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13 novembre 2019

«Il n’y a plus de place dans le monde pour l’anachronisme de guerres, Israël»


États-Unis –  Israël

«Il n’y a plus de place dans le monde pour

l’anachronisme de guerres, Israël»

par Gordon DUFF

Israël s’amuse comme s’il se croyait en 1982. Les 75.000 réservistes, élevés au sein de l’apartheid et du racisme, une génération de jeunes israéliens qui connait peu l’effort physique – un million de travailleurs «invités» s’occupent des travaux pénibles – sont inaptes, physiquement et mentalement, au combat.

Mais cette fois-ci c’est différent. Malgré les avancées militaires du Hamas ces derniers mois – la contrebande d’armes de défense anti-aérienne MANPAD en provenance de Libye, les fusées à système de guidage avancé avec une portée double de celle qu’Israël imaginait, ne sont pas les facteurs décisifs.

L’affaire est politique. D’un côté il y a les mots sortant de la bouche du président Obama lors de sa déclaration parlant du soutien éternel à Israël et de son droit à la légitime défense, de l’autre sa position ou il s’oppose à Israël comme ennemi, peut-être même plus que ne le font les habitants de Gaza.

Il ne s’agit pas seulement des tentatives continuelles de Netanyahu en vue de truquer l’élection présidentielle étasunienne et de leur échec colossal.

Netanyahu n’a pas idée de ce qui l’attend sur son chemin.

Des sondages lors de la récente élection ont montré que les juifs américains se soucient peu ou pas du tout d’Israël. En fait, Israël est considéré comme une nation qui «vit aux crochets» et «vaut de moins en moins le dérangement.»

Leurs pleurnicheries ne touchent que de manière limitée. Les photos d’enfants palestiniens morts, sont maintenant beaucoup plus courantes et le flux continuel d’histoires de terroristes palestiniens que le lobby pro-israélien fournit pour la consommation de l’opinion publique étasunienne, n’est plus accepté.

Ces deux dernières années, il est devenu de plus en plus de mauvais goût de colporter l’islamophobie et le racisme. La conscience politique aux États-Unis s’est développée. Romney et Netanyahu ont tout fait pour que les élections aient beaucoup à faire avec Israël.

Israël a perdu autant que Romney.

Puis, il y a la réalité «sur le terrain». Israël peut envahir, possède des armes et des troupes. Ce qu’il n’a pas, c’est l’appui du pouvoir de la presse.

Bien sûr, la presse est toujours là, mais ne sont pas nombreux ceux qui prennent aussi au sérieux qu’auparavant, les «media de la culture pop». CNN et Fox, les réseaux étasuniens les plus inclinées à obéir à Tel-Aviv, ne prêchent maintenant qu’à une minorité d’affidés mécontents et brisés, d’un mouvement politique échoué et en désarroi total.

Le Parti Républicain, les «vrais de vrais» amis d’Israël, maintenant «dévore ses enfants» dans un «festin de reproches», à la recherche de boucs émissaires pour expliquer comment des milliards de dollars provenant de la drogue, n’ont pas réussi à s’acheter l’élection présidentielle  d’une nation depuis longtemps considérée comme constituée d’ignorants et de «malpropres».

Les États-Unis se sont avérés être autrement, une nation qui en a marre qu’on lui mente. Les temps ont changé. Pendant mon enfance, j’ai vu les États-Unis passer du stade de haine contre ceux d’origine africaine, juive et catholique, à une nation (du moins les États qui soutiennent Obama, où vit la grande majorité de la population) où la race et la religion ne préjugent pas du caractère de quelqu’un.

La carte à jouer d’Israël «de victime de l’holocauste» est désormais usée et tachée, on ne peut plus prétendre à «l’ascendance morale» tout en assassinant des enfants, en volant des organes humains et en exploitant près d’un tiers des cartels du crime dans le monde.

Les gens le remarquent.

Les choses ont changé «sur le terrain». Bien que Morsi en Égypte ait juré de respecter les accords de Camp David, le peuple d’Égypte ne permettra pas que la Palestine soit envahie sans réagir. Si Morsi n’agit pas, cela scellera son destin et mettra un terme à ces accords.

Israël aura alors un ennemi sur sa frontière sud.

Israël comptait que la Jordanie agisse comme une «marionnette». Nous constatons maintenant les premières mesures visant à éliminer la Jordanie en tant que pion israélien.

Le thème des colonies en Cisjordanie se présentera sous un autre éclairage car elles ont été construites sur des terres volées au peuple jordanien. Il y aura un nouveau gouvernement en Jordanie, un gouvernement islamique, mais il ne sera plus capable de réprimer ses deux millions de Palestiniens, dont près d’un quart vit encore dans des camps de réfugiés.

Les racines de la radicalisation sont là, et ce ne sera peut-être pas dans un mois ou deux, mais la Jordanie tombera et le désir de régler les questions du «droit au retour» est moins susceptibles d’être traité par des négociations qu’elles soient verbales ou écrites.

Bien que la presse occidentale depuis longtemps réprime les informations, la monarchie saoudienne s’affaiblit, alors que le premier substitut d’Israël au Moyen-Orient – selon la façon dont le «vent souffle» – la Turquie, ne peut plus se laisser considérer comme faible ou complice de ses actes.

La rhétorique d’Erdogan et son incapacité de faire autrement que de se joindre à Israël contre la Syrie, rejoint par les Français, pour servir de caniche à ses maîtres de l’OTAN, n’est pas passé inaperçu.

 

Iran

Beaucoup pensent que la proposition étasunienne faite à l’Iran, de lever les sanctions en contrepartie d’inspections nucléaires strictes, a déjà atteint le stade de l’entente préalable. Israël, nous dit-on, a indiqué qu’il ne s’opposerait pas à un tel accord.

