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24 janvier 2021

La face cachée des relations entre le Maroc et l’Espagne ou les révélations d’un ancien agent secret espagnol


La face cachée des relations entre le Maroc et l’Espagne ou les révélations d’un ancien agent secret espagnol

RENÉ NABA — Ce texte est publié en partenariat avec www.madaniya.info.

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Le chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, doit effectuer une visite officielle au Maroc, le 17 décembre 2020, sur fond de tension renouvelée entre le Royaume chérifien et le Front Polisario, en rapport avec les manœuvres militaires marocaines autour du secteur de Geurgarate, la localité frontalière située à l’extrême sud-ouest du Sahara occidental, sous contrôle marocain, faisan craindre une reprise des hostilités entre les deux protagonistes de ce conflit.

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Sur le conflit du Sahara occidental, cf ces liens :

RETOUR SUR LA FACE CACHÉE DES RELATIONS ENTRE CES DEUX MONARCHIES SUR LA BASE DES RÉVÉLATIONS D’UN ANCIEN AGENT SECRET ESPAGNOL.

  • L’argent affluait vers les mosquées en Espagne depuis les pétromonarchies du Golfe, via des pèlerins.
  • Entre le Maroc et l’Europe, la coopération est tarifée
  • Le grenouillage des services marocains en Espagne, un sujet tabou des hommes politiques espagnols.
  • La préoccupation majeure des services marocains en Espagne: les sympathisants du Polisario et du Rif
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Entre le Maroc et l’Europe, la coopération est tarifée.

«La coopération est tarifée entre le Maroc et l’Europe dans le domaine de l’immigration clandestine et le trafic des stupéfiants en ce que le Royaume chérifien est le principal producteur et exportateur de stupéfiants dans le monde», soutient l’agent qui a souhaité gardé l’anonymat.

«Les stupéfiants constituent l’arme privilégiée du Maghzen, pouvoir central, particulièrement l’entourage du souverain, en vue d’obtenir une réciprocité de traitement dans les rapports du Maroc avec les Européens», affirme l’agent qui soutient avoir réussi à infiltrer les services marocains et les islamistes.
«Les annonces répétitives de Rabat concernant le démantèlement de réseaux terroristes au Maroc relèvent d’une tactique visant à contraindre les Européens notamment l’Espagne et la France, à maintenir leur coopération, de même que leurs subventions, en contrepartie d’informations fournies par le Maroc sur les mouvements migratoires et le trafic des stupéfiants», poursuit-t-il.

Troisième membre des services de renseignements espagnols à publier ses mémoires sous couvert d’anonymat, l’auteur précise avoir volontairement brouillé les pistes, modifiant les noms et les lieux de certaines opérations de sécurité auxquelles il a participé en vue de préserver son anonymat.
Pour s’infiltrer dans les milieux islamistes, l’agent s’est présenté comme étant un homme «nouvellement converti à l’Islam, sans éveiller le moindre soupçon…. «partout ailleurs, dans toute autre religion, le néophyte aurait fait l’objet d’une enquête. Si un homme s’était présenté comme «nouvellement converti au judaïsme, il aurait immédiatement éveillé les soupçons et déclenché une enquête en vue de vérifier la véracité de son état. Ce qui n’est pas le cas chez les Musulmans», assure-t-il.

«Bien que non musulman», l’agent affirme avoir «une connaissance de l’Islam infiniment plus vaste que de nombreux musulmans». Il précise avoir infiltré auparavant les milieux gauchistes espagnols, dans une ville dont il ne révèle pas le nom par précaution.
Auprès des gauchistes espagnols, l’agent a pris contact avec le CNI, (Centro Nacional de Inteligencia, CNI), devenu depuis 2002, le service de renseignement et de contre-espionnage espagnol, dirigé par le général d’armée Felix Sanz Rodàn. À la différence de la plupart des autres pays occidentaux, l’Espagne dispose d’un seul service pour le renseignement et le contre-espionnage.
En fin de carrière, l’agent espagnol déclare avoir réussi à infiltrer les services marocains du renseignement: «Le grenouillage des services marocains en Espagne est un sujet tabou au sein du personnel politique espagnol en raison du caractère sensible du sujet», dit-il.
L’agent avoue avoir été «rétribué dans la lutte contre le terrorisme et de l’immigration clandestine.

