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27 octobre 2020

Le petit journal de Chris


EVENEMENT À  PARIS  SAMEDI 1 NOVEMBRE DE MIDI À MINUIT : FREE PALESTINE
 
(VOIR TOUT EN BAS )
 
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puis un dessin de l’excellent Latuff :
 

 
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et surtout :
 
UNE VIDEO MAGNIFIQUE :
 
 
de Faia & Rihan Younan   (mais c’est en arabe sous-titré en anglais)
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SAMEDI 25 OCTOBRE 2014

«Israël» et les takfiristes, un même combat

Samer R. Zoughaib

Le ministre «israélien» de la Guerre, Moshé Yaalon, a reconnu que son «pays» soutenait les «rebelles» syriens, notamment sur le plateau du Golan. 

Dans des interviews accordées la semaine dernière à plusieurs médias israéliens, le général Yaalon souligne que «des groupes liés à l’Armée syrienne libre contrôlent l’autre côté de la frontière (dans le Golan occupé, ndlr)».
Il ajoute que des tronçons de cette frontière sont sous le contrôle du «Front al-Nosra», qu’il n’hésite pas à qualifier de «courant le plus modéré de l’organisation Al-Qaïda».

Et le ministre sioniste de poursuivre: «Il n’est pas un secret que nous leur fournissons des soins médicaux, du lait et de la nourriture pour les nouveau-nés, des équipements et des couvertures pour se protéger du froid de l’hiver. Mais tout cela sous la condition qu’ils empêchent les organisations les plus extrémistes d’arriver à la frontière». Bien entendu, aux yeux du ministre, Al-Qaïda ne fait pas partie de ces «organisations extrémistes».

Bien qu’édulcorés, les déclarations de Yaalon constituent un aveu on ne peut plus clair de la connivence et de la complicité qui existent entre les groupes terroristes en Syrie et «Israël».
Ses propos sur l’aide en «couvertures, en nourriture et en lait» font sourire, et rappellent ceux du député libanais Okab Sakr, qui était en charge par l’ancien Premier ministre Saad Hariri de coordonner l’aide fournie par le Courant du futur aux rebelles syriens, dès le début de la crise… jusqu’au jour où des enregistrements sonores prouvent que le député livrait, en fait, des armes et des munitions.

Un soutien militaire direct

En réalité, le soutien fourni par les «Israéliens» aux soi-disant «révolutionnaires» syriens est bien plus important et va au-delà de l’aide humanitaire. Les groupes terroristes coordonnent étroitement leur action sur le terrain avec «Israël», qui est réfléchie de manière à servir directement les intérêts de l’entité sioniste.
On se souvient tous du rôle déterminant joué par «Israël» dans la contre-offensive lancée par les rebelles dans la Ghouta orientale de Damas, à l’automne 2013, et qui a tourné à la déroute. Lors de cette bataille, les systèmes électroniques«israéliens» avaient brouillé les télécommunications de l’armée syrienne, pour la priver d’yeux et d’oreilles et faciliter, de la sorte, l’attaque des rebelles.
Le rôle «israélien» était encore plus visible lors de l’offensive des terroristes sur le plateau du Golan, en septembre dernier. L’artillerie de l’entité sioniste a pilonné les positions de l’Armée arabe syrienne dans la région, avant que les rebelles ne les prennent d’assaut.
Le 23 septembre, la «DCA» israélienne a même abattu un appareil syrien qui bombardait des colonnes de combattants d’«Al-Nosra».

Dans le Golan occupé, les groupes terroristes sont en train d’exécuter à la lettre le plan d’«Israël», qui consiste à établir une «ceinture de sécurité», à l’instar de celle qu’il a mis en place au Liban-Sud, pendant ses 22 ans d’occupation.
Les pseudo-révolutionnaires syriens sont, en fait, une copie conforme de la milice supplétive d’«Israël», l’Armée du Liban-Sud, dirigée par Saad Haddad puis par Antoine Lahd.

