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25 octobre 2020

Le Petit Journal de Karim


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


DANS LA CONTINUITÉ

Date : 1 novembre 2014
Objet : Rencontre sur l’impérialisme britannique

Bonjour,

Nous avons le plaisir de recevoir James McCeaney, professeur de civilisation britannique à Science po pour nous parler de l’impérialisme britannique et à travers la biographie du Premier ministre de la reine Victoria Benjamin Disraeli. Avec lui nous verrons comment l’Angleterre va atteindre l’acmé de sa puissance et amorcer son déclin.

RDV au François Coppée 1 boulevard du Montparnasse. Métro Duroc 20H lundi 3 novembre 14

 

Conférence de James McCearney sur

« Benjamin Disraeli et l’impérialisme britannique »

octobre 31, 2014 dans À venir, Nos conférences par admin

Conférence de James McCearney :

Benjamin Disraeli et l’impérialisme britannique

Au François Coppée, 1 boulevard du Montparnasse, Paris (Métro Duroc)

 

Inscription : [email protected]

http://cerclearistote.com/conference-de-james-mccearney-sur-benjamin-disraeli-et-limperialisme-britannique/

Nos derniers textes (n’hésitez pas à les reprendre avec mention de la source) :

http://cerclearistote.com/lideologie-de-limperfection-incorrigible-par-diego-fusaro/

http://cerclearistote.com/la-melancolie-comme-figure-de-la-condition-neoliberale-par-diego-fusaro/

 

Prochaine conférence :

10 novembre Pierre Yves Rougeyron : L’homme sans lien

17 novembre Olivier Rey : Vivre dans une société boursouflée

1er décembre Eric Branca : 12 dates de l’histoire des idées.

8 décembre : Jean-Paul Brighelli : Tableau noir : réflexions sur l’effondrement de l’école

———- Message transféré ———-
De : « Ahmed Bensaada » <[email protected]>
Date : 2 novembre 2014
Objet :  Pour mettre fin au mythe de la « PRESSE LIBRE »

Voici deux récents documents qui enfoncent le clou sur ce mythe qu’est la «liberté » de la presse en Occident (et ailleurs aussi, très certainement).

 

 

<![if !supportLists]>1-<![endif]>LE MYTHE DE LA PRESSE LIBRE

par CHRIS HEDGES (traduit de l’américain par Farouk Atig)

http://www.integrales-productions.com/2014/10/31/le-mythe-de-la-presse-libre/

Version originale anglaise : http://www.truthdig.com/report/item/the_myth_of_the_free_press_20141026

<![if !supportLists]>2-<![endif]>Udo Ulfkotte, un grand journaliste du quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung crache le morceau: Tous les médias occidentaux (et autres?) sont contrôlés par la CIA :

http://resistance71.wordpress.com/2014/10/08/quand-on-dit-media-et-propagande-un-journaliste-dun-grand-quotidien-allemand-travaillait-pour-la-cia-le-reseau-de-desinformation-setend-a-tout-le-monde-occidental/

 

Version originale anglaise : http://www.infowars.com/leading-german-journalist-cia-media-pushing-for-world-war/

 

Vidéo de l’entrevue : https://www.youtube.com/watch?v=yp-Wh77wt1o

 

En vous rappelant la maxime de mon site : « Il y a pire que de ne pas être informé : c’est penser l’être »

 

Ahmed

_______________________________
Ahmed Bensaada, Montréal, Canada
http://www.ahmedbensaada.com/

 

 

 

———- Message transféré ———-
De : AROCS <[email protected]>
Date : 1 novembre 2014
Objet :Comment on réécrit l’histoire pour faire accepter l’ordre dominant actuel

http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=5413

Commémoration du Débarquement en Normandie : une vision mythique du rôle des États-Unis

06 juin 2014 Nico Hirtt

 

Par leur accumulation et par leur caractère unilatéral, les commémorations du Débarquement sont en train d’installer, dans la conscience collective des jeunes générations, une vision mythique, mais largement inexacte, concernant le rôle des États-Unis dans la victoire sur l’Allemagne nazie.

L’’image véhiculée par les innombrables reportages, interviews d’anciens combattants américains, films et documentaires sur le 6 juin, est celle du tournant décisif de la guerre. Or, tous les historiens vous le diront : le Reich n’a pas été vaincu sur les plages de Normandie mais bien dans les plaines de Russie.

Rappelons les faits et, surtout, les chiffres. Quand les Américains et les Britanniques débarquent sur le continent, ils se trouvent face à 56 divisions allemandes, disséminées en France, en Belgique et aux Pays Bas. Au même moment, les Soviétiques affrontent 193 divisions, sur un front qui s’étend de la Baltique aux Balkans.

La veille du 6 juin, un tiers des soldats survivants de la Wehrmacht ont déjà enduré une blessure au combat. 11 % ont été blessés deux fois ou plus. Ces éclopés constituent, aux côtés des contingents de gamins et de soldats très âgés, l’essentiel des troupes cantonnées dans les bunkers du Mur de l’Atlantique.

Les troupes fraîches, équipées des meilleurs blindés, de l’artillerie lourde et des restes de la Luftwaffe, se battent en Ukraine et en Biélorussie. Au plus fort de l’offensive en France et au Benelux, les Américains aligneront 94 divisions, les Britanniques 31, les Français 14. Pendant ce temps, ce sont 491 divisions soviétiques qui sont engagées à l’Est.

Mais surtout, au moment du débarquement allié en Normandie, l’Allemagne est déjà virtuellement vaincue. Sur 3,25 millions de soldats allemands tués ou disparus durant la guerre, 2 millions sont tombés entre juin 1941 (invasion de l’URSS) et le débarquement de juin 1944. Moins de 100 000 étaient tombés avant juin 41. Et sur les 1,2 millions de pertes allemandes après le 6 juin 44, les deux tiers se font encore sur le front de l’Est.