A un degré moindre dans le domaine de la lutte contre le trafic des stupéfiants en ce que le Maroc est le principal producteur et exportateur» les services de renseignements marocains de drogue dans le monde», explique t-il.

«Contrairement aux déclarations publiques mettant l’accent sur l’importance de la coopération entre l’Espagne et le Maroc, la réalité est différente sur le terrain».

«Les services de renseignements marocains, de même que le ministère des biens religieux, s’emploient, certes, à préserver la communauté musulmane d’Europe, particulièrement la communauté marocaine, de toute tentation intégriste, mais veillent, dans le même temps, à maintenir leur emprise sur cette et communauté, via la religion.»

«Le Maroc peut ainsi mobiliser la communauté musulmane, particulièrement marocaine, au service des intérêts du Royaume comme moyen de pression à l’encontre des pays hôtes de ces communautés. Ce contrôle a eu pour effet de limiter le libre exercice du culte des musulmans désireux de vivre leur croyance différemment du rite officiel marocain, le rite malékite, différent du rite saoudien wahhabite».
«Un des objectifs majeurs des services marocains en Espagne est le repérage et le pistage des sympathisants du Front Polisario -qui réclame l’Indépendance du Sahara Occidental, pleinement revendiqué par le Maroc, et les sympathisants de la province rebelle du RIF», indique-t-il.

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Le financement des mosquées

«L’argent qui parvenait aux mosquées d’Espagne provenait des pétromonarchies du Golfe, via des pèlerins qui les transportaient dans leurs chaussettes ou des pochettes, voire parfois dans des valises.
Les raisons ayant présidé à la publication de ces mémoires autorisées:
L’espion déclare avoir reçu l’accord préalable de sa hiérarchie pour la publication de ses mémoires. L’agent secret se pose toutefois la question de savoir si le feu vert de sa hiérarchie n’était pas destiné à bonifier l’image des services de renseignement espagnols après deux échecs retentissants: les attentats de Barcelone, en 20127, qui ont été le fait d’islamistes marocains relevant de l’Organisation de l’État Islamique, et la fuite vers la Belgique du dirigeant indépendantiste de la Catalogne, Carles Puigdemont, que les services espagnols n’avaient «pas anticipé».
L’ouvrage intitulé –« El agente oscuro », las memorias de un espía español al servicio del CNI», – est préfacé par Ignacio Cembrero, ancien correspondant du journal Al Pais au Moyen orient pendant trente ans et considéré à juste titre comme un parfait connaisseur de la zone.
La recension de l’ouvrage en langue arabe a été réalisée par le site en ligne «Ar Rai Al Yom», consultable sur ce lien pour le lectorat arabophone.

Majoritairement musulmane pendant sept siècles, l’Espagne contemporaine compte peu de musulmans. Malgré un certain communautarisme et une xénophobie naissante, les musulmans d’Espagne ont noué une relation de confiance avec les autres croyants ou non-croyants du pays et semblent «avoir réussi leur intégration. «L’islam espagnol d’aujourd’hui est un islam maghrébin qui n’a plus rien à avoir avec les musulmans établis en Espagne du VIII au XVIe siècle qui ont été expulsés, convertis. L’Espagne ne compte que près d’un million, soit 2.3% de la population totale du pays, d’après la dernière enquête du département religion du Pew Research Center, datant de 2010.

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Les attentats islamistes en Espagne

L’Espagne a été secouée par deux gros attentats meurtriers depuis le surgissement du terrorisme islamique sur la scène mondiale. Deux attentats dont la responsabilité a été imputée à des ressortissants marocains:

  • L’attentat de Madrid, en 2004, qui a fait plus de 200 morts et 1900 blessés à la suite de l’explosion de bombes posés par des islamistes dans les cercanias (trains de banlieue) à la gare de Madrid, le 11 mars 2004, en signe de protestation contre la participation de l’Espagne à l’invasion américaine de l’Irak sous la conduite du premier ministre de droite José Marie Aznar.
  • Les attentats des 17 et 18 août 2017 en Catalogne perpétrés par des véhicules-bélier sur La Rambla à Barcelone et à Cambrils, en Espagne, ont fait 70 tués. Ils ont été revendiqués par l’Organisation de l’État Islamique..
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Le Maroc, «allié majeur non Otan», tremplin des attentats terroristes en Europe.

