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24 octobre 2020

Le petit journal de JMV


05/11/2004

Carton qui fait scandale en Israël et aux  É-U
http://www.jta.org/2014/10/30/arts-entertainment/haaretz-stands-by-its-explosive-bibi-cartoon
 

Poutine à l’Occident : « nous acceptons le combat ».

31 octobre 2014

Discours de Vladimir Poutine : « nous acceptons le combat ». Ce discours en dit long. C’est dit fermement.et clairement –en termes de position, et avec la conviction d’être dans le bon chemin. Et qui en dit plus que ne peut pardonner l’occident. Ces propos sont un signal clair aux USA, que….
Chute du mur de Berlin: de l’euphorie à la déception dans le camp de Gorbatchev
31-10-2014

Ils ont regardé, euphoriques, le mur de Berlin tomber. Mais 25 ans plus tard, les conseillers de l’ex-président soviétique Mikhaïl Gorbatchev dénoncent la « trahison » des Occidentaux et en veulent pour preuve la crise ukrainienne.

Six ans avant la chute du Mur, un nouveau leader dynamique s’installe au Kremlin après 20 ans de glacis brejnévien. On est en 1985, la Guerre froide n’a pas encore vécu mais la politique d’ouverture de Mikhaïl Gorbatchev, sa « perestroïka », change profondément l’image d' »Empire du Mal » qui colle à l’URSS. Bientôt, le mur de Berlin, l’URSS, va tomber. Et les frontières de l’Europe être redessinées.

Les relations entre le nouveau maître du Kremlin et les dirigeants étrangers, « surtout la direction américaine », deviennent rapidement « personnelles voire amicales », se souvient, nostalgique, le conseiller de Mikhaïl Gorbatchev pour la politique extérieure Anatoli Tcherniaev, 95 ans.
« Avec la chute du Mur de Berlin, il est devenu clair que le processus était irréversible », raconte-t-il à l’AFP. « C’était une époque d’euphorie générale », ajoute le vieil homme avec un demi-sourire.

Pour le conseiller de l’ambassade soviétique à Berlin, Igor Maximytchev, la nuit du 9 au 10 novembre 1989 a été particulièrement agitée. Quelques heures après l’annonce qu’il est possible de quitter l’Allemagne de l’Est, nombre de Berlinois se ruent vers « le mur de la honte », qui passe à 300 mètres de la mission soviétique.
« De ma fenêtre, je vois des gens silencieux traverser en file l’avenue Unter den Linden dans le noir, en direction du mur », se souvient l’ex-diplomate de 82 ans. « J’entends leurs pas, et surtout j’ai très peur d’entendre des tirs », confie-t-il à l’AFP.
« Il n’y a pas eu de tir. Il n’y avait plus de frontière non plus », résume-t-il.
Le lendemain, « Gorbatchev apprend, satisfait, la nouvelle et remercie l’ambassadeur pour sa sage politique. Soulagement général« .

La promesse des Occidentaux

Mais les événements qui suivront la réunification de l’Allemagne — l’élargissement de l’OTAN et surtout l’éclatement de l’URSS fin 1991 — assombrissent aujourd’hui les souvenirs des proches de Gorbatchev.

« La réunification de l’Allemagne était un pas logique, mais à condition que l’URSS participe à la nouvelle Europe et que l’OTAN ne s’approche pas de nos frontières », s’emporte Igor Maximytchev.

« Gorbatchev avait bien posé cette condition, et les leaders occidentaux l’ont rassuré », insiste-t-il. « Malheureusement, il n’a signé aucun document dans ce sens », concède l’ancien diplomate.

La plupart des décideurs occidentaux de l’époque de la fin de la Guerre froide ont toujours rejeté les accusations d’une promesse violée.

Igor Maksimytchev déplore cette « époque de grandes illusions » quand « on croyait l’Occident sur parole ». Et rappelle que l’Otan a intégré 13 pays de l’ancien bloc socialiste.

Le soutien actuel des Occidentaux aux autorités de Kiev qui veulent accélérer le rapprochement avec l’Union européenne et l’Alliance atlantique est pour les conseillers de M. Gorbatchev, comme pour le Kremlin de Vladimir Poutine, une preuve de plus de la trahison des Américains et des Européens.

Bientôt l’OTAN en Ukraine?

