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16 octobre 2019

En recolonisant l’Azawad, la Françafrique va embraser le Sahel


En recolonisant l’Azawad, la Françafrique va embraser le Sahel, par Saâd Lounès

En recolonisant l’Azawad, la Françafrique va embraser le Sahel, par Saâd Lounès
IRIB-Les lecteurs de cet article seront soit décédés soit devenus …

…très âgés avant que la « révolution » arabe n’ait totalement abouti, mais hélas, les Palestiniens sont les seuls à ne pas en tirer bénéfice.

Rassemblement sur la Place Tahrir au Caire. Les peuples de la région imposeront de plus en plus que leurs dirigeants agissent en fonction de leurs souhaits, et non plu en fonction des ordres venus de Washington ou d’ailleurs

Après la débauche de déclarations d’amour d’Obama et Romney à Israël a semaine dernière, les Arabes avaient du mal à décider duquel des deux hommes serait le moins pire pour le Moyen-Orient. Il semblerait que ce soit Barack Obama, mais le problème – comme toujours – est le fait triste, pathétique et scandaleusement évident que cela ne fait pas la plus légère différence.

George Bush a envahi l’Irak après avoir donné à Ariel Sharon l’autorisation de poursuivre la colonisation à outrance de la Cisjordanie occupée. Obama est parti d’Irak, mais il a augmenté les attaques par drones à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan et il s’est littéralement couché comme un chien quand Benjamin Netanyahu lui a dit qu’il n’y aurait aucune discussion au sujet d’un retrait israélien sur les frontières de 1967.

Au lieu de répondre, « Oh si, justement ! », comme l’aurait fait un président fort et indépendant, Obama s’est enfoncé, effrayé, dans son siège de la Maison Blanche pendant que le premier ministre israélien lui disait crument que la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies – la base même du « processus de paix » inexistant – n’était absolument pas un point de départ d’éventuelles discussions.

Depuis lors, naturellement, Mitt Romney – qui semble avoir autant de connaissance du Moyen-Orient que le prédicateur texan qui a brûlé un exemplaire du Coran – a dit que les Palestiniens « ne montraient aucun intérêt à établir la paix » et il n’a toujours pas expliqué de manière satisfaisante pourquoi, en 2005 alors qu’il était gouverneur du Massachusetts, il a voulu placer des mosquées sur écoute. Bonne chance aux Arabes.

La vérité, toutefois, est que le prochain président n’aura aucune liberté de décider sa politique au Moyen-Orient. La vieille aventure amoureuse avec Israël continuera – à moins qu’Israël n’attaque l’Iran et n’entraîne l’Amérique dans une autre guerre au Moyen-Orient – mais pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, un candidat à la présidence doit traiter avec un nouveau monde arabe. En fait, un nouveau monde musulman.

Le point central est que le Réveil Arabe (s’il vous-plaît, oublions le « Printemps » qui a peu duré) représente un peuple réclamant la dignité. Il inclut aussi bien des musulmans non-arabes – qu’était d’autre la mini-révolution verte après les dernières élections iraniennes ? – et il signifie que les millions qui vivent toujours dans la partie du monde que nous aimons appeler le Moyen-Orient – il ne paraît pas très au « milieu » quand vous y vivez – veulent à présent prendre eux-mêmes leurs décisions, en fonction de leurs souhaits et pas selon les souhaits de leurs anciens satrapes de présidents et de leurs maîtres à Washington. La Clinton semble toujours ne pas avoir bien saisi cela. Peut-être Obama l’a-t-il compris. Romney ? Je parie qu’il ne pourrait pas dessiner une carte représentant les pays de la région, excepté l’un d’entre eux, naturellement.

Contrairement à la croyance occidentale que tous les Arabes luttent pour la « démocratie », la bataille et la tragédie du Moyen-Orient aujourd’hui – que ce soit à la suite de la révolution « douce » en Tunisie ou de la boucherie en cours en Syrie – est pour beaucoup autour du mot « dignité », du droit que l’on a en tant qu’être humain de dire ce que l’on veut sur qui l’on veut, et de ne pas laisser un despote faire main basse sur un pays entier (tant qu’il a la bénédiction des États-Unis, naturellement) et de le traiter comme sa propriété privée.

Oui, les révolutions ne sont pas propres. La révolution égyptienne ne s’est pas tout à fait déroulé comme nous l’avions imaginé. La Libye peut facilement être mise à part. La Syrie est un cataclysme. Mais les peuples arabes prennent enfin la parole et ils s’assureront à compter d’aujourd’hui que leurs présidents et premiers ministres se conformeront à leurs souhaits, et ne seront pas à la botte de Washington ou de Moscou. L’opposé exacte de ce que dit Romney, à savoir qu’il y aurait un manque de « valeurs civilisationelles » parmi les peuples arabes – je fais référence à ses remarques délirantes sur la civilisation israélienne – alors que les peuples du Moyen-Orient prouvent tout à fait l’opposé. Ce sont des questions qui évoluent lentement : chaque lecteur de cet article sera peut-être mort de vieillesse avant que la « révolution » arabe ne soit complète.

