour le rôle depuis le début ?

Netflix ne lui a pas donné la parole, alors qu’il est devenu un avocat pénal très populaire, et qui s’exprime sans détour, parfaitement conscient du rôle qu’on lui a fait jouer malgré lui jusqu’au moment où il a refusé de se prêter au jeu. Telleldín s’exprime dans la presse, il n’aurait pas été difficile de lui donner la parole. Il dit haut et fort qu’il avait été choisi avant que l’attentat ne se produise pour une raison élémentaire: son patronyme, du fait de ses lointaines origines syriennes

Toutes les personnes qui avaient été poursuivies dans le cadre de l’enquête sont maintenant exonérées, à l’exception de deux personnes: Telleldín à nouveau, et à nouveau le juge d’instruction et procureur Galeano, qui avait reçu 400 000 dollars des services secrets argentins pour obtenir un faux témoignage, celui de Carlos Telleldín: on imagine mal le petit juge ayant sorti de sa poche les 400 000 dollars; Galeano est évidemment le pion qui était voué au sacrifice pour protéger ceux dont il recevait des ordres (Rubén Beraja, président à l’époque du CRIF local DAIA et banquier plus que véreux? Jaime Stiuso? Le ministre de l’intérieur Carlos Corach? Ou des gens qui n’étaient pas de nationalité argentine?; il a été condamné en février 2019 et purge actuellement une peine de prison allégée.

Or Telleldín, qu’on veut donc rejuger pour ce dont il a été entièrement blanchi, raconte qu’il a reçu en prison la visite d’un faux procureur mais vrai agent secret israélien, lui promettant la liberté et des missions confortables au titre d’agent du Mossad; cet Eldad Gafner a été parfaitement identifié, par un journaliste israélien du journal argentin Nueva Sión. Tout ceci a été bien développé en français. Si on cherche maintenant à remettre Telleldín au trou, c’est pour une raison simple: il  crie sur tous les toits que c’est Israël qui a tout manigancé, et qui a bloqué l’enquête. Son procès devrait être pour lui une excellente occasion de rappeler la réalité des faits; cela aussi contribue à une déflagration médiatique qui pourrait devenir incontrôlable, à moins que le Mossad ne lance bientôt un contre-feu pour étouffer l’incendie allumé par Netflix, ce qui est hautement prédictible.

– Et sur le rôle de l’Iran dans l’affaire, du nouveau ?

Sur le rôle de certains Iraniens accusés d’avoir fomenté l’attentat, insistons à nouveau sur une source éminemment respectable, ne pouvant pas être imputée à de vagues conspirationnistes locaux: en 2003, les tribunaux britanniques ont refusé d’extrader le chargé d’affaires Hadi Soleimampour qu’interpol  avait appréhendé à Londres, parce que le dossier justifiant des poursuites était inconsistant. Ronald Noble, patron d’Interpol, était accusé par Nisman d’avoir abandonné les poursuites contre les autres personnalités iraniennes successivement mentionnées dans le cadre de la thèse dictée par le MOSSAD. Il a démenti la chose à plusieurs reprises dans des vidéos et dans les colonnes de Página 12, organe de la gauche, alors que les grands médias officiels refusaient de lui donner la parole!

Il est intéressant d’apprendre, par Netflix, que Nisman avait également menti concernant le supposé conducteur kamikaze de la supposée voiture piégée. Nisman rendit visite aux US à la famille du présumé coupable indiqué par les autorités israéliennes, en fait mort au Liban avant la date de l’attentat, Ibrahim Berro. Un laboratoire américain a confirmé en 2017 que l’ADN provenant de ses restes supposés retrouvés sur les lieux de l’attentat n’étaient pas les siens, mais ceux d’une jeune victime. Or Nisman était revenu à Buenos Aires en affirmant que la famille lui avait avoué qu’Ibrahim Berro était bien le terroriste recherché!!! La thèse de la filière Hezbollah s’est écroulée depuis longtemps.

– Qu’apporte donc de définitif la série documentaire de Netflix ?

Webster suit la méthode « Show, don’t tell » , sans offrir de conclusion personnelle, et donne la parole à des personnages très secrets: Stiuso, dont on avait du mal à trouver ne serait-ce qu’une photo, il y a quelques années; le ministre des affaires étrangères Héctor Timerman, qui a joué un rôle héroïque dans la recherche d’un accord avec l’Iran pour une enquête conjointe en 2013, alors qu’au départ c’est un juif pratiquant très lié à Israël, convaincu de la culpabilité de l’Iran, puis voué  aux gémonies par Israël; des agents du FBI et de la CIA qui ne sont pas convaincus de la culpabilité de l’Iran interviennent aussi; le procureur Viviana Fein, qui a été extrêmement agacée de découvrir, en même temps que le cadavre de Nisman, que la nouvelle de sa mort circulait déjà parmi des journalistes israéliens; et enfin celui qui est donné comme l’espion argentin au service de l’Iran, Allan Bogado, qui fait maintenant l’objet d’un procès. Il était déjà présenté comme tel dans les médias depuis 2015.

Il se défend en disant qu’il a été  utilisé pour témoigner contre la présidente Cristina Fernandez; et il confirme que Stiuso mentait à Nisman, et l’avait consciencieusement poussé au suicide.

