Par Ziad Medoukh

 

2 novembre 1917, 2 novembre 2021, cent quatre ans déjà,  plus de cent ans depuis le début du drame des Palestiniens, cent quatre ans de souffrance, de malheurs et de massacres pour un peuple digne, cent quatre ans depuis le début de la plus grande injustice imposée à un peuple sur sa terre, cent quatre ans de déportation d’un peuple digne.

Depuis des décennies, les Palestiniens subissent la dépossession continue de leur territoire et de leurs moyens d’existence.

Les démolitions de maisons, la colonisation, les crimes, les confiscations de terre, le mur de l’apartheid, l’isolement, et les mesures atroces d’une occupant agresseur. Le déni de leur culture et de leur mémoire forment le quotidien du peuple palestinien.

La déclaration Balfour ,le 2 novembre 1917, à l’origine de la campagne britannique de la création d’un foyer national juif en Palestine , a permis à un autre peuple de créer son état sur les terres d’un peuple autochtone.

Cent quatre ans de violation des droits les plus fondamentaux de notre peuple, cent quatre ans de mesures inhumaines illégales, cent quatre ans d’injustice, mais cent quatre ans du silence complice d’une communauté internationale officielle.

Cette déclaration, qui a aidé à créer un État illégal, et le soutenir par les instances internationales. Un État, qui depuis, massacre, assassine, humilie les Palestiniens tous les jours , et pratique l’apartheid contre notre peuple.

Cette déclaration a créé le problème des réfugiés Palestiniens qui vivent dans des conditions humanitaires épouvantables partout dans le monde.

C’est la lettre ouverte qui a légitimé la colonisation israélienne des terres palestiniennes et le nettoyage ethnique qui s’en est suivi. Un siècle plus tard, la déclaration Balfour, du nom de son auteur Arthur Balfour, sans aucune excuse aux Palestiniens.

Cette position constitue un prolongement d’une pratique injuste depuis 100 ans à l’encontre d’un peuple qui ne vit pas une vie normale, une vie de souffrance à l’intérieur des territoires palestiniens et à l’exil.

104 ans de violation de nos droits ne suffisent-ils pas ? Le temps n’est-il pas venu de réagir et d’imposer à Israël l’application du Droit International ? Le temps n’est-il pas venu d’instaurer la justice en Palestine ?

Le temps n’est –il pas venu pour cette communauté internationale de changer sa politique de  » deux poids, deux mesures  » au Proche-Orient et essayer d’imposer néanmoins l’application du Droit International ?

Combien de martyrs palestiniens doivent ainsi tomber avant que le monde bouge ?

Combien de civils palestiniens doivent ainsi mourir pour que la communauté internationale officielle se mobilise ?

Quelle quantité de sang palestinien doit couler pour que s’instaure la justice dans notre région ?

Combien de temps, Israël va-t-il rester un État hors la loi, négligeant toutes les décisions internationales, faisant fi du Droit International ?

Et combien d’années et d’années…….

Les Palestiniens doivent-t-ils attendre 100 ans de plus ?

Afin que ce monde bouge ?

Afin que la justice s’installe ?

Assez d’impunité !

Assez de silence complice !

Assez d’impuissance !

Assez d’injustice !

En attendant, les Palestiniens tiennent bon, persistent, patientent, résistent, mais surtout, ils continuent d’espérer en des lendemains meilleurs, des lendemains de liberté, de paix, mais, avant tout, des lendemains de justice, avec un message très claire :

Ici, notre terre. Ici, nos racines,

Ici, notre vie, notre avenir,

Et ici, notre Palestine !

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