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24 novembre 2020

Hommage rendu à Mouammar Kadhafi à Paris le 17 décembre


Paris  :  HOMMAGE RENDU  A MOUAMMAR KADHAFI, HOMMAGE A L’AFRIQUE
Nous avons bien rendu Hommage à Mouammar Kadhafi le 17 décembre au local de l’Association culturelle Kurde 16, rue d’Enghien , 75010 Paris
Cet hommage qui devait être rendu le 25 novembre à la Bourse du Travail de Paris où nous étions très nombreux à attendre devant la porte d’entrée, a été annulé par des circonstances indépendantes de notre volonté,
Nous l’avons donc rendu ce 17 décembre.
Les associations qui,  à l’initiative de la FETAF, avaient  organisé cet hommage étaient bien présentes :
La Voix de la Libye,Etats-Unis d’Afrique, Soleil d’Afrique,  Coordination pour la Paix en Libye africaine, l’Appel Franco-Arabe, Convergence pour la paix et le développement de l’Afrique
L’Hommage ci-dessous a été lu. Nous avons également observé une minute de silence en hommage au grand résistant africain.
-HOMMAGE A KADHAFI – HOMMAGE A L’AFRIQUE

Hier du temps des déportations d’abord et de la colonisation ensuite, l’Afrique était bafouée,  humiliée, brimée et infantilisée. Aujourd’hui, à l’ère de la mondialisation, l’Afrique reste toujours en proie aux difficultés les plus criantes. Cela pour des intérêts des forces impérialistes contre les intérêts vitaux des Africains.
Pour arriver à leurs fins, les forces impérialistes se sont servies de certains Africains contre les autres. Ce sont généralement quelques Africains, au cœur de dispositifs stratégiques contre les intérêts de la majorité des peuples. De dignes fils de l’Afrique – qui luttaient pour la souveraineté des pays africains – quand ils n’ont pas été marginalisés et diabolisés ont simplement été assassinés pour faire des exemples. Ce fut le cas de Kwame N’krumah ; de Sékou Touré ; de Amilcar Cabral ; de Barthélémy Boganda ; de Patrice Eméry Lumumba et de Thomas Sankara pour ne citer que ceux-là. Car ils sont plus nombreux à avoir connu ce sort.  Par ailleurs, nous observons que quand les forces impérialistes ne sont pas arrivées à bout de Nelson Mandela qu’ils traitaient de terroristes, ils ont fini par lui reconnaître toutes les vertus et lui dérouler le tapis rouge à travers le monde.
Devant ces éléments d’humiliation permanente, que faut-il de plus à l’Africain pour qu’il arrive à une prise de conscience réelle ?
« Je ne fais confiance à un colonialiste ou à un impérialiste que lorsqu’il est mort ». Disait Kwamé N’Krumah à Lumumba.
Malgré tous ces signaux d’avertissement, certains responsables politiques africains ne sont pas encore arrivés à identifier les intérêts des populations afin de construire leur propre modèle de développement.
 « L’histoire se répète. Il ne suffit pas aux Américains et à leurs alliés d’envahir et de ruiner un pays moderne, de trouver n’importe quel prétexte pour l’agresser, le bombarder et renverser l’autorité légitime, il faut encore humilier aux yeux de tous l’ancien chef de l’Etat, non seulement l’assassiner dans des conditions sordides mais encore exhiber son cadavre, le faire piétiner par des adversaires politiques fanatisés et dépourvus de la moindre décence. »[1]
Kadhafi a été lâchement et froidement assassiné. Qu’est-ce qui permettrait à des forces – même si elles sont qualifiées d’onusiennes – à intervenir sur un continent doté d’une organisation régionale pour y faire ce qu’elles veulent ? Ils se trouvent malheureusement des Africains pour estimer que ce qui est arrivé à Kadhafi l’a été pour des vertus démocratiques.
Chers Africains, Chers amis de l’Afrique, il n’y a pas de saint de ce monde. Kadhafi n’était donc pas un saint. Ceux qui l’ont éliminé non plus ! Alors, au-delà des questions réelles qui se posent en Afrique sur le mode de gouvernance, et qui doivent trouver leurs réponses dans des approches africaines, nous devons pour le principe rendre hommage à Kadhafi. Oui ! Kadhafi était un digne fils de l’Afrique qui a mené un combat pour que ce continent se tienne debout.
Les forces impérialistes nous adulent ; elles nous manipulent avec leurs médias mensonges. Et nous nous prêtons à ce jeu. Sous nos yeux, deux résolutions ont été rédigées : la 1973 pour la Lybie, la 1975 pour la Côte d’Ivoire. Ces deux résolutions rédigées et votées sur des bases mensongères ont été outrepassées.
Nous constatons donc qu’alors que son principal but est de mener les nations à renoncer à la force pour régler leurs conflits, l’ONU est aujourd’hui un réel instrument au service des forces impérialistes. Ses filiales, le FMI crée en 1944 impose des contraintes économiques et financières insupportables surtout aux pays africains. En 2002, un autre instrument d’intimidation a été créé par les forces impérialistes. C’est la CPI, une juridiction qui n’agit qu’à l’endroit des pays faibles.

Comme de nombreux opposants héroïques africains (Nasser, Lumumba, Sankara, …), Mouammar Kadhafi a choisi de mourir dignement pour servir la devise d’un autre africain résistant, déporté en Guadeloupe (Louis Delgresse) : « vivre libre ou mourir ! »

La résolution votée vous sera envoyée prochainement ainsi que les photos.

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,