En observant ces faits, on réalise à quel point le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, dit vrai lorsqu’il affirme que les takfiristes et «Israël» sont les deux faces d’une même médaille. Combattre les groupes terroristes devient, dès lors, une mission aussi sacrée que la lutte contre l’occupation israélienne. En écrasant les takfiristes, où qu’ils se trouvent, les résistants infligent une défaite à «Israël».

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VOUS PARIEZ  COMBIEN QUE LE PROCHAIN DIRECTEUR DE TOTAL NE SERA PAS UN COPAIN DES RUSSES ?


Qui a assassiné de Margerie ?

Le FSB a également confirmé que Christophe de Margerie était le seul passager de l’avion et est mort avec l’équipage de l’avion dans la collision. Sa mort a été confirmée par Total et le directeur du service de presse de l’aéroport international de Vnukovo.
Parmi les différentes versions de l’accident en cours d’enquête publique, le FSB dit, qu’il y a une culpabilité des pilotes, la culpabilité des dispatchers, la culpabilité du conducteur du chasse-neige et de la mauvaise visibilité .
Cependant, ce qui est inquiétant est que le FSB affirme en outre qu’ils ont découvert ” des contradictions inexplicables “entre les informations récupérées à partir des boites noires de l’avion et les informations de la tour de contrôle publiées qui ont montré que cet avion a été ” subrepticement dirigé “dans la trajectoire du chasse-neige qui roulait sur ​​une autre piste, dont il a été rapporté que le conducteur était sobre et l’avocat a déclaré que son client « “souffre d’une maladie cardiaque aiguë; il ne boit pas du tout et il y a des amis et les parents qui peuvent témoigner de cela.”
Concernant les ” actions et les motivations “ des « acteurs étatiques »  [euphémisme du FSB pour désigner la Central Intelligence Agency ( CIA )]  en cherchant à assassiner Christophe de Margerie, ce bulletin dit, que s’était dû à la  réunion qu’il venait de conclure avec le Premier ministre  Dmitri Medvedev  , dans lequel Total et son partenaire, le plus grand producteur de pétrole et de gaz indépendant de Russie Novatek commenceraient la vente de pétrole et de gaz naturel liquide (GNL) en euros ou en roubles, et non en Dollars US (aka: pétrodollars).
Le FSB note que Total et Novatek ont ensemble un  projet de 21000000000 € (27 milliards de dollars)  pour développer un projet de GNL Yamal dans l’Arctique russe, qui devrait commencer à produire en 2017. Les réserves du champ sont estimées à environ l’équivalent de 800 millions de barils de pétrole, à partir de laquelle les deux sociétés pourraient un jour produire autour de 15 millions de tonnes par an de GNL (gaz naturel liquide).
Le PDG de Total Christophe de Margerie a encore plus enragé le régime d’Obama, le FSB dit, quand en juin dernier, tout en répondant à des questions sur les appels lancés par les responsables politiques français pour trouver des moyens au niveau de l’UE pour soutenir l’utilisation de l’euro dans le commerce international après une amende-record envers BNP Paribas SA, la plus grande banque de France, a déclaré: ” Il n’y a aucune raison de payer le pétrole en dollars . “(…)
L’addendum historique du FBS note à leur bulletin que le système des pétrodollars a été mis en place après que le président Richard Nixon a bouleversé l’économie mondiale le 15 août 1971, quand il a officiellement mis fin à la convertibilité internationale de l’US Dollars en or, portant ainsi la fin officielle de l’arrangement de Bretton Woods qui a stabilisé l’économie mondiale à la suite de la Seconde Guerre mondiale.
Deux ans plus tard, dans un effort pour maintenir la demande mondiale de dollars américains, un autre système a été créé appelé le système des pétrodollars et en 1973, un accord a été conclu entre l’Arabie Saoudite et les États-Unis dans lequel chaque baril de pétrole acheté par les Saoudiens serait libellée en dollars américains.
En vertu de cette nouvelle entente, tout pays qui cherche à acheter du pétrole à l’Arabie Saoudite doit nécessairement échanger d’abord leur propre monnaie nationale pour les dollars américains. (…)