Anatoly Tcherniaev affirme avoir été témoin des assurances de Washington sur le non-élargissement de l’OTAN vers l’Est.
« De mes propres oreilles, j’ai entendu le secrétaire d’Etat américain James Baker promettre à Gorbatchev, le 9 février 1990, dans la salle de Catherine II du Kremlin, que l’Otan ne s’étendrait +pas d’un pouce+ à l’Est, si nous acceptions l’entrée de l’Allemagne réunifiée dans l’alliance », raconte-t-il.

« Gorbatchev prenait ces assurances comme une parole d’honneur donnée entre amis », explique M. Tcherniaev.
« Gorbatchev doit expliquer pourquoi il croyait ce que l’Occident lui disait », martèle l’ex-ambassadeur soviétique à Bonn au début des années 1990, Vladislav Terekhov.

« Après toutes les belles paroles sur la création d’une Europe unie, de l’Atlantique au Pacifique, les forces de l’Otan camperont bientôt chez nos voisins ukrainiens », dit-il à l’AFP, sans cacher son dépit.

« A l’époque on se comportait pourtant comme des amis avec l’Europe », ajoute l’ex-diplomate de 81 ans qui a participé notamment à l’élaboration du Traité sur le partenariat et la coopération entre l’URSS et l’Allemagne réunifiée.

« Les Occidentaux assuraient qu’ils voulaient en finir avec le communisme, mais en fait leur but réel était de mettre fin à l’URSS, et la position anti-russe de l’Occident dans la crise ukrainienne en est une preuve de plus », résume Anatoli Tcherniaev. Source: AFP

Le 27 octobre 2014, Hassan Nasrallah a pour la première fois déclaréque le wahhabisme était le socle idéologique des exactions commises quotidiennement sur les peuples du Moyen Orient. Ceci marque un tournant important car jusqu’à lors, il avait sans cesse pris la précaution de nommer ceci « le problème takfiri » afin de ne provoquer personne dans ses croyances.

Hassan Nasrallah dénonce la barbarie wahhabite (27 octobre 2014)

 https://www.youtube.com/watch?v=hHz1ESsPYiI

https://www.youtube.com/watch?v=hb1iWJbcM-o#t=221 sous-titré 13’

Nasrallah évoque la destructions “de nos mosquées et de nos églises”…

Extrait de l’article ci-dessous sur l’état actuel de l’affaire de George Ibrahim Abdallah, chrétien communiste libanais condamné pour deux assassinats commis par le Mossad:

« L’homme, il est vrai, est atypique en ce que son parcours transcende les traditionnels clivages ethnico-religieux qui constituent les habituelles grilles de lecture du conflit israélo-palestinien. Militant communiste issue d’une famille chrétienne du Nord-Liban, ancien élève des congrégations religieuses chrétiennes françaises au Liban, Georges Ibrahim Abdallah a été condamné à la peine maximale prévue par la loi, pour l’exécution d’un responsable du Mossad israélien et celle d’un attaché militaire américain à Paris en 1982. »

Rectificatif. Dans l’un de ses deux livres, Victor Ostrovski, ex agent du Mossad, rapporte que ce sont des tueurs du Mossad qui avaient exécuté et le représentant du Mossad à Paris, Yacov Barsimentov, et  Charles R. Ray, attaché militaire américain à Paris (le 18 janvier 1982). Parce qu’une branche du Mossad cherchaient un moyen d’entrer en contact avec des Palestiniens, ce qui était strictement interdit. Un Américain aurait pu inspirer confiance aux Palestiniens ( pas un membre du peuple du mensonge, selon Schopenhauer). Puis les Israéliens ont caché l’arme du crime dans l’appartement de Georges Ibrahim Abdallah, avant de le dénoncer à la police française. Et ces assassinats furent utilisés comme prétexte de la guerre d’Israël contre le Liban. Les agents du Mossad se déclarèrent très fiers de ce coup hautement représentatif de la chutzpah juive.

Georges Ibrahim fut arrêté en 1984, condamné, libérable en 1999,  relaxé en 2009 par la cour d’appel de Pau. Toujours en prison en novembre 2014.

