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25 novembre 2020

Israël sème le vent et récolte la tempête


Israël sème le vent et récolte la tempête

El Watan, 19 novembre 2014

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a exhorté hier Israël à «mettre fin aux attaques contre Al Aqsa, aux provocations des colons et à l’incitation à la violence de certains ministres israéliens».

Une attaque suicide, hier, contre une synagogue à El Qods occupée, a fait cinq morts. L’attaque, revendiquée par le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), a fait également neuf blessés, dont cinq se trouvaient dans un état critique, selon des médias. Les auteurs de l’attaque, deux Palestiniens, ont été abattus par la police israélienne, selon les mêmes sources. Cette attaque intervient au surlendemain de l’assassinat de Youssef Ramouni, un chauffeur de bus palestinien. La victime a été retrouvée pendue dans son dépôt d’El Qods-Ouest occupée, dimanche soir. Il s’agit d’un «crime raciste» commis pas les forces de répression israéliennes. La ville sainte est le théâtre d’une répression aveugle et sanglante quasi-quotidiennes menée par les forces israéliennes d’occupation contre les Palestiniens.

Début juillet, des extrémistes juifs avaient déjà, rappelle-t-on, brûlé vif un adolescent palestinien d’El Qods-Est occupée. Depuis lors, la ville est entrée dans un cycle de violences rythmé par des agressions de policiers israéliens contre des civils palestiniens désarmés. Le mouvement de résistance palestinien Hamas et le Djihad islamique ont affirmé, dans ce sens, que l’attaque de la synagogue était une «réponse au meurtre du martyr Youssef Ramouni» et «à la série de crimes de l’occupant israélien à la mosquée Al-Aqsa».

Les deux mouvements ont appelé, une nouvelle fois, le président palestinien, Mahmoud Abbas, à rompre les accords de coopération sécuritaire avec Israël. Rabah Muhana, un haut responsable du FPLP de Ghaza, a indiqué, de son côté, que les «Palestiniens devraient s’atteler à rendre l’occupation israélienne de leurs territoires illégale en unissant leurs efforts pour mettre fin aux divisions internes palestiniennes». Il a appelé, en outre, à «intensifier la résistance armée ensemble en se concentrant sur la diplomatie palestinienne pour mettre fin à l’occupation et recouvrer les droits légitimes des Palestiniens».
Percée diplomatique

Tenant le bâton par le milieu, le président palestinien, Mahmoud Abbas, a, pour sa part, condamné, dans un communiqué, «le meurtre de fidèles priant dans une synagogue» tout en condamnant dans le même temps «le meurtre de civils de quelque bord qu’ils soient». M. Abbas a de nouveau exhorté hier Israël à «mettre fin aux attaques contre Al Aqsa, aux provocations des colons et à l’incitation à la violence de certains ministres israéliens». Le leader palestinien a répété que «l’occupation est la cause des tensions». Il ne faut pas oublier aussi le massacre commis par Israël à Ghaza l’été dernier. Au rythme où vont les choses, El Qods pourrait même vivre une nouvelle Intifadha. A rappeler que Mahmoud Abbas doit prochainement demander au Conseil de sécurité de l’ONU un calendrier pour la fin de l’occupation des Territoires palestiniens.

Alors que le processus de paix israélo-palestinien est au point mort depuis 2000 et que l’occupant continue sa politique d’annexion des terres palestiniennes au mépris du droit international, les efforts diplomatiques, notamment pour la reconnaissance de l’Etat Palestinien, se multiplient. La nouvelle chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a ainsi estimé récemment, lors d’une visite en Israël et en Palestine, qu’il fallait un Etat palestinien. Elle a ajouté qu’elle discuterait avec chacun des pays membres de l’UE d’une possible reconnaissance.

Au sein de l’UE, la Suède a, la première, franchi le pas. Déjà le 13 octobre, le Parlement britannique avait adopté une résolution votée à une écrasante majorité pour que son gouvernement prenne une décision identique. La question sera bientôt aussi à l’ordre du jour des Parlements espagnol et français. Au total, 134 pays dans le monde

 

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,