Si l’Espagne, contrairement à la France ou la Belgique, n’a été secouée que par deux attentats terroristes islamistes de grande ampleur, le Maroc, lui, est devenu un tremplin des attentats terroristes islamistes en Europe.

«Allié majeur non-Otan», le royaume chérifien est ainsi apparu comme étant le plus grand exportateur du terrorisme islamique vers l’Europe, (Attentat de Madrid 2004 qui a fait 200 morts; l’assassinat de Théo Van Gogh, le 2 Novembre 2004; les attentats de Bruxelles en 2015, de Barcelone en 2017; de Trèbes près de Carcassonne, le 23 mars 2018.

Dans son rapport annuel 2019, le département d’État américain met en avant «la participation active du royaume chérifien au Partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme (TSCTP), et sa coopération avec la Belgique, la France et l’Espagne, «pour contrecarrer les menaces terroristes en Europe».
Par ailleurs, le rapport rappelle que «les États-Unis et le Maroc entretiennent une excellente relation et de longue date» dans ce domaine. Ainsi, le département d’État a révélé que les forces de sécurité marocaines ont pris part à plusieurs programmes organisés par les États-Unis «en vue d’améliorer les capacités techniques et d’investigation, notamment les enquêtes financières, l’analyse du renseignement et la cybersécurité»
L’Espagne est la principale destination des Marocains qui représentent 16,4% des immigrants dans ce pays européen. Au premier semestre 2019, la proportion d’immigrés irréguliers marocains en Espagne a atteint le chiffre record de 49 pour cent de la totalité des clandestins présents sur le territoire espagnol.

Au cours de l’année 2018, les Marocains ont représenté un peu moins de 22 % des 57 498 harragas (sans papiers) arrivés à bord de 2. 109 rafiots sur les côtes espagnoles. Au cours du premier semestre 2019, le nombre total d’immigrés irréguliers a certes baissé (- 27 %), mais la proportion de Marocains a grimpé jusqu’à 29,9 %. Au moins de mai, ils ont même atteint un pourcentage record (48,08 %).

Pour aller plus loin sur ce thème : https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/maroc-etalage-de-luxe-royal-en-mer-pendant-que-les-marocains-emigrent-en-masse

Enfin, pour mémoire, c’est en Espagne que l’ancien correspondant d’Al Jazira à Kaboul et Bagdad, Tayssir Allouni, a été traduit en justice pour ses présumés liens avec «Al-Qaîda.

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Cauda

Le 15 juillet 2019, le quotidien républicain espagnol, Público, publiait, sous la signature de Carlos Enrique Bayo, une enquête en quatre parties sur les relations entre le cerveau des attentats de Catalogne de 2017 et les services secrets espagnols.

Selon les documents publiés par le quotidien et contrairement à la version officielle, l’imam de Ripoll, le Marocain Abdelbaki Es-Satty, radicalisé depuis longtemps, avait été recruté comme informateur par les services de Renseignements. Ceux-ci avaient falsifié son dossier en Justice pour lui éviter l’expulsion à l’issue de sa condamnation pour trafic de drogue et enfin une «boite aux lettres morte» lui avait été affectée pour discuter avec son officier traitant et que les téléphones de ses complices étaient écoutés.

Toujours selon le journal, le CNI suivait pas à pas les terroristes, connaissait les cibles des attentats et poursuivait toujours sa surveillance au moins quatre jours avant la commission des crimes.
Au vu de ses révélations, toute la question est de savoir pourquoi le CNI n’a pas empêché ces attentats et pourquoi avait-il déjà en 2008 —c’est-à-dire avant le recrutement d’Abdelbaki Es-Satty comme informateur — caché des éléments à la Garde civile afin de le protéger de l’enquête sur l’attentat de Madrid du 11 mars 2004 (dit «11-M»).