Voir en pj la fiche d’Ibrahim Abdallah et un extrait du livre d’Ostrovsky.
ms

http://oumma.com/202018/valls-lhomme-sest-oppose-a-liberation-de-georges-ibra

Analyse des causes de l’accident du vol MH17 par l’Union des ingénieurs russes

28 octobre, 2014Posté par Ender sous Géopolitique

Un long article qui semble faire un point complet de la question


http://lesmoutonsenrages.fr/2014/10/28/analyse-des-causes-de-laccident-du-vol-mh17-par-lunion-des-ingenieurs-russes/

Source :  Анализ причин гибели рейса МН17 (малайзийского Boeing 777) <http://xn—–flclaefgadgbl2ccdgivqface04a.xn--p1ai/18%2008%202014.pdf>  [PDF] (российский-союз-инженеров.рф, russe, 15-08-2014)

Sauver l’Europe… selon Soros

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20141023tribe2d4b2ace/le-plan-de-george-soros-pour-sauver-l-europe.html

–  l’UE paye pour l’Ukraine – jusqu’à assumer la dette énergétique, à fonds perdus… 20 milliards, l’UE est riche, n’est-ce pas ?

– l’UE guerroie inlassablement contre la Russie …

Transhumanisme

Martine Rothblatt… la Femme est l’avenir de l’Homme

Un homme (accessoirement juif orthodoxe) marié à une afro-américaine dont il a deux enfants métis, change de sexe et devient « femme » et lesbienne, se mettant en couple avec une femme de couleur !

“Elle” gagne 35 millions de dollars par an, cela s’appelle le transhumanisme…

http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-le-supplement/pid5778-les-rendez-vous.html?vid=1154831

http://en.wikipedia.org/wiki/Martine_Rothblatt

Comment Poutine est en train de gagner sa partie de poker face à l’Occident

http://www.politis.fr/Comment-Poutine-est-en-train-de,28818.html

C’est à Gérard Araud, ambassadeur français aux États-Unis, que l’on doit la comparaison de la confrontation géopolitique opposant l’Occident à la Russie avec une partie de poker. Partie que Vladimir Poutine pourrait bien être en passe de gagner.

Le président Poutine, expliqua en substance l’ambassadeur français lors d’un déjeuner de presse organisé par le groupe financier US Bloomberg à Washington, a imposé à l’Occident de jouer une partie de poker en Ukraine. Et Gérard Araud de conclure devant son parterre d’auditeurs éberlués : « Poutine a gagné. »

En fait de partie de poker, Gérard Araud aurait tout aussi bien pu évoquer un véritable tournoi, tant les tables de jeu tendent à se multiplier aux quatre coins de la planète. En Ukraine certes, mais aussi en Amérique latine, en Asie et même de Russie où Poutine délivre ses flèches contre un vieil ordre mondial en pleine débandade.

1. Les camouflets subis par l’Union européenne en Ukraine

En Ukraine, les États-Unis et leurs alliés de l’Union européenne vont de déconvenues en déconvenues. Derniers exemples en date :

  • Les élections législatives ukrainiennes anticipées se sont surtout soldées par une victoire… de l’abstention (47,6 %), tandis que les insurgés novorusses organisaient de leur côté leurs propres scrutins dimanche 2 novembre, marquées… par une participation massive <http://www.les-crises.fr/chuuuut-on-a-vote-dans-lest-de-lukraine/>  et consacrant la partition de fait de l’Ukraine.
  • Pour passer l’hiver au chaud, l’UE a été contrainte, toute honte bue, de régler la note de gaz très salée de l’Ukraine, insolvable, à la Russie (3,1 milliards de dollars payables en deux mensualités, l’une avant fin novembre, l’autre avant fin décembre).

2. L’émancipation de l’Amérique du sud

Poutine et les BRICS (Brésil, Russie, Inde,Chine, Afrique du sud) viennent également de remporter l’enjeu crucial de la présidentielle brésilienne avec la victoire de Dilma Rousseff face au favori des États-Unis (favori par défaut suite au gadin retentissant subi par leur reine de cœur de départ, Marina Silva, déchue dès le premier tour).

Le goût pour l’émancipation ne se limite d’ailleurs pas au seul Brésil, mais s’étend à une frange de plus en plus conséquente du continent sud-américain. Après le nouveau triomphe d’Evo Morales en Bolivie, voilà que l’Uruguay, l’Argentine (Obama se rappellera sans doute longtemps les deux discours incendiaires <http://www.politis.fr/ONU-septembre-2014-les-deux,28527.html>  prononcés par Cristina Kirchner à l’ONU) et même le Chili, donnent des signes de plus en plus impatients d’indépendance à l’égard du mentor nord-américain.