La seule bataille de Stalingrad a éliminé (destruction ou capture) deux fois plus de divisions allemandes que l’ensemble des opérations menées à l’Ouest entre le débarquement et la capitulation. Au total, 85 % des pertes militaires allemandes de la deuxième guerre mondiale sont dues à l’Armée Rouge (il en va différemment des pertes civiles allemandes : celles-ci sont, d’abord, le fait des exterminations opérées par les nazis eux-mêmes et, ensuite, le résultat des bombardements massifs de cibles civiles par la RAF et l’USAF).

Le prix payé par les différentes nations est à l’avenant. Dans cette guerre, les États-Unis ont perdu 400 000 soldats, marins et aviateurs et quelques 6 000 civils (essentiellement des hommes de la marine marchande). Les Soviétiques quant à eux ont subi, selon les sources, 9 à 12 millions de pertes militaires et entre 17 et 20 millions de pertes civiles. On a calculé que 80 % des hommes soviétiques nés en 1923 n’ont pas survécu à la Seconde Guerre Mondiale. De même, les pertes chinoises dans la lutte contre le Japon qui se chiffrent en dizaines de millions sont infiniment plus élevées et infiniment moins connues que les pertes américaines. Sans parler des pertes des soldats d’origine africaine et arabe qui sont constamment oubliés, comme d’ailleurs le débarquement en Provence qui fut « français » et donc décrété secondaire par rapport au débarquement « américain ».

Ces macabres statistiques n’enlèvent bien évidemment rien au mérite individuel de chacun des soldats américains qui se sont battus sur les plages de Omaha Beach, sur les ponts de Hollande ou dans les forêts des Ardennes. Chaque GI de la Seconde guerre mondiale mérite autant notre estime et notre admiration que chaque soldat soviétique, britannique, français, belge, yougoslave ou chinois.

Par contre, s’’agissant non plus des individus mais des nations, la contribution des États-Unis à la victoire sur le nazisme est largement inférieure à celle que voudrait faire croire la mythologie du Jour J. Ce mythe, inculqué aux générations précédentes par la formidable machine de propagande que constituait l’industrie cinématographique américaine, se trouve revitalisée aujourd’hui, avec la complicité des gouvernements et des médias européens.

Alors, bien que désormais les cours d’histoire de nos élèves se réduisent à l’acquisition de « compétences transversales », il serait peut-être bon, pour une fois, de leur faire « bêtement » mémoriser ces quelques savoirs élémentaires concernant la Seconde Guerre mondiale :

  • C’est devant Moscou, durant l’hiver 41-42, que l’armée hitlérienne a été arrêtée pour la première fois.
  • C’est à Stalingrad, durant l’hiver 42-43, qu’elle a subi sa plus lourde défaite historique.
  • C’est à Koursk, en juillet 43, que le noyau dur de sa puissance de feu – les divisions de Pantzers – a été définitivement brisé (500 000 tués et 1 000 chars détruits en dix jours de combat !).
  • Pendant deux années, Staline a appelé les Anglo-Américains à ouvrir un deuxième front. En vain !!!!!
  • Lorsqu’enfin l’Allemagne est vaincue, que les Soviétiques foncent vers l’Oder, Berlin, Vienne et Prague, que la Résistance, souvent communiste, engage des révoltes insurrectionnelles un peu partout en Europe, la bannière blanche étoilée débarque soudain en Normandie …ll fallait éviter évidemment que la classe ouvrière prenne le cotnrôle des moyens de production et d’échange dans les pays riches, ce qui aurait modifié le cours de l’histoire humaine en faveur des peuples et des classes exploitées.

L’auteur est enseignant, écrivain (auteur de « L’’école prostituée », éd. Labor)
Source : www.globalresearch.ca, juin 2004
https://www.youtube.com/watch?v=QSqpWiu07ZU&list=RDr7avPl6jB5w&index=16

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Date : 01 Novembre 2014
Objet : le soixantième anniversaire du 1er novembre

ÉDITO
Algérie-France,l’amour contrarié

Par Nadjib Stambouli
Jeudi 30 octobre 2014

Encore une fois, un ambassadeur de France a présenté ses lettres de créance au président de la République, cela s’est passé avant-hier, mais cette fois-ci, l’évènement se gorge d’une autre teneur du fait qu’il se soit déroulé à l’orée du soixantième anniversaire du 1er novembre, ce qui lui confère une charge symbolique. Cette injection d’un surplus de sens émerge non pas de cette activité somme toute protocolaire, mais de tout ce
qu’aura déclaré l’ambassadeur, par-delà les balises purement diplomatiques que l’on connaît à ce genre de cérémonies. C’est d’ailleurs sous cet éclairage historique qu’il a affirmé, en substance,que la relation entre les deux pays n’est à nulle autre pareille. En somme, tous les vecteurs de la déclaration de Bernard Emié, représentant de la République française,convergent vers l’idée que tout, absolument tout doit être mis en œuvre pour donner corps et vie à ce fameux mot d’ordre de «partenariat privilégié», notamment sur la colocalisation de la production industrielle, dans l’intérêt des deux pays, évidemment.
A ceci près qu’il n’y a pas un seul ambassadeur, français en Algérie ou algérien en France,qui n’ait ouvert sa mission dans son pays d’accueil et surtout de travail, en des termes non résolus, non optimistes et encore moins incrustés dans le sillage de leurs prédécesseurs, eux-mêmes imprégnés de la volonté, très ferme comme de bien entendu, de raffermir les rapports et d’ouvrir à nouveau la voie à des relations enfin apaisées.