Quoi qu’il en soit, le trafic du cannabis, véritable baromètre des relations entre les deux royaumes, s’est lui poursuivi, au plus fort de la pandémie du Coronavirus qui frappé de plein fouet l’Espagne.
Les containers ont continué à arriver à bon port à l’extrême sud de l’Espagne, miné depuis très longtemps par le trafic de haschich marocain.
La Garde civile a confirmé, début avril 2020, l’arrestation de «58 personnes au cours des deux dernières semaines, dans différentes provinces d’Andalousie» ainsi que la saisie de «plus de 5,5 tonnes de haschich, neuf embarcations et douze véhicules» dans la province d’Almería et les régions de Huelva, Cadix et Malaga.

Un chiffre important alors que les voies d’approvisionnement sont censées être totalement verrouillées et seules les «activités essentielles», autorisées
https://www.liberation.fr/planete/2020/04/04/entre-le-maroc-et-l-espagne-le-haschich-passe-toujours_1784061

 

2 pensées sur “La face cachée des relations entre le Maroc et l’Espagne ou les révélations d’un ancien agent secret espagnol”

  • 12 janvier 2021 à 3 h 18 min

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    Nous les Marocains Lambda on est les derniers qui savent a qui profite le Hashish du pays, tout ce qu’on sait est que pour la majorité d’entre nous qui ne sommes pas originaires des régions marginalisées du nord du pays ou il pousse, posséder un seul joint depuis toujours et encore aujourd’hui peut vous mener droit en prison avec une peine aussi lourde qu’un ou deux ans de prison juste pour de la consommation ! par contre ce qu’on sait depuis toujours est que ce hashish ne cible que les couches sociales les plus défavorisées dans les quartiers populaires avec un peu de fils de bourges bien entendu, et que ce hashish est encore tellement mal vu dans la société Marocaine en termes de moeurs qu’un fumeur de hash est encore associé au crime, a l’échec scolaire, aux familles éclatées et un tas de préjugés et de couches sociales défavorisées !

    par ailleurs, ce qu’on sait a coup sûr est que l’explosion de cette culture qui était plutôt artisanale et marginale jusqu’a la fin des années 70, n’a eu lieu que depuis la fin des années 80 sous l’impulsion d’une demande explosive en Europe et ailleurs et que les surfaces allouées a cette culture dans les montagnes difficiles d’accès avec peu de routes dans les zones montagneuses Rif et la région des Jbala, ces surfaces ont été multipliées par 100 ou 1000 comme l’a démontré cartes satellites a l’appuis par l’observatoire européen des drogues, car il faut comprendre que les principaux bénéficiaires de ce business triangulaire se trouvent aussi bien en Europe qu’au Maroc, et que le monde politique, diplomatique, celui des services de renseignements et autres y sont tous mêlés à différents degrés d’où le tabou et les secrets qui continuent d’être maintenu de toutes parts sur ce dossier !

    Ce qu’il faut retenir est que les paysans producteurs du Kif dans cette unique région du nord montagneux du pays sont sur le point de passer un deal avec l’état pour que cesse le harcèlement judiciaire et arbitraire qui les a toujours tenu en laisse ! le business se déroule de cette façon en général : le producteur obtient un maximum de $300 a 600 euros le kilos de son super  »pollen » ou résine de cannabis au prix de gros dépendamment de sa qualité, mais c’est en europe que ces prix sont multipliés par 5 ou 10 sur le marché du gros et du détail ! Chaque année, des dizaines de gendarmes et de flics ou super flics tombent aussi dans le traffic, mais on raconte depuis toujours que les grosses pointures qui ne tombent jamais sont ceux qui contrôlent la manne ! toujours est-il que les Européens ont déjà essayé d’aider cette région du Nord pour la reconversion de cultures de kif pendant au moins 20 ou 25 ans avec des programmes de l’état, mais en vain, les producteurs en question racontent que les ressources allouées ne suffiraient pas a mettre en place une culture même de tomate et l’irrigation qui vient avec, contrairement au cannabis qui pousse sans irrigation et juste avec la pluviométrie faible du coin !

