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24 octobre 2020

L’holocauste de Khozaa raconté par l’odeur de la mort !


solidarite palestine
Rapport

L’holocauste de Khozaa
raconté par l’odeur de la mort !

CPI


Photo: D.R.

Mardi 5 août 2014

Khan Younes – CPI

Des quartiers ont été effacés, des rues dévastées, des maisons anéanties. Le village n’est plus le même. L’odeur de la mort est partout. Les équipes de la défense civile continuent à chercher des corps ensevelis sous les décombres, des décombres faits par les bombardements de l’occupation sioniste durant leur guerre contre la bande de Gaza. Notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a vu les scènes de désolation, le dimanche 3 août 2014.

A côté de sa maison dont il ne reste que des gravats mélangés avec ceux des autres maisons, Mme Aycha An-Nadjar tendait les mains vers le ciel et implorait son Dieu : « Ô mon Seigneur ! Détruis les sionistes, comme ils ont détruit tout ici, le quartier tout entier ! ».

Les lieux de culte ne sont pas épargnés

Au sud de cette maison se trouvait la mosquée de ‘Ibad Ar-Rahman. Elle aussi a été complètement détruite. Il n’en reste que des gravats.

A noter que les forces sionistes d’occupation ont envahi le village Khozaa, la nuit du mercredi 22 juillet 2014, sous un bombardement intensif. Dix jours de désolation totale laissant plus de 70 martyrs palestiniens et quelque 300 blessés.

Des corps sous les décombres

Au moment où notre envoyé regardait ces scènes, les équipes de sauveteurs ont trouvé un corps sous les décombres et l’ont retiré. L’odeur n’était pas supportable. Les sauveteurs ont trouvé un autre corps. Et il leur était difficile de le sortir, les obus d’artillerie commençant à tomber.

Le panneau du village

Le panneau du village de Khozaa n’existe plus, totalement détruit. A côté, notre correspondant a trouvé un fauteuil roulant. Un jeune a crié que ce fauteuil appartenait à Ghadir Abou Rajila. Cette dernière voulait fuir le quartier, lorsque les soldats de l’occupation sioniste l’ont tuée avec un sang-froid exemplaire.

La destruction du village est inqualifiable. Il est difficile d’en parler, dit Hamdan Abou Rijila, 60 ans. Abou Rijila a perdu sa maison et treize de ses parents dans le massacre du village perpétré par les forces sionistes d’occupation.

« Le village de Khozaa a été totalement détruit, hormis quelques maisons. Il n’est plus habitable. Il a besoin d’une restauration totale, profondément », a dit Abou Rijila.

La destruction n’est pas uniquement le sort des maisons, mais des réseaux d’électricité, de téléphone, d’eau. C’est le lot de toutes les infrastructures. Les forces sionistes d’occupation ont délibérément pris en cible les grandes réserves d’eau, une façon sauvage d’empêcher les Palestiniens de retourner à leurs domiciles.

La destruction et la restauration

La destruction est énorme, énorme sera aussi la restauration, confirme le jeune Amer Ridwan.

« Nous restaurerons tout ce que les occupants sionistes ont détruit. Nous ne quitterons jamais notre terre. C’est notre terre. Cette occupation est l’ennemi numéro un de l’humanité. Sûr et certain qu’il partira. Nous ne lui pardonnerons jamais ses crimes. Il en payera le prix, ainsi que tous ceux qui collaborent avec eux d’entre les gouvernements arabes », insiste à dire le jeune Ridwan.

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,