Mais, pour le moins que l’on puisse dire,il y a loin de la coupe aux lèvres. Alors, quand la volonté politique des plus hauts responsables des deux pays se rejoignent dans une quasi parfaite osmose pour des liens tou- jours plus fraternels, du moins intensément amicaux et des rapports économiques à la hauteur de cette volonté, et que la réalité se décline sous un versant autrement moins avenant que ne laissent entrevoir ses (très sincères, faut-il le préciser) professions de foi, il y a«quelque chose qui cloche»… La passerelle historique, économique, politique (hormis sur quelques registres internationaux,mais bien circonscrits),
sociale (émigration, étudiants en France plus les dizaines de milliers de visiteurs sur les deux rives,chaque année) et surtout culturelle semble bien solide, mais avec un maillon qui décroche au gré des mésententes qui ravivent autant les courroux que les blocages qui vont avec.Pourtant, tout devrait couler,une fois non pas élagués mais pris en tant que question à part, (notamment le «contentieux historique»,reconnaissance des crimes coloniaux, archives etc.) dans le sens de relations exemplaires à tout point de vue entre France et Algérie, dans une perspective «gagnant-gagnant», pour parler comme les banquiers.
Même s’il est illusoire de s’en tenir à la seule pugnacité d’un ambassadeur, à Alger comme à Paris, pour asseoir des relations réellement libérées de ce lest, généralement adossé à des considérations subjectives qui les tirent vers le bas et le sur place, il est permis de considérer qu’à chaque nouvelle arrivée, un levier nouveau est planté pour se… délester justement de tous ces facteurs bloquants.

Cette fois-ci est-elle la bonne ? Sur les traces du pourquoi pas, Algériens et Français, états et populations mêlés, ont tout à gagner et surtout rien à perdre à incruster dans les mœurs et surtout dans la pratique concrète, celle des investissements, des rapports décontractés entre les deux pays. Et la Méditerranée n’en sera que plus belle…
N. S

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De : En point de Mire – Actualité et Flashback <[email protected]>
Date : 2 novembre 2014
Objet : Blaise Compaoré, le Mobutu du Burkina Faso

En point de Mire

Actualités

Blaise Compraoré,le Mobutu du pauvre

Par René Naba
31 oct 2014 Boston, 31.10.14- Blaise Compaoré, qui ploie depuis jeudi 30 octobre sous le souffle de la colère populaire, passera dans l’histoire comme le Mobutu du Burkina Faso, par analogie avec le Brutus du Congo ex belge, la surface financière en moins(suite)… http://www.madaniya.info/2014/10/31/blaise-compaore-le-mobutu-du-burkina-faso/

Burkina Faso : Compaoré est parti, mais ce n’est pas encore fini

01 novembre 2014

RAPPEL

Thomas Sankara: l’icône du panafricanisme

Un authentique révolutionnaireVICTIME D’UN COUP D’ÉTAT EN 1987
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De : Tsimok’i Gasikara <[email protected]>
Date : 2 novembre 2014
Objet : Burkina Faso, Madagascar, Ebola, France, Laurent Gbagbo, Palestine, Bénin, Afrique,Brésil, Total, Guinée Équatoriale,Libye,Bangladesh,USA

RASSEMBLEMENT POUR MADAGASCAR : TOUS A GENÈVE le 06 NOV dès 13h30 !!

Publié le 1 novembre 2014 par tsimok’i Gasikara

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De : manga cobra <[email protected]>
Date : 31 Octobre  2014
Objet : le Mossad bénéficie d’une relation privilégiée avec les services marocains…
Mehdi Ben Barka, piégé par le Mossad en plein Paris

Ce mort aura la vie dure, ce mort aura le dernier mot.
Le 30.10.2014
INFO PANAMZA.A qui profite le silence ? 49 ans après l’assassinat politique de Mehdi Ben Barka, l’obstruction franco-marocaine de l’enquête judiciaire continue. Décryptage du scandale, depuis la raison d’État qui a conduit au kidnapping du leader internationaliste jusqu’au maintien d’un secret d’États sur les commanditaires du crime. http://www.panamza.com/301014-ben-barka

Date : 31 octobre 2014
Objet : Le cas de Georges Ibrahim Abdallah est pour la France un test d’indépendance.

Georges Ibrahim Abdallah : Une vengeance d’État

Le militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah est détenu depuis trente et un ans. La France dispute ainsi à Israël le triste record du plus ancien prisonnier politique au monde.

 

Le cas de Georges Ibrahim Abdallah est pour la France un test d’indépendance.

Certes, c’est bien le tribunal d’application des peines qui se prononcera le 5 novembre pour ou contre la libération du plus ancien prisonnier politique d’Europe, détenu dans la centrale de Lannemezan. Mais chacun sait que la véritable décision appartient au Premier ministre et au président de la République. Et nul n’ignore non plus que deux pays, les États-Unis et Israël, et leurs pseudopodes en France exercent des pressions pour qu’Abdallah reste en prison. Le président du Crif, Georges Cukierman, l’a encore demandé publiquement

vendredi sur Canal +. libérable en 1999, Abdallah est aujourd’hui détenu sans aucune justification juridique. Même si ce n’est plus le problème, puisqu’il a purgé sa peine, il faut rappeler les conditions de son arrestation, et surtout de sa condamnation. Après avoir été

membre du Front populaire pour la libération de la Palestine, Abdallah est devenu, en 1984, responsable de la Fraction armée révolutionnaire libanaise (Farl). Le contexte est alors celui de la guerre civile libanaise et de l’invasion du Liban par Israël en 1978. Nous sommes deux

ans après le massacre des camps de Sabra et Chatila par des supplétifs de l’armée israélienne. Des groupes pro-palestiniens réagissent par une série d’attentats. À Paris, début 1982, coup sur coup, un attaché militaire américain puis un conseiller de l’ambassade d’Israël sont abattus. Arrêté dans la capitale française en octobre 1984, Abdallah n’est pas mis en cause directement dans ces attentats. Il n’est d’ailleurs condamné en 1986 qu’à quatre ans de prison pour « association de malfaiteurs ». Mais, alors qu’il est encore en attente de son procès, la France dépêche un émissaire pour négocier un échange entre Abdallah et le diplomate français Gilles Sidney Peyroles, enlevé au Liban. L’affaire est conclue et les ravisseurs tiennent parole. Pas la France. Peyroles est libéré, mais Abdallah reste en prison. Au cours

d’une opportune perquisition effectuée au domicile parisien d’Abdallah le jour même de l’accord, les limiers de la DST ont découvert des explosifs.

