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18 août 2019

Le viol en Inde et ailleurs, une énième abomination du capitalisme.


Le viol en Inde et ailleurs, une énième abomination du capitalisme. Change.org pour ne rien changer

Les défenseurs de la victime se trompent de destinataire au moment d’adresser leur pétition [1]. Ils devraient en fait l’adresser au Congrès des Etats-Unis d’Amérique qui, en 1997, a refusé de permettre un repérage  pratique et facile (au moyen d’un simple suffixe comme «.pn» par exemple) des sites pornographiques sur Internet. La raison invoquée était, une fois de plus, l’atteinte à la classique « liberté ». Or, ce Congrès est l’organe législatif de l’Etat qui produit la grande majorité de la pornographie déversée sur le monde depuis trois décennies et de celui qui contrôle le robinet Internet de la planète. La même institution ne voit pas de contradiction quand elle menace de fermer ce même robinet quand la contestation grandit devant l’autoritarisme dans un nombre impressionnant de domaines (scientifique, social, économique, politique, culturel, etc.).

En effet, il y a un rapport direct entre pornographie et viol que des montagnes de statistiques censurées révèlent. Quant des observateurs soulignent que le taux de viol en Inde a doublé ou triplé en trois décennies, ils feignent d’ignorer que l’irruption et le développement de la pornographie dans tous les foyers du monde « grâce » aux nouvelles technologies (télévision, internet, etc.) au cours de la même période exactement…

Ce sont les sociétés traditionnelles d’Afrique et d’Asie, où la pudeur est une valeur importante [2][3], et maintenant inondées de pornographie, qui ont été bouleversées pour ne pas dire mises sens dessus-dessous, « devant le fait (« occidental ») accompli », exactement comme la femme violée face à son violeur. On citera, entre autres milliers d’exemples, l’étude psycho-médicale récente sur les effets de la pornographie parmi la jeunesse en Ethiopie [4][5]. Bien évidemment, les femmes sont les victimes de ce déluge comme le cas indien le montre une fois de plus. Il est clair que les hommes qui ont violé la jeune fille en Inde étaient gavés de pornographie en fait disponible à chaque coin de rue (il suffit de se promener sur les marchés locaux) et dans pratiquement tous les « cafés internet » (il suffit de les fréquenter pour s’en rendre compte).

Nous avons abordé ces questions, et bien d’autres en rapport (comme l’usage de la pornographie comme arme psychologique de guerre en Irak, en Palestine et en Libye) dans notre analyse du triple pamphlet préparé par des sionistes US et remis à de jeunes tunisiens « pour diffusion » dans leur nouvelle société ««révolutionnaire»»[5]. Nous avons notamment rappelé que des penseurs (marxistes, en général : du russe Lénine à l’italien Amadeo Bordiga) ont pertinemment remarqué que le développement de la pornographie et la dissolution des mœurs (bourgeoises, par ailleurs…) qui l’accompagne (et allez savoir de quelle pornographie ces grands révolutionnaires parlaient à l’époque ; principalement littéraire) sont toujours annonciatrices de révolutions…

Voilà donc la civilisation que le capitalisme nous vend aujourd’hui… Aussi, plutôt que de pleurer sur une (entre tant d’autres) victimes de l’économie pornographique libre,  il est plus judicieux de se poser les deux questions suivantes:

1-Pourquoi des pays, qualifiés par les médias du Système de ««totalitaires»» ; comme Cuba, la Corée du Nord, et la Chine, bloquent-ils le robinet à pornographie et pourquoi les viols y sont, soit inexistants, soit sans aucune commune mesure avec ce qui se passe dans « le monde libre »?