    Enfin, pour l’anecdote, je n’ai véritablement découvert ce hashish moi même qu’en Europe dans mes vingtaines dans les Coffee shop hollandais ou il était légal ! j’en revenais pas qu’on nous tendait une carte ou un menu avec une variété de 50 types de hashish au moins, dont l’afghan, le turque, le libanais et ou le marocain se déclinait en une dizaine de variété dont le fameux  »double zero » le plus pur et le plus cher et le moins nocif ! c’est ce fameux super pollen ou double zero qu’on fumé toutes stars mondiales du Rock’n Roll au Maroc depuis Jimmy Hendrix a Mick Jagger des Rolling stones qui venaient tous et passaient des mois au Maroc pour la fumette protégés par le autorités ! il était aussi courant de retrouver des motards blonds aux yeux bleus qui finissaient par vendre leurs motos et se convertissaient en main d’oeuvre dans ces champs pendant des années pour ne pas avoir a quitter ce paradis qui les menaient droit au Nirvana ! :)))

    Sur le plan politique, le pouvoir Algérien qui n’a eu cesse de vouloir régler ses comptes avec le Makhzen Marocain finira par utiliser cet argument pour innonder le Maroc lui de pilules de psychotropes médicamenteux genre Rivotril destinés aux fous initilement et fabriquées en Algérie dans des sociétés pharmaceutiques et destinés a l’exportation exclusive au Maroc, qui ont complètement changé le visage du crime au Maroc, on a pendant les dernières vingt années vu le nombre de crimes crapuleux de délinquance monter en flèche soit de gens paisibles dans la rue, soit des parents massacrés au couteau de cuisine ou à la hache par les enfants accro, la raison : les psychotropes puissants qui coûtent dix fois moins que le hashish dans les rues, et dont les enfants de rue, les ados et les lycéens des milieux populaires encore une fois sont les principales victimes par centaines de milliers ! jamais le hashish ne fait de tels effets, ni ne vous détruit un être humain comme ces  »ceintures de rivotril » que les trafiquants en provenance d’algérie ramenaient par millions ! aujourd’hui les sources d’approvisionnement se sont multipliées, et il provient d’europe essentiellement et de labos clandestins surtout.

    Quant a l’histoire des terroristes, oui en effet, beaucoup de marocains se sont illustrés dans les attentas terroristes en europe ces dernières années, et que les mosquées européennes soient infiltrées par les services de renseignements marocains au point que ces services ont non seulement aidé les européens a attrapper les terroristes au lendemain des attaques mais ils se sont démarqué en déjouant une majorité d’attaques sur le sol européen avant qu’elles ne surviennent ! d’ou certaines rumeurs qui les accusent d’être eux mêmes les fomenteurs des attentats en connivence avec les services secrets français, espagnols ou belges et autres… mais tout ceci reste a prouver, car le principal problème de ces secondes et troisièmes générations d’immigrants ont plutôt basculé dans l’islamisme faute d’intégration et de politiques d’intégration des pays hôtes surtout !

    Enfin, encore une fois, ce n’est pas du tout pour défendre la monarchie marocaine…loin de la, mais cette monarchie est bien plus impliquée avec les puissances hier coloniales et aujourd’hui impérialistes que nulle autre dans le monde arabe autant sur le plan historique que celui des intérêts géostratégiques que pour la déboulonner, il faudrait que ça se décide à la fois a la maison blanche, a Madrid, Paris et Londres en plus de Riad et autres capitales des pétromonarchies avant que quiconque puisse y arriver ! il faut bien connaître l’histoire de cette monarchie pour savoir que ses racines sont enchevêtrées avec les intérêts des plus grandes puissances européennes, des capitaux colossaux et des enjeux géostratégiques bien plus que ce lui prêtent les amateurs la jugeant comme une naïve monarchie féodale, car féodale, elle l’est forcément mais ultra capitaliste surtout et dont la  »baraka » repose parmi les secrets d’alcôve dans les plus grands temples du capitalisme mondial et même dans les temples religieux musulmans, juifs ou autres a travers l’histoire !