Rejugé en octobre 1987, le militant pro-palestinien, devenu l’ennemi public numéro un, est cette fois condamné à la réclusion à perpétuité. Ce qui signifie qu’il est en

effet libérable en 1999. Une libération qui lui a déjà été refusée à huit

reprises pour « risque de récidive ».

Un motif doublement absurde.

D’abord parce qu’il serait aussitôt expulsé vers le Liban, qui s’est engagé à l’accueillir. Ensuite et surtout parce que le contexte a complètement changé depuis la fin des

années 1980. Abdallah n’est pas un « jihadiste », c’est un militant communiste d’un de ces  mouvements laïques qui, depuis lors, ont été laminés par la répression.

Mais la DST est allée jusqu’à produire ce qu’il faut bien appeler un faux en affirmant qu’Abdallah, issu d’une famille chrétienne, s’est converti à l’islam. Ce qui, jusqu’à  preuve du contraire, n’est pas un délit dans notre République, mais est tout simplement inexact.

Personne, d’ailleurs, ne croit au motif avancé. À commencer par la justice, qui, en novembre 2012, décide la remise en liberté du prisonnier à condition qu’il soit expulsé vers son pays. Mais c’est alors le ministère de l’Intérieur qui bloque l’arrêté d’expulsion.

Aujourd’hui, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer ce que l’avocat Jean-Louis Chalanset appelle « une vengeance d’État » et pour demander la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

Jusqu’au préfet Yves Bonnet, directeur de la DST entre 1982 et 1985, et qui a participé à son

arrestation (1).

Alors pourquoi ce blocage ? Quelle opinion faut-il flatter ? Quelles pressions s’exercent sur le gouvernement français ? L’ambassade américaine agit à terrain découvert, au point de s’inquiéter, en novembre 2012, « du danger [qu’Abdallah] représenterait pour la communauté internationale s’il était libéré ». Paris va-t-il enfin résister ? Il en va aussi de notre état de droit.

Laissons le dernier mot à Yves Bonnet, qui a plaidé le 24 octobre sur Canal + pour « l’exercice normal de la justice »,car, dit-il, « rien ne justifie qu’on applique à cet homme un régime spécial ».

Et c’est finalement la seule question qui vaille. Faut-il que la peine de Georges Ibrahim Abdallah se poursuive indéfiniment parce que cet homme, contrairement à ce qu’exige le président du Crif, refuse d’abjurer ses convictions ?

Denis Sieffer

 

 

Article paru dans Politis n° 1325
Date : 31 octobre 2014
Objet :BHL accueilli à Tunis :

 « Dégage ! Dégage ! » et « BHL assassin ! BHL assassin ! »

1 novembre 2014

De sources policières, nous apprenons que BHL vient juste d’arriver à l’aéroport de Tunis-Carthage dans le vol de 21h55. Nous ignorons encore ce qu’il est allé faire en Tunisie, par qui il a été invité et dans quelle mission. Une chose est certaine, sa visite n’est pas du tout touristique.

Ce sont nos amis-informateurs de la police des frontières à l’aéroport de Tunis-Carthage qui nous l’ont confirmé : Bernard Henri Lévy vient d’arriver à Tunis sur le vol TU 723, en provenance de l’aéroport d’Orly, qui a atterri à Tunis-Carthage exactement à 22h35. Ni le ministère de l’Intérieur, ni celui des Affaires étrangères n’ont été avisé de cette visite pour le moins suspecte.

Dès son arrivée à l’aéroport, un petit comité de tunisiens et de tunisiennes l’a accueilli avec un « Dégage » d’indignation.

Nous ignorons encore par qui il a été invité puisque, vraisemblablement, ce comploteur et gladiateur du « printemps » islamo-atlantiste ne s’y est pas rendu pour faire du tourisme. Nous ne savons pas non plus si son déplacement secret en Tunisie est lié à la situation politique proprement tunisienne ou concerne la voisine libyenne. Tout le monde sait que le « philosophe » Bernard Henri Lévy s’est beaucoup impliqué dans le malheur qui a frappé la Libye en 2011, et qu’il a continué à jouer le même rôle criminel en Syrie, auprès des islamo-fascistes et des mercenaires du Qatar .

Nous savons par contre –et c’est la deuxième information exclusive de Tunisie-Secret- que ce soir, quelque chose de très grave se prépare en Libye, plus exactement à Derna. Dans cette ville, se réunissent en ce moment quasiment toutes les milices islamistes, à commencer par Ansar al-charia, pour annoncer leur unité et déclarer leur allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi, l’islamo-terroriste qui s’est autoproclamé calife de « l’État islamique d’Irak et de Syrie » et dont les victimes civiles exécutées à bout portant ou égorgées se comptent déjà par milliers.

La question est donc de savoir pour quelles raisons le philo-sioniste Bernard Henri Lévy s’est-il rendu en Tunisie ce soir, précisément ? Une source sécuritaire nous a assuré que c’est Ennahdha qui a demandé à BHL de se déplacer pour négocier avec les principaux protagonistes la cessation de la présidence de la République au profit des islamistes, c’est-à-dire de leur mercenaire officiel, Moncef Marzouki. Même si nous avons déjà notre idée sur l’homme d’affaire tunisien qui pourrait tout à fait avoir organisé son voyage à Tunis, nous en saurons davantage dans les heures qui viennent. Toujours est-il que la personne, ou l’association, ou le parti politique tunisien qui a invité ce philo-sioniste en Tunisie va devoir répondre de son acte.

Tunisie-Secret

Minuit 38 : nous apprenons que des centaines de manifestants sont arrivés à l’aéroport de Tunis-Carthage pour obliger Bernard Henri Lévy à rebrousser chemin, ce qui a contraint la police de l’aéroport de faire appel à l’équipe de protection des hautes personnalités, qui dépend de la présidence de la République.

Voici ce que nous avons écrit dès le 7 novembre 2013, et beaucoup de Tunisiens n’avaient pas pris au sérieux cette information à l’époque.

