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22 octobre 2020

Nous y sommes. La guerre c’est d’abord cela.


Dimanche 13 janvier 2013

Nous y sommes. La guerre c’est d’abord cela.

 par Canaille le rouge

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Il y a les soldats tués, certes. Dans une armée de métier c’est dans la nature des choix. Même si cette idée ne peut à elle seule solder les comptes des victimes militaire. Au risque de paraître rude nous sommes dans une logique d’accident de travail, là connu et accepté.

 

Mais la guerre c’est aussi et toujours cela dès le premier jour d’un conflit dont on ne sait où il va nous mener:

 

Des civils sont morts lors des combats à Konna, a affirmé samedi Human RightsWatch (HRW), citant des habitants de la zone. « Des habitants de Konna m’ont rapporté que dix civils sont morts pendant les combats, y compris trois enfants qui se sont noyés en essayant de franchir le fleuve Niger en quête de sécurité », a déclaré Corinne Dufka, une responsable à HRW. 

 

Et rien que cela, parce que la déstabilisation de cette région a pour principale raison les décisions et actes de ceux qui étaient en France aux commandes depuis des années et que ceux qui ont pris le relais ont laissé pourrir les choses en soutenant les commanditaires d’AQMI , en partageant avec eux le soutien des mêmes en Syrie ce qui les a renforcé, les deux devront rendre des comptes devant le tribunal de l’humanité.

 

Une question sans réponse : pourquoi depuis 48h00 ce silence de l’ONU que dit que fait l’OUA?

 

Même un homme comme D. Villepin s’interroge lien déclaration au Monde de D.V.):

« Comment le virus néoconservateur a-t-il pu gagner ainsi tous les esprits ? » « L’unanimisme des va-t-en-guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la « guerre contre le terrorisme » m’inquiètent », écrit l’ancien ministre des affaires étrangères, qui avait porté en février 2003 à l’ONU le « non » de la France à la guerre en Irak.

 

Pourquoi aucune annonce de fonctionement des instances parlementaires ? La République a-t-elle été mise entre parenthèses par le chef de l’Etat ? Le gouvernement doit des explications au Pays et même si Canaille le Rouge, c’est connu,  est plus que critique sur les formes de représentation, les parlementaires élus doivent avoir les moyens de venir rendre des comptes aux électeurs. La publicité des débats sur toute la partie de l’engrenage ayant conduit à cette situation est de mise.

 

Rien de plus urgent de faire savoir aux peuples qui subissent le fer des intégrismes, le feu de l’impérialisme, les agressions colonialistes que le peuple de France n’est pas au côté  des agresseurs tout comme il condamne les fanatiques religieux armés par l’impérialisme qui ensemble sont causes de leur malheur.

 

La fenêtre est certes étroites à ce moment pour faire passer ce message mais les pressions des démocrates, des anti-impérialistes, des forces laïques et progressistes peuvent et doivent réussir à l’ouvrir.

 

Que dit le Mouvement de la Paix ? Va-t-il parler ? S’il parle, ses proppos seront-ils audibles?

 

Rien de plus urgent ici en France de faire la clarté sur les raisons réelles de la stabilisation de la Libye par le pouvoir de Sarkozy, les intérêts politiques personnels, économiques privées et stratégies impérialistes. Pourquoi le pouvoir qui a succédé à celui rejeté par le peuple français n’a pas rompu réellement avec la détestable pratique de ses prédécesseurs.

 

Cela aidera de sortir de ce piège ou les bruits de sabres servent aussi d’étouffer les sonnailles des goupillons. Attention,  même si heureusement l’armée semble moins impliquées qu’à l’époque des pères spirituels de Blumollet, historiquement les deux bras des tenailles anti-républicaines sont en action.

 

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,