En 1975, tous les pays de l’OPEP avaient accepté le paiementde leurs propres approvisionnements en pétrole exclusivement en dollars américains en échange d’armes et de la protection militaire.
Ce système des pétrodollars, ou plus simplement connu comme  ” oif for dollars “, créé une demande artificielle immédiate de l’US Dollars dans le monde entier.
Comme la demande mondiale de pétrole a augmenté, elle a donc fait augmenter la demande de dollars des États-Unis, un plan qui permet à l’Amérique de rester à flot en dépit d’avoir une dette de près de 18.000 milliards de dollars.
L’existence de pétrodollars, selon les notes du FSB, est l’un des piliers de la puissance économique des USA , car elle crée une demande externe importante pour la devise américaine, ce qui permet aux États-Unis d’accumuler des dettes énormes sans défaut.
Avec la Russie maintenant  diabolisé et sanctionné  par le régime Obama, en raison de sa politique de retrait du dollar américain pour l’achat de pétrole et de gaz, ce bulletin du FSB conclut,  la France a rejoint avec l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Iran  dans la souffrance, la colère de l’audace pour aller à l’encontre du pétrodollar(…)
Source: WhatDoesItMean.Com
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Jérusalem en danger pendant que le monde dort

Par Tariq Shadid

http://www.ism-france.org/analyses/Jerusalem-en-danger-pendant-que-le-monde-dort–article-19250

Les tensions culminent dans ce que trois des principales religions mondiales, l’islam, la chrétienté et le judaïsme considèrent comme une Ville Sainte. Son nom araméen, « Ur Shalim », d’où est originaire son nom international Jérusalem, signifie « la ville de la paix » ; il est pourtant évident qu’il ne lui sera pas permis d’être à la hauteur de son nom longtemps encore.

Jérusalem en danger pendant que le monde dort

Mosquée al-Aqsa, invasion des terroristes sionistes le 28 octobre 2014
Les projets israéliens de mettre en discussion, le mois prochain, un projet de loi qui partagera la Mosquée Al-Aqsa entre les musulmans et les juifs, ont suscité des inquiétudes dans toute la région, et les dirigeants de l’Autorité palestinienne ont protesté et condamné cette perspective. Néanmoins, les paroles creuses n’ébranlent pas les sionistes et il est plus que vraisemblable qu’elles n’affecteront en rien leurs plans.

Ces temps-ci, des extrémistes juifs font irruption sur l’Esplanade des Mosquées quasi quotidiennement, gardés et protégés par des soldats de l’armée d’occupation israélienne. Plusieurs vendredis de suite, les autorités d’occupation ont interdit aux fidèles palestiniens de moins de 50 ans d’aller prier dans la mosquée. Ces pratiques mènent régulièrement à des confrontations entre la police israélienne et des Palestiniens qui protestent sans arme, et nombre d’entre eux sont blessés.

Les colons israéliennes poursuivent leur programme de nettoyage ethnique des habitants palestiniens d’origine de Jérusalem Est par des expulsions et des démolitions de maison, et des combines axées plus spécifiquement en ce moment sur le quartier de Silwan pour acquérir autant de maisons arabes que possible.

Même si les autorités israéliennes essaient de sauver les apparences en prétendant que ces agressions sont l’œuvre et l’initiative de « colons de droite », par opposition à des actions provenant de la « société civile israélienne », il est maintenant évident pour beaucoup, dans le monde entier, qu’une coopération étroite existe entre ces milices juives et l’armée d’occupation. Il ne fait aucun doute que les colons, qui reçoivent du gouvernement israélien des armes, une protection et un entraînement militaire sont une milice terroriste lourdement armée qui prend ses ordres directement de Tel Aviv.

Les autorités israéliennes ont remis le contrôle de grands pans des terres de Silwan entre les mains d’une organisation coloniale appelée Elad, dont le but est de construire un centre touristique au milieu du quartier, tandis que les autorités ont tiré des plans pour transformer tout le secteur en un « Parc national ». Jérusalem est en train d’être « judaïsée » à un rythme effréné, en violation de tous les accords internationaux, mais sous un voile de silence maintenu par les hommes politiques du monde entier.