L’évocation d’un « espion au service de l’Iran » dans le titre et le synopsis était bien choisie pour stimuler notre curiosité. Mais un espion peut en cacher un autre, et en Argentine, le débat autour du documentaire est l’occasion d’un immense  déballage contre Stiuso, le véritable espion, agent de l’étranger et nullement au service de son pays!

Par ailleurs, on apprend que Trump ou ceux qui le manipulent veulent imposer des sanctions à l’Argentine, sous prétexte de ses échanges commerciaux avec l’Iran et le soupçon de coopération nucléaire. Mais la présidente, dans une Lettre ouverte retentissante, dès 2017, a fait état des échanges commerciaux de l’Argentine avec toutes sortes de pays, en donnant le nom de toutes les firmes qui commerçaient avec l’Iran, toutes fortement liées commercialement aussi avec Israël![i]  C’est repris dans son livre Sinceramente, et c’est maintenant que tout cela a  un fort retentissement.

Dans le camp d’en face, aujourd’hui, voilà qu’on mentionne le commandant Soleimani dans la préparation de l’attentat contre l’AMIA, et on annonce des manifestations dans

le monde entier à la mémoire du misérable Nisman, pour le samedi 18 janvier; cela promet d’être aussi ridicule que caricatural.

Bref, la guerre sioniste contre la souveraineté de l’Iran et de l’Argentine continue.

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[1] Extraits de la lettre ouverte, publiée sur le compte facebook de Cristina Fernandez:

« Si el comercio con Irán decrece en vez de aumentar luego del Memorándum; si los que venden granos no son ni la Presidenta, ni el Canciller, ni el Secretario General de La Cámpora, sino en forma privada y sin intervención del Estado, entre otras, las firmas: Bunge, Cargill, Nidera, Oleaginosa Moreno de la firma suiza Glencore, Aceitera General Deheza, Molinos Rio de La Plata, Vicentin, e inclusive el Sr. Jorge Aranda, directivo de Clarín, quién triangula operaciones de venta de arroz a Irán a través de la firma Molinos Libres S.A. Como se verá, empresas y empresarios que no son precisamente “amigos” del Gobierno, como gusta adjetivar Clarín a algunos que no responden a sus directivas o invitaciones…. Si además el Gobierno nunca compró petróleo a Irán »

« L’accusation du procureur Nisman n’a jamais été en elle-même la véritable opération contre le gouvernement. Cette accusation s’écroulait aussitôt proférée. Nisman ne le savait pas, et il est probable qu’il ne l’ait jamais su. La véritable opération contre le gouvernement, c’est la mort du procureur, après avoir accusé la présidente, son chancelier et le secrétaire général de la Campora d’avoir protégé les Iraniens accusés dans le cadre de l’attentat terroriste contre l’AMIA » (La denuncia del fiscal Nisman nunca fue en sí misma la verdadera operación contra el Gobierno. Se derrumbaba a poco de andar. Nisman no lo sabía y probablemente no lo supo nunca. La verdadera operación contra el gobierno era la muerte del fiscal después de acusar a la Presidenta, a su Canciller y al Secretario General de La Cámpora de ser encubridores de los iraníes acusados por el atentado terrorista a la AMIA).

« Le retentissement de l’accusation, s’ajoutant au cadre international de ce qui venait de se passer en France, encore sans preuve ni fondement, remplie d’information « plantée », tout cela se retrouvait enterré, avec la mort du producteur, qui apparaissait comme un suicide [spontané]. Cette manœuvre a déjà été utilisée dans bien des cas tristement célèbres »… (El estrépito de la denuncia, sumado al marco internacional por lo sucedido en Francia, que aún sin pruebas ni sustento, plagada de información “plantada”, quedaba sepultada por la muerte del fiscal. Eso sí, bajo la forma de aparente suicidio. Recurso que ya ha sido utilizado en muchos casos tristemente célebres).

« On na pas fait revenir le procureur Nisman pour dénoncer des choses dont on savait que cela n’avait pas le moindre fondement, et qui ne pouvait pas se maintenir… Il a été utilisé de son vivant, et ensuite on avait besoin de lui mort. Triste et terrible, certes » … Aujourd’hui je n’ai pas de preuves, mais je n’ai pas de doute non plus. Il fallait le ramener d’urgence pour tirer parti du fracas international provoqué par les actes terroristes survenus en France. Il le dit lui-même dans ses derniers chats,en soulignant qu’il n’imagianit pas que le moment soit venu si vite, allusion à ce pour quoi il était revenu de façon imprévue. Ce qu’il ne pouvait pas imaginer c’est que le compte à rebours n’avait pas commencé seulement pour « la dénonciation du siècle », mais pour son existence à lui ». .(Al fiscal Nisman no lo hacen volver sólo para denunciar algo que sabían no tenía sustento y que no podía perdurar… Lo usaron vivo y después lo necesitaban muerto. Así de triste y terrible… Hoy no tengo pruebas, pero tampoco tengo dudas. Había que traerlo urgente al país para aprovechar el estrépito internacional provocado por los actos terroristas ocurridos en Francia.  Nisman mismo lo expresa en su chat cuando dice que no lo imaginaba tan pronto refiriéndose a lo que venía a hacer en su retorno imprevisto. Lo que nunca pudo imaginar es que el tiempo no solamente había comenzado a correr para la “denuncia del siglo”, sino también para su propia vida).

source : https://plumenclume.org/blog/525-affaire-nisman-nouvelles-revelations

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,