2-Où se trouve la liberté sexuelle réelle ? A Cuba où la pornographie est tout simplement absente (en raison de l’aberration qu’elle représente dans une société où le socialisme se construit contre vents, marées et agressions impérialistes permanentes) ou dans ces métropoles capitalistes où le taux de viol se situe entre 1 et 2  par minute ?  On remarquera que l’Inde où « une femme est violée toutes les 22 minutes»[1], est en bonne voie pour rejoindre le score des Etats-Unis (1,3 à 1,7 viol toutes les minutes)…

En conclusion, la pornographie n’est pas un « divertissement inoffensif » pour « adultes consentants ». C’est une imposture criminelle. Ne condamner que la pédopornographie relève d’une autre hypocrisie criminelle. Ne pas l’évoquer comme le font les médias du Système -alors qu’elle a été imposée, sous sa forme désacralisée, violente et froide, aux villages les plus reculés d’Asie et d’Afrique depuis trois décennies maintenant- relève d’une forme de complicité. Dénonçons-la, elle et les malades qui nous gouvernent (de l’obsédé sexuel William Clinton au violeur Dominique Strauss-Kahn), les idéologues (Bernard Henri-Lévy, etc.) qui en font l’apologie et ses canaux (de Canal+ à Orange pour ne prendre que le cas de la France). Nous citons le cas de cette dernière société dont l’évolution montre le degré d’avachissement des consciences. En effet, héritière de France Télécom, elle représente en quelque sorte le miroir de la France, notamment dans de nombreux pays africains où elle est présente.  Or, ses brochures commerciales montrent qu’elle offre depuis peu à ses clients, non pas des « bouquets » de fleurs mais de chaînes pornographiques. Le bénéfice qu’elle en tire ne provient pas seulement des obsédés qui lui paient un abonnement mais aussi de celui des pauvres « parents affolés » à qui elle vent des logiciels  de ««contrôle parental»»[3]… Le capitalisme est une abomination.

 

SOURCES :

1. Pétition contre le viol en Inde visant à anesthésier toute possibilité d’un changement réel:

https://www.change.org/fr/pétitions/inde-stop-aux-viols?utm_source=action_alert&utm_medium=email&utm_campaign=16023&alert_id=nQQHVKmthy_bMIZeaYPLO

2. Maria Poumier. L’Espagne, ses Morisques et nous. 7 février 2004

http://www.voxnr.com/cc/d_espagne/EpZyElEuEyCcEdlVgL.shtml

 » […] si des jeunes filles ont envie de porter un voile à l’école, c’est entre autres par ce qu’elles refusent de s’associer à la surenchère du sexe qui corrompt une bonne partie de la jeunesse, pour le plus grand bonheur des marchands de cul protégés par la loi du marché . C’est ce qu’a toujours signifié le voile, dans la culture chrétienne aussi, et c’est ce qui agace tellement ceux qui voudraient une jeunesse totalement décervelée et donc à la merci de la publicité […] « Une société qui ne met pas à l’honneur la pudeur et la famille décidée à durer en tant que telle est une société morte »

http://www.flickr.com/photos/juliaarielle/432642511/

3. Des Versets Sataniques tunisiens au film pourri étatsunien.  Les Pacifistes de Tunis, 23 sept. 2012

http://www.mathaba.net/news/?x=631537

4. Bekele AB, van Aken MA, Dubas JS. Sexual violence victimization among female secondary school students in eastern Ethiopia.Violence Vict. 2011;26(5):608-30.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22145540

“the frequent watching of pornography are factors associated with higher levels of sexual violence victimization”.

5. Tunisie: La vérité censurée sur les `Versets Sataniques` de Ghazi El-Béji et Jabeur Mejri. Les Pacifistes de Tunis, 17 avril 2012

http://www.mathaba.net/news/?x=630227

« Mise en scène hyper-pornographique du Prophète de l’Islam puis son assassinat, suite à une comparaison avec Mouammar Al-Gaddafi, par un orientaliste anglais… Tel fut le prix à payer par des chômeurs tunisiens, faux-athées, mendiant un visa pour Israël… »

 

 

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Les Pacifistes de Tunis

http://www.mathaba.net/authors/pacifistes/

 

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,