Quand le Dôme du Rocher a été attaqué le 21 août 1969, tout ce que ça a provoqué fut une réunion du Conseil de Sécurité demandée par la Jordanie et soutenue par 24 Etats-membres. Même à cette époque, en 1971, on connaissait et on discutait déjà dans les hautes sphères des Nations Unies de l’existence d’un plan directeur israélien de « nouvelles colonies, confiscation de terres et biens arabes, travaux de construction et creusements. » (Résolutions et Déclarations du Conseil de Sécurité des Nations Unies (1946-1989), éditées par Karel C. Wellens, p. 449).

Le 11 avril 1982, un tireur juif a assassiné 12 fidèles musulmans dans la mosquée, et blessé 12 autres. En 1990, dans ce qui fut connu sous le nom de « Lundi Noir » ou « Emeutes du Mont du Temple », 22 fidèles musulmans furent tués par les forces d’occupation israéliennes. Deux résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU ont condamné cette violence, et c’est tout. Aurions-nous dû nous attendre à une réponse plus dure, quelque chose au-delà des mots ? Eh bien, les choses n’ont fait qu’empirer depuis. Des attaques contre le complexe d’Al-Aqsa, même avec des conséquences moins mortelles, sont maintenant si fréquentes qu’elles ne font même plus les titres. Il est maintenant clair pour les Israéliens que le moment est enfin arrivé de prendre des mesures plus drastiques pour s’approprier Jérusalem, même si elles sont officiellement illégales selon les conventions internationales et les résolutions de l’ONU.

Au petit matin du 30 octobre 2014, le fanatique sioniste extrémiste Yehuda Glick a été grièvement blessé par balle à Jérusalem. Les forces d’occupation ont ensuite tué Mutaz Hijazi, Palestinien de 32 ans, dont elles ont affirmé qu’il était responsable de la tentative de meurtre du colon juif. Glick est un rabbin de premier plan parmi ceux qui prônent la saisie par le judaïsme de la mosquée Al-Aqsa, qui est toujours officiellement sous le contrôle du Waqf islamique, sous les auspices de la Jordanie.

Le fait que l’Etat sioniste cherche à détruire la mosquée Al-Aqsa pour construire à sa place son « Troisième Temple » est rarement mentionné dans les débats politiques. Astucieusement, les sionistes laissent toute l’activité provocante qui fait partie de ce plan aux « mouvements de colons » qui opèrent sans un mandat visible ou tangible de la part des autorités. Néanmoins, le fait qu’ils sont plus ou moins autorisés à agir en toute impunité et qu’ils reçoivent la protection de l’armée lorsqu’ils agissent, et que des plans détaillés de construction du Troisième Temple existent déjà, devrait être suffisamment évident pour quiconque est prêt à percer leur modus operandi. Regardezcette vidéo pour avoir une idée claire de la réelle gravité des choses.

Le contrôle israélien sur Jérusalem a démarré en 1967, il y a 47 ans, mais leurs plans pour s’emparer totalement de la Ville Sainte et s’approprier totalement ses aires sacrés et civiles ont été exécutés lentement, régulièrement et patiemment. Le bouleversement actuel au Moyen-Orient constitue pour eux le bon moment pour redoubler d’efforts, accroître le contrôle sur le site d’Al-Aqsa, et accélérer les initiatives pour intensifier la judaïsation au cimetière Mamilla et dans les quartiers de Silwan, Sheikh Jarrah et autres secteurs de Jérusalem.

Comme mentioné dans des articles précédents de cet auteur (Over our dead bodiesBy Means of Deception) la judaïsation de Jérusalem fait partie d’un plan global de l’occupation sioniste, et il en a toujours été ainsi. Les sionistescomptent sur la faiblesse et la passivité des arabes et des musulmans ; ils tiennent compte du fait que le site d’Al-Aqsa est une poudrière, mais ils réalisent également que le moment est peut-être venu où ils pourraient s’en tirer en s’appropriant toute l’enceinte d’Al-Aqsa, soit en une seule étape, soit en commençant par la moitié, et puis en s’asseyant sur les cris impuissants de désapprobation et les protestations qui ne manqueraient pas d’éclater dans le monde musulman.