Profil

Tunivisions Magazine

———- Message transféré ———-
De : « Jean-Jacques Candelier, Député à l’Assemblée nationale » <[email protected]>
Date : 31 octobre 2014
Objet :  L’Assemblée nationale a adopté hier le projet inique sur la sécurité sociale !

Jean-Jacques Candelier, Député à l’Assemblée nationale a publié

29 octobre 2014

L’Assemblée nationale a adopté hier le projet de loi de
financement de la sécurité sociale pour 2015.
Ce texte scélérat prolonge durablement la casse de notre système de santé,
obligeant notamment les hôpitaux à réaliser d’importantes économies alors qu’ils sont surendettés, ferment des services et réduisent le personnel.
De plus, le gouvernement a choisi de faire les poches des familles pour financer les milliards supplémentaires d’exonérations de cotisations sociales offerts aux employeurs, qui sont sans effet positif sur l’emploi.
Pour préserver un système de santé publique de qualité pour tous, les députés communistes-Front de Gauche ont présenté en vain des mesures pour générer 110 milliards de recettes nouvelles, notamment assises sur les dividendes.
Oui, la France est un pays riche et nous ne pouvons accepter les régressions sociales !

Date: 2014-10-29
Subject:  Ciné populaire à l’fosse 5 = la saga des immigrés (31 oct) et atelier Images et traitement des immigré-es (1er nov)

du 26 septembre au 29 novembre 2014


pour info.

Suite du Cinéma populaire à Libercourt, prêt d’Hénin-Beaumont.

« Reconquérir notre histoire ouvrière et immigrée » projection débat atelier d’auto-éducation populaire
ce Vendredi 31 octobre 2014- 19h Projection-débat :
La saga des immigrés (1960-1990), d’Edouard Mills-Affif et Anne Riegel.
Entrée libre
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
LIEUX :Local de Ch’faid, Établissements Loyez, fosse n°5, 5 bd Faidherbe, Libercourt (62820) Bassin minier, Région Nord-Pas-de-Calais.

Transports : autoroute A1 sortie n°18 Carvin-Libercourt, à 20mn en  train de Lille, Douai, Lens, Arras, jusque la gare de Libercourt (puis local à 5mn)
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
CONTACTS : [email protected]  06.87.35.51.09., [email protected] 06.87.02.65.63.
_______________________________________________
[email protected]http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/phare-pour-l-egalite
Pour vous désabonner ou modifier vos paramètres d’abonnement :
http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/phare-pour-l-egalite


Date : 31 octobre 2014
Objet : Bon visionnage !

Le Zapping d’ERTV

Deuxième quinzaine d’octobre 2014

 

Publié le : vendredi 31 octobre

Une compilation d’extraits vidéos pouvant servir à autre chose que promouvoir l’idéologie dominante, tourner les grands enjeux en dérision ou mépriser le peuple, ERTV vous propose son zapping !

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-Zapping-d-ERTV-28853.html
———- Forwarded message ———-
From: Allain Jules <[email protected]>
Date: 2014-10-31
Subject: DIEUDONNE. Vidéo: L’humoriste Dieudonné flingue (encore) son ami Elie Semoun by Allain Jules

Dieudo répond à Elie Semoun

  1. Vidéos

31 octobre 2014

51e vidéo de Dieudonné, le plus grand comique de la galaxie et de l’univers connu !

Il répond aux différents propos de ses collègues comiques (Patrick Timsit, Roger Cuckierman…), et surtout à Elie Semoun, son ancien comparse qui ne fait plus recette et commence sérieusement à nous inquiéter avec sa tête de déprimé suicidaire.

Reprends-toi, Moumoune, libère-toi de la Matrice et rejoins-nous ! https://www.youtube.com=LB34watch?v6H17AYM#t=652

———- Message transféré ———-
De : Hess Madeleine <[email protected]>
Date : 31 octobre 2014
Objet : Constat et Conclusion?

Poutine à l’Occident : « nous acceptons le combat ».

 

31 octobre 2014 commentaires Géopolitique Réseau International

Discours de Vladimir Poutine : « nous acceptons le combat ». Ce discours en dit long. C’est dit fermement.et clairement –en termes de position, et avec la conviction d’être dans le bon chemin. Et qui en dit plus que ne peut pardonner l’occident. Ces propos sont un signal clair aux USA, que….

Chute du mur de Berlin: de l’euphorie à la déception dans le camp de Gorbatchev
31-10-2014

Ils ont regardé, euphoriques, le mur de Berlin tomber. Mais 25 ans plus tard, les conseillers de l’ex-président soviétique Mikhaïl Gorbatchev dénoncent la « trahison » des Occidentaux et en veulent pour preuve la crise ukrainienne.Six ans avant la chute du Mur, un nouveau leader dynamique s’installe au Kremlin après 20 ans de glacis brejnévien. On est en 1985, la Guerre froide n’a pas encore vécu mais la politique d’ouverture de Mikhaïl Gorbatchev, sa « perestroïka », change profondément l’image d' »Empire du Mal » qui colle à l’URSS. Bientôt, le mur de Berlin, l’URSS, va tomber. Et les frontières de l’Europe être redessinées.

Les relations entre le nouveau maître du Kremlin et les dirigeants étrangers, « surtout la direction américaine », deviennent rapidement « personnelles voire amicales », se souvient, nostalgique, le conseiller de Mikhaïl Gorbatchev pour la politique extérieure Anatoli Tcherniaev, 95 ans.
« Avec la chute du Mur de Berlin, il est devenu clair que le processus était irréversible », raconte-t-il à l’AFP. « C’était une époque d’euphorie générale », ajoute le vieil homme avec un demi-sourire.