3. La dé-dollarisation accélérée en Asie (et ailleurs)

En Asie, le phénomène de dé-dollarisation s’accélère, passé sous silence en Occident, mais célébré en une des médias asiatiques à chaque nouvelle avancée <http://www.zerohedge.com/news/2014-10-30/dollar-decline-continues-china-starts-direct-convertibility-asia-1-financial-hub> . Pire, crise aidant, le cancer déborde désormais le seul continent asiatique : la semaine dernière, le gouvernement britannique a publié un nouvel emprunt obligataire libellé en renminbi (monnaie nationale de la République populaire de Chine, connue sous le nom de son unité de compte, le yuan).

Autant de coups très durs portés à l’hégémonie monétaire américaine par laquelle les États-Unis faisaient jusqu’à présent financer leur énorme dette par les autres. Rappelons que ce mouvement de dé-dollarisation fut entamé il y a peu via des accords d’échanges directs de pétrole et de gaz, payables en monnaies nationales, conclus par la Chine et… Poutine !

4. Le discours de Valdaï : « Fini de jouer, les mômes »

Non content de bénéficier d’une cote de popularité à faire pâlir de jalousie ses confrères du camp d’en face, Vladimir Poutine vient de délivrer un message qui risque fort de ne pas passer inaperçu aux oreilles de pays qui n’ont pas l’heur de faire partie de la cour rapprochée de Washington.

Invité à s’exprimer lors de la XIe session du Club international de discussion Valdaï dont le thème était « Ordre mondial : nouvelles règles ou jeu sans règles ? », Poutine annonça, très « directement et franchement », l’intention de la Russie de ne pas se laisser mener par le bout du nez par un empire occidental aux abois. Ceci quels que soient les risques encourus, qu’il ne nie d’ailleurs pas. Le webmagazine américain Zero Hedge paraphrase les propos du président russe à l’adresse de l’Occident en ces termes cruels <http://www.zerohedge.com/news/2014-10-30/putin-western-elites-play-time-over>  :

« Fini de jouer, les mômes, rangez vos jouets. Maintenant, c’est aux adultes de prendre les décisions. La Russie est prête à ça. Et vous ? »

On peut penser ce qu’on veut de l’individu Poutine (en lisant cette chronique, certains ne manqueront pas d’y aller de leur petite réaction de rejet), on peut ne pas adhérer au système politique qu’il représente (c’est mon cas), mais difficile de nier, en entendant son discours, la qualité et la lucidité des propos qui y sont tenus. Vous ne le croyez pas ? Écoutez…

http://www.youtube.com/watch?v=3MU4xd67E08

BHL soutenu par un Tunisien «sioniste» et proche de l’extrême droite israélienne

Le 03.11.2014 à 21h13

INFO PANAMZA. Découvrez Souhail Ftouh, le chantre tunisien d’Israël qui a exprimé aujourd’hui sa « solidarité » envers Bernard-Henri Lévy, revenu d’un voyage houleux en Tunisie.

Sa visite suscite toujours la polémique : Qu’est venu faire BHL en Tunisie ?

Alep : La France appelle au bombardement de l’armée syrienne!!

IRIB- Face à l’avancée fulgurante de l’armée arabe syrienne, à Alep,
le ministre français des A.E vient d’appeler au bombardement des positions des « forces pro-Assad », pour éviter que « la ville ne tombe entre les mains d’Assad »!! Fabius plaide en faveur des raids aériens de la coalition contre l’armée d’Assad, au terme d’une tribune, publiée par le journal « Washington post ». Sur le terrain, de très violents combats se poursuivent, sur l’axe oriental de la ville, où la donne tourne, très rapidement, en faveur des forces syriennes.
Le Calife, nouveau membre de l’Opep

Pepe Escobar
Publié le : 2/11/14

Le chef de l’État islamique, le calife Ibrahim, alias Abou Bakr al-Baghdadi, ne cesse de nous étonner tous, y compris ses puissants commanditaires bourrés de pétrodollars. Le calife est pratiquement devenu un grand producteur de pétrole digne de faire partie de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Depuis quelque temps, en théorie du moins, ses brutes mercenaires takfiri pompent du pétrole, le raffinent, l’expédient ou le passent en contrebande. Les contrats juteux qu’ils décrochent concernent d’énormes quantités de pétrole et leur rapportent des profits de l’ordre de 2 milliards de dollars par jour.