Il ne se passe pas grand chose actuellement qui leur donne tort. Les gouvernements des pays arabes sont soit trop affairés à s’occuper de leur propre pagaille interne, soit trop impliqués dans des activités régionales qui les lient étroitement à l’allié juré d’Israël, les Etats-Unis, pour entreprendre la moindre action significative sur le sujet. Les gouvernements occidentaux ont déjà affiché leur volonté routinière de fermer les yeux sur toutes les pratiques israéliennes de vol de terre, de meurtres de masse et de nettoyage ethnique.

La tâche de porter la question de Jérusalem au niveau international revient donc seulement aux millions d’activistes dans le monde entier qui ne sont pas prêts à laisser les Israéliens poursuivre leurs plans sans opposition.

Les sionistes sont en train de mettre le feu aux poudres, parce qu’ils pensent que les choses se passeront comme ils veulent. Bien que ce soit un peu tard, il appartient à tous ceux qui sont actifs pour la Palestine à travers le monde de mettre le paquet pour leur donner le résultat qu’ils attendent le moins.

Source : Doc Jazz’s Musical Intifada

Traduction : MR pour ISM

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Elie Wiesel, l’ami des colons israéliens

Courrier international /​ Ha’Aretz               
 
Sur­vivant de la Shoah et prix Nobel de la paix, l’écrivain juif amé­ricain est éga­lement à la tête d’Elad, une orga­ni­sation radicale de colons israé­liens qui occupe les maisons des Pales­ti­niens à Jéru­salem, révèle l’homme poli­tique israélien de gauche Yossi Sarid.  
J’ai tou­jours beaucoup appris des rubriques « potins », que nos journaux pré­fèrent appeler par pudeur « échos« . Sans elles, comment saurions-​​nous qui roule pour qui, et dans quel intérêt ?
Avant de lire les pages d’information pure, allez donc jeter un œil à ces pages légères. Vous verrez, cela vous aidera à com­prendre les rouages du système.
Renforcer la présence juive
Ainsi, ven­dredi dernier, Ha’Aretz com­portait un encadré de remer­cie­ments, en hébreu, à ces « dizaines de nou­velles familles qui rejoignent la com­mu­nauté juive dans la Cité de David » [nom donné au quartier arabe de Silwan à Jérusalem-​​Est, site de la Jéru­salem antique du roi David, qui fait l’objet d’une cam­pagne de ’judaï­sation’ démographique].
« Nous saluons l’engagement sio­niste de tous les acteurs : nous sommes unis dans la volonté de ren­forcer la pré­sence juive à Jéru­salem. Avec vous, nous accueillerons les pèlerins qui nous ren­dront visite pendant les fêtes. »
Le texte est suivi de signa­tures de proches du mou­vement de colo­ni­sation Elad. Cer­tains des noms sont tota­lement inconnus, mais d’autres étonnent. Après tout, c’est une orga­ni­sation connue pour semer le trouble dans la « ville de la paix » [Jérusalem].
Que font-​​ils là ?
Je ne me suis pas étonné de voir le nom du chanteur israélien Yehoram Gaon – il voit des dra­peaux partout. Mais que viennent faire là l’ancien chef des ser­vices de ren­sei­gne­ments mili­taires, Amos Yadlin, l’ancien chef de la police, Shlomo Aha­ro­niski, et l’ancien directeur de l’hôpital uni­ver­si­taire Hadassah, Shlomo Mor-​​Yosef ? Que fait ici Ilan Cohen, un ancien directeur du cabinet du Premier ministre ? Peut-​​être devraient-​​ils expliquer comment ils peuvent apporter leur soutien à des gens qui en expulsent d’autres [Pales­ti­niens] pour s’emparer de leurs maisons ?
Et qui y a-​​t-​​il à leur tête ? Vous ne le devi­nerez jamais. Pas le magnat des casinos [le mil­liar­daire amé­rician] Sheldon Adelson. Pas l’homme d’affaires amé­ricain Irving Mos­kowitz et son épouse Cherna.