Pour le conseiller de l’ambassade soviétique à Berlin, Igor Maximytchev, la nuit du 9 au 10 novembre 1989 a été particulièrement agitée. Quelques heures après l’annonce qu’il est possible de quitter l’Allemagne de l’Est, nombre de Berlinois se ruent vers « le mur de la honte », qui passe à 300 mètres de la mission soviétique.
« De ma fenêtre, je vois des gens silencieux traverser en file l’avenue Unter den Linden dans le noir, en direction du mur », se souvient l’ex-diplomate de 82 ans. « J’entends leurs pas, et surtout j’ai très peur d’entendre des tirs », confie-t-il à l’AFP.
« Il n’y a pas eu de tir. Il n’y avait plus de frontière non plus », résume-t-il.
Le lendemain, « Gorbatchev apprend, satisfait, la nouvelle et remercie l’ambassadeur pour sa sage politique. Soulagement général ».

La promesse des Occidentaux

Mais les événements qui suivront la réunification de l’Allemagne — l’élargissement de l’OTAN et surtout l’éclatement de l’URSS fin 1991 — assombrissent aujourd’hui les souvenirs des proches de Gorbatchev.

« La réunification de l’Allemagne était un pas logique, mais à condition que l’URSS participe à la nouvelle Europe et que l’OTAN ne s’approche pas de nos frontières », s’emporte Igor Maximytchev.

« Gorbatchev avait bien posé cette condition, et les leaders occidentaux l’ont rassuré », insiste-t-il. « Malheureusement, il n’a signé aucun document dans ce sens », concède l’ancien diplomate.

La plupart des décideurs occidentaux de l’époque de la fin de la Guerre froide ont toujours rejeté les accusations d’une promesse violée.

Igor Maksimytchev déplore cette « époque de grandes illusions » quand « on croyait l’Occident sur parole ». Et rappelle que l’Otan a intégré 13 pays de l’ancien bloc socialiste.

Le soutien actuel des Occidentaux aux autorités de Kiev qui veulent accélérer le rapprochement avec l’Union européenne et l’Alliance atlantique est pour les conseillers de M. Gorbatchev, comme pour le Kremlin de Vladimir Poutine, une preuve de plus de la trahison des Américains et des Européens.

Bientôt l’OTAN en Ukraine?

Anatoly Tcherniaev affirme avoir été témoin des assurances de Washington sur le non-élargissement de l’OTAN vers l’Est.
« De mes propres oreilles, j’ai entendu le secrétaire d’Etat américain James Baker promettre à Gorbatchev, le 9 février 1990, dans la salle de Catherine II du Kremlin, que l’Otan ne s’étendrait +pas d’un pouce+ à l’Est, si nous acceptions l’entrée de l’Allemagne réunifiée dans l’alliance », raconte-t-il.

« Gorbatchev prenait ces assurances comme une parole d’honneur donnée entre amis », explique M. Tcherniaev.
« Gorbatchev doit expliquer pourquoi il croyait ce que l’Occident lui disait », martèle l’ex-ambassadeur soviétique à Bonn au début des années 1990, Vladislav Terekhov.

« Après toutes les belles paroles sur la création d’une Europe unie, de l’Atlantique au Pacifique, les forces de l’Otan camperont bientôt chez nos voisins ukrainiens », dit-il à l’AFP, sans cacher son dépit.

« A l’époque on se comportait pourtant comme des amis avec l’Europe », ajoute l’ex-diplomate de 81 ans qui a participé notamment à l’élaboration du Traité sur le partenariat et la coopération entre l’URSS et l’Allemagne réunifiée.

« Les Occidentaux assuraient qu’ils voulaient en finir avec le communisme, mais en fait leur but réel était de mettre fin à l’URSS, et la position anti-russe de l’Occident dans la crise ukrainienne en est une preuve de plus », résume Anatoli Tcherniaev. Source: AFP

 

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De : Bruno DRWESKI <[email protected]>
Date : 31 octobre 2014 13:15
Objet :  QUELQUE CHOSE DE TRÈS INTÉRESSANT S’EST PASSÉ EN UKRAINE …comment faire la guerre

Hier une TV ukrainienne organisait un débat par dessus le front entre soldats ukrainiens et donbas, aujourd’hui reportage ukraino-donbaso-russe au Donbas.

Le peuple ne veut pas de la guerre impérialiste

Interview de Bezler : publiée le 21 octobre 2014
http://youtu.be/uVN2wkuL88w (longueur : 2 heures 17 min)

sous-titrés en français :

https://www.youtube.com/watch?v=9i2KycZbfgk
https://www.youtube.com/watch?v=ep4C1IYO8LM
https://www.youtube.com/watch?v=8qpPGj3nNxc
https://www.youtube.com/watch?v=97WX1zlyhlM

https://www.youtube.com/watch?v=ZkJh-5AHeZ8&list=UUV7ERqInGC_t8ndBe5qozqA&index=2

 

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De : La Resistance <[email protected]>
Date : 1 novembre 2014
Objet : Le 27 octobre 2014, Hassan Nasrallah a pour la première fois déclaré ;
que le wahhabisme était le socle idéologique des exactions commises quotidiennement sur les peuples du Moyen Orient. Ceci marque un tournant important car jusqu’à lors, il avait sans cesse pris la précaution de nommer ceci « le problème takfiri » afin de ne provoquer personne dans ses croyances.

 

Hassan Nasrallah dénonce la barbarie wahhabite (27 octobre 2014) 

 

Lien Youtube :  https://www.youtube.com/watch?v=hHz1ESsPYiI

Un journal israélien provoque un tollé pour avoir caricaturé Netanyahou en pilote du 11-Septembre

La veille, jeudi 30 octobre, le site du journal affichait cette image satirique réalisée par Amos Biderman.
Le 01.11.2014
Info Panamza: Scandale en Israël et aux Etats-Unis. Le quotidien Haaretz est sous le feu des critiques depuis sa publication d’un dessin représentant le Premier ministre israélien en kamikaze du 11-Septembre. Décryptage.

 

La reconstruction du Troisième Temple est en route

La version israélienne concernant la tentative de meurtre de l’extrémiste juif Yehuda Glick soulève énormément de questions et de doutes…

Et pourtant, elle suit parfaitement le scénario prédit par Glick lui-même au sujet d’un acte de violence spectaculaire prenant pour cible les juifs, et qui favoriserait le but recherché par le mouvement sioniste : le remplacement de la mosquée d’al-Aqsa par le « troisième temple » juif.