Il ne le fait pas parce qu’il ne peut pas le faire.

Sans l’affaire de l’Iran comme «chiffon sanglant», Israël serait sur la voie de l’oubli. Ces armes nucléaires ne sont utiles que comme assurance contre la faiblesse d’une puissance nucléaire mineure. L’Iran comprend bien cette question.

«L’option Samson» sioniste est maintenant devenue un emblème d’hypocrisie et la garantie pour le peuple israélien d’être sous la surveillance et dans le collimateur de plus d’une nation qui lui avait dans le passé juré «son amitié éternelle».

 

L’inimitié étasunienne

Il y a maintenant des rapports consistants et vérifiés montrant qu’une coalition de groupes voyous extrémistes au sein de la communauté militaire et des anciens combattants -généreusement financés par l’argent du Cartel du Golfe du Mexique et blanchi par ce que le Dr Webster Tarpley décrit comme la «mafia mormone» et les likoudistes israéliens – avaient prévu de renverser le gouvernement étasunien par la force après les élections.

Des sources au plus haut niveau ont indiqué que le général Petraeus se verrait offrir la «présidence» à la suite d’un acte terroriste emblématique qui aurait coûté la vie à des hauts dirigeants étasuniens, y compris, mais sans s’y limiter, au Président et au Vice-président.

Il n’y a absolument aucune raison de croire que le général Petraeus ait été au courant de ce qui allait se passer, et s’il l’avait su qu’il l’aurait arrêté.

Toutefois, lors d’une situation «d’état d’urgence national», les critères sur la base desquels les décisions sont prises auraient été différents.

Jeb Bush allait être son Vice-président.

De sources officielles très bien informées, on suppose que dans l’éventualité d’un repli, aurait pu être impliqué, non pas que le général Petraeus indisponible, mais la secrétaire d’État, Hilary Clinton, qui, affaiblie assumerait la présidence, alors qu’elle serait empêtrée dans une guerre avec l’Iran, conséquence d’une série d’assassinats et d’attentats terroristes, où des «passeports vierges iraniens» tomberaient du ciel comme de parfaits flocons de neige depuis le ciel gris*.

 

Mouvements notés

Afin que Mme Clinton soit retenue à son poste, les sénateurs McCain et Lindsay Graham se sont servis de l’affaire Benghazi pour bloquer la nomination de Susan Rice.

Il est à noter maintenant, que tous ceux qui ont contribué à ces folles théories de complot centrées sur l’assassinat de l’ambassadeur Stevens, pourraient vraisemblablement être considérées comme impliquées dans un complot contre les États-Unis.

 

Notes sur Benghazi

Dans une récente discussion avec un cadre haut placé du contre-espionnage, il m’a été rappelé que les questions clés concernant l’attaque à Benghazi sont de deux ordres:

À qui à profité l’attaque? La réponse est claire: Romney et Israël.

Combien la conjoncture était-elle judicieuse? Le refrain est le même: La conjoncture favorisait Romney et Israël.

Ainsi, nous voyons à l’œuvre ce qu’expliquait le Dr Webster Tarpley dans «La mafia mormone».

On me dit également que nous voyons la main des employés du Département d’État, sans la coopération desquels, les mouvements de l’ambassadeur et de son équipe auraient été impossibles à tracer, et il en est de même pour la coordination de l’attaque foudroyante du 11 septembre 2012, qui coïncidait avec le téléthon de Terry Jones/Google/YouTube dans le but de fournir une couverture de violence, délibérément orchestrée.

Derrière ce téléthon, nous trouvons les mains de l’Institut CATO, leur «Tea Party» à travers «P.J. Media, et comme le rapporte Wayne Madsen, s’y trouvaient jusqu’à 50 officiers supérieurs du Pentagone.

Ce n’était pas la Maison Blanche qui avait envoyé la force de secours à Tripoli, à quatre heures de route alors que l’aéroport de Benghazi était ouvert.

Les responsables du Pentagone avaient fait circuler un article d’Al Djazeera, depuis longtemps réfuté, racontant que l’aéroport de Benghazi était inutilisable, alors que quatre compagnies aériennes s’en servaient au quotidien.

Bien que nous ne les verrons jamais témoigner devant une commission d’enquête du Congrès, si les planificateurs réels de l’attaque de Benghazi devaient être traduits en justice – pas ceux qui ont effectivement mené l’attaque -, nous trouverions que la majorité d’entre eux vit et travaille près de Washington DC et est étroitement liée aux mondes politiques de droite et sioniste.

 

Conclusion

Israël attaquera et envahira peut-être, mais en faisant cela il ne fera que creuser sa tombe. Ce qui aurait servi la détente, qui aurait amené la paix pour des générations, aurait plus probablement été une coalition de nations, qui ne se serait pas voué à détruire Israël, mais aurait pris une voie dans le monde où Israël n’aura plus de place.

Israël est un «dinosaure», un anachronisme de guerres et de conflits, dont le souvenir se perd. Israël n’est pas seul, d’autres tomberont et Israël pourrait bien survivre en tant que «patrie des juifs», mais soit comme nation paria, soit en embrassant un héritage multiculturel, chrétien, musulman et juif.

17.11.2012

 

Référence au passeport d’un des «pirates de l’air» retrouvé parmi les débris de l’attentat du 11.9.2001 contre les tours jumelles.

** Webster Tarpley est un journaliste étasunien. spécialisé dans l’étude des «false flag operations», c’est-à-dire des opérations revendiquées par des faux auteurs pour discréditer le camp adverse.

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[www.presstv.ir/detail/2012/11/17/272874/israels-gaza-blunder/]

[Traduction Alexandre MOUMBARIS]

 

 

 

 

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,