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  • 12 janvier 2021 à 4 h 53 min

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    j’ajouterai simplement que les barbouzes espagnols n’ont rien a envier ou reprocher a leurs homologues marocains ! comme obelix, ils sont tous tombé dans la marmite quand ils étaient petits ! corruption, deals sous la table, hauts gradés corrompus, échanges de services et de cadeaux entre monarchies moyenâgeuses aussi, banditisme des élites, lupanar des mafieux et des blanchisseurs de frics de la terre entière, encore heureux que l’espagne ait pu bénéficier du levier de l’Europe il y a 70 ans et opéré et réussi sa modernisation et son état de droit plus ou moins équivalent à ce qui se fait en Europe! et si aujourd’hui tout comme la France elle continue de ménager la monarchie marocaine, c’est uniquement grâce aux passe droits et avantages en nature et ses intérêts qu’elle le fait ! car son accès aux plus belles opportunités d’investissements au Maroc ne s’est jamais vu ralentir, avec zero impôts a payer s’il vous plait ! ne parlons pas des présides de Ceuta et Mellilia au Nord du Maroc a travers lequel l’espagne écoule chaque jour des milliards en marchandises de toutes sortes, souvent convoyés par des centaines et des milliers de  »femmes-mûles » courbées et âgées qui portent les charges parfois de 70 kg sur leur dos alignées comme des mules pour aller livrer les grossistes marocains des villes du nord en toute impunité contre bakchich, une partie du nord et du rif n’a survécu économiquement que grâce à ce traffic en plein jour au vu et au su de tous, business ignoble qui en dégoûte plus d’un qui en est témoin depuis 50 ans !

    En réalité, l’occident applique la même recette depuis la deuxième guerre mondiale a ce jour, la démocratie intra muros, et l’enfer pour les autres et les tiers mondistes ! l’Espagne ne déroge pas a cette règle, l’esclavage des femmes et des hommes de cette partie du nord du Maroc est on ne peut plus banal encore aujourd’hui, les pestiférés sont parqués par milliers au points des check point de la douane de Ceuta ou Melillia, les douaniers espagnols armés de bâtons poussent les femmes et les hommes avec des coups de gourdins aux reins pour les inciter a respecter la queue le matin tôt, et la même scène se répète dans l’autre sens plus tard une fois chargés comme des mules par les grossistes espagnols et doivent retraverser la frontière a la mi journée ! et lorsque les marocains bourgeois se présentent au poste frontalier pour aller passer leur vacances dans leurs villas espagnoles, on les reçoit avec un grand sourire !

    les fortunes qui se sont faites grâce à ce trafic de denrées alimentaires, de pyjamas, de camelotte espagnole ou chinoise, de couvertures  »mayer », de pièces détachées, de chocolat et autres cochonneries tue pourtant l’économie formelle marocaine depuis des lustres au vu et au su des autorités ! mais que voulez-vous ! je me rappelle de l’usine de pneus goodyear à Casablanca qui employait des centaines d’ouvriers avait fermé du jour au lendemain dans les années 90, et on ferm. les portes au visage des ouvriers du jour au lendemain ! certains ont campé pendant des mois devant l’usine qui n’a jamais payé ni indemnités de départ, ni même les salaires de bon nombre d’entre eux, des familles se sont retrouvé a la rue du jour au lendemain ! car le pneu Goodyear qui se vendait $100 ou $120 piece sur le marché national ne se vendait plus, un voyage au Nord du Maroc vous permettait d’acheter du michelin a $70 pièce qui valait normalement $150 au moins sur le marché formel ! autrement dit, l’Espagne a ce jour, écoule des marchandises de luxe aussi pour 3 fois a quatre fois moins que le prix qu’on paie sur le même produit qui a payé la douane ou fabriqué sur place ! des marchés anarchiques gigantesques ont poussé dans tout le maroc grâce a cette contrebande, vous en avez un a Casablanca encore aujourd’hui ou vous pouvez vous meubler et vous habiller de grandes marques qui valent une fortune pour 5 fois ou 6 fois moins ! et sous ces taudis de tôle se retrouvent des trésors et des commerçants qui m’ont affirmé qui paient jusqu’a 200.000 $ en impôts a l’etat marocain qui ferme les yeux sur les droits de douane dans ces marché, mais se sert au passage en impôts ! vous ne trouverez ces phénomènes qu’au Maroc ! et vous y verrez des riches faire leurs emplettes en marques italiennes de prestige sans le moindre complexe alors que ca ressemble a un bison ville gigantesque !

    toute la marchandise de contrebande du Maroc qui se chiffre au bas mot en dizaines de milliards de dollars entre au pays a travers les présides occupés de Ceuta et Mellilia ! faites vos calculs ! et vive le bakchich !

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,