Mais les jours sont comptés où les présidents des États-Unis dictaient aux potentats du Moyen-Orient ce qu’ils devaient dire et faire. Il faudra encore du temps avant que le régime saoudien ne s’écroule avec toutes les autres stations-service dans le Golfe. Et je pense qu’il faut rappeler que la tragédie des Palestiniens se trouve très certainement au cœur du Réveil Arabe.

Hélas, les Palestiniens sont les seuls à ne pas en tirer bénéfice. Il ne leur reste même plus assez de terre pour construire un État. C’est un fait au delà de tout doute possible. Ceux qui malgré tout le contestent devraient prendre un vol pour Israël et jeter un coup d’œil sur la Cisjordanie. Il ne reste rien pour un État de Palestine. C’est la vraie tragédie à laquelle les présidents des États-Unis devront faire face dans les années à venir.

Des sociétés privées de surveillance aérienne aux frontières algériennes  02/11/2012

Des sociétés privées de surveillance aérienne aux frontières algériennes

Le business se conjugue souvent, depuis quelques décennies, aux conflits armés. Ce qui a été vérifié en Irak et ailleurs, avec l’installation de sociétés privées de sécurité, et la prolifération de sociétés privées d’armement.La situation au nord du Mali ne semble pas faire exception. «Le développement de mouvements djihadistes dans la région sahélienne offre de belles opportunités aux sociétés de surveillance aérienne», écrit le site Intelligence, spécialisé dans le monde du renseignement, dans un article intitulé «Sahel : le business de l’insécurité».

Le même site annonce que «des drones Harfang seront positionnés au Niger avant la fin de l’année pour appuyer la probable intervention d’une force africaine au Nord-Mali».

Le recours à des sociétés de surveillance aérienne constitue une sorte de business pour celles-ci et permet aux États auteurs de cette sollicitation de ne pas s’engager directement dans un conflit armé et, à la fois, apporter une aide logistique à des parties prenantes de conflits armés.

Dans le cas du nord du Mali, la sollicitation de sociétés de surveillance aérienne, citée par Intelligence, a pour but de localiser les groupes armés en perspective d’une éventuelle intervention militaire dans cette partie du territoire malien. La surveillance des frontières par des sociétés privées est devenue ces dernières années un business hautement profitable. C’est au milieu des années 1990 qu’elles ont trouvé dans ce nouveau créneau des opportunités à gains financiers importants.

«La plus grosse entreprise de sécurité, G4S (dont une partie de l’activité est consacrée à la «gestion» de l’immigration), emploie aujourd’hui près de 650 000 salariés, ce qui en fait le deuxième plus grand employeur privé du monde. Jamais, en effet, les politiques sécuritaires n’ont aussi fructueusement dopé le marché. Frontex, l’agence européenne des frontières, mise en place par l’UE, est emblématique de ce boom – politiquement rentable et financièrement profitable, bien au-delà des pays du Nord», écrit Claire Rodier, dans son livre intitulé Xénophobie Business, paru aux éditons

La Découverte. Si l’information donnée par Intelligence est avérée, des sociétés privées de surveillance aérienne pour le nord du Mali, cela impliquerait un champ d’action aux frontières algériennes et les installations militaires qui y existent. Une source d’inquiétude pour l’Algérie qui ne donne pas la priorité à l’intervention militaire étrangère dans la région.

Par ailleurs, le ministre malien de la Défense et des Anciens combattants, le colonel-major Yamoussa Camara et le représentant spécial de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) au Mali, Cheaka Aboudou Touré, ont, selon un média malien, annoncé, à l’ouverture de la conférence d’harmonisation du concept d’opération de la force internationale pour le

Mali, mardi dernier, que «la guerre est inévitable» au nord du Mali, contre les mouvements islamiques armés.
Interrogé sur la position de l’Algérie quant à une éventuelle intervention militaire étrangère au nord du Mali, le ministre malien, évoquant l’attitude des autorités algériennes, a indiqué que «les dispositions constitutionnelles des uns et des autres limitent souvent l’intervention des armés en dehors de leurs territoires. C’est peut-être dans ce cadre-là que l’Algérie manifeste un peu de réticence».

http://www.letempsdz.com//content/view/80290/1/ http://www.letempsdz.com//content/view/80290/1/

vendredi, 02 novembre 2012

L’ Allemagne va aider à combattre le terrorisme dans le nord du Mali (ministre des AE)  02/11/2012

L'Allemagne va aider à combattre le terrorisme dans le nord du Mali (ministre des AE)

Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle, a déclaré jeudi soir à Dakar que son pays aidera à combattre les terroristes dans le nord du Mali.Le ministre qui venait d’avoir un entretien avec le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall, a souligné que l’Allemagne et le Sénégal ont une  »analyse tout à fait similaire » sur la crise politique au Mali et qu’ils vont employer toutes leurs forces pour lutter contre la menace terroriste ».

 »En tant qu’Européens, nous voulons soutenir les pays de la région, les pays voisins dont le Sénégal, la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) et l’Union africaine dans la lutte contre le terrorisme dans le nord du Mali », a indiqué le ministre allemand précisant que les experts vont déterminer la forme de soutien qui ne sera pas « seulement un soutien politique ».

http://french.cri.cn/621/2012/11/02/301s300729.htm#.UJPAPobU-3Y

Une des raisons de la convoitise du Sahara …
L’énergie du Sahara. (docu.)

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,