Glick a probablement tenté de provoquer la violence palestinienne, et s’est retrouvé pris à son propre piège.

Yehuda Glick est un extrémiste juif dont la principale raison de vivre est de reconstruire le Troisième Temple.

Les enjeux sont on ne peut plus élevés, puisque les extrémistes juifs, dont Glick fait partie, et qui sont soutenus par le gouvernement israélien, tentent activement de faire de leurs plans messianiques une réalité.

L’escalade de la violence et des confrontations est une partie essentielle de leur plan.

S’ils parviennent à leurs fins, la violence qui s’en suivrait dans la région pourrait être encore plus catastrophique que la situation actuelle. L’un des principaux soutiens de ces plans visant à construire le troisième temple a prédit une « guerre mondiale ».

Fusillade à Jérusalem

Depuis des mois, les colons israéliens, inspirés et guidés par le New Yorkais Glick et son comparse Moshe Feiglin, président adjoint du parlement israélien, la Knesset, ont multiplié leurs incursions dans le complexe d’al-Aqsa, provoquant des épisodes de violence en incitant les Palestiniens à réagir aux provocations.

La nuit dernière, alors qu’il quittait les lieux d’une conférence intitulée « Le peuple juif retourne au Mont du Temple »  (le nom par lequel les juifs désignent le complexe al-Aqsa) Glick s’est retrouvé face à un assaillant qui a ouvert le feu et l’a gravement blessé.

Moshe Feiglin, témoin oculaire et spécialiste en linguistique pour l’occasion : « un fort accent arabe », une conclusion basée sur 4 mots. Chapeau !

« L’auteur de cette tentative d’assassinat s’est adressé à lui et lui a demandé en Hébreu, avec un fort accent arabe, si c’était bien lui Yehuda », a déclaré Feiglin, qui affirme avoir été témoin des faits, aux médias.

L’assaillant se serait alors enfuit en moto.

Feiglin, membre du parti au pouvoir le Likoud, a déclaré que Glick était en train de charger sa voiture d’équipement suite à la conférence du Menachem Begin Heritage Center.

La Prophétie de Glick

« Je suis choqué suite à ce qui s’est passé, bien que l’on pouvait s’y attendre », a déclaré Feiglin. « La faiblesse du gouvernement et son incompétence dans la lutte contre le terrorisme ont eu pour conséquence cette tentative de meurtre, tout comme nos concessions en fermant le Mont du Temple aux fidèles. »

En effet, l’attaque (ou ce qui semble en être une) était « prévisible », et comme le quotidien Haaretz le rapporte, Glick lui-même l’avait prévue.

Glick a prédit la semaine dernière que la situation au Mont du Temple ne changerait qu’après un acte de violence contre les juifs.

« Quand est-ce que les choses vont changer? Dès que les arabes blesseront quelqu’un au Mont du Temple, le premier ministre se réveillera alors, mais ce sera trop tard. » « La violence augmente chaque jour, et la police est impuissante. Et une police impuissante, c’est la porte ouverte à la violence. »

Yehuda Glick

Ces déclarations soulèvent quelques questions : si Feiglin se trouvait assez proche de Glick pour entendre l’accent de l’assaillant, pourquoi n’a-t-il pas été pris pour cible également ?

Après tout, Feiglin, qui affirme être la cible d’attaques incessantes sur Facebook, est sans aucun doute plus célèbre et plus facilement reconnaissable que Glick. Feiglin a fréquemment mené des incursions à al-Aqsa, et en tant que président-adjoint de la Knesset, il apparait régulièrement dans les médias.

Au cours du massacre de Gaza par l’armée Israélienne l’été dernier, Feiglin a atteint de nouveaux sommets de notoriété en incitant au génocide, appelant Israël à « mettre les Palestiniens dans des camps de concentration et à les exterminer ».

Bien entendu, il se pourrait également que Glick soit simplement la cible spécifique de l’assassin en herbe, et que ce dernier n’ait pas eu de temps à perdre.

Quel type d’accent ? 

Selon les « témoins occulaires » cités dans la version en hébreu de Haaretz, l’assaillant a demandé à Glick « Es-tu Yehuda Glick ? » avant de faire feu à trois reprises.

Les quatre mots en hébreu sont « Ha’im ata Yehuda Glick ? »

L’assaillant aurait également prononcé « Yehuda, tu m’agaces » , en hébreu, « Yehuda, ‘itsbanta oti. »

À l’exception de la lettre ‘ayn, ces deux phrases ne contiennent aucune consonne dont la prononciation est facilement différentiable chez une personne dont la langue maternelle est l’arabe ou l’hébreu.

« Si une ‘ayn pharyngée a été prononcée, cela pourrait indiquer un accent arabe », a déclaré Uri Horesh, linguiste et maître assistant en langue arabe à la Northwestern University, à The Electronic Intifada. « Mais cela pourrait également indiquer l’accent d’un juif israélien d’origine arabe. »

Il n’y a pas que la prononciation des consonnes qui distingue l’arabe de l’hébreu moderne teinté d’ashkenaze, selon Horesh. Mais le plus intriguant dans cette histoire, c’est que les phrases prétendument prononcées par l’assaillant « sont trop courtes pour qu’une personne non-experte en langues puisse affirmer avec certitude que l’interlocuteur avait un quelconque accent, qui plus est un accent prononcé ».

Les déclarations de Feiglin sont donc, dans le meilleur des cas, très suspectes. Dans le pire des cas, c’est une incitation délibérée et calculée à la haine anti-arabe. Il y a peu de doutes sur le fait qu’en tant que défenseur de politiques génocidaires à l’égard des Palestiniens, Feiglin ferait n’importe quoi pour incriminer les Palestiniens en tant que groupe ethnique dans leur ensemble.

