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20 octobre 2020

Déchoir d’urgence de la nationalité française les hauts fonctionnaires de l’Etat


Déchoir d’urgence de la nationalité française les hauts fonctionnaires de l’EtatPAR LES LES

LES PACIFISTES DE TUNIS

18:11/2015

Les médias officiels se sont apparemment corrigés cette fois-ci en évitant d’accoler systématiquement le groupe de mots « d’origine musulmane » (ou de tel Etat du sud de la Méditerranée…) au moment de signaler l’identité des tueurs parisiens du 13 novembre.

Cependant, l’hypocrisie passée, avec ses non-dits lourds de signification, émerge à nouveau quand on se demande pourquoi, selon une étrange logique, la déchéance systématique de la nationalité française ne frappe-t-elle que les terroristes ressortissant de France de confession musulmane ou (à présent que tous les soupçons sont désormais permis) et/ou d’origine arabe, origine facilement « repérable » par les noms et prénoms typiques de cette langue?

Tragiquement, l’immense majorité des Français partageant avec les tueurs (ou agents-tueurs, à voir) une telle origine reste consternée par une hypocrisie officielle d’une rare sophistication. Aussi, cette « couche » de la population française est en droit de se demander:

1-pourquoi, il n’y a encore pas si longtemps, les mêmes autorités ne menaçaient-elles aussi souvent et en public de déchoir de la nationalité française tel ou tel militant indépendantiste auteur d’attentats dans le pays basque ?

2-pourquoi appliquer soudainement deux poids pour deux mesures ? Parce que les intéressés ne s’appellent pas Jean-Marc ou Georges, comme les militants d’Action Directe mais, Ali, Mohamed ou Mustapha?

Pour clarifier la nouvelle logique (de « guerre » (sic)), il faudrait que les inspirateurs des mesures en question aient d’abord le courage de l’avouer franchement. Et pour aller plus loin dans cette logique, nous proposons d’élargir le mouvement de retrait de la nationalité française, et pour commencer, à ceux qui ont trahi la patrie en amplifiant continuellement depuis les événements de janvier 2011 en Tunisie, la menace terroriste en France.

Ces individus, qui peuvent être idéalement arrêtés à l’aéroport dès le retour de leurs voyages réguliers à l’étranger, sont les suivants (pour commencer):

Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, qui a soutenu ouvertement le terrorisme du groupe Annosra en Syrie. Ils « font du bon boulot » (sic).

-Nicolas Sarkozy, le président de la république de l’époque qui a lancé contre la Jamahiriya Libyenne les avions de l’OTAN afin de permettre à des bandes de terroristes acheminés d’Afghanistan, d’Irak et d’autres terrains de guerre, de ravager un pays développé de tous point de vue (y compris de celui d’une démocratie populaire, participative et directe). L’une des conséquences est que ce vaste pays est soudain devenu un immense camp d’entraînement pour des milliers de terroristes, dont une grande partie provenant de Tunisie. Ce dernier Etat avait apporté un soutien logistique, militaire et médiatique aux bandes armées du CNT/OTAN alors qualifiées de « révolutionnaires » (Thuwwar).

Bernard Lévy, Ignacio Ramonet, etc.

Car c’est justement parce que la guerre contre la Libye fut considérée comme un « succès » que les mêmes Etats belligérants décidèrent de « s’en prendre » aussitôt à la Syrie en espérant pouvoir y reproduire la même « recette » géostratégique basée en grande partie sur la propagande et la guerre par groupes terroristes interposés. Heureusement, cela n’a pas marché; l’une des raisons étant le veto russe et chinois aux frappes aériennes de l’OTAN, lequel a permis à l’Armée Arabe Syrienne de ne pas rencontrer d’entraves majeures à ses actions.

Si la guerre contre la Jamahiriya Libyenne avait échoué militairement (ce qui était parfaitement prévisible si l’OTAN n’avait pas été autorisée à intervenir), l’Etat syrien aurait depuis longtemps réglé lui-même sa crise avec sa propre population et son opposition réelle et interne dans une très large mesure – non pas celle, externe, soutenue et gonflée par les médias de l’OTAN. Ces mêmes médias avaient bombardé la Jamahiriya Libyenne pendant près d’une année en raison de la résistance légendaire de son peuple.

L’un des produits de la guerre d’usure contre la Syrie est justement le groupe DA’SH qui exporte désormais ses actions jusqu’en Libye (occupation actuelle de Syrte), Tunisie (tueries de Sousse, du Musée du Bardo et action dans divers maquis) et en France (tuerie de Charlie et tuerie du 13 novembre).  Il ne faudrait pas non plus oublier la responsabilité de nombreux intellectuels et organisations, musulmans ou non, et celle de la quasi entièreté du spectre politique (particulièrement la « gauche de la gauche »).

Conclusion

Les citoyens français visés par l’Etat policier comprennent qu’ils font face à l’extrapolation du mot d’un ancien ministre (Charles Pasqua): « terroriser les terroristes ». L’Etat français, désormais Etat policier, par ses récentes mesures (et/ou projet de mesures) hautement discriminatives, laisse comprendre qu’il veut « terroriser tous les Français de confession ou d’origine musulmane et/ou arabe. On peut supposer qu’il souhaite dissuader chez eux toute velléité de contestation publiquement de toutes sortes de dogmes officiels et notamment, à l’heure où la colère populaire gronde à l’ouest du Jourdain, de son soutien à la cause palestinienne.

Charybde

Nom de guerre d’un pacifiste célèbre depuis le 15 janvier 2015.

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,