Mieux encore, le calife décapite les prix (en plus des têtes). Après tout, il ne fait qu’adopter la même stratégie de bas prix concoctée par ceux-là mêmes qu’il veut détrôner à La Mecque : les membres de la Maison des Saoud. Le produit intérieur brut du califat en Syrak ne peut que monter en flèche.
Comme par hasard, les principaux clients du pétrole à rabais du calife sont, d’une part, le paradis sur terre du sultan Recep Tayyip Erdogan, alias la Turquie, qui est membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord et, d’autre part, le domaine du roi Playstation Abdallah II qui passe pour un pays appelé la Jordanie.

Pendant ce temps, l’impressionnant appareillage militaire ultra-perfectionné et l’ensemble des services du renseignement qu’ont déployés les USA et l’Otan, ces parangons de liberté, dans un foisonnement d’acronymes, n’arrivent tout simplement pas à piger l’escroquerie et y mettre un terme.
Il ne faut pas s’en étonner, car ils n’avaient pas davantage pigé et rien fait quand les brutes du calife ont conquis de larges pans de la Syrak cet été, quand ils ont présenté leur version de l’opération Tonnerre roulant [1], en traversant le désert à bord de ces Toyota étincelantes qui leur ont fait une belle campagne promotionnelle.

Quant à la solution préconisée par l’Empire du Chaos, qui est d’intercepter les profits que le calife retire du pétrole, la seule décision prise jusqu’à maintenant a été de bombarder des oléoducs appartenant à la République arabe syrienne, autrement dit, au peuple syrien.
Ne sous-estimons jamais la capacité de la doctrine du président Barack Obama en matière de politique étrangère, qui consiste à ne pas faire de conneries, à atteindre des sommets inégalés de stupidité.

Cause toujours mon cheikh !

À tout cela s’ajoute le fatidique baisemain à répétition fait au capo de la maison des Saoud par le secrétaire d’État John Kerry, qui a eu lieu à Riyad le mois dernier.

Dans le superbe article indiqué en note [2], William Engdahl n’y va pas de main morte au sujet du marché prétendument conclu entre l’Arabie saoudite et les USA prévoyant la vente de pétrole à rabais, le bombardement de Bachar al-Assad et la déstabilisation de la Russie. Sauf qu’il s’agit peut-être moins d’un marché conclu entre Washington et Riyad que d’une collaboration visant des objectifs communs : un changement de régime en Syrie à long terme et une déstabilisation de l’Iran et de la Russie à court terme.

Quant au stratagème crucial du Pipelinistan au cœur de l’énigme syrienne, la construction d’un gazoduc partant du Qatar jusqu’à la Syrie sous un nouveau régime, en lieu et place d’un gazoduc Iran-Irak-Syrie, c’est davantage une priorité des Qataris, grands rivaux des Saoudiens.
Kerry a en fait donné le sceau d’approbation de la Voix de Son Maître à la stratégie saoudienne de vendre du pétrole à bas prix, en pensant aux consommateurs américains qui font le plein à court terme et à la pression exercée sur les revenus de l’Iran et de la Russie à moyen terme. Il a de toute évidence minimisé le coup qu’encaissera l’industrie du gaz de schiste aux USA.

Les Saoudiens, de leur côté, ont d’autres éléments majeurs à considérer, comme regagner leur part de marché en Asie, où se trouvent leurs plus gros clients. Cette part de marché, ils l’ont perdue aux mains de l’Iran et de l’Irak, qui vendent du brut à prix réduit. Par conséquent, ces deux pays doivent être punis, alimentant du même coup l’aversion pathologique de la Maison des Saoud pour tout ce qui est chiite.
En ce qui concerne la situation dans son ensemble en Syrie, le capo d’Obama chargé des affaires avec le calife, le général John Allen, a imposé sa loi dans une entrevue au journal saoudien Asharq Al-Awsat [3] : il n’y aura pas de solution militaire ici [en Syrie]. Il a aussi dit ceci : l’intention n’est pas de déployer une force de campagne pour libérer Damas.

