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30 novembre 2020

Boko Haram : sur le point de perdre l’État de Borno, le Nigeria appelle à l’aide


JEUNE AFRIQUE

Boko Haram : sur le point de perdre l’État de Borno, le Nigeria appelle à l’aide

04/09/2014 à 08:54 Par Jeune Afrique
Capture d'écran une vidéo réalisée par Boko Haram dans un endroit non indiqué. Capture d’écran une vidéo réalisée par Boko Haram dans un endroit non indiqué. © AFP

Lors d’une réunion internationale organisée mercredi à Abuja, le Nigeria et quatre de ses voisins ont appelé la communauté internationale à les aider à tarir l’approvisionnement en armes et en argent de Boko Haram, qui menace de s’emparer du nord-est du pays.

Il faut une « coopération régionale efficace sur la question des sources de financement et d’approvisionnement en armes de Boko Haram », et « une plus grande coopération de la communauté internationale » pour aider à démanteler ces réseaux, a déclaré Aminu Wali, ministre nigérian des Affaires étrangères à l’issue d’une réunion, le 3 septembre à Abuja, avec ses homologues du Bénin, du Cameroun, du Tchad et du Niger.

Un appel à l’aide lancé au reste du monde au moment où le groupe islamiste menace de s’emparer de la partie nord-est du Nigeria. En effet, sur le terrain, le sort de la ville stratégique de Bama est toujours l’objet d’informations contradictoires : des témoignages d’habitants indiquent qu’elle est tombée depuis mardi aux mains de Boko Haram, mais l’armée et les autorités continuent de démentir.

À partir de Bama, les insurgés islamistes pourraient également attaquer la capitale de l’État et métropole du nord-est du Nigeria, Maiduguri, à seulement 70 km de là, dont les habitants redoutent un assaut. Boko Haram a déjà pris mardi le contrôle d’une autre ville, Banki, située dans l’État de Borno, à la frontière camerounaise, selon la police camerounaise et des habitants.

>> Lire aussi : Abubakar Shekau, le calife fou de Boko Haram

Intervention de l’armée camerounaise

« Le Nigeria est sur le point de perdre le contrôle de l’État de Borno, y compris de sa capitale Maiduguri », ce qui permettrait à Boko Haram de « réaliser son ambition d’établir un califat dans le nord-est du Nigeria », ont averti mardi les experts du Nigeria Security Network (NSN).

De son côté, Boko Haram a confirmé son emprise progressive en s’emparant de la localité de Banki, à 70 km de route au sud-est de Bama. Une information confirmée par un officier de la police camerounaise. « Les militaires [nigérians] de Banki ont fui à Amchidé » au Cameroun. « Notre armée est intervenue pour empêcher les islamistes de traverser au Cameroun », a-t-il ajouté.

Malgré les sanctions prises à son encontre par les Nations Unies, Boko Haram, rangé désormais sur la liste des groupes terroristes liés à Al-Qaïda, n’éprouve pas des difficultés majeures pour s’approvisionner en armes. Il se finance principalement par des attaques de banques, des rançons et du racket, selon les experts, et son champ d’action reste concentré au nord-est du Nigeria, où il revendique la création d’un État islamique.

Selon plusieurs sources, Boko Haram se fournit en armes par la contrebande venant de Libye via le Sahara et a réussi à saisir de nombreux équipements, y compris des blindés, à l’armée nigériane lors de ses attaques.

Après des années d’actions de guérilla et d’attentats, Boko Haram affronte désormais de manière conventionnelle les militaires dans des batailles rangées, selon les spécialistes du NSN.

>> Voir aussi notre carte interactive : Boko Haram, dix années de terreur

(Avec AFP)

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,