Malgré les témoignages fournis par les « témoins oculaires », les médias israéliens n’ont pas la moindre description physique de l’assaillant.

Le « suspect » exécuté quelques heures plus tard

Souvenons-nous du meurtre du jeune Muhammad Abu Khudair, kidnappé devant une maison des territoires occupés de Jérusalem aux premières heures du 2 juillet, brulé vif et dont le corps a été jeté dans une foret. La police israélienne a mis plusieurs jours pour arrêter les suspects, et ce après une intense pression internationale.

Et ce malgré le fait qu’ils disposaient d’une vidéo montrant clairement le visage des assassins.

À gauche, Muhammad Abu Khdeir. À droite, son cousin Tariq Abu Khdeir. Tous deux ont été victimes des sbires de l’État Juif Du Levant. Le premier cité a été brûlé vif par des colons.

Et souvenons nous du 15 mai, lorsqu’un sniper israélien a abattu de sang froid deux adolescents palestiniens, Nadim Nuwara et Muhammad Abu al-Thathir, dans le village de Beitunia en Cisjordanie.

Ces assassinats ont été filmés sous plusieurs angles, et déclenché un tollé international ainsi qu’une demande d’enquête de la part des États-Unis. Pourtant, six mois après les faits, Israël n’a pas encore réussi à trouver le moindre suspect ou à procéder à la moindre arrestation. (Ndr: le cousin de Muhammad Abu Khdeir, Tareq Abu Khdeir,  tabassé par la police, n’a du son salut qu’à sa double nationalité palestinienne-étasunienne.)

Mais désormais, on nous informe que quelques heures à peine après que Glick a été victime de coups de feu, la police israélienne intrépide a traqué le « suspect » et l’a « arrêté » à son domicile en Cisjordanie.

En effet, les forces israéliennes semblent avoir mené l’exécution extrajudiciaire d’un Palestiniens de 32 ans, Muataz Hijazi, comme le rapporte Haaretz :

Selon la police israélienne et le service de sécurité Shin Bet, le suspect a tenté d’échapper à son arrestation en montant sur le toit de sa maison et en se cachant derrière des panneaux solaires. Lorsque l’unité spéciale anti-terrorisme de la Police, également connue sous son acronyme hébreu « Yamam », a encerclé le suspect, il a ouvert le feu. L’unité a riposté, et a abattu le suspect. Le Shin Bet a déclaré qu’Hijazi a passé 11 ans dans une prison israélienne pour des atteintes à la sécurité, et a été relâché il y a trois ans. Il appartenait précédemment au Jihad Islamique, mais depuis sa sortie de prison, il n’a au aucun contact avec quelque organisation que ce soit. Les services de sécurité ont affirmé qu’ils enquêtaient sur la possible implication de Hijazi dans une attaque quelque peu similaire qui s’est produire sur les versants du Mont Scopus en août dernier, lorsqu’un homme en moto a ouvert le feu sur un soldat de l’IDF, blessé gravement.

Haaretz

L’agence de presse Ma’an donne une version quelque peu différente des faits :

Les forces spéciales ont pris d’assaut le quartier d’al-Thuri près de Silwan à 02h30 du matin, et ont commencé à inspecter les toits avant d’abbattre Muataz Ibrahim Hijazi, 32 ans, après un échange de coups de feu. Les témoins affirment que Hijazi a été abattu et n’a pas été en mesure de riposter ou de se déplacer, après quoi les forces israéliennes ont fait irruption dans son domicile et sont montés sur le toit. Les unités spéciales ont alors renversé un réservoir d’eau sur lui alors qu’il baignait dans son sang. Le président d’une association sportive locale, Hani Gheith, a confié à Ma’an que les forces israéliennes n’ont fait irruption dans le domicile d’Hijazi qu’une fois qu’ils étaient sûrs qu’il était mortellement touché.

Ma’an News Agency

Hijazi a été « arrêté pour la première fois en 2000 sur base de sa participation à l’intifada d’al-Aqsa. Il a été condamné à 7 ans de prisons, mais s’en est pris à un gardien israélien en prison, ce qui lui a valu une prolongation de 4 ans de sa peine d’emprisonnement », selon Ma’an.

Selon un communiqué de presse israélien, qui cite un « employé anonyme » du Begin Heritage Center, Hijazi travaillait au restaurant du centre. Si cela est vrai, et il est peu probable que ça le soit, cela n’aurait rien d’inhabituel : les emplois de service dans les institutions israéliennes de Jérusalem sont habituellement confiés à des Palestiniens.

Mais être Palestiniens et avoir un « casier », tout en travaillant à proximité des lieux, c’est plus que suffisant pour devenir « suspect » aux yeux d’Israël, peu importent les faits.

Il s’agit d’un « suspect » idéal : peu d’israéliens remettraient en question la version officielle. Surtout en raison du temps passé par Hijazi en prison et de son affiliation au Jihad Islamique.

« Ils voulaient le tuer »

Le journaliste Dan Cohen, du Middle East Eye, s’est rendu au domicile d’Hijazi quelques heures plus tard, et a mis en lumière des doutes concernant la version israélienne.

« J’ai tout vu. Il n’avait pas d’arme », affirme un voisin. « Il était sur le toit, donc la police aurait pu l’arrêter, mais ce n’était pas leur objectif. Ils le voulaient mort. »

Un autre voisin, Bellal Burqan, 23 ans, a vu la scène depuis une maison adjacente qui surplombe le toit où Hijazi a été tué, et a décrit à Cohen la scène de violence massive de la police. « Ils tiraient partout », affirme Burqan.

Après qu’Hijazi a été abattu, la police a tiré un coup de feu supplémentaire dans sa tête à bout portant, une tactique bien connue consistant à s’assurer que le suspect est bien mort.

Montrant la perceuse électrique visible à proximité du corps d’Hijazi, visible sur les photos ci-dessous, Burqan affirme sarcastiquement : « c’est la seule arme qu’il possédait. »

(suite)...http://croah.fr/a-la-une/la-reconstruction-du-troisieme-temple-est-en-route/

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,