Autrement dit, on peut dire adieu aux brutes de l’Armée syrienne libre (ASL) d’hier en train de gagner contre Assad, qui cèdent leur place aux brutes de l’ASL d’aujourd’hui, qui seront d’ailleurs formées en Arabie saoudite (tiens, tiens !) et qu’on ne voit pas vraiment comme de pieux sauveurs. À toutes fins pratiques, le scénario à moyen terme prévoit qu’il y aura plus de bombardements de la part des USA (contre les infrastructures de l’État syrien), qu’il n’y aura pas de changement de régime à Damas et que le calife va consolider ses gains sans discontinuer.

Le facteur Hollywood

Imaginez si les combattants miteux d’Al-Qaïda première mouture avaient possédé les mêmes compétences en relations publiques que le calife. Des has been barbus brandissant leurs vieilles kalachnikovs dans des caves afghanes, c’est devenu tellement ringard ! Car en plus de passer en contrebande des dizaines de milliers de barils de pétrole par jour sans être découvert, voilà que le calife nous présente maintenant un otage britannique devenu correspondant à l’étranger (qui pourrait s’être converti à la version salafiste de l’Islam), en direct de Kobané vidée de sa substance sur le point de tomber aux mains d’une bande de takfiri et de mercenaires (ce ne sont certes pas des moudjahidines).
La qualité de la production est impressionnante. Le reportage spécial du calife s’ouvre sur un plan de Kobané vu d’un drone. Est-ce un drone américain ? A-t-on mis la main dessus en Irak ? S’agit-il d’un drone israélien ? Turc ? Britannique ? Les moudjahidines ne sont sûrement pas dans la liste de contacts de Lockheed Martin, du moins pas encore.

Au même moment, sur le terrain, Ankara vient à peine d’autoriser quelque 200 peshmergas du Kurdistan irakien, dont les chefs insaisissables brassent des affaires avec la Turquie, à traverser la frontière afin d’aider Kobané (en théorie). Pas question toutefois d’envoyer des soldats, des armes et du ravitaillement aux forces du PKK/PYD kurdes, qui défendent Kobané depuis le début. La procrastination sans bornes du sultan Erdogan sera jugée par une enquête indépendante comme l’élément capital ayant rendu possible la chute de Kobané.
Le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a de nouveau posé les conditions de son pays pour appuyer la campagne outrageusement inoffensive des USA contre le calife jusqu’à maintenant. Les libérateurs éventuels de Kobané ne peuvent être que les peshmergas irakiens et le reliquat des brutes de l’ASL et non des terroristes (lire le PKK/PYD).

En fin de compte, Kobané, qui est à cheval sur la frontière séparant le sud-est de l’Anatolie et le nord syrien, est hautement stratégique. La situation sur le terrain est désastreuse. Il reste à peine plus de 1 000 résidents barricadés dans leurs demeures. À peine plus 2 000 combattants kurdes syriens, y compris les membres de la brigade féminine Ishtar, assurent leur protection. Ce ne sont pas 200 peshmergas en provenance du Kurdistan irakien qui vont faire une grande différence contre quelques milliers de brutes du calife fortement armées, qui ont déployé une vingtaine de chars d’assaut. Cela n’augure rien de bon, même si les faux moudjahidines n’exercent pas un contrôle total, contrairement au reportage de l’otage britannique approuvé par le calife.
Le calife va très certainement poursuivre sur sa lancée. Absolument rien de ce qui précède n’aurait eu la moindre chance de se produire, sans la complicité explicite et implicite des USA et de l’Occident, ce qui prouve une fois pour toutes que le calife est le cadeau ultime, qui nous est offert à répétition dans le cadre de la sempiternelle Guerre mondiale contre le terrorisme. Comment se fait-il que le régime de Dick Cheney n’y ait jamais songé ?

Notes

[1] Opération Rolling Thunder, Wikipédia
[2] The Secret Stupid Saudi-US Deal on Syria. Oil Gas Pipeline War, Global Research, 26-10-2014
[3] Exclusive : General Allen discusses coalition plans for defeating ISIS as regional tour starts, Asharq Al-Awsat, 25-10-2014
[4] ISIS shows John Cantlie in Kobani – John Cantlie is used as a News Reporter – Propaganda Video, Youtube, 28-10-2014

Source : The Caliph fit to join OPEC, Asia Times, 31-10-2014

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,