Non, à leur tête se trouve un homme étroi­tement lié à la mémoire de l’Holocauste, un lauréat du prix Nobel de la paix et de la médaille de la Liberté de la pré­si­dence amé­ri­caine : Elie Wiesel. Un homme au sujet duquel le comité Nobel déclarait : « Elie Wiesel est un mes­sager pour l’humanité ; son message est un message de paix, de pardon et de dignité humaine.« 
Voilà un homme dont on attend qu’il mani­feste une sen­si­bilité par­ti­cu­lière aux souf­frances d’autrui, et ce où qu’il se trouve, aussi bien dans la ville rou­maine de Sighetu Mar­matiei, dont il est ori­gi­naire, que dans le quartier de Silwan à Jéru­salem. Voilà un homme qui se targue d’être l’ami de Barack Obama mais qui sou­tient des gens qui insultent publi­quement le pré­sident américain.
Les saboteurs du processus de paix
Avant chaque réunion à Washington [pour la paix israélo-​​palestinienne], les acti­vistes d’Elad pré­parent une énième invasion à Jéru­salem, sabotant du même coup les efforts labo­rieux accomplis par les négo­cia­teurs. Peut-​​être [le Premier ministre israélien] Benyamin Néta­nyahou savait-​​il pourquoi il proposa, un temps, la pré­si­dence d’Israël à Elie Wiesel – nous en tout cas, nous ne com­pre­nions pas.
Elie Wiesel se déclare en dehors de la vie poli­tique israé­lienne. Chaque fois qu’on lui a demandé de réagir à quelque injustice autour de nous qui rap­pel­lerait quelque autre injustice loin­taine, il a éludé.
Alors main­tenant le voir lui, entre tous les hommes, péné­trant vio­lemment dans une maison [pales­ti­nienne] puis une autre, des maisons acquises par des tran­sac­tions dou­teuses, qu’on peut faire évacuer dans la nuit avant que les draps et le café aient refroidi ? Lui, entre tous, bran­dissant le châle de prière pour dis­si­muler un net­toyage ethnique ?
De toutes les orga­ni­sa­tions d’Israël, il a choisi Elad, la plus contro­versée, un mou­vement sans vérité, sans grâce, sans com­passion. On ne com­prend que trop bien pourquoi Elad l’a choisi lui à la pré­si­dence ; mais pourquoi a-​​t-​​il accepté ?
Elie Wiesel est un homme immen­sément res­pecté, par les Juifs et par les nations non-​​juives, parce que ce sur­vivant est devenu un témoin et un passeur pour toutes les vic­times de l’Holocauste. M. Wiesel, pourquoi ne rendez-​​vous pas un peu de ce respect ? Revenez sur votre choix, n’associez pas votre nom à Elad, ne signez pas leurs remer­cie­ments infamants.
Photo : Elie Wiesel en avril 2013 – AFP/​Jewel Samad

France Palestine Solidarité

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Moyen-Orient

[Vidéo] L’ONU parle d’un afflux massif de djihadistes en Syrie comme d’une nouveauté

Par Silvia Cattori le 31 octobre 2014

Manifestation de soutien au président Bachar al-Assad à Damas 12 octobre 2011  Les Syriens appellent leur armée régulière à expulser les groupes terroristes [17 décembre […]

[Vidéo] Hassan Nasrallah: L’Etat Islamique est la plus grande distorsion de l’Islam dans l’Histoire

Par Sayed Hasan le 31 octobre 2014

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed , à l’occasion de la commémoration du martyre de l’Imam Hussein – 27 octobre 2014 […]

Israël fait d’Al-Aqsa une poudrière

Par Jonathan Cook le 31 octobre 2014

Abbas impuissant devant les juifs extrémistes qui cherchent à prendre pied et s’imposer totalement dans la Mosquée d’Al-Aqsa. Comme si la situation […]

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D’où est sorti Daech ?

par Abdel Bari Atwan

 
IRIB-Aujourd’hui, toutes les routes en Libye vont dans la même direction : la sortie du pays.
Les Libyens de l’Est empilent dans leurs véhicules tout ce qu’ils peuvent emporter et se dirigent vers l’Égypte. Ceux de l’Ouest cherchent à joindre la Tunisie tandis que les gens de Misrata, au centre du pays, prennent la mer pour atteindre Malte.
Il semblerait qu’il y ait presque 2 millions de Libyens vivant actuellement en Égypte et presque 1,5 million en Tunisie. Un grand nombre de Libyens a aussi essayé d’entrer en Italie et en Turquie, à la recherche de n’importe quel pays voulant bien ouvrir ses portes.
Benghazi, qui avait été présenté comme le berceau de la révolution libyenne, a enduré au cours des trois derniers jours de lourds combats entre les troupes fidèles au général Khalifa Hiftar et les groupes islamiques radicaux. À l’heure où j’écris ces lignes, 60 personnes ont déjà été tuées et ce nombre ne fait certainement qu’augmenter.
Hiftar a commencé en mai la prétendue « bataille de la dignité » contre les groupes islamiques menés par Ansar Al-Islam. Il est le chef du mouvement Awakening [le Réveil] en Libye et il est largement soutenu par les États-Unis.
Les Libyens sont perdus au milieu de tout une somme d’organisations, factions et milices se faisant concurrence, et le pays est englouti dans des batailles chaotiques.
La division est non seulement militaire mais aussi politique. Depuis août existent deux gouvernements libyens, deux parlements et deux armées, après que les islamistes se soient emparés de Tripoli et aient installé leur propre gouvernement, dirigé par le Premier ministre Omar Al-Hasi, forçant ainsi Abdullah Thinni – le Premier ministre reconnu au niveau international – et son équipe à s’installer à Tobrouk.
Mercredi, l’envoyé spécial turc pour la Libye, Emrullah Isler, a rencontré Al-Hasi dans l’ancien bureau de Thinni, ce qui équivaut à la première reconnaissance officielle de la nouvelle administration à Tripoli. La Turquie est l’un des plus grands partenaires commerciaux de la Libye.
La Libye est devenue un échiquier pour des guerres par procuration. Le Qatar soutient les groupes islamiques tandis que l’Égypte soutient Hiftar. En attendant, personne ne peut confirmer l’origine des avions qui ont bombardé Benghazi.
Le dernier-né en Libye est probablement le plus dangereux et le plus puissant de tous. Bernardino Léon, le Représentant des Nations Unies pour la Libye, a prévenu d’une présence croissante de l’État Islamique [EI] dans l’est du pays. Dans Derna, le Conseil de la jeunesse islamique à fait allégeance à Abu Bakr al-Baghdadi plus tôt ce mois-ci et s’est donné un émir yéménite nommé Abu Taleb al-Jazarawey. L’État islamique a mis en place une cour ou Sharia, dans la ville, et les drapeaux de l’EI sont maintenant visibles partout.
Au beau milieu de tout ce chaos, on se demande où se tiennent les Américains. La réponse a été apportée par l’ambassadeur Deborah Jones qui a tweeté que les organisations terroristes doivent être mises à l’écart par l’armée de métier, sous le contrôle d’une autorité centrale qui serait démocratique. Un autre tweet a condamné Ansar Al-Islam, suggérant ainsi que les États-Unis soutiennent pleinement Hiftar qui a longtemps été un de leurs alliés, puisqu’il a été formé par la CIA et a tenté sous leur contrôle dans les années 90, deux coups de force contre Muammar Ghadaffi.
Où se tient le peuple libyen dans cette jungle de milices et de combats ? Il est totalement perdu et quiconque dispose d’un peu d’argent a déjà fuit le pays – les plus riches (grâce à la corruption) sont déjà partis en Europe – tandis que ceux qui n’ont rien attendent leur destin et vivent dans la pauvreté et la terreur, ne sachant quel groupe craindre le plus.
La dernière question est : où est la révolution et où sont les « révolutionnaires » libyens ?
Je vous laisse cette question ainsi qu’aux Libyens. L’histoire contemporaine est plus noire et plus trompeuse que tout ce à quoi nous avons déjà assisté.

Abdel